Archive for janvier 2010

La visite de Sarkozy a coûté plus d’1,6 million d’euros

31 janvier 2010

LA REUNION

Cher voyage…

Nicolas Sarkozy a repris son avion, les militants ont rangé leurs drapeaux et la Réunion a retrouvé un peu d’accalmie. Mais dans son sillon, le président a laissé une addition salée qui aura peut-être du mal à être digérée face à l’ampleur de la dette publique. Environ 1,6 million d’euros a été dépensé pour son déplacement de 24 heures à la Réunion, dont 50 000 euros de climatisation pour son discours. Lire ici.

Voici le détail de la note :

Transport : 815 000 euros

C’est assez logiquement la dépense la plus élevée de cette visite. Quatre avions ont été mobilisés pour l’occasion. Le président a voyagé avec son aréopage dans l’A319 présidentiel, dont le tarif s’élève à 8 970 euros / heure de vol. Un deuxième A319 a suivi le cortège pour assurer le déplacement d’un pool de journalistes et de sa délégation. Comme pour tout voyage présidentiel, un Falcon 50 s’est également déplacé en secours à vide, hormis l’équipage. Son coût : 4 553 euros / heure de vol. Ces trois avions ont fait le déplacement entre Paris / Mayotte / Pierrefonds / Gillot / Djibouti / Paris. Sachant qu’ils ont effectué 22 heures de vol aller-retour, l’utilisation de ces trois appareils a coûté 500 000 euros. Un quatrième avion s’est posé à la Réunion, sans faire de halte dans le Sud. Il s’agit d’un A310 transportant une partie des journalistes et du reste de la délégation. Son coût de revient : 315 000 euros. Il est beaucoup plus onéreux mais a également réalisé un trajet moins long. Pour des raisons de sécurité, l’avion présidentiel a atterri à Pierrefonds sous le nom de “USA Coast guard” ; le deuxième A 319 s’intitulait logiquement “French Air Force” ; le Falcon 50 a été rebaptisé “Bulgaria Air Force” tandis que l’A310 est devenu un “Ukraine Air Force”. À ces 815 000 euros, il faudrait bien entendu ajouter les frais engendrés par le déplacement des quatre hélicoptères qui ont transporté le président et ses proches entre Saint-Pierre et Saint-Denis, mais le coût horaire très élevé de ces engins reste un mystère.

Invitations : 17 000 euros

10 000 invitations cartonnées personnalisées ont été envoyées par la préfecture aux fonctionnaires, militants, chefs d’entreprises et autres commerçants de la Réunion afin d’assurer une foule suffisamment compacte pour la présentation des vœux de Sarkozy mardi soir. Avec un timbre à 73 centimes d’euros, la préfecture a dépensé environ 17 000 euros dans l’envoi de ces invitations.

Location de salle : 10 000 euros

La location de la salle des expositions pour les vœux de Sarkozy, deux halls du Parc des expositions, a coûté, selon Jean-Michel Ahtoy, “10 000 euros”. La lumière et la sono ont également été commandées. “Rien de fou là non plus, c’est bien loin de ce qui est dépensé pour un concert de Johnny”, explique l’homme de la Nordev. Certes. Aucun chiffre n’est avancé pourtant. Idem pour le personnel mobilisé pour l’accueil, le nettoyage et tutti quanti. Personne ne se risque à annoncer les montants dépensés. Le directeur de la Nordev, qui négociait en direct avec l’Élysée, a pris des vacances soudaines. La préfecture, qui a en main tous ces chiffres, ne lâche rien. Une chape de plomb entoure le montant du déplacement présidentiel.

Climatisation : 50 000 euros

Et non, finalement, selon Jean-Michel Ahtoy le responsable du service congrès à la Nordev, l’Élysée a renoncé à faire installer une salle de bains au Parc des expos. Trop cher ? Certainement pour une simple heure de vœux. Mais ce n’est certainement pas la raison principale. Il y a déjà eu un fâcheux précédent. La Cour des comptes avait révélé que lors de la présidence européenne, l’Élysée avait entre autres gabegies fait installer une salle de bains pour 245 572 euros au Grand Palais (montage et démontage compris). Et ce pour des locaux ayant servi tout au plus quatre heures… Pour le coup pas de dépense aussi faramineuse. L’homme de la Nordev martèle d’ailleurs qu’il n’y a pas eu “d’extravagances” et que “tous les prix ont été discutés”. Il n’empêche. Pour l’occasion, l’Élysée a réclamé l’installation d’une climatisation toute neuve sous l’estrade. Pas question que le président apparaisse avec des auréoles sous les bras en plein direct. En revanche, le public n’avait qu’à s’éventer avec son carton d’invitation. Au total, cette blague aura coûté, selon nos informations, la bagatelle de 50 000 euros à l’Élysée.

Frais de bouche : 23 000 euros

À l’occasion des vœux de Nicolas Sarkozy à la France de l’Outre-mer mardi soir au Parc des expositions, un buffet a été préparé par le traiteur Saint-Pierrois Stella. À l’origine, la préfecture avait imaginé la présence de 6 000 invités. Mais à force de battre le rappel, les convives ont été bien plus nombreux. Il a fallu rajouter 18 000 pièces. Au total, ce sont donc 90 000 petits fours, dont 30 000 samoussas, qui ont été engloutis par le public venu applaudir Sarkozy. Selon nos informations, les prix auraient été négociés à 20 centimes l’amuse-gueule. Soit un total de 18 000 euros. À cela, il faut ajouter les 1 200 euros de petits-fours avalés à la ferme solaire Akuo à Saint-Pierre. La somme engagée pour les cocktails s’est donc élevée à 19 200 euros. “Je n’ai fait aucun bénéfice, assure le responsable du Stella. Ils ont beaucoup marchandé et ont obtenu un prix vraiment bas. Ça change complètement des précédentes visites présidentielles. À l’époque de Chirac ou Mitterand, on ne comptait pas.” Nous n’avons pas réussi à obtenir le coût des boissons, dont les caisses de champagne. Nous ferons donc une estimation basse à 1 500 euros. Par ailleurs, la délégation a déjeuné mardi midi au restaurant Le Palm (lire par ailleurs). 55 couverts dont le montant n’a pas été dévoilé et que nous estimerons à 2 500 euros.

Hébergement : 13 000 euros

Le président de la République a vu les choses en grand côté hébergement puisqu’il a choisi l’un des plus luxueux mais aussi plus onéreux hôtel de la Réunion : Le Palm hôtel & Spa de Petite-Île. Il a retenu voilà un mois 55 chambres pour 55 personnes (ministres, conseillers, personnel de sécurité, chefs d’entreprise…). Les réservations ont concerné des demi-pensions en saison basse pour trois lodges (1 536 euros), dont l’une pour le président, 14 chambres junior suite (4 508 euros), 16 chambres de luxe (4 512 euros) et 22 chambres supérieures (5 588 euros). Le coût total de la facture : 16 147 euros. Un chiffre à nuancer par le fait que des négociations entre la direction de l’hôtel et l’Élysée ont permis de réduire la note. Le Palm n’a pas souhaité communiquer le montant de ces négociations. Nous évaluons cette ristourne à environ 20 % de ce prix, ce qui reviendrait à un total de près de 13 000 euros. Sachant que les extras n’ont pas été comptabilisés. Selon Fabrice Manson, directeur de l’établissement, le Spa n’a en tout cas été utilisé par aucun client. Les dix autres chambres de l’hôtel qui avaient été réservées de longue date par d’autres clients n’ont finalement pas été occupées. Les clients ont été redirigés vers d’autres établissements hôteliers, dont l’Iloha, qui appartient au même groupe.

Textes : Marie Payrard, Jérôme Talpin et Bruno Graignic Photos : Ludovic Laï-Yu.

URGENCE HÔPITAL PUBLIC

30 janvier 2010

CONTRE LA MORT DE L’HOPITAL PUBLIC – l’appel des 25

En 1958, la grande réforme menée par le Professeur Robert Debré allait permettre  à la médecine française de devenir en 30 ans «la meilleure du monde ».
Cinquante ans plus tard, le Parlement va t il voter la loi « Bachelot » qui porte en elle la disparition de cette médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ? Le maître-mot n’est plus la santé
mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital. Et les premières victimes en seront les patients et les soignants.

Il faut un financement, propre à l’hôpital, qui tienne compte de l’innovation, de la lourdeur des pathologies, de la précarité, des handicaps de la vie.

Signer et faire connaître la pétition –  ici

pour la sauvegarde d’un service public hospitalier de qualité

Lettre du Pr Dominique Grunenwald – Chirurgie thoracique et vasculaire – Hopital Tenon. Paris

Madame la Ministre, vous vous êtes parfois laissée aller, suivant ainsi de mauvais conseils, à comparer l’hôpital à une entreprise. Mais  dans une entreprise qui met des petits pois en conserve,  si le prix de vente de la boite de petits pois est insuffisant pour que l’entreprise survive, soit il faut en augmenter les ventes, soit il faut se résoudre à en augmenter le prix, mal calculé au départ. Or l’activité hospitalière ne peut pas évoluer sous l’influence d’un quelconque « marketing ». Elle ne peut pas comme l’entreprise être soumise aux lois de la concurrence commerciale, aux lois du marché.

JCB

Comment ouvrir la République à tous les citoyens qui la composent ?

29 janvier 2010

Si vous en avez assez du nauséeux débat lancé par Eric Besson, voici  100 propositions concrètes venues de tous horizons.

C’est l’interpellation que lancent, en plein débat sur l’identité nationale, l’ex-footballeur Lilian Thuram les historiens Pascal Blanchard et François Durpaire, Rokhaya Diallo, fondatrice de l’association Les Indivisibles et Marc Cheb Sun, directeur de la rédaction de Respect Magazine.

Cinquante ans après l’indépendance des Etats africains, il est temps de poser un juste regard sur un passé qui a des résonances contemporaines sur notre société. L’enjeu : que chacun se sente légitime dans le présent, puisse s’approprier une histoire commune.

Il y a cinq ans, les ‘événements’ dans les quartiers pointent déjà les clivages qui, aujourd’hui encore, menacent l’équilibre de notre société. La société française, riche de la pluralité de ses talents, s’est profondément renouvelée. Par contraste, les élites – politiques, économiques, culturelles – ne parviennent pas à intégrer cette nouvelle dynamique.

Il y a un an, jour pour jour, Barack Obama est investi 44ème Président des États-Unis. L’Amérique prouve alors que l’on peut transcender le poids des traumatismes. Les Français se réjouissent de constater les évolutions de la société américaine longtemps déchirée par les préjugés racistes et la ségrégation. Mais nos élites interrogent-elles leur propre faculté à dépasser le poids des héritages ?

Ce même 20 janvier 2009 est aussi le début de la crise politique qui touche les départements ultramarins d’Amérique et de l’Océan Indien. A cette occasion, les Français de l’Hexagone découvrent la situation des outre-mers, la crise sociale, politique et mémorielle qui les traverse.

La société française peine à intégrer sa dimension post-raciale et multiculturelle. Le débat sur « l’identité nationale » s’impose au pays. Notre mécanique se heurte à un défi majeur : comment ouvrir la République à tous les citoyens qui la composent?

François Durpaire, Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun et Pascal Blanchard lancent mercredi 20 janvier l’Appel pour une République multiculturelle et postraciale, afin d’initier un mouvement citoyen en mesure de tracer la voie du changement. Forts de leurs héritages, les auteurs n’ont pas souhaité réunir des doléances, mais recueillir des propositions constructives, destinées à rapprocher la République de ses principes.

Les signataires de l’Appel ont demandé à 100 personnalités, scientifiques ou chercheurs, responsables politiques ou associatifs, acteurs de la société civile ou militants dans les domaines les plus divers, de formuler une proposition concrète pour irriguer de solutions pratiques une nécessaire réflexion sur notre société.

Les 100 propositions nourrissent l’idée que la « diversité », ne doit pas rester « une bonne intention » cantonnée à « un dossier à part », ou devenir « un terme à la mode », mais être envisagée comme une question propre à reconfigurer l’ensemble de la République, dans le sens du mieux-vivre ensemble.

Contact : ici
L’Appel pour une République multiculturelle et postraciale suivi des 100 propositions pluricitoyennes est diffusé en supplément à Respect Mag (numéro de Janvier/Février/Mars), en kiosque. Infos ici

Nouvel épisode de la série A quoi sert l’impôt ?

28 janvier 2010

La France hypocrite, nouvel épisode de la série A quoi sert l’impôt ?

Le paradis est-il anglais ?

C’est la question qu’on peut se poser si on fait crédit à une déclaration du footballeur Nicolas Anelka.


Un extrait d’interview est  éloquent :

Question : Qu’est ce qui vous manque en Angleterre, que vous aviez en France?

Anelka : Rien. En France, tu ne peux pas faire ce que tu as envie. J’aimerais bien habiter en France, mais ce n’est pas possible.On sait pourquoi, niveau fiscalité… Si je veux rouler en grosse voiture, je suis regardé différemment. J’aime bien aller à Paris, c’est ma ville. Mais quand je sais que je peux repartir. Deux semaines, un mois, six mois, c’est bien.
Je ne veux pas jouer au foot et payer (ndlr, aux impôts) 50% de ce que je gagne. L’argent que j’ai, il est pour mes enfants… Si je peux leur offrir quelque chose, je le ferais là où il n’y a pas de fiscalité. C’est comme ça que je le vois. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c’est un pays hypocrite.

La solidarité nationale entre citoyens, c’est une chose que Nicolas Anelka semble avoir oubliée.
La gloire – toute relative et bien passagère – lui fait oublier la mémoire des conditions de sa réussite.
Un petit effort de pédagogie est nécessaire pour lui rappeler ce qui permet de former des jeunes comme lui au sport de haut niveau, et ce qui aurait permis de le prendre en charge s’il lui était arrivé quoi que ce soit : l’impôt. Lire l ‘article.

J.T.

Des nouvelles du ministère de la santé…!

27 janvier 2010

Après H1N1, la gastro…..!

Heureusement, Roselyne veille….!

Hilary à Haïti, Catherine à Londres

21 janvier 2010

En Novembre, les dirigeants européens, à l’instar de Sarkozy, craignant qu’ils ne leur portent ombrage, avaient désigné à la tête de l’Europe de parfaits inconnus dont la compétence était controversée.

Nous y sommes…

Hilary Clinton, le 16 janvier à Port-au-Prince

Où était la secrétaire d’État américaine, Hilary Clinton, le 16 janvier ? À Port-au-Prince. Où était la chef de la diplomatie européenne au même moment ? À Londres. Cherchez l’erreur. Catherine Ashton n’était même pas à Bruxelles pour coordonner l’aide européenne, alors que le monde entier vole au secours des Haïtiens. Elle n’est revenue dans la capitale de l’Union que dimanche pour présider, ce lundi, son premier conseil des ministres des Affaires étrangères… (voir la suite sur l’excellent blog de Jean Quatremer)

8h25, l’heure du chaos!

20 janvier 2010

C’est officiel: 8h25 a été déclarée heure la plus stressante de la journée pour les mamans. Entre les passages à la salle de bain, le petit-déjeuner, les cartables, les boîtes à tartine et le reste, les mamans n’ont pas le temps de chômer le matin.

08H25................

Mais ce stress n’est rien en comparaison de ce qui les attend: l’arrivée à l’école avant que la cloche sonne. La bataille dans le trafic, la recherche d’une place de parking et la ruée vers l’école est souvent un véritable moment de chaos où le stress atteint son apogée.

2.000 mères britanniques ont répondu à une enquête de la marque Uniroyal qui confirme également que la route jusqu’au travail met les mamans dans un état de tension maximum et ce, avant même d’arriver à leur bureau. Tracey Hyem de Uniroyal explique: « Préparer tout et faire en sorte que tout le monde soit prêt à temps, transforme les débuts de journée en angoisse ».

« La conduite demande de la concentration et si vous ajoutez à ce stress un temps exécrable, cela peut devenir dangereux. La plupart des mamans renoncent à aller à pied jusque l’école en cas de pluie. Il y a donc plus de voitures en circulation et donc de bouchons, ce qui demande encore plus d’attention pour les usagers de la route ».

L’enquête révèle également que  40% des mamans considèrent l’arrivée à l’école comme un événement qui peut les rendre hystériques. 42% admettent qu’elles ont déjà déposé leurs enfants avant l’école car elles ne pouvaient pas avancer dans le trafic.

Un moment de stress qui transforme leur matinée en film d’horreur d’après elles. L’étude dévoile que de nombreuses mamans ne parviennent pas à s’organiser efficacement pour faciliter leur quotidien. Un tiers des femmes ont du mal à gérer sereinement l’habillement de leurs enfants, 21% galèrent pour le petit-déjeuner et 27% détestent les inévitables bouchons du matin.

Les tours d’Arenc

19 janvier 2010

Selon la presse, l’opération d’aménagement “Les Quais d’Arenc“ est relancée. Le promoteur Constructa a en effet signé vendredi avec la Caisse d’Epargne pour la construction de l’un des quatre immeubles de l’opération dans le périmètre d’Euroméditerranée . Il s’agit d’un ensemble de bureaux d’une surface totale de 10000m², haut de 31 mètres. S’agit-il d’un signe de l’immobilier locatif d’enteprises anticipateur d’une reprise économique ? Rien n’est moins sûr, car le premier occupant sera précisément la Société Constructa, qui déménagera son siège. D’autre part, Constructa n’a donné aucune confirmation du calendrier de construction des 3 tours prévues juste à côté de l’immeuble en question et dont l’achèvement est, en principe, prévu pour 2013.

Ces 3 tours de 113, 113 et 99 mètres de hauteur devraient, dit-on, avec la tour CGA-CGM, dessiner d’ici 2013 la “Skyline” marseillaise. Une tour de bureaux culminant à 135 mètres de hauteur, dessinée par Jean Nouvel (36500 m2 SHON). Deux tours de logements, l’une de 113 mètres de hauteur (26 000 m2 SHON) dessinée par Yves Lion et l’autre de 99 mètres de hauteur dessinée par Jean-Baptiste Pietri (18 000 m2 SHON). Une cinquième tour, la tour Icade Peyssonnel, haute de 140 m, un projet porté par la Caisse des Dépôts, a été abandonnée l’été dernier.

Le projet "Les tours d'Arenc"

Sur la photo :
– en orange, l’immeuble ayant fait l’objet d’une signature vendredi,
– en blanc, l’existant,
– en jaune, le futur,
– en vert, le projet abandonné.

La tour de l’architecte Jean Nouvel est la plus haute du projet, un peu plus basse, cependant que la Tour CMA-CGM qui mesure 147 mètres. Le bâtiment offre une vue exceptionnelle sur la mer, dispose de jardins suspendus, offre un restaurant d’une capacité de 2100 couverts par jour.

La tour de l’architecte Yves Lion sera une tour mixte, qui abritera un hôtel, une résidence de tourisme et des logements de haut standing dans ses derniers étages disposant de larges loggias panoramiques et de jardins d’hiver périphériques.

La tour de Jean-Baptiste Piétri est d’une architecture plus innovante.  Elle abritera 128 appartements aux prestations de grand standing, salles de gym, spa, deux piscines, un bar panoramique…

Eh oui, autrefois, on réservait les tours aux HLM et les maisons de ville aux bourgeois. Aujourd’hui, comme à Dubaï, les tours, toujours plus hautes, accueillent non seulement des bureaux, mais des appartements de grand standing pour les plus fortunés. Espérons simplement que dans quelques décennies, lorsque le ciel du centre de Marseille accueillera quelques buissons de tours modernes, on y trouve aussi encore des logements modestes, porteurs de l’âme de la ville.
Voir aussi, pour plus de détails, le site paris-skyscrapers

Le protectionnisme : un outil pour sauver la démocratie en France ?

18 janvier 2010

Emmanuel Todd

« Comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu devenir président de la République ? Fébrile, narcissique, admirateur des riches et de l’Amérique bushiste, incompétent en économie comme en diplomatie, cet homme nous avait pourtant révélé, ministre de l’Intérieur, qu’il était incapable d’exercer la fonction de chef de l’État : ses provocations avaient alors réussi à mettre le feu aux banlieues dans l’ensemble du pays ». C’est par cette phrase, bien peu indulgente pour notre hyperprésident actuel et quelque peu provocatrice, que débute le livre d’Emmanuel Todd intitulé Après la démocratie (édition Gallimard, 2008). Mais l’auteur, historien, démographe et sociologue, ne s’y contente pas de critiquer, de manière parfois assez virulente et non dénuée d’humour, l’action du gouvernement actuel. La classe dirigeante dans son ensemble, politique, financière et médiatique, est sévèrement égratignée tout au long d’une analyse passionnante qui éclaire de manière très cohérente et argumentée les menaces qui pèsent sur la société française et qui pourraient à terme remettre en cause le principe même de la démocratie dans notre pays.

Bien évidemment il n’est pas facile de résumer en quelques lignes l’analyse que développe l’auteur dans

le livre d’Emmanuel Todd

cet ouvrage qui n’hésite pas à s’appuyer sur des considérations historiques, concernant la structure traditionnelle familiale dans les campagnes, voire le rapport au fait religieux, pour mieux expliquer certaines évolutions récentes de la vie politique française. Emmanuel Todd y démontre notamment de manière très claire comment Nicolas Sarkozy s’est fait élire en jouant sur les peurs sécuritaires et sur la provocation anti-jeunes, anti-émigrés et anti-musulmans, captant au passage les voix du Front National. Cette ethnicisation de la société française, voulue par le chef de l’État et dont l’actualité est dramatiquement confirmée par le débat sur l’identité nationale lancé depuis par Eric Besson, est analysée comme un bon moyen de détourner les français des difficultés économiques actuelles et futures.

Emmanuel Todd va même plus loin en évoquant à terme un risque éventuel de disparition du suffrage universel, dont il voit des prémices dans la volonté du pouvoir actuel de main mise sur la sphère médiatique ou de renforcement du pouvoir policier et répressif. Des précédents fâcheux comme le passage en force malgré le rejet par référendum du traité constitutionnel européen par les français en 2005 (et par les irlandais en 2008) montre que cette tendance à s’abstraire des processus démocratiques classiques ne s’observe pas seulement en France mais caractérise largement le fonctionnement des institutions européennes.

Parmi les nombreuses menaces qui pèsent sur la société française actuelle, l’auteur insiste particulièrement sur la tendance générale à l’appauvrissement qui touche déjà les ouvriers et employés mais aussi de plus en plus les classes moyennes et supérieures, fortement éduquées, confrontés à une baisse inéluctable des revenus du fait de la globalisation économique et des délocalisations. La croissance chinoise qui s’appuie sur une main d’œuvre nombreuse, désormais globalement alphabétisée et acceptant de très faibles salaires, constitue une menace directe pour les économies des pays développés dans un contexte de libre-échange. Les revenus n’ont pas encore baissé pour les fonctionnaires et les retraités mais un tel mouvement est en train de s’amorcer (ceci alors que les plus de 65 ans constituent désormais 30 % de la population française et ont d’ailleurs largement contribué, par leur conservatisme, à faire élire Nicolas Sarkozy). Seule une minorité (de l’ordre de 1 % de la population), s’est considérablement enrichie au cours de la période récente, profitant à plein des mesures fiscales prises par la droite en faveur des classes aisées. Or, le niveau d’éducation des français n’a jamais été aussi élevé (même si cette progression tend à stagner) et on observe donc des frustrations grandissantes au sein de la société, en particulier parmi le tiers de la population qui a bénéficié d’une éducation supérieure et qui voit ses conditions se détériorer par rapport aux générations précédentes.

C’est sur ce point que l’essai d’Emmanuel Todd prend tout son intérêt en plaidant pour une proposition originale mais soigneusement argumentée qui consiste à introduire, au niveau européen, des mesures de nature protectionniste afin d’y créer un espace de régulation économique en se protégeant des importations et des délocalisations vers les pays à bas salaire. L’objectif d’une telle initiative (qui supposerait une action étroitement concertée entre la France et l’Allemagne) serait de créer les conditions d’une remontée des salaires dans l’espace européen et donc d’une hausse des revenus, impliquant elle-même une relance de la demande intérieure (mais aussi des importations) et une stabilisation du niveau de protection sociale.

le prix Nobel d’économie, Maurice Allais

Une telle approche exige cependant une évolution idéologique radicale de la part des élites intellectuelles européennes et notamment françaises, pour la plupart totalement inféodées au culte du libre-échange économique. De ce point de vue, Emmanuel Todd paraît aussi sévère pour nos dirigeants de droite que de gauche, pontant du doigt la dérive de personnalités pourtant socialistes comme Dominique Strauss-Kahn ou Pascal Lamy, pour qui sortir du dogme du libre échange semble une gageur impossible. Et pourtant, un tel discours rejoint très exactement celui que tient depuis des années, dans une totale indifférence générale, le seul français à avoir reçu le prix Nobel d’économie, Maurice Allais, âgé aujourd’hui de 98 ans. Spécialiste du risque des marchés, ce dernier avait largement annoncé la crise récente et dénonce la guerre économique mondiale actuelle qui « enrichit les multinationales et les milieux boursiers et bancaires » tout en appauvrissant la population. Pour lui également, une solution à la situation actuelle passerait par la mise en place d’un « protectionnisme raisonné et raisonnable » au sein d’espaces homogènes tels que l’Europe. Suite à sa « lettre aux français » publiée en décembre 2009 dans le journal Marianne, Maurice Allais a certes été décoré de la grand-croix de la Légion d’honneur, mais les médias dominants se sont fait très discrets sur ses propositions, comme d’ailleurs sur celles d’Emmanuel Todd. Saura t-on les écouter avant qu’il ne soit trop tard ?

L. V.

That should no be…..

17 janvier 2010

That Should Not Be....?

Ce documentaire, qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation, apporte un regard pointu sur l’environnement et les effets des produits chimiques, tels que les pesticides sur notre santé (…) Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

Le site du documentaire: ici (la musique, de Gabriel Yared, est sublime)

Contribuer à la reconstruction d’Haïti

16 janvier 2010

Un nouvelle de l’AFP nous apprend qu’un multi-millionaire espagnol décédé en novembre à légué sa fortune à l’héritier du trône d’Espagne, le prince Felipe, et aux huit petits-enfants du roi Juan Carlos, faisant grogner les écolo-communistes pour qui cet argent serait mieux employé à la reconstruction d’Haïti.

« La volonté du défunt est que l’héritage soit divisé en deux parties, 50% pour le couple princier et les huit petits enfants du couple royal, et 50% pour que le prince Felipe crée une fondation abordant des sujets d’intérêt général« , a indiqué la Maison royale à l’AFP.

Le notaire du défunt, qui aurait accumulé aux Baléares une fortune se chiffrant en dizaines de millions d’euros, selon le journal local Ultima Hora Menorca, s’est mis en contact il y a quelques jours avec la famille royale pour lui faire part des dernières volontés de feu Juan Ignacio Balada Llabrés.

Le couple princier espagnol « n’avait jamais eu le moindre contact avec cet entrepreneur » de son vivant, a précisé la Maison royale.

Pour le moment, « nous n’avons aucune information sur la nature des biens, leur quantité, s’ils sont divisibles ou non, si d’autres personnes pourraient exercer des droits sur eux », a-t-on précisé de même source.

La Maison royale a souligné attendre de recevoir de plus amples précisions du notaire « avant de prendre une quelconque décision ».

Haïti, ravagée par un puissant séisme

Cette bonne fortune n’a pas été du goût de tout le monde.

« Vu que les citoyens paient l’entretien de la Maison royale avec leurs impôts et qu’elle a maintenant la possibilité d’hériter d’une grande fortune, ce serait normal qu’elle donne cet argent à l’Etat« , a estimé une porte-parole du parti écolo-communiste catalan ICV, Laia Ortiz.

Cette dernière a suggéré que cet argent serve à « financer des mesures contre la crise économique » et à « contribuer à la reconstruction d’Haïti« , ravagée par un puissant séisme.

Cette information que je qualifierai de cocasse, me rappelle une petite blague  qui s’intitule Conversation avec Dieu… je ne résiste pas à l’envie de vous la narrer :

  • L’homme: Dieu?
  • Dieu: Oui?
  • L’homme: Puis-je vous demander quelque chose?
  • Dieu: Bien sûr!
  • L’homme : Qu’est-ce pour vous un million d’année?
  • Dieu: Une seconde.
  • L’homme: Et un million de dollars?
  • Dieu: un sou.
  • L’homme: Dieu, Pouvez-vous me donner un sou?
  • Dieu: Attends une seconde.

Organisation territoriale de l’Etat :

14 janvier 2010

Le grand bouleversement !

Une super DCS...?

Grogne
A leur tour, les fonctionnaires de préfecture s’apprêtent à débrayer le jeudi 21 janvier 2010. En cause la profonde réforme de l’administration de l’État entrée en vigueur ce 1er  Janvier, qui devrait conduire plus facilement au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Ainsi va disparaître la DDE (direction départementale de l’Équipement). Ainsi vont disparaître les célèbres DDASS (Action sociale), DGCCRF (concurrence et fraudes), DTFP (travail et formation professionnelle), Jeunesse et Sports… regroupées en une super « DCS » (Direction de la Cohésion sociale). A titre d’exemple, la création des DRJSCS fait l’objet d’une parution de décret du 10 décembre 2009(1)

Mais la RGPP a déjà tué.
En septembre 2009 une directrice départementale de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse) s’est jetée du troisième étage des locaux parisiens de cette administration en pleine restructuration. La RGPP est aussi la cause de 24 jours de grève dans de nombreux musées parisiens en décembre 2009. Ici, le personnel a réclamé, en vain, l’annulation des suppressions de postes prévues par la RGPP.

Qu’est-ce que c’est, la RGPP ?
La Révision Générale des Politiques Publiques, décidée par le gouvernement en juin 2007, a été lancée par le Premier Ministre en juillet 2007. L’objectif affiché est de fixer le cadre de l’intervention publique pour le quinquennat et de proposer des actions de modernisation. La RGPP s’inspire des réformes d’autres pays, notamment le Canada : dans les années 90, le « plan de revue des programmes » a conduit à la suppression d’environ 15 % des effectifs et à la privatisation de nombreux services publics. Pour autant, la conception canadienne revendique la réforme de l’Etat comme un processus permanent. On assiste d’ailleurs aujourd’hui à une reprise des embauches dans la Fonction publique.

Réactions
Quand on parle avec des fonctionnaires de base directement concernés par la nouvelle organisation territoriale de l’Etat, « le cœur de la RGPP » selon Matignon, les réactions sont vives. A propos de la disparition de la DDE par exemple : pas de concertation, aucune formation possible pour les nouvelles missions qui vont être distribuées à ceux qui restent (« débrouillez-vous pour vous rendre compétent dans vos nouvelles missions »). Le nombre de structures départementales, désormais baptisées « directions interministérielles » a été ramené d’une dizaine à deux ou trois. Dans les régions, on passe d’une vingtaine à huit.
Derrière ces fusions, certains redoutent un phénomène de reconcentration : les services de l’Etat relèvent désormais des préfets, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Sur le terrain, les cadres de haut niveau s’inquiètent d’une rapidité qui mène à l’improvisation. La vitesse risque d’aller de pair avec une perte de sens. Y aurait-il moyen de faire en sorte que ces personnes, compétentes dans leur travail et écœurées par cette démolition, ne se sentent pas autant méprisées et dénigrées ?
Le manque de concertation et d’implication produit déjà un vrai gâchis humain parmi les personnels. Et sans assurance quant à la performance réelle de structures imposées à la hussarde !

Panne de communication
Depuis sa mise en chantier en 2007(1) la discrétion est de rigueur concernant la RGPP. Il y a là curieusement une panne de communication. C’est bizarre quand on connaît la capacité de communication de notre président. Pourtant 374 mesures constituent la trame de la RGPP, avec des lignes de forces claires : fusion des structures, mutualisation des moyens, mise en place de guichets uniques, économies de fonctionnement.
On assiste à un bouleversement sans précédent de l’organisation territoriale de l’Etat. Il semble que pour « faire du service public un service du public » le gouvernement ait décidé de tout réformer simultanément : budgets, structures, management ! Plus dangereusement, il semble aussi que l’évaluation des missions et des structures n’ait pas été menée très loin et que la seule démarche purement quantitative (expression de Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes) ait largement évité une évaluation de la qualité de service public. C’est la règle du « un sur deux » (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) qui tient lieu d’impératif absolu. Les politiques sont redéfinies à partir de la réduction des moyens, alors que ce devrait être l’inverse !

Pour un débat public

Le débat....

De nombreux domaines concernant la vie du citoyen sont touchés par la RGPP : santé publique, éducation, finances publiques, aménagement du territoire, financement des politiques publiques, fiscalité, protection sociale. Des services publics de qualité, répondant aux besoins de développement dans tous les territoires, bassins d’emplois et de vie peuvent-ils être construits sans un débat public approfondi ?
Pourtant les réorganisations de ces services publics sont en cours, et dans une opacité inquiétante.

Soten   Jealnec

(1) http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
(2) http://www.pointscommuns.com/europe-1-commentaire-medias-62673.html
On trouvera d’autres informations sur le sujet dans l’hebdomadaire « La Vie » du 7 janvier 2010 (pp 20-23)

La menace Facebook…

13 janvier 2010

La face cachée !

La menace...

L’histoire récente d’une employée d’une grande multinationale du CANADA a fait le tour du monde.
Cette salariée en arrêt de travail suite à une grave dépression, s’est fait supprimer ses prestations de maladie après que son assureur ait trouvé sur Facebook des photos où elle donne l’impression d’être détendue et souriante…

En effet, par quelques clics sur internet, on peut accéder aux données mises en ligne par l’internaute : vie de famille, idées, croyance, particularités, engagements, fantasmes, photos, etc.

Si cet accès est normalement réservé aux amis et connaissances, nombreux sont les intrus qui utilisent ces réseaux à des fins malhonnêtes ou pour vous inonder de publicité.

Les mésaventures deviennent légion. Dernièrement, c’est au Conseil des Prud’hommes qu’on a vu un avocat peu scrupuleux exposer devant les conseillers et l’auditoire les relations amoureuses de la plaignante. Il s’était introduit facilement dans sa vie privée exposée sur le web.

Les employeurs ont bien compris l’intérêt du système, puisqu’il suffit de taper dans un moteur de recherche le nom d’un (futur) employé afin d’en savoir plus sur lui. Cela se passe aussi dans une grande entreprise française où, lors d’une réunion de formation consacrée aux apprentis, la représentante des ressources humaines s’est vantée de parcourir internet en quête des fiches postées dans Facebook.
Présentés comme des réseaux « sociaux » qui vous relient à des amis, des camarades de classe, des collègues de travail ou d’autres personnes ayant quelque chose en commun avec vous, les Facebook, Myspace et consorts représentent un vrai danger pur la vie privée des utilisateurs.

De plus, avec internet, la notion de droit à l’oubli (amnistie, réhabilitation, peines sursitaires effacées des

réseaux sociaux..?

casiers judiciaires au bout de cinq ans) n’existe plus. Et oui, le revers de la puissance de l’internet est que les machines n’oublient rien : la mémoire se fait mondiale, intacte et directement applicable partout, par n’importe qui et pour toujours.

Il y a vraiment de quoi s’alarmer ! La CNIL s’est saisie du problème. Elle souhaite voir inscrit dans le préambule de la Constitution le droit de la protection des données personnelles des internautes.

En attendant, sur internet, pour vivre heureux, vivons caché !

Djemila Benhabib et la mission parlementaire sur le voile intégral

12 janvier 2010

Le livre.

Auteure de « Ma vie à contre-Coran », Djamila Benhabib a vécu en Algérie (Oran) aux pires moments qui l’ont amené en 1994 à s’exiler avec sa famille en France, puis seule au Canada où elle réside actuellement.
Elle s’adresse au sénat français lors de la mission parlementaire sur le voile intégral dans une superbe lettre. Elle a « choisi de dire les aspirations de toutes ces femmes qui ont marqué sa vie pour que plus jamais, plus aucune femme dans le monde, n’ait honte d’être femme. » « Pour ce qui est de la laïcité, j’ai compris sa nécessité lorsque, au tout début des années 1990, le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux mon pays l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens.“ « *Il y a aussi ce courant de pensée relativiste qui prétend qu’au nom des cultures et des traditions nous devons accepter la régression, qui confine l’autre dans un statut de victime perpétuelle et nous culpabilise pour nos choix de société en nous traitant de racistes et d’islamophobes lorsque nous défendons l’égalité des sexes et la laïcité. » « L’islamisme politique n’est pas l’expression d’une spécificité culturelle, comme on prétend ça et là. C’est une affaire politique, une menace collective qui s’attaque au fondement même de la démocratie en faisant la promotion d’une idéologie violente, sexiste, misogyne, raciste et homophobe. » « Que l’on ne s’y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité. »  « Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa. »
Souhaitons alors courage aux sénateurs !!! Voir ici.

CT

Et oui ! encore un mail pour les voeux ! Mais celui-là, il….

9 janvier 2010

est différent….

La valse hésitation me guettait le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre: que dire face à l’écran blanc « nouveau message » de mon téléphone portable? C’était l’inquiétude numéro un.
Faire la bise à mes convives et dire simplement (mais en criant tous ensemble)  » Bonne année ! ! ! « , c’est normal dans la vraie vie.
Mais un texto « Bonne et heureuse année 2010. Signé Xxxx« , ça fait cheap.

Pas évident de faire original si tout le monde lit ce billet!!     Voici les pistes qui s’offraient à moi

Je voulais être ultra-tendance
Facile, la tendance se confirme: les voeux par SMS, c’est ringard, dépassé, out, has been!  Aucun vœux par SMS et tout le monde s’en souviendra: « Tiens, j’ai pas reçu ton texto de bonne année? Oui, exact, j’avais envie de le dire de vive voix ». Effet garanti. Problème: ceux que l’on appelle ou que l’on ne voit pas souvent m’en voudront de ne pas avoir une petite pensée à distance.

Je voulais être avant-gardiste
Le siècle du numérique bat son plein. Et si j’écrivais une vraie lettre, une carte papier avec un vrai crayon et une écriture à moi. N’est-ce pas excitant de recevoir une lettre qui n’est pas une relance EDF ou une facture de téléphone? Une bête carte avec « Bonne année » passe parfaitement, rien que par l’effet de surprise de recevoir du courrier. Le timbre à 0,53€ n’est pas donné par rapport au SMS. Le top est d’ailleurs de personnaliser son timbre sur le site de la Poste « Mon Timbre à moi ».

Je voulais être networker
Je pourrais laisser tout simplement un statut sur Facebook, Viadeo, CopainsdAvant ou autre site avec mon message de bonne année. Sans le savoir, je ferais du « pull ». Ça, c’est super geek.

Je voulais être sobre
La distinction voudrait que je ne passe pas mon temps de 00:01 à 00:45 à rédiger ou lire des SMS, ne serait-ce que par politesse vis-à-vis de mes amis. Préparer mes textos à l’avance avec les destinataires et les enregistrer en brouillon ?…. « T’envoie pas de SMS?   Nen……, tu vois, j’ai fait sobre cette année »

Je voulais être classique
Je ne vais pas  reprendre la plume, encore moins le GSM, simplement le clavier et écrire des mots personnalisés, adaptés, sincères.
Si je n’ai rien à dire à quelqu’un, pas la peine de céder au « bullshit » ou au SMS en masse via un envoi à tout le répertoire de la carte SIM.
Le très corporate message « Je vous souhaite à vous ainsi qu’à ceux qui vous entourent une année 2010 riche, fructueuse et passionnante tant au plan professionnel que personnel » ne vaut à mes yeux pas grand chose.
2010 n’échappera pas à la règle me concernant. Pas d’idée pour quelqu’un? Pas d’appel. L’être humain moderne a tellement d’idée pour esquiver, trouver des excuses: trop de boulot, numéro de téléphone perdu, téléphone cassé, problème de réseau pile là où je fêtais le reveillon, je suis tombé tout le temps sur ton répondeur, j’ai perdu ton adresse, ton email, la Poste est incapable de ne pas perdre du courrier…

Par contre, j’avais des idées pour les mots à utiliser.
Au lieu de souhaiter santé, bonheur et argent, j’allais utiliser un de ces vieux mots d’argot (parfois oubliés) pour parler d’argent, de gros sous: artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biftons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouze, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, maille, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, ronds, soudure, talbins, trèfle, thunes…

ou bien encore:
« Ding dong… l’embarquement du vol 2010 est annoncé ! vos escales : chance, santé, bonheur… La durée du vol sera de 12 mois… Veuillez vous présenter porte 31 à minuit.. Je vous souhaite un agréable voyage… Bonne année. »
« Dernier appel pour le vol 2010. Destination : pays de la joie. Départ : 0h00 / 31.12.2009. Bagages autorisés : santé, amour, joie et bonheur. Bon voyage… @ bientôt »

« Je vous souhaite une heureuse année 2010. Beaucoup de plaisir… des rencontres et moments d’égarement à faire oublier la morosité ambiante.

C’est reparti…

8 janvier 2010

Après quelques jours de congés et les diverses cérémonies des voeux, le BLOG redémarre. Et nous commençons l’année par une information consternante :

Les Rois Mages retenus aux frontières en Italie !!!

A Agrigento (Sicile), la crèche installée dans l’église ne montre pas ce matin les rois mages (source) :

Consternant..

Traduction express de la pancarte :

« nous informons que cette année Jésus n’aura pas de cadeaux: les Rois Mages ne viendront pas, ils ont été repoussés à la frontière avec les autres immigrés. »

Une initiative de Caritas avec l’accord de l’archevêque d’Agrigento (il a été président de Caritas).