Archive for the ‘Voyages’ Category

Croisière autour du monde : 12ème escale

23 février 2017

blog399_phplage1Partis pour un demi-tour du monde à bord du Queen Elisabeth, nos deux voyageurs sont désormais en Nouvelle-Zélande où ils ont d’abord fait escale à Auckland.

 

 

Mercredi 22 février :

On appelle « Bay of islands » la région située tout au nord de l’île du nord, c’est à dire à environ 150 km d’Auckland. Tout va bien, il fait beau et chaud. Normal nous sommes à l’extrême nord…mais de l’hémisphère sud !

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C’est un endroit fabuleux avec environ 160 îles, dont certaines minuscules, protégeant des baies et de multiples passages… C’est ici que les Britanniques se sont implantés au début, malgré l’hostilité des Maoris.

Nous avons jeté l’ancré au large de Paihia, une des villes les plus animées du coin et qui est un peu la Côte d’Azur de la Nouvelle Zélande. Comme la ville n’a pas de port nous avons dû gagner la terre par des chaloupes appelées « tenders ».

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La petite ville est charmante et propose beaucoup d’activités diverses : nager avec les dauphins, gagner une ile voisine en ferry, faire du parachute ascensionnel, découvrir le pays en hélicoptère… De belles plages de sable et des bars sur pilotis en bord de mer ajoutent à son charme.

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Nous y avons passé la journée et dès 17 h sommes repartis en direction de Sydney que nous atteindrons le 25. Nous y resterons le 26 puis prendrons la route du nord vers Brisbane et Cairns.

Annie

Croisière autour du monde : 11ème escale

21 février 2017

En croisière à bord du Queen Elisabeth, nos deux voyageurs parcourent l’Océan Pacifique : après les îles Samoa, une escale manquée dans les Tonga….

Dimanche 19 février :

Les îles Tonga c’est cela: des assiettes vertes posées sur la table de la mer ! Malheureusement nous n’en avons pas vu davantage…. Le temps est devenu mauvais avec un vent à 32 noeuds et la passe pour entrer dans le port est étroite et bordée de récifs. Très sagement, le capitaine a décidé de renoncer à l’escale et a repris la mer en direction d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

Nous devions y arriver mardi mais il a pu obtenir une place à quai pour lundi soir. C’est donc ce soir que nous retrouverons cette ville où modernisme et reliques de l’ère victorienne cohabitent harmonieusement.

La mer est de nouveau forte. Il a plu cette nuit mais le soleil chasse peu à peu les nuages. Comme chaque matin je reviens de faire ma demi-heure de gym, vélo, tapis roulant, haltères… Il faut se forcer un peu pour sortir du lit avant 7 heures mais en définitive ça fait du bien avec une bonne douche en prime !

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blog398_phsallereposVoici quelques photos des installations de la salle de « fitness » comme on l’appelle, avec ses douches, ses salles de repos et son sauna. blog398_phsauna

Il y a aussi les coiffeurs, pédicures et manucure, salles de massages et traitements de beauté. C’est un endroit bien agréable que je fréquente tous les jours.

 

Lundi 20 février :

Auckland, avec ses 1 400 000 habitants est la plus grande ville de tout le Pacifique. Elle a été la capitale de la Nouvelle-Zélande de 1840 à 1865. Aujourd’hui, c’est Wellington.

La colonisation britannique n’y a pas été facile. Les Maoris se sont défendus longtemps à partir de leurs villages fortifiés, les « pa ». En 1840, le capitaine Hobson signe, au nom de la couronne, le traité de Waitangi. Très contesté, encore aujourd’hui, il donne lieu à 40 années de guerres, les  land wars. En fait les aborigènes n’avaient pas pleinement compris ce à quoi ils s’engageaient en signant le traité.

Auckland a été surnommée la ville des voiliers. Le vent toujours présent, permet de nombreuses compétitions. En entrant dans le port, on est accueilli par le cône volcanique de Rangitoto qui a surgi de la mer il y a seulement 600 ans.

C’est Cook qui a, le premier, fait le tour des deux îles et en a dressé la carte. Auckland possède 3 belles plages et de nombreux musées dont le plus grand concerne la civilisation maori et se trouve au milieu d’un parc verdoyant magnifique « the domain ».

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A notre arrivée, le temps est beau mais un peu frais. Nous attendons pour débarquer que les autorités nous donnent le feu vert…

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blog398_phraieEn balade en bus nous visitons un aquarium, puis nous promenons à travers la ville de nuit… Quand vous traiterez quelqu’un de « gueule de raie », sachez de quoi vous parlez ! Et ne restez pas médusés devant ces bestioles élégantes !blog398_phmeduses

Annie

Croisière autour du monde : 10ème escale

18 février 2017

blog397_phstevenson3Nos deux croisiéristes à bord du Queen Elisabeth poursuivent leur demi-tour du monde et viennent de débarquer aux îles Samoa après plusieurs jours dans l’Océan Pacifique.

Jeudi 16 février :

La journée du 16 février à marqué notre premier contact avec l’île de Upolu et sa capitale Apia. Je ne sais pas si vous penserez comme moi, mais le mot Samoa m a toujours été très évocateur de végétation luxuriante, d’indigènes au corps peint et d’aventures de toutes sortes. Or, quand on a fantasmé longtemps sur une carte du Pacifique sud, on est parfois déçu quand la réalité se présente à vous….blog397_phulopu2

Cela n’a pas été le cas du tout cette fois et l’île nous a enchantés même si les « natifs » sont pudiquement vêtus de chemises à fleurs et de longs sarongs.

blog397_phcathedraleNous avons simplement loué un taxi pour la journée (nous étions quatre, avec un couple ami : ça n’a donc pas été ruineux !). Partis d’Apia, petite ville dont nous avons vu la belle cathédrale catholique (20 % de la population est en effet catholique) consacrée tout récemment en 2016.

Nous sommes ensuite montés vers le nord pour voir Vailima, la magnifique maison construite par Robert Louis Stevenson et où l’auteur a passé les quatre dernières années de sa vie.blog397_phstevenson2

La maison contient encore la plupart de ses meubles, ses livres, des photos… C’est très émouvant.Un jardin paradisiaque et tout fleuri l’entoure. La maison, construite en bois, est entourée de coursives ombragées et délicieusement fraîches en cette matinée déjà chaude, N’oublions pas que nous sommes à l’équateur !

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blog397_phulopuToujours vers le nord nous nous sommes arrêtés pour voir la cascade de Papapapaitai, dans un écrin de verdure tropicale, puis nous avons atteint un temple un peu inhabituel : sans prêtre et consacré à la méditation toutes religions confondues. Il n’y a que 8 temples de ce genre dans le monde et un seul en Europe, en Allemagne. Là encore, un jardin magnifique entoure la propriété.

Atteignant la côte nord enfin, nous avons découvert une plage de carte postale (voyez les photos !) où nous avons déjeuné au frais puis avons pris un des bains les plus mémorables de ma vie !

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Retrouvant Apia, nous avons flâné dans le petit marché installé, commodément pour nous, au pied de notre bateau !

De retour dans notre cabine, une bonne sieste réparatrice nous a remis en forme pour la soirée !

Annie

Croisière autour du monde : 9ème escale

14 février 2017

La croisière autour du monde à bord du Queen Elisabeth se poursuit. Après une escale à Hawaï, le navire se trouve désormais en plein Océan Pacifique, en direction des îles Samoa.

 Lundi 13 février :

Nous voici en route vers les îles Samoa dont l’histoire est pour le moins compliquée. Elles ont appartenu pour certaines d’entre elles à l’Allemagne jusqu’en 1918. D’autres, au sud-est, sont aujourd’hui américaines. Celles où nous ferons escale ont été placées sous le protectorat de la Nouvelle-Zélande avant de devenir indépendantes en 1962.

Upalu, où nous nous arrêterons, est une petite île (63 km sur 21) où se trouve la capitale Apia. La monnaie est le tala. La Perouse toucha ces iles en 1787 mais fut attaqué par des indigènes belliqueux et dut repartir en ayant perdu plusieurs de ses hommes.

Le plus intéressant à Apia sera sans doute la visite de la demeure de Robert Louis Stevenson, l’auteur, entre autres, de « l’île au trésor ». Rongé par la tuberculose, il était venu chercher un climat doux et a fini ses jours dans ce  coin perdu où, si l’on en croit ses écrits, il fut très heureux.

Mardi 14 février :

Aujourd’hui, nous fêtons un triple événement. D’abord, bien sûr, c’est la Saint-Valentin. Ensuite, il est prévu que nous franchissions la ligne mythique de l’équateur à midi. Et enfin, nous venons tout juste de franchir la ligne de changement de date. Hier, c’était dimanche 12 mars et ce matin, miracle, nous sommes mardi 14 ! Le lundi 13 s’est évaporé dans la nature… A côté, le passage à l’heure d’été, c’est de la petite bière…

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Chaque passager reçoit de la part de la compagnie Cunard son beau diplôme !

Et maintenant, le franchissement de la ligne équatoriale ! Neptune et sa femme vont faire passer une cérémonie d’initiation à tous ceux qui franchissent pour la première fois cette ligne virtuelle, ce qui n’était pas notre cas.

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La première épreuve consiste à embrasser un poisson… Beaucoup ont eu du mal ! Quant à la seconde épreuve, il s’agit de plonger dans la piscine, le corps enduit de spaghettis bolognaise ! Un peu degueu à mon goût et puis la piscine va être fermée pour nettoyage pendant un à deux jours !

 

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Comme vous le constatez, tout ce folklore avait attiré la grande foule sous un ciel magnifique…

Annie

Croisière autour du monde : 8ème escale

12 février 2017

Des nouvelles de nos deux croisiéristes en vadrouille autour du monde à bord du Queen Elisabeth, après leur dernière halte à San Francisco.

Mercredi 8 février :

Sur le bateau, quelque part dans l’Océan Pacifique entre San Francisco et Hawaï…

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A bord, la musique est partout et c’est toujours de la musique vivante et non un enregistrement. Ici vous avez le quatuor à cordes Tiffany, mais aussi un orchestre de jazz et un piano solo…

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Ici deux duos très performants : flûte traversière et guitare par 2 jeunes Allemands, piano et violon par deux Anglais.

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blog394_phhonolulu3Jeudi 9 février :

Quelques mots sur Hawaï que nous atteignons aujourd’hui. C’est un archipel de 6 îles appartenant aux USA qui les ont annexées en 1898. Hawaï est la plus grand île de l’archipel, Ohau la plus peuplée, les autres étant Honolulu et Pearl Harbour où nous feront escale demain, puis Mauï où nous ferons escale ensuite, mais aussi Lauai, Molokai et Kauaï.

Elles ont été découvertes par Cook, le grand homme de la région dont le nom revient à chaque fois ! Il y avait La Perouse aussi bien sûr mais il a été probablement tué et peut-être même mangé dans les Samoa… Des traces retrouvées récemment laissent à penser que les Espagnols avaient peut être trouvé ces îles 200 ans avant Cook mais qu’il ne s’y étaient pas intéressés…

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Les îles sont une grande destination pour le tourisme avec un climat très agréable toute l’année. On y pratique tous les sports nautiques et en particulier le surf. Deux vues de la plage de Waikiki à Honolulu…

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui !

blog394_phhawai3Vendredi 10 février :

Quelques mots sur Pearl Harbour où nous avons débarqué aujourd’hui. C’est un excellent mouillage à 11 km au nord ouest d’Honolulu et dont le nom vient du fait qu on y a élevé des huîtres perlières.

En décembre 1941, 150 avions japonais détruisent presque toute la flotte US et précipitent les USA dans la seconde guerre mondiale, faisant des milliers de morts.

Aujourd hui c’est un lieu de recueillement pour les Américains. On y évoque la mémoire de 3 bateaux en particulier, le SS Arizona, le SS Missouri et le SS Bowfin, un sous-marin.

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A Pearl Harbour, le sous marin Bowfin, la plaque d’accueil et des canons embarqués sur les sous marins.

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Une scène qui m’a évoqué irrésistiblement un plan du film culte de Fred Zinnemann, avec Burt Lancaster et Frank Sinatra, « Tant qu’il y aura des hommes »…

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blog394_phmaui2Samedi 11 février :

Hello, nous venons d’apprendre qu’il y a une modification par rapport à l’itinéraire prévu : avant d’aborder aux îles Tonga, nous nous arrêterons un jour (le 16 mars) à Apia, dans les îles Samoa, là où Robert Louis Stevenson a vécu les dernières années de sa vie et où il est enterré.

Par contre on est vraiment au bout du monde et je ne sais pas si les communications seront faciles ! Je ferai pour le mieux..…

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blog394_phmaui3Nous étions aujourd’hui sur l’île de Mauï. Dans le patio du Pioneer inn, le plus ancien hôtel de l’île. Une pirogue polynésienne et un bouquet de fleurs qui sont naturelles je vous le jure !

Pas grand chose à faire sur l’île de Mauï… Il faisait gris et donc prendre un bain n’était pas très tentant.  Des inondations avaient coupé la route menant aux volcans. Alors on s’est contenté de flâner dans le centre de la petite bourgade, sorte de super marché pour touriste proposant les inévitables tee shirts, magnets, colliers de fleurs en soie…

Sur la grand place nous avons admiré un banian géant, planté en 1870. Nous avons vu l’ancien tribunal et la maison du missionnaire Baldwin. Nous avons bu un verre dans le très charmant Pioneer Inn, premier hôtel construit à Mauï, et puis nos chaloupes nous ont ramenés au bateau.

En effet Mauï ne possède pas de port et on effectue le transport avec des canots appelés tenders. De retour à bord, une belle surprise nous attendait: des baleines s’ébattaient dans la baie et nous avons vu un festival de sauts, souffle projeté très haut, acrobaties de toute sorte effectuées par ces mastodontes qui sont en même temps si légers dans leurs déplacements dans l’eau…

Cinq jours de mer à présent pour rejoindre, en franchissant l’équateur, les îles Samoa. La mer est très calme et la température voisine de 25 degrés, fort agréable.

A bientôt !

Annie

Croisière autour du monde : 7ème escale

7 février 2017

Samedi 4 février :

San Francisco est une ville qui ressemble peu aux autres cités américaines : les risques réels de tremblement de terre (le pire fut celui de 1906) font que l’on ne construit pas en hauteur et que les gratte-ciel sont rares. Cela donne à cette ville implantée au bord d’une baie magnifique un petit air européen…

Nous y sommes déjà allés plusieurs fois mais il reste toujours un musée, une église que l’on a envie de voir ou de revoir… Nous avons découvert avec bonheur le MOMA, le musée d’art moderne qui nous a réservé de belles surprises. Il faut dire que mon mari et moi sommes fanas de peinture…

Voici en illustration quelques-unes des dizaines de photos que nous avons prises dans le musée !

Une salle du MOMA de San Fransisco avec un tableau d’Andy Wahrol à gauche

Une salle du MOMA de San Francisco avec un tableau d’Andy Wahrol à gauche

Magritte – Les valeurs personnelles

Magritte – Les valeurs personnelles

Edward Hopper - l’entracte

Edward Hopper – l’entracte

Diego Rivera - Le porteur de fleurs

Diego Rivera – Le porteur de fleurs

Frida et Diego Rivera (tableau de Frida Khalo)

Frida et Diego Rivera (tableau de Frida Khalo)

La fin du voyage de Robert Colescott

La fin du voyage de Robert Colescott

 

blog392_phaquarium1Dimanche 5 février :

A San Francisco, nous avons pu voir aussi Grâce Cathedral. Construite au XIXe siècle sur le modèle de…Notre-Dame de Paris ! C’est assez cocasse dans un quartier plutôt chic dont les maisons sont, pour les plus anciennes, victoriennes.

Depuis longtemps je voulais voir Alcatraz la fameuse prison ou fut enfermé, entre autres Al Capone. La visite a été très intéressante ! Sur un bout de rocher battu des vents, des bâtiments sévères qui ne furent fermés qu’en 1963, des cellules minuscules avec le fameux mur donnant sur le couloir et qui est constitué d’une simple grille (on l’a vu dans bien des films !). Dans la boutique d’Alcatraz on a même eu la surprise de rencontrer un ancien taulard venu dédicacer le livre qu’il a consacré à son séjour dans cette prison d’où on pense que personne n’a jamais réussi à s’évader.

On est aussi allés faire coucou aux lions de mer qui donnent un spectacle gratuit aux touristes toujours nombreux. En somme deux jours de visite très variées dans une ville qui ne laisse pas indifférent.

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Et puis, il y a l’aquarium de la Baie de San Francisco : un aquarium petit mais magnifiquement coloré et très bien fait. Un vrai régal pour les yeux !

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Lundi 6 février:

Nous voici désormais en mer pour trois jours, en route pour Hawaï, après avoir passé deux jours fort agréables  à San Francisco.

J’en profite pour apporter quelques réponses aux interrogations de Nicole. Sur le bateau, tout d’abord : le Queen Elizabeth est un navire de croisière lancé en 2010, qui peut embarquer 2 081 passagers et 1 005 membres d’équipage. Il mesure 964 pieds de long (le pied vaut 30 cm, faites le calcul…) sur 106 pieds de large. Les cabines vont de la cabine intérieure sans fenêtre, à la cabine avec fenêtre carrée, puis la cabine avec balcon et enfin les suites plus grandes bien sûr. Il y a même des duplex, cabines sur deux niveaux avec deux chambres et deux salles de bain plus un grand salon et une terrasse !

Pour ce qui est de l’itinéraire, il est bien entendu imposé par la compagnie : on choisit une croisière en fonction de l’itinéraire proposé. Autrefois, quand on faisait un tour du monde, il fallait aller d’un bout à l’autre du trajet. Ce n’est plus ainsi aujourd’hui où on peut faire une fraction du tour du monde selon ses envies et ses possibilités. Nous, nous avons pris le navire à son départ d’Angleterre, à Southampton (c’est là que la compagnie Cunard à son port d’attache et ses bureaux), et le quitterons  à Singapour, soit environ 3 semaines avant son retour à Southampton.

Quant à nos motivations… La Terre n’est pas si vaste et il arrive maintenant fréquemment que nous disions « Oui mais ce port nous l’avons déjà vu plusieurs fois ! » Donc les choix de nos croisières s’avèrent parfois difficiles ! Cet itinéraire nous a séduit car il est assez branché Asie : il propose quatre escales au Japon, une en Corée du Sud, deux au Vietnam, et deux en Chine. Voilà pourquoi nous l’avons choisi cette fois-ci !

A bientôt !

Annie

Croisière autour du monde : 6ème escale

4 février 2017
Des lions de mer se prélassent sur les pontons

Des lions de mer se prélassent sur les pontons

Le Queen Elisabeth à bord duquel ont pris place nos deux croisiéristes a désormais quitté la côte mexicaine pour aborder en Californie dans la baie de San Francisco.

Vendredi 3 février :

Nous voici près de San Francisco. Après un tour sur le bord de mer pour voir les phoques et les lions de mer, nous avons pris un ferry pour aller voir la célèbre prison de haute sécurité Alcatraz (qui signifie pingouin en espagnol).

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blog389_phalcatraz5Elle a abrité plus de 230 prisonniers dont le célèbre Al Capone qui en est sorti mentalement atteint (il faut dire qu’il était presque toujours à l’isolement dans une cellule sans lumière !)

La prison a été fermée par Robert Kennedy en 1963. Ce que l’on sait moins, c’est que l’île a été autrefois occupée par des indiens de différentes tribus. Leur porte parole, un mohawk, disait : « il me paraît juste que les bateaux du monde entier arrivant devant le golden Gate voient cette île indienne et se souviennent alors de la vraie histoire de cette nation ».

Les photos vous montrent quelques détails de la vie des prisonniers et des lieux qu’ils occupaient.

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L’entrée de la prison d’Alcatraz

Vue intérieure des coursives

Vue intérieure des coursives

Une cellule d'Alcatraz

Une cellule d’Alcatraz

Une visite très intéressante que je rêvais de faire depuis longtemps…

Annie

Croisière autour du monde : 5ème escale

2 février 2017

blog388_phtetereineNos deux croisiéristes poursuivent leur nouveau voyage autour du monde à bord du Queen Elisabeth. Après une escale à Carthagène, sur la côte colombienne, le bateau a passé le canal de Panama et remonte désormais sur la côte pacifique en direction de la Californie.

Vendredi 27 janvier :

Un buste de la Reine, un échiquier en plein air, une partie du casino : le Queen Elisabeth n’en finit pas de nous émerveiller et de nous faire découvrir toutes ses possibilités.

Partie d'échecs sur le pont du Queen Elisabeth

Partie d’échecs sur le pont du Queen Elisabeth

 

Le casino à bord du Queen Elisabeth

Le casino à bord du Queen Elisabeth

Samedi 28 janvier :

Aujourd’hui, nous sommes à Huatulco, à l’extrême sud du Mexique, à 500 km au sud d’Acapulco. Il fait un temps magnifique. Dans les années 1970, vu le succès de la ville d’Acapulco qui, créée à partir de rien devenait peu à peu une icône pour vacances de nantis, le gouvernement mexicain décide de fonder une nouvelle ville dans le district d’Oaxaca à 400 km au sud d’Acapulco. Ce sera Santa Cruz de Huatulco : 30 km de plages de sable réparties en 35 criques avec golf, équitation, plongée, marina etc…

Le district est connu pour ses belles ruines pré colombiennes et à été le lieu de naissance de deux héros du pays, Porfiro Diaz et Beniti Juarez. Aujourd’hui on n’y entend parler que de l’anglais et c’est l’une des destinations préférées des Américains et des Canadiens. On n’ose imaginer ce que cela deviendrait si Trump rompait toute relation avec le Mexique, décourageant par la même les Etats-Uniens d’aller y passer leurs vacances !

C’est un endroit charmant où nous avons pris un bain fabuleux dans une eau à 26 degrés au moins mais bien sûr ça a un petit côté préfabriqué, façon Dysneyland…. Située largement au sud du tropique du cancer la ville jouit d’un climat chaud toute l’année et il n’y a pas de basse saison pour le tourisme !

Mardi 31 janvier

Cabo San Lucas : une ville mexicaine située tout au bout de la péninsule qu’on appelle « Baja Californie », la Basse Californie, et qui appartient au Mexique. Cabo San Lucas était un minuscule village de pêcheurs. On y voit encore des barques de pêche sur lesquelles se prélassent les pélicans.

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Mais aujourd’hui, c’est devenu un piège à touristes, bruyant et assez décevant.

Nous avons donc peu flâné entre les boutiques à tee-shirts et les bars à bière, au pied des façades de beaux hôtels assez standardisés.

Une halte au restaurant nous a permis d’assister à la préparation du guacamole : un délice !

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Ensuite, nous avons fait un périple en mer à la recherche des baleines qui viennent frayer en eaux chaudes à cette période de l’année. Celles que nous avons vues (5 ou 6 je pense) étaient des « humpback », celles que nous appelons baleines à bosse.

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Rien de plus émouvant que la grâce de ces mastodontes qui lancent d’abord un jet de vapeur (on dit qu’elles soufflent) puis laissent apparaître leur dos luisant et noir et, enfin, si on a de la chance, la queue très large.

blog388_phbaleine1Nous les avons observées une bonne heure. C’était magique, d’autant plus que mon mari et moi étions seuls dans un petit bateau avec le pilote mexicain ! Une vraie balade privée, un régal ! Les baleines sont néanmoins difficiles à prendre en photo : soyez donc indulgents pour mon mari qui a fait son possible !

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Nous sommes à présent en mer pour deux jours et ensuite nous atteindrons San Francisco où nous resterons deux jours également. Le temps s’est un peu rafraîchi. A San Francisco, on nous parle de températures voisines de 13 ou 14 degrés ! On n’est plus sous les tropiques !

Annie

Croisière autour du monde : 4ème escale

26 janvier 2017

blog386_phbateauNos deux croisiéristes poursuivent leur nouveau voyage autour du monde à bord du Queen Elisabeth. Après une escale à New York, ils viennent de nous envoyer des nouvelles depuis les Caraïbes…

 

Dimanche 22 janvier

Curaçao : une véritable bizarrerie !

L’île appartient à la Hollande mais le commerce se fait essentiellement avec le Venezuela voisin.

C’est l’île de la fameuse liqueur et aux maisons colorées. Il fait chaud et humide.

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Lundi 23 janvier

Curaçao toujours : on n’a pas résisté au selfie !

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Mambo beach : merveilleuse plage de sable, la mer plus une belle piscine, des cocotiers jusqu’au rivage… la carte postale parfaite !

 

blog386_phperroquetMardi 24 janvier

Dès l’arrivée à Carthagène, sur la côte nord de la Colombie, c’est le ravissement : les perroquets sautillent dans la verdure dense, les bougainvillées sont en pleine floraison. blog386_phflamands

Dans la ville nouvelle de Bocagrande, les gratte-ciels poussent comme des champignons et les plages sont bondées …

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La porte de l’horloge « Puerta del relog » nous ouvre la vieille ville encore entourée de ses 12 km de remparts construits pour parer aux incursions du corsaire anglais Francis Drake qui a plusieurs fois failli prendre la ville.

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Les petites rues ombragées abritent beaux hôtels, musées, boutiques, tandis que les vendeurs à la sauvette proposent colliers de pacotille, chapeaux ou lunettes de soleil. Leur insistance est un peu lourde et quand on n’est pas intéressé par leur marchandise ils s’éloignent en proférant ce qui n’est certainement pas des compliments à notre égard !

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blog386_phplaqueUn taxi très sympa nous promène un peu partout en se pliant gentiment à nos demandes.

Nous repartons à 15 h après cette escale un peu trop courte qui nous laisse enchantés comme chaque fois que nous nous arrêtons à Carthagène d’ailleurs.

Annie

Croisière autour du monde : 3ème escale

23 janvier 2017

Jeudi 19 janvier :

Nous ne sommes pas seuls à Fort Lauderdale ! Pas moins de 6 bateaux géants sont amarrés ce matin. Face à notre pont vous voyez un navire de la « Royal Carribean ».

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Ensuite on nous embarque vers un Mall, nom donné à ces centres commerciaux géants : celui-ci vous a un air de « déjà vu », non ? Son seul avantage à été de nous donner une bonne connexion wifi !

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Nous allons donc le quitter et essayer plutôt un musée ou un jardin tropical……

Samedi 21 janvier :

Nous voilà de nouveau en mer depuis le départ de Fort Lauderdale, en direction de l’île de Curaçao qui fait partie des Antilles néerlandaises, dans la Mer des Caraïbes.

blog384_moquette2En attendant la prochaine escale, c’est le moment de se promener sur la navire pour mieux le connaître. Au passage, les moquettes sont superbes : toutes différentes, moelleuses, elles font beaucoup pour le charme désuet des salons dont l’ameublement évoque les années 1910. Les tons les plus utilisés sont les bleus, verts et beige. En voici quelques spécimens.

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A bord, faut-il le rappeler, il est bien entendu interdit de fumer la moquette, mais rien n’empêche de l’admirer…

A plus tard !

Annie

Croisière autour du monde : 2ème escale

17 janvier 2017

Ca y est : nous avons retrouvé la trace de nos deux croisiéristes qui ont donc achevé sans encombre leur périlleuse traversée de l’Atlantique nord…

 

Dimanche 15 janvier

Après une longue semaine sans voir la terre ni aucun navire d’ailleurs, nous arrivons ce matin à New York ! Le temps s’est mis au beau avec un soleil radieux mais une température à peine supérieure à zéro.

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Le navire passe sous le grand pont « Verrazzano bridge » dont je vous envoie une photo, puis, entrant dans la rivière Hudson, nous voyons ce que tout le monde attend : la Statue de la Liberté,  œuvre du sculpteur français Bartholdi……les caméras crépitent et tout le monde est impatient de fouler le sol du nouveau monde.

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Ce devrait être fait vers 14 heures.

 

Lundi 16 janvier

Les deux tours du World Trade Center n’existent plus depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Cette nouvelle tour les remplace, très élancée avec son triangle pointe en bas.

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Le quartier est encore et toujours en travaux, c’est émouvant ! Un musée des attentats a vu le jour. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de nous y rendre et je regrette donc de ne pouvoir vous en dire plus…..

Le Queen Elisabeth amarré dans le port de New York

Le Queen Elisabeth amarré dans le port de New York

Nous venons de quitter New York et nous dirigeons vers le sud. Prochaine escale : Fort Lauderdale en Floride.

 

Mardi 17 janvier

Ces deux jours à New York nous ont laissé un sentiment mitigé. D’abord il faisait un froid de gueux et marcher dans la rue était très pénible. Ensuite comme d’habitude, c’est choquant de voir des quartiers superbes qui voisinent avec des zones misérables…

Nous avions eu l’idée saugrenue de louer sur les « hop on  hop off », c’est à dire des bus à deux étages qui font le tour de la ville avec des arrêts devant les musées, les demeures, les commerces de luxe….. On monte et on descend quand on veut et on prend le bus suivant dès qu’on a fini la visite choisie… Ces bus, nous les avons expérimentés un peu partout, à Barcelone, Cork en Irlande, Washington, Paris… C’est toujours magnifique. Pas à New York !!! Bus non chauffé, commentaires sans aucun intérêt, périodicité des passages beaucoup trop rare (par exemple pour  Brooklyn : un bus toutes les 2 heures !). À déconseiller donc.

Nous avons donc fait deux visites intéressantes tout de même durant cette longue escale. Le premier soir une balade de nuit vers Harlem nous a permis de voir les illuminations de Noël qui sont encore en place, puis nous a menés à l’Apollo Theatre où dans les années 30 des radio crochets ont révélé de grands musiciens et chanteurs de jazz dons les noms sont visibles sur le trottoir.

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Enfin nous avons terminé la soirée au Cotton Club, un des « speakeasy » du temps de la prohibition. Un orchestre de 7 musiciens, une chanteuse, de l’ambiance, une bonne soirée !

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Le lendemain nous tentons d’aller voir le musée d’art de Brooklyn… Hélas, il est fermé le lundi ! Nous avons dons opté pour le MoMa, musée d’art moderne situe en plein Manhattan et qui présente des œuvres à partir de 1880. Nous y avons vu une exposition Picabia, un peintre que nous connaissions mal.

Peinture de Picabia (MoMA)

Tableau de Picabia (MoMA)

Mais au détour d’une salle, nous sommes tombés en arrêt devant un merveilleux Chagall, ainsi qu’un tableau du Douanier Rousseau….

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Le navire file donc à présent plein sud. La température s’est adoucie déjà et demain on pourra je pense commencer à songer à la piscine…..

Annie

Croisière autour du monde : premières nouvelles…

14 janvier 2017

Nos intrépides croisiéristes repartis pour un nouveau périple autour du monde ont embarqué comme prévu le 7 janvier à Southampton d’où ils nous avaient envoyés leurs premières impressions et devaient traverser l’Atlantique nord en direction de New York, pour une arrivée prévue aujourd’hui 14 janvier. Mais depuis, sans doute en raison des difficultés de liaisons, nous n’avons reçu de leur part que ce premier message que nous vous livrons donc en l’état :

Nous naviguons toujours plein ouest et sommes à peu près à l’endroit où se produisit le naufrage du Titanic de la compagnie Cunard le 14 avril 1912. Le navire se déplace à 14 noeuds aujourd’hui sous un ciel nuageux et avec une température de 10 degrés.

A bord du Quenn Elisabeth de la compagnie Cunard

A bord du Quenn Elisabeth de la compagnie Cunard

J’ai envie de vous donner quelques chiffres concernant ce vaisseau. Il a été lancé en 2010 en remplacement du premier Queen Elisabeth qui avait commencé à voguer en 1929. Il fait 294 m de long pour 32 m de large et une hauteur de 54 m.

Il offre 12 ponts aux passagers qui sont 2081 quand le navire est plein, ce qui sera le cas après les grandes escales américaines (New York et San Francisco). Ces passagers sont répartis dans 1043 cabines et ils sont servis par un équipage de 1005 personnes.

La mer est un peu agitée mais pas au point d’être malades en ce qui nous concerne.
Nous avons deux piscines et 4 jacuzzis, 4 ou 5 restaurants dont des grills en plein air bien délaissés en ce moment mais qui feront le plein des que nous atteindrons des latitudes plus méridionales.
L’animation musicale est assurée par 4 pianistes, un orchestre de jazz de 8 musiciens, un quartet à cordes classique et l’orchestre du bateau qui illustre les soirées au Royal Court Theatre dont je vous ai parlé je crois.

La décoration du bateau est assez sobre avec des harmonies de beige et de vert amande. Elle évoque les années 30, lère des grands « liners » qui faisaient la traversée de l’Atlantique pour les magnats américains mais qui remplissaient aussi leurs soutes avec les émigrants venus de toute l’Europe.

Voilà, je crois que vous connaissez mieux le bateau maintenant et j’ajouterai pour conclure, qu’il est dirigé par une femme ce qui est une grande première depuis que nous faisons des croisières !

Annie

Nous aurons sans doute très prochainement un nouveau message, probablement une fois le navire arrimé dans le port de New York, en espérant bien entendu qu’il n’ait pas subi le même sort que son illustre prédécesseur évoqué dans ces quelques lignes.

Dessin de Lasserpe, publié dans Marianne

Dessin de Lasserpe, publié dans Marianne

On vient d’ailleurs d’apprendre que, selon le journaliste et écrivain irlandais Senan Molony, qui défend cette thèse dans un documentaire intitulé Titanic: The New Evidence et diffusé sur Channel 4, le naufrage du célèbre paquebot aurait pu en réalité être provoqué par un incendie mal maîtrisé qui s’était produit à bord avant sa mise en eau et qui aurait gravement fragilisé la coque, expliquant ainsi que le bateau ait pu couler aussi rapidement après avoir heurté un iceberg.

Quoi qu’il en soit, rien n’indique que le Queen Elisabeth ait subi le même sort que le Titanic lors de sa traversée de l’Atlantique nord, mais nous sommes en tout cas rassurés sur un point : même si cela devait arriver, l’orchestre à bord devrait être à la hauteur ! Dans la marine, on voit que les traditions ne se perdent pas…

Croisière autour du monde : 1ère escale

7 janvier 2017

Un voyage, quel que soit sa longueur, ça commence toujours par un pas, un simple pas hors de sa maison dont on claque la porte avant de donner un tour de clé. C’est ce que nous avons fait jeudi, par un matin balayé d’un mistral glacé.

Puis il y a eu l’autoroute vers Marignane et un Airbus 320 de British Airways qui nous a, d’un coup d’aile, emporté à Heathrow, l’un des aéroports de Londres. C’est en taxi que nous avons franchi les quelques cent kilomètres vers Southampton d’où notre croisière partira samedi, pour un périple autour du monde.

Ah le charme discret des vieux pubs !

Ah le charme discret des vieux pubs !

C’est l’Angleterre telle que mon mari et moi l’aimons : vieille église au clocher carré avec son petit cimetière moussu, pubs aux meubles sombres avec leurs pompes à bière rutilantes, bus rouges à étage…

Nous logeons dans un tres vieil hôtel du centre « The dolphin », pittoresque labyrinthe où nous avons dégusté les petits pois les plus verts du monde hier soir !

Balade dans le centre de Southampton ce matin. Il fait gris mais pas très froid.

Tudor House à Southampton

Tudor House à Southampton

Nous avons vu l’église de Holy Rood en ruine suite à un bombardement en 1940 et une belle maison du XVe siècle, « the Tudor House ».

La guerre, ce n est pas pareil suivant le bord où l'on se place ! Eglise de Holy Rood

La guerre, ce n est pas pareil suivant le bord où l’on se place ! Eglise de Holy Rood

C’est tout pour le moment !

Annie

Croisière autour du monde : c’est reparti !

31 décembre 2016

Nos lecteurs les plus assidus se souviennent sans doute du Tour du Monde en 114 jours à bord du Costa Deliziosa, dont nous avons relaté ici les principales étapes à partir du 7 janvier 2015 grâce aux messages postés régulièrement, d’escale en escale, par nos deux intrépides reporters Annie Monville et Robert San Nicolas, qui avaient accepté de partager avec nous, jour après jour, leurs impressions de voyage via Salvador de Bahia, le Cap Horn, Tahiti, Sydney en Australie, l’Afrique du Sud, l’île de Sainte-Hélène et jusqu’à leur retour à Marseille.

Le Queen Elisabeth

Le Queen Elisabeth

Mais quand on a attrapé le virus du voyage, il n’est pas facile de s’en défaire et nos deux globe-trotters ont prévu de repartir bientôt, cette fois à bord du Queen Elisabeth, un paquebot de 294 m de long, mis en service en 2010 et qui peut embarquer plus de 2000 passagers. Il partira pour un nouveau tour du monde en 120 jour, au départ de Southampton, le célèbre port anglais d’où appareilla en 1620 le Mayflower avec à son bord les fameux pèlerins partis à la conquête de l’Amérique.

C’est de là aussi que prit la mer le Titanic pour sa traversée inaugurale de l’Atlantique, mais avec une destinée plus tragique et moins de réussite dans la dernière partie de son périple transatlantique. Espérons que le Queen Elisabeth ne connaîtra pas le même sort lorsqu’il quittera le port de Southampton le 7 janvier prochain en direction de New-York, sa première escale !

Si tout va bien, nos lecteurs pourront ainsi retrouver régulièrement, durant tout le premier trimestre 2017, les billets postés par nos deux croisiéristes, au gré de leurs escales. Leur trajet devrait les amenerà franchir le canal de Panama vers le 25 janvier pour remonter ensuite jusqu’à San Francisco avant d’entreprendre la traversée du Pacifique via Hawaï et la Nouvelle-Zélande, avant d’atteindre le Japon début mars, puis la Corée, la Chine et le Vietnam.

L'itinéraire prévu pour cette nouvelle croisière

L’itinéraire prévu pour cette nouvelle croisière autour du Monde

Le périple de nos deux reporters devrait prendre fin début avril à l’escale de Singapour pour un retour direct en avion vers Marseille. D’ici là, ils auront tout le loisir de nous faire partager leurs impressions au gré des océans et des ports qu’ils découvriront ou redécouvriront. Ne manquez-pas les petits billets du bout du monde qui parsèmeront désormais ce blog dans les semaines qui viennent : embarquement prévu à partir du 7 janvier 2017 !

Le buste du maréchal Lyautey, ou le mystère de la stèle baladeuse…

27 avril 2016
Buste de Lyautey à son emplacement historique de Carnoux (photo © AAKPPA, 2007)

Buste de Lyautey à son emplacement historique de Carnoux (photo © AAKPPA, 2007)

A Carnoux-en-Provence, commune dont l’histoire ne date que de 50 ans comme chacun sait (ou en tout cas finira bien par le savoir, fêtes du jubilé obligent…), le buste du maréchal Lyautey fait partie du rare patrimoine architectural des lieux. Adulé par les uns pour son œuvre de « pénétration pacifique » au Maroc dont il fut le premier résident général, honni par d’autres notamment pour la répression sanglante qu’il a conduite à Madagascar, le personnage est ambigu mais en tout cas c’est devant son buste en bronze que se déroulent à Carnoux toutes les cérémonies militaires et commémorations nationales, faute sans doute de monument aux morts qui n’a pas vraiment lieu d’être pour une commune aussi jeune !

Blog296_PhImageLyautey

Lors de la construction de la ville dans les années 1960, le buste en question trônait semble t-il dans les bâtiments qui faisaient office de mairie. C’est du moins ce que laisse entendre le témoignage de pieds-noirs rapatriés de la ville marocaine de Kenitra, l’ancienne Port-Lyautey, sur le blog de leur association, l’AAKPPA. Si l’on en croit leurs souvenirs, le buste en question ornait auparavant le hall d’entrée des services municipaux de  Port-Lyautey et aurait été rapporté à Carnoux par Madame Vincent-Briandet.

Ces mêmes anciens de Kenitra indiquent sur leur blog que le buste aurait ensuite été volé puis refait à l’identique par les bons soins d’une école d’apprentissage de Marseille. D’autres témoignages indiquent que le buste actuel aurait été donné à la ville de Carnoux par Jean-Paul Thepot, dernier commandant du paquebot Lyautey, appartenant à la Compagnie de navigation Paquet (CNP).

Créée en 1858 par Nicolas Paquet, la CNP fait partie des grandes compagnies historiques de navigation basées à Marseille. Ses bateaux ont acheminé des troupes françaises au Maroc dès 1907 et la compagnie possédait 15 navires en 1913.

Le navire Maréchal Lyautey de la compagnie Paquet

Le navire Maréchal Lyautey de la compagnie Paquet

A partir de 1922, elle se spécialise sur les lignes vers le Maroc et le Sénégal et se dote de 6 navires supplémentaires dont le Maréchal Lyautey, construit dans les chantiers navals de La Seyne-sur-mer, lancé en 1924 et sabordé en 1944 par les Allemands dans le port de Marseille. Un buste de Lyautey trônait tout naturellement en bonne place dans le salon d’honneur du bateau, et une réplique de ce buste se trouve désormais dans le jardin Masséna à Nice.

Le paquebot Lyautey dans le port de Marseille

Le paquebot Lyautey dans le port de Marseille

Un second paquebot, baptisé plus sobrement Lyautey et destiné à remplacer le précédent a été également construit à La Seyne, dernier paquebot de ligne issu des chantiers varois sous pavillon français. Lancé en 1950, il est remis à la Compagnie Paquet en 1952 en présence de la veuve du maréchal Lyautey, ce dernier étant décédé en 1934. Ce second paquebot qui contenait également un buste du maréchal, assura les liaisons régulières vers le Maroc et au delà, transportant ses 1200 passagers en moins de 100 heures de Marseille à Dakar. Blog296_PhPubPaquet

Victime d’un incendie de ses cuisines en 1958, le navire fut ensuite revendu en Italie où il fut rebaptisé du nom moins glorieux de Margarita… Face à la concurrence du transport aérien, en effet, la Compagnie Paquet s’essouffle et se recentre alors sur le secteur des croisières avant de se transformer en simple agence de voyages.

Frontispice d’un livre sur le paquebot Lyautey

Frontispice d’un livre sur le paquebot Lyautey

L’ex Lyautey, racheté par un armateur grec sera finalement voué à la démolition en 1975. Mais qu’est donc devenu le buste en bronze du maréchal qui ornait son salon d’honneur et dont on retrouve des illustrations sur les brochures publicitaires du paquebot ?

Mémorial du maréchal dans le parc du château de Thorey-Lyautey

Mémorial du maréchal dans le parc du château de Thorey-Lyautey

Selon toute vraisemblance, il aurait été remis par la Compagnie Paquet à l’Association Lyautey et installé en 1990 entre les colonnades et l’épitaphe provenant du mausolée de Rabat, eux-mêmes transférés en 1968 et qui constituent désormais le Mémorial Lyautey, érigé dans le parc du château de Thorey-Lyautey, en Lorraine.

C’est en effet dans ce château que le maréchal s’est installé à son retour du Maroc en 1925, en lieu et place de sa demeure familiale de Crévic, pillée et incendiée par les Allemands en août 1914. Il y avait fait notamment aménager un fabuleux salon oriental où il reçut le sultan Moulay Youssef en personne en 1926 et c’est dans ce château qu’il est mort en 1934.

Salon mauresque du château de Thorey-Lyautey

Salon mauresque du château de Thorey-Lyautey

Inhumé un an plus tard dans le fameux mausolée de Rabat dont il avait rédigé lui-même l’épitaphe grandiloquente, sa dépouille fut rapatriée en 1961 à la demande du général De Gaulle et est conservée depuis aux Invalides.

Quant au fameux buste qui orne le mausolée de Thorey, tout indique qu’il s’agit bien du bronze réalisé en 1950 pour le paquebot Lyautey par le sculpteur François Cogné. Ce dernier personnage, mort en 1952, fut le sculpteur officiel du régime de Vichy et l’auteur d’une statue en pied du maréchal Pétain mais il a aussi beaucoup œuvré pour laisser à la postérité de multiples effigies du maréchal Lyautey.

Statue équestre de Lyautey à Casablanca en 1938

Statue équestre de Lyautey à Casablanca en 1938

... et dans son état actuel

… et dans son état actuel

On lui doit en particulier une monumentale statue équestre du maréchal installée à Casablanca en 1938 sur la place de la Victoire, rebaptisée depuis place Mohamed V. La dite statue a d’ailleurs été déplacée de quelques centaines de mètres en 1955 pour l’abriter dans le jardin de ce qui est devenu depuis le Consulat général de France.

Statue en pied de Lyautey à Paris (photo © N. Buscot)

Statue en pied de Lyautey à Paris (photo © N. Buscot)

... et sa copie à Nancy

… et sa copie à Nancy

 

Une autre statue en pied du maréchal signée du même sculpteur Cogné est toujours visible place Denys Cochain à Paris tandis qu’une copie se promène du côté de la rue des Cordeliers à Nancy.

Buste en plâtre de Lyautey signé de François Cogné en 1930

Buste en plâtre de Lyautey signé de François Cogné en 1930

Quant aux bustes du maréchal, il semble que celui qui trônait dans le salon d’honneur du paquebot Lyautey était bien de la main du même François Cogné mais d’autres bustes en plâtre du même artiste sont connus dont un daté de 1930. Tous ces bustes montrent une étrange similitude et bien malin qui pourrait reconnaitre le vrai du faux parmi tous ces exemplaires en circulation. Espérons qu’un lecteur bien intentionné nous dira ce qu’il en est de l’origine réelle de celui qui est exposé à Carnoux… Buste qui a d’ailleurs disparu de la circulation il y a quelque temps déjà, lorsqu’il a fallu faire place nette en 2013 pour permettre la construction à son emplacement d’un nouvel immeuble dans le prolongement de la résidence III le long du mail.

Commémoration à Carnoux devant le buste de Lyautey en 2014

Commémoration à Carnoux devant le buste de Lyautey en 2014

La stèle est réapparue provisoirement en 2014 à l’occasion des commémorations dont celle du 14 juillet, installée désormais sous les frondaisons du parc situé devant l’auberge de la Crémaillère, avec les enseignes du Crédit Mutuel en arrière plan. Mais elle en a rapidement été chassée lorsqu’ont débuté les travaux de réaménagement du parc Tony Garnier. Qui sait où erre actuellement la version carnussienne de ce fameux buste du maréchal Lyautey ? L’avis de recherche est lancé …

L. V.  LutinVertPetit

 

Au MUCEM, l’Algérie joliment encartée…

22 avril 2016

BloG294_PhMucemDepuis le 20 janvier et prolongée jusqu’au 8 mai 2016 se tient au MUCEM à Marseille, le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, construit à l’entrée du Vieux Port, une exposition temporaire qui aura beaucoup fait parler d’elle et qui mérite vraiment le détour.

Organisée en collaboration avec l’Institut National d’Histoire de l’Art et la Bibliothèque Nationale de France, cette exposition est intitulée « Made in Algeria, généalogie d’un territoire ». Tout un programme, destiné à illustrer comment a évolué la représentation cartographique de ce vaste pays, parallèlement à sa conquête coloniale et à son histoire récente.

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« La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre », pour reprendre le titre d’un célèbre ouvrage publié en 1976 par le géographe Yves Lacoste et force est de constater que la principale fonction des cartes, avant de servir à guider les touristes sur leur route des vacances, a été de faciliter le travail des armées en campagne : les fameuses cartes d’état-major, éditées au 1/80 000, avec leurs fines hachures destinées à figurer les reliefs, ont bel et bien précédé nos cartes routières Michelin…

Jean Antoine Simeon Fort, vue générale de l’itinéraire depuis Constantine jusqu’à Alger - Chateau de Versailles, photo C.Fouin

Jean Antoine Simeon Fort, vue générale de l’itinéraire depuis Constantine jusqu’à Alger – Chateau de Versailles, photo C.Fouin

Jusqu’au débarquement du corps expéditionnaire français à Sidi Ferruch en juin 1830, amorce de la colonisation française en Algérie, ce pays reste relativement méconnu des Européens, surtout en dehors de sa frange littorale. C’est ce que montrent les premières salles de l’exposition, justement dénommées « Vue de loin ». Si dans l’Antiquité le royaume de Numidie ne se distinguait guère du reste du monde méditerranéen, ce n’est plus le cas au-delà de la chute de Grenade en 1492 et de l’expulsion vers l’Afrique du Nord des maures d’Espagne.

Des relations conflictuelles s’instaurent dès lors avec le royaume de Tlemcen puis avec la régence ottomane qui s’installe à partir de 1515. Le territoire prend alors le nom, pour les Européens de « Barbarie », ce qui en dit long sur le climat de méfiance qui s’instaure entre les deux rives de la Méditerranée. Le terme actuel de « Berbère » en est d’ailleurs directement dérivé et l’exposition insiste sur la méconnaissance qui règne à cette époque en Europe quant à la configuration de cette contrée, vaste terra incognita ubi sunt leones, même si certains s’aventurent, à leurs risques et périls, dans cette contrée jugée hostile, tel l’espion Vincent Yves Boutin, dont les notes prises en 1808 seront précieuses lors de la conquête de l’Algérie.

Blog294_PhDessinOn entre ici dans la deuxième partie de l’exposition, intitulée « Tracer le territoire : de la conquête à la colonisation ». Ou comment la cartographie se met au service de la conquête militaire, à la fois outil pour guider les mouvements de troupes et instrument de propagande pour affirmer sa main-mise sur un territoire dont la toponymie est largement modifiée, histoire d’affirmer à tous que c’est le vainqueur qui prend possession du territoire et qui nomme les lieux.

Peu à peu, les zones blanches des cartes de l’Algérie se remplissent et les contours se précisent dans l’intérieur du pays. A partir de 1842, les soldats laissent la place aux colons qui commencent à s’installer pour prendre possession des terres et les cultiver. On entre dans le troisième temps de l’exposition où il est question de « capter l’Algérie ». Le territoire se structure tandis que de nombreux scientifiques, mais aussi des artistes, sont envoyés sur place, un peu dans la lignée de l’expédition scientifique en Egypte, pour déchiffrer les paysages, comprendre la géologie des lieux et en découvrir les richesses naturelles. En 1899, une expédition scientifique à travers le Sahara facilite la prise d’In Salah, à 1000 km d’Alger, ouvrant la porte aux explorations de vastes étendues désertiques…

Blog294_PhCarte

A partir de 1842, le territoire algérien fait son entrée dans un atlas national et à partir de 1848, il est directement intégré au territoire français, auquel il apporte trois départements supplémentaires. L’imagerie cartographique coloniale insiste alors sur la richesse de ce nouvel eldorado dont les trois-quarts de la production agricole et manufacturière sont envoyés en métropole alors que les populations indigènes s’enfoncent dans la misère. Il en résultera la guerre de libération à partir de 1954, jusqu’à l’indépendance accordée en 1962 au terme d’une période sanglante qui laissera, de part et d’autre, des traces amères et des cicatrices encore difficiles à refermer.

La dernière partie de l’exposition donne des « Aperçus de l’Algérie après 1962 » avec les réalisations du nouveau régime socialisant et des regards plus contemporains d’artistes algériens qui se réapproprient leur pays. Une note d’optimisme qui permet de confirmer que décidément l’Algérie est tout sauf la « Barbarie » qu’on a voulu lui faire endosser. Un magnifique parcours en tout cas qui mérite la visite et suscite la réflexion !

L.V.  LutinVertPetit

Le tour du Monde en 114 jours : dernière escale

28 avril 2015

Après une halte aux Canaries, nos deux globe-trotters terminent leur croisière autour du Monde avec cette dernière escale à Malaga, en Espagne.

Mardi 28 avril, Malaga

¡Hola! Comme disent les Espagnols… Voilà donc notre tour du monde en 114 jours presque bouclé et ceci sera donc mon dernier mot sur le blog…

Façade de la cathédrale Notre-Dame de l'Incarnation

Façade de la cathédrale Notre-Dame de l’Incarnation

Une belle journée ensoleillée et chaude à Malaga, une des plus africaines des villes d’Espagne, avec ses bananiers, ses palmiers de toute espèce, et ses hibiscus pourpres. Nous y avions passé une semaine il y a quelques années et ça a été un plaisir de retrouver un bistrot que nous avions aimé, une cathédrale qui n’a pas changé, un jardin quasi tropical dont nous avions gardé le souvenir…

Les sculptures de Henri Moore partout présentes dans le centre ville

Les sculptures de Henri Moore partout présentes dans le centre ville

Bien sûr, il a fallu acheter du Malaga, sacrifier à la tradition du bar à tapas El Pimpi, avec ses barriques de bois sombres sur lesquelles vedettes, toreros ou idoles de la télé inscrivent leur nom. Les « coches de caballos » (voitures à cheval pour visiteurs) sont toujours là : elles font partie de la tradition ici à Malaga. Les bêtes sont luisantes et bien brossées, les voitures désuètes à souhait : que demander de plus ?

El Pimpi, le bar à tapas qu'il faut avoir visité : nous n'avons pas failli à la tradition !

El Pimpi, le bar à tapas qu’il faut avoir visité : nous n’avons pas failli à la tradition !

Nous regagnons le bateau vers 15 heures. Le départ pour Marseille est prévu à 18 heures. Après un moment de repos et la rédaction du blog, la piscine sera la bienvenue !

Que dire en conclusion : nous avons fait un très beau voyage sur un merveilleux navire, choyés et « cocoonnés » comme des coqs en pâte… Nous avons vu des paysages fabuleux, des animaux rares, de la misère aussi parfois. Nous avons croisé des peuples pleins d’allant et d’autres passifs et sans énergie, des villes modernes, des villages de brousse, des bidonvilles autour du Cap dont je n’ai pas beaucoup parlé car cela fait tout de suite « voyeur » me semble t-il.

Nos coups de cœur : la Polynésie française, Lanzarote, Sainte Hélène, le Chili, l’île de Pâques, Salvador de Bahia… Un regret : la Réunion où une excursion sans intérêt ne nous a pas permis de découvrir véritablement cette île ou nous aimerions séjourner un peu plus longtemps.
Une surprise aussi : l’île Maurice dont on nous avait peut être trop vanté les charmes et qui nous a laissés assez froids je dois le reconnaître. Enfin, nous avons revu des pays que nous aimons et où nous avions déjà séjourné plusieurs fois, je pense en particulier à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Si nous n’en revenons pas plus riches (surtout en ce qui concerne notre chéquier !!), nous rentrons avec, dans la tête et dans le cœur, des foules d’images qui vont, je pense, nous accompagner longtemps…

Annie Monville

Post scriptum… Jeudi 30 avril, Marseille

Blog179_PhMarseilleÇa y est, nous sommes de retour à Marseille après avoir parcouru 14 516 miles nautiques, visité 19 pays et fait escale dans pas moins de 36 ports…

 

Le tour du Monde en 114 jours : 27ème escale

27 avril 2015

Le tour du Monde de nos deux globe-trotters en croisière s’achève bientôt : après une escale au Cap Vert, les voici aux îles Canaries.

Samedi 25 avril, Ténérife

Une très belle journée ensoleillée nous a accueillis pour notre première escale aux Canaries. Les Canaries, ce sont sept îles appartenant à l’Espagne depuis le XVe siècle, la plus grande étant Tenerife. La végétation est belle, verdoyante et fleurie. Les « dragon trees » sont impressionnants, tandis que les bougainvilliers, les capucines, les pawlonias déploient leurs couleurs vives en ce début de printemps. La température est idéale : environ 22 degrés.

A Puerto de la Cruz

A Puerto de la Cruz

Un taxi va nous faire faire un tour du Nord-est de l’île, entre Santa Cruz de Tenerife où se trouve le bateau, en passant par la vieille ville de La Laguna et ses façades du XVIe et XVIIe siècle. Sur la côte nord, nous nous arrêtons à Puerto de la Cruz et à l’ancienne cité de Orotava avec ses maisons aux balcons de bois finement sculptés.

Nous voyons de loin la masse écrasante du volcan El Teide, point culminant de l’île à 3718 mètres, ce qui en fait le point le plus haut de l’Espagne. Il porte d’ailleurs encore de la neige à son sommet.

Le volcan El Teide, point culminant de l'île

Le volcan El Teide, point culminant de l’île

Retour au bateau vers 15 heures, juste à temps pour écrire mon blog habituel ! Nous quitterons l’île vers 18 heures et serons demain matin à Lanzarote, l’île la plus au nord-est de l’archipel.

Dimanche 26 avril, Lanzarote

Un coup de cœur pour Lanzarote où nous venons de passer une superbe journée. L’île aux 24 volcans, tous présumés actifs (la dernière éruption date de 1760) nous a révélé des merveilles, alors que nous n’en attendions pas grand chose à vrai dire ! Partis de Arrecife, nous avons affrété un taxi et avons parcouru durant presque 4 heures la pointe nord-est de l’île.

Les coulées de lave sont encore visibles, nourrissant une végétation basse mais toute fleurie en ce début de printemps. Le volcan le plus haut, La Corona, se drape d’écharpes de brume et dérobe son sommet à notre vue…

Le volcan la Corona et les champs de lave vus depuis la fondation César Manrique

Le volcan la Corona et les champs de lave vus depuis la fondation César Manrique

Un peintre, décorateur et concepteur, né en 1919 et mort accidentellement en 1992, Cesare Manrique, y a une fondation et une maison privée que nous visitons. Contrastes vifs entre la lave noire et grenue, les parties peintes en blanc brillant, les meubles modernes et les outils agricoles anciens… Sa maison, au centre d’une palmeraie superbe est un rêve ! Sa fondation se niche dans des bulles de gaz échappés de la lave qui ont créé sous terre des espaces arrondis, plus ou moins spacieux, où le maître a exposé tableaux, lampes, mobiles… C’est difficile à décrire mais d’une beauté extrême. Le tout dans un paysage de cactus dont beaucoup sont fleuris en cette saison.

La petite ville de Teguise, maisons blanches à toits plats aux coins de lave noire, nous offre son marché artisanal intéressant et nous terminons le périple par le « Jameos del agua », une curiosité naturelle unique : la coulée de lave a, à cet endroit, laissé échapper une énorme bulle de gaz qui a explosé en formant une grande grotte souterraine où vivent des crabes aveugles que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète. Mis en scène par César Manrique, encore lui !, le lieu possède une belle piscine et un restaurant. Des concerts nocturnes y sont régulièrement donnés.

Lanzarote, Jameos del agua

Lanzarote, Jameos del agua

De retour sur le bateau, un peu de repos puis un bain à la piscine terminent agréablement la journée. Nous serons en mer demain, et mardi aura lieu notre dernière escale à Malaga avant Marseille. Cette croisière que l’on croyait interminable prend fin déjà !!

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 26ème escale

24 avril 2015

Après une escale sur l’île de Sainte-Hélène, nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde remontent l’Atlantique vers le Nord…

Mardi 21 avril, en mer

Les repas sur le bateau sont des moments importants, des moments de rencontres et d’échanges avec les autres passagers.

Le petit déjeunent est servi sous forme de buffet avec œufs, bacon, saumon, viennoiseries, confitures… C’est toujours très copieux et délicieux. Le repas de midi est soit un buffet si on veut manger vite, soit servi à table au pont deux, dans le restaurant Albatros.

Au restaurant l'Albatros

Au restaurant l’Albatros

Mais le repas de fête c’est celui du soir, à 18 h pour le premier service, et 20 h 30 pour le second. Les menus changent tous les jours. Tout le monde s’habille et les serveurs sont en spencers noirs : c’est très chic ! Il y a six sortes de plats, on peut tout commander ou sauter quelques étapes selon son humeur.

Voici un exemple de menu. Premier service : l’antipasto, avec 3 choix possibles : seiches fraîches grillées, tartare de bœuf ou soupe à l’oignon. Deuxième service : les pâtes évidemment (nous sommes sur un bateau italien, ne l’oublions pas !), risotto ou pâtes poêlées. Troisième service : le plat de résistance avec 5 choix possibles : homard et crevettes gratinés, filet de poisson blanc, filet de bœuf sauce au vin, escalope de dinde ou gnocchis sauce au parmesan. Quatrième service : les salades avec un grand choix de sauces et de garnitures. Cinquième service : les fromages, malheureusement presque toujours italiens… Sixième service : les desserts, avec au choix glace, fruits frais, Forêt noire ou Strudel aux pommes. Le tout est arrosé d’eau plate ou pétillante, ou bien de vin italien, à volonté et sans supplément, voire de vins plus fins à la carte en supplément .

Les repas sont frais et bien présentés, mais parfois un peu monotones quand on arrive au quatrième mois de croisière !

Mercredi 22 avril, Cap Vert

Place du Pilori à Praia

Place du Pilori à Praia

A l’aller, nous avions fait escale à Mindelo sur la plus septentrionale des 10 îles qui composent l’archipel du Cap Vert. Aujourd’hui, nous sommes à Praia, la capitale, sur une île beaucoup plus au sud. La petite ville est assez vivante, avec un joli marché et une église.

Nous affrétons un taxi pour nous rendre à une dizaine de kilomètres de là, vers Cidade Velha où se trouve la forteresse San Felipe, construite par les Portugais au XVIe siècle. C’était un lieu de regroupement, avant la mise en vente et le transport vers l’Amérique, des esclaves raflés au Sénégal, en Mauritanie, au Sierra Leone… Nous visitons aussi la pittoresque place du pilori, avec ses boutiques en plein air et ses guinguettes.

Plage de Praia

Plage de Praia

Un bon moment face à la plage de sable noir avec ses barques multicolores. Il fait chaud, mais les alizés permettent de respirer un air iodé très rafraîchissant. Retour au bateau à 19 h : le départ est prévu vers 20 h. Deux jours de mer nous attendent pour atteindre les Canaries ou nous aurons deux escales : Lanzarote et Ténérife.

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 25ème escale

18 avril 2015

Nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde sont de nouveau dans les eaux de l’Océan Atlantique, après une escale sur les côtes africaines de Namibie.

Vendredi 17 avril, île de Sainte-Hélène

L’île nous est apparue vers 9 heures ce vendredi matin. Massive d’aspect, elle présente les flancs abrupts d’un volcan de roche rougeâtre. Une fracture comme un coup de hache ouvre une vallée étroite dans laquelle se niche la seule rue de Jamestown fondée au XVIIe siècle.

Premier regard sur Sainte-Hélène, à 9 h ce matin : la colonie française sur le bateau est globalement très émue !

Premier regard sur Sainte-Hélène, à 9 h ce matin : la colonie française sur le bateau est globalement très émue !

Une camionnette, conduite tambour battant par Chris, va nous faire faire un tour assez complet de l’île de 112 km2 qui compte environ 4 000 habitants. L’intérieur nous réserve tout de suite des surprises : plus d’aridité ni de roches nues, mais des vallons boisés, des gazons très verts, des vaches, de petites fermes proprettes…

Le tombeau de Napoléon à Sainte-Hélène

Le tombeau de Napoléon à Sainte-Hélène

Le tombeau de Napoléon nous émeut, solitaire au fond d’une petite vallée. II y a été enterré de 1821 à 1840, moment où ses restes ont été transférés aux Invalides (sous Louis-Philippe donc). La tombe se trouve dans un charmant vallon vert et boisé où l’ex empereur aimait se promener et où il avait souhaité être inhumé. La pierre, très simple, est nue : en effet, le gouverneur Lowe ayant interdit que l’on grave  » Napoléon  » mais ayant exigé la mention  » Napoléon Buonaparte « , les Français préférèrent ne rien inscrire du tout !

Longwood, séjour de Napoléon de 1815 à 1821

Longwood, séjour de Napoléon de 1815 à 1821

Le point d’orgue de la visite fut ensuite Longwood où l’empereur résida 6 ans. Une maison pas très grande mais idéalement placée sur un sommet à quelques 9 km de Jamestown. A l’intérieur, une bonne partie des meubles d’origine. Certains, manquants, ont été envoyés en France pour y être restaurés. Ils seront visibles aux Invalides en 2016 lors d’une exposition intitulée  » Napoléon à Sainte-Hélène » et reviendront ensuite à Longwood en 2017.

Nous visitons aussi la maison du Gouverneur, que ce dernier habite toujours, avec son tennis un peu anachronique et ses tortues gigantesques. La plus grosse, Jonathan, aurait 170 ans !

L’échelle de Jacob est un gigantesque escalier de 699 marches qui va du port au sommet de la falaise. Quelques sportifs l’ont gravi, pas moi je dois le dire ! Enfin nous terminons par le centre ville qui n’a pas grand chose à offrir à part quelques belles maisons de style Géorgien et l’église Saint James ou une page du registre rend compte du décès de Napoléon Buonaparte, ancien empereur des Français…

Retour au bateau et direction Praia au Cap Vert où nous devrions arriver dans quatre jours.

Annie Monville