Posts Tagged ‘Oiseaux’

Saoul comme un pigeon néo-zélandais…

18 octobre 2018

En France, il existe, selon les spécialistes, 570 espèces d’oiseaux. En Nouvelle-Zélande, ce nombre s’élève, paraît-il, à 168, pas une de plus ! On comprend donc que les Néo-zélandais, amoureux de la nature par tradition culturelle, soient très attachés à la préservation de leur faune ailée. Chaque année, ils votent donc en masse pour élire « l’oiseau de l’année ». Un concours organisé depuis 2005 par l’association environnementaliste Forest & Bird et qui connait traditionnellement un grand succès…

En 2018, les résultats du vote, dont le scrutin s’est clôturé dimanche 14 octobre ont été rendus publics dès le lundi matin. And the winner is… Pas le kiwi en tout cas, pourtant emblème symbolique du pays qui avait déjà été couronné de ce titre prestigieux en 2009. Non, cette année, les quelques 50 000 Néo-zélandais qui ont participé au vote ont décerné la majorité de leurs suffrages à un gros pigeon sauvage, dénommé kereru en langue Maori, Hemiphaga novaeseelandiae de son petit nom scientifique.

Le Kereru ou pigeon de Nouvelle-Zélande

Une espèce assez banale en apparence et qui n’est pas spécialement menacée d’extinction bien que son habitat soit localement en danger de régression. Mais un oiseau qui, comme tout un chacun, présente ses petites faiblesses… En l’occurrence, le pigeon de Nouvelle-Zélande se gave de fruits dont il contribue d’ailleurs à disséminer les graines, jouant un rôle très important dans la reproduction des espèces arborées.

Kereru dans une forêt de Nouvelle-Zélande (photo © Hawke’s Bay Today / South China Morning Post)

Mais il lui arrive souvent, à force d’ingurgiter des fruits très murs et partiellement fermentés, de voir son taux d’alcoolémie augmenter au-delà du raisonnable. Il n’est donc pas rare, à la fin de l’été, d’observer de gros pigeons tituber au bout de leur branche, voire carrément tomber de l’arbre faute de pouvoir maintenir leur équilibre tellement ils sont saouls… Un comportement qui les rend particulièrement vulnérables face aux prédateurs, dont les chats, qui peuvent alors facilement les attaquer. Des centres de protection animales sont donc régulièrement sollicités pour recueillir des pigeons ramassés à terre par des âmes charitables, afin de les placer en cellule de dégrisement, le temps qu’ils reprennent leurs esprits.

Grive musicienne dans une vigne (source grives.net)

On connaissait déjà l’expression « saoul comme une grive » qui fait référence au comportement des grives, grandes amatrices de raisins et qui font des ravages dans les vignes lorsque le raisin est bien mûr, se gavant de fruits au point de ne plus pouvoir s’envoler lorsque le danger guette. L’expression date, parait-il, d’un texte de 1486 où l’on peut lire « plus estourdy qu’une grive », le mot « estourdy » signifiant alors « saoul » en vieux français.

D’après l’ouvrage La mystérieuse histoire du nom des oiseaux (éditions Robert Laffont), ce verbe « étourdir » est probablement issu du bas latin « exturdire », lequel signifie agir follement. Un verbe qui dérive justement du latin « turdus », mot qui désigne la grive, à cause précisément du comportement de cet oiseau qui titube au point de ne plus pouvoir s’envoler lorsqu’il s’est gavé de raisin.

A croire finalement que, des vignes du Bordelais jusqu’aux forêts de Nouvelle-Zélande, les oiseaux ne sont finalement guère plus raisonnables que les humains et ne savent pas mieux qu’eux résister à un bon jus de fruit, un tantinet alcoolisé…

L. V.

Le Bulgare et la cigogne

30 mars 2018

Décimées dans les années 1970, date à laquelle les populations de cigognes blanches avaient quasiment disparu du sol français, sous l’effet cumulé des pratiques agricoles, de la pollution, de la chasse mais aussi des épisodes de sécheresse en Afrique, ces populations d’échassiers migrateurs, désormais protégés en France depuis 1981, se sont peu à peu reconstituées.

Nids de cigognes sur les toits alsaciens

Alors qu’il ne subsistait que 11 couples nicheurs recensés sur le sol national en 1974, principalement en Alsace, les efforts menés depuis pour réintroduire l’espèce mais surtout protéger son habitat en restaurant certaines zones humides ont porté leurs fruits puisque l’on comptait en France plus de 1600 couples en 2010.

Pour autant, certaines régions d’Europe orientale restent nettement plus attractives pour ces oiseaux migrateurs que l’on voit arriver au printemps et repartir à l’automne pour leur migration africaine. Ainsi, on estime que plus de 50 000 cigognes, soit 20 % de la population mondiale connue, passent l’été en Pologne. Sciences et Avenir cite ainsi en exemple le petit hameau de Zywkowo situé à l’extrême nord du territoire polonais, tout près de l’enclave russe de Kaliningrad : dans les années 1960, on y dénombrait 120 habitants et 20 cigognes, mais désormais les chiffres se sont inversés et les rares habitants restés sur place consacrent tout leur temps à entretenir les mares et installer des plateformes sur leur toit pour faciliter l’accueil de ces migrateurs africains.

Nid de cigognes à Zywkowo en Pologne (source © Sciences et Avenir)

Et la Pologne n’est pas le seul pays d’Europe de l’Est à se montrer aussi accueillant envers ces populations émigrées, malgré les dérives nationalistes de ses responsables politiques. C’est une dépêche de l’AFP, relayées par plusieurs médias dont le Point, qui s’en est fait récemment l’écho : en Bulgarie, les premières cigognes arrivées en mars en pleine vague de froid polaire, se sont retrouvées littéralement congelées et ont dû être secourues par les habitants du cru.

Safet Halil, un employé de voirie quinquagénaire de Zarista, au nord-est de la Bulgarie, s’est ainsi distingué en recueillant au bord de la route cinq cigognes blanches aux ailes gelées. Il les a transportées dans sa demeure, par ailleurs fort modeste, a allumé le poêle pour les réchauffer et leur a acheté du poisson. Deux jours plus tard, les cigognes étaient toujours installées dans leur foyer d’hébergement provisoire, profitant de l’hospitalité du Bulgare au grand cœur avec qui elles avaient manifestement sympathisé, poussant même la familiarité jusqu’à lui donner quelques coups de bec amicaux.

Safet Halil et les cigognes qu’il héberge à domicile (photo © Dimitar Dilkoff / AFP)

Et le cas n’est pas isolé puisqu’une quarantaine d’habitants de la région l’auraient imité, récupérant de nombreuses cigognes en détresse du fait de la vague de froid et des chutes de neige qui ont sévi toute la semaine dernière dans ce secteur. Mises à l’abri dans des garages et des hangars agricoles, nombre de cigognes ont ainsi pu être sauvées. Une situation peu courante et qui a suscité de nombreux échanges sur les réseaux sociaux dans un pays où la population de cigognes est en hausse puisque le dernier recensement effectué en 2016 fait état de plus de 6000 de ces volatiles soit 1000 de plus qu’en 2010 : un afflux migratoire sans précédent mais dont les Bulgares se réjouissent.

Puissent tous les populations de migrants en provenance de régions africaines bénéficier d’un accueil aussi chaleureux dans nos contrées…

L.V. 

Un perroquet qui joue les corbeaux…

28 juillet 2017

C’est une drôle d’histoire qui nous vient des Etats-Unis. Une histoire que Fernand Reynaud aurait adoré raconter, pour ceux qui ont encore en tête son sketch sur le fameux perroquet qui dialogue avec le plombier tentant désespérément de se faire ouvrir la porte et hurle « C’est le plombier ! » tandis que le volatile obstiné demande inlassablement « Qui c’est ? ».

L’histoire donc se passe dans le Michigan à Sand Lake, en mai 2015. Si l’on en croit le Detroit news, Connie Ream n’a pas vu ses voisins, Marty et Glenna Duram depuis 2 jours et finit par s’inquiéter car les deux commères ont l’habitude de bavarder chaque jour. Elle finit par envoyer un texto pour demander à Glenna ce qu’elle a bien pu fabriquer avec son mari, mais pas de réponse. Le deuxième jour, elle ouvre la porte de ses voisins et découvre leurs deux corps inanimés.

Les pompiers, aussitôt prévenus accourent mais ce n’est qu’une heure plus tard qu’un des policiers, arrivé entre temps, se rend compte que Glenna Duram, âgée de 48 ans, est encore en vie. Marty, son époux avec qui elle vit depuis 11 ans, a été abattu de 5 coups de révolver. Glenna est elle-même blessée à la tempe droite, mais elle s’en remettra rapidement. Sur le coup, après avoir cru la femme décédée, les policiers la considèrent désormais comme une victime d’un cambriolage qui aurait mal tourné.

Glenna Duram lors de son procès (photo © Rex Larsen / Detroit news)

Sauf que, au fil de l’enquête, on se rend compte que le couple avait de gros problèmes d’argent, tandis que les enfants de Marty découvrent trois lettres d’adieu écrites par Glenna. La police commence à penser que c’est elle qui a tué son mari, poussée à bout par ses difficultés financières et redoutant une saisie imminente de leur maison, avant de tenter de se suicider. Mais Glenna dément et affirme ne pas se souvenir avoir écrit ces lettres. L’enquête piétine jusqu’en mai 2016, lorsque entre en scène le fameux perroquet…

Bud, le perroquet des Duram, témoin capital d’une affaire pénal

Bud, un perroquet gris du Gabon qui appartenait aux Duram, a été recueilli par une des cousines de Marty, peu près le drame. Depuis, il n’arrête pas de rejouer la scène d’une dispute conjugale fort convaincante. Imitant à la perfection la voix de son maître brutalement décédé, il hurle à qui veut l’entendre : « Ne tire pas, putain, ne tire pas ! ». Intriguée, la cousine a filmé le perroquet un mois après en avoir hérité. Devant l’incapacité des enquêteurs à boucler l’affaire et après avoir gardé le secret pendant plusieurs mois, elle se décide finalement à communiquer la vidéo à une télévision locale.

L’affaire fait immédiatement le buzz et trois semaines plus tard, Glenna Duram est finalement arrêtée et inculpée du meurtre de son mari. Son procès vient de se tenir et le verdict est mis en délibéré jusqu’au 28 août. Elle risque désormais la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnue coupable d’avoir assassiné Marty, même si elle continue à nier les faits.

Le perroquet n’a pas été amené à témoigner à la barre comme certains l’auraient souhaité. Le procureur y a songé, semble-t-il, mais y a finalement renoncé, ne sachant trop comment lui faire prêter serment : « Levez l’aile droite et dites je le jure »…

Mais le perroquet a néanmoins été considéré durant le procès comme un témoin oculaire de premier plan, après avoir subi lui-même un examen approfondi conduit par une psychologue experte en perroquets (ça existe !), laquelle a pu attester que le volatile bavard imitait bien une dispute entre deux personnes, reproduisant selon toute vraisemblance une scène effectivement vécue et qui s’est mal terminée pour son défunt maître.

Espérons quand même pour celle qui risque de finir ses jours en prison que tout cela n’est pas le fruit d’une imagination trop fertile d’un perroquet cabotin et avide de reconnaissance médiatique…

L.V. 

De drôles d’oiseaux bien impertinents…

29 mai 2016

Chacun connaît ces petits passereaux bleutés, ressortissant comme il se doit des États-du-Nid, toujours perchés sur leur fil télégraphique et dont la seule occupation apparente consiste à deviser de tout et de rien, avec un cynisme et un humour grinçant qui bien souvent fait mouche !

On connaissait les brèves de comptoirs qui permettent de faire dire aux piliers de bars un peu émechés ce que beaucoup pensent tout bas sans forcément oser le formuler tout haut tout en n’étant pas fâché de l’entendre exprimé par d’autres… C’est un peu le même rôle d’exutoire social que jouent ces petits volatiles aussi bleutés qu’impertinents qui, l’air de rien et tout en restant bien souvent plongés dans la lecture de leur journal quotidien, font preuve d’un humour grinçant et ravageur, en prise directe avec l’actualité.

Car la particularité de ces personnages de bande dessinée, créée en 2009 par Nicolas Demange et illustrée par Adeline Ruel, c’est qu’ils se développent sur un site d’humour collaboratif où chaque internaute peut apporter sa pierre. En quelque sorte une BD en kit à réaliser soi-même et à faire ensuite partager…

Un véritable kit pour écrire sa propre BD... (copyright N. Demange)

Un véritable kit pour écrire sa propre BD… (copyright N. Demange)

En fonction de l’actualité ou du calendrier, de nouveaux Birds sont mis à disposition des internautes pour attiser leur créativité, et ça marche ! La communauté compte déjà 17 000 inscrits qui publient en moyenne 100 000 nouvelles vignettes par an… Bien sûr, seules les meilleures trouvailles sont mises en ligne quotidiennement sur le site officiel de Birds à raison d’une moyenne de 70 nouvelles BD chaque jour !

Blog307_PhCouvertureUn succès incontestable donc, qui a bien évidemment fait l’objet d’une publication, éditée par Michel Lafon et disponible en librairie depuis octobre 2015, le livre « BirdsDessinés : le Best-Of » qui contient plus de 600 BD soigneusement sélectionnées par le créateur du site, Nicolas Demange, mis en page par l’illustratrice des Birds, Adeline Ruel, mais dont les scénarios émanent d’une centaine d’auteurs distincts, contributeurs du site collaboratif. Une bien belle utilisation des réseaux sociaux qui montre que si l’union fait la force, la collaboration peut aussi contribuer à la bonne humeur.

Et comme un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, ne resistons pas au plaisir de présenter ici quelques-unes de ces BD, en renvoyant naturellement au site et aux publications des auteurs pour en découvrir davantage !

Blog307_PhSurveillance

Blog307_PhHandicap

Blog307_PhPrivileges

Blog307_PhChauvesSouris

Blog307_PhWiFi

Blog307_PhLoiTravail

Blog307_PhEcole

L.V.  LutinVertPetit

En Europe, la crise touche aussi les oiseaux !

16 février 2015

C’est une étude scientifique, publiée le 2 novembre 2014 par la revue Ecology letters, qui a tiré la sonnette d’alarme : quelques 421 millions d’oiseaux communs auraient disparu d’Europe au cours des trente dernières années ! Le chiffre a fait le buzz et a été largement repris par les médias, de Libération à Sciences & Avenir, ainsi bien sûr que sur de nombreux sites spécialisés en protection de l’environnement.

Richard Inger, coordinateur de l'étude

Richard Inger, coordinateur de l’étude

L’étude, coordonnée par Richard Inger, de l’université britannique d’Exeter, a porté sur 144 espèces d’oiseaux dont les populations ont été suivies depuis 1980 dans 25 pays européens par des observateurs bénévoles dans le cadre du programme Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS), complété par des investigations de Bird Life International sur un échantillon plus large (520 espèces) pour les années 1997 à 2004. Dans les années 1980, le nombre d’individus des 144 espèces examinées était évalué à plus de 2 milliards et ce chiffre a donc diminué de plus de 20 % en trente ans. Les observations ont bien entendu été extrapolées et ce chiffre de 421 millions d’oiseaux qui auraient disparu d’Europe au cours des trente dernières années n’est qu’une estimation, sans doute très en deçà de la réalité puisqu’elle ne porte que sur un nombre très limité d’espèces. On estime en effet à plus de 950 le nombre total d’espèces d’oiseaux vivant en Europe.

Dessin publié par Urtikan.net

Dessin publié par Urtikan.net

Certains comme l’ornithologue Frédéric Jiguet, professeur en biologiste de la conservation au Museum national d’histoire naturelle et coordinateur du programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs), soulignent d’ailleurs que ce chiffre est à relativiser au vu d’autres encore plus effrayants ! Ainsi, il estime que sur ces mêmes trente dernières années, ce sont au total quelques 3 milliards d’oiseaux qui ont été tués par des chasseurs (dont un quart sur le seul territoire français, triste record national…) et sans doute autant qui ont été victimes d’accidents de la circulation, percutés par un véhicule et laissés agonisants au bord de la route. Certaines sources indiquent qu’aux États-Unis, le nombre d’oiseaux tués chaque année par les chats domestiques est aussi de cet ordre de grandeur de 3 milliards ! Mais toutes ces victimes sont souvent des jeunes oisillons inexpérimentés qui ne jouent pas encore de rôle actif dans la reproduction de leur espèce.

Étourneau sansonnet photo © Alain Fossé

Étourneau sansonnet photo © Alain Fossé

Ceci dit, les résultats publiés par Richard Inger et ses collègues restent très inquiétants, même s’ils ne font que confirmer et surtout aident à quantifier un phénomène bien connu depuis des années. Pour certaines espèces, les populations auraient ainsi diminué de près de 90 % en trente ans, 77 % par exemple pour la tourterelle, 61 % pour le moineau domestique, 58 % pour l’étourneau ou 46 % pour l’alouette des champs…

Les raisons de cette extinction massive qui se fait sous nos yeux, sans même qu’on ne s’en rende compte, sont bien identifiées également. L’agriculture intensive avec ses apports de pesticides qui décime les populations d’insectes (pour lesquels la perte de biomasse est sans doute incomparablement plus importante, mais personne ne l’a encore quantifiée…) : telle est la principale accusée une fois de plus.

Famille de moineaux prenant son bain photo © France Dumas

Famille de moineaux prenant son bain photo © France Dumas

Mais de manière plus générale, c’est toute la manière dont nous gérons notre environnement de proximité avec la disparition des haies, l’urbanisation et le bétonnage à outrance, qui sont en cause. « C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes »,  explique d’ailleurs Richard Gregory, de la Société royale britannique pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude.

Tourterelles des bois

Tourterelles des bois

Curieusement, l’étude montre que ce sont les petits oiseaux les plus communs jadis qui ont subi les plus lourdes pertes, illustrant à quel point il est nécessaire de se préoccuper de préserver la biodiversité la plus ordinaire et pas seulement les derniers éléphants d’Afrique ou les baleines à bosse. Les espèces d’oiseaux plus emblématiques font en effet l’objet depuis plusieurs années de mesures de protection et certaines populations sont de ce fait plutôt en croissance, ce qui au passage est rassurant quant au caractère encore réversible de cette menace. On assisterait même depuis les années 2000 à une certaine stabilité des populations observées, ce qui tend à montrer que les mesures de préservation des habitats naturels pourraient commencer à porter leurs fruits.

Blog160_DessinSignalons au passage qu’une autre étude, réalisée par l’organisation environnementale américaine National Aubudon Society, indique que ce ne sont pas moins de 314 espèces d’oiseaux qui sont menacées par le réchauffement climatique, soit plus de la moitié de celles présentes aux États-Unis et au canada, dont le pygargue mais aussi de nombreuses espèces qui jusqu’alors n’étaient pas considérées comme en danger. Les ornithologues ont ainsi identifié 126 espèces qui risquent de perdre plus de 50 % (voire même jusqu’à 100 % dans certains cas) de leur habitat d’ici à 2050, sans possibilité d’émigrer ailleurs si le réchauffement climatique continue au rythme actuel. Voilà peut-être des arguments qui devraient nourrir la réflexion de nos décideurs politiques pour le prochain sommet planétaire sur le changement climatique organisé à Paris à la fin de cette année…

L. V. LutinVert