Archive for mars 2011

Surveillance en temps réel de la radioactivité ambiante

27 mars 2011

Le réseau Téléray est constitué de 170 sondes fixes (dont 7 en outremer) qui mesurent en permanence l’intensité du rayonnement gamma ambiant, exprimée en débit de dose (en nanosievert par heure – nSv/h). Ces mesures sont transmises en temps réel au centre de supervision de l’IRSN au Vésinet (78).

Au cours des 25 et 26 mars, aucune élévation anormale de la radioactivité gamma ambiante n’a été détectée sur l’ensemble des sondes du réseau Téléray de l’IRSN (Métropole et DROM-COM).
La figure suivante synthétise par région les valeurs mesurées par ce réseau le 26 mars et les compare aux valeurs moyennes observées sur le dernier mois. Le débit de dose mesuré, qui peut varier d’un lieu à l’autre, correspond au rayonnement émis par les éléments radioactifs naturels présents dans l’air ou dans le sol ainsi qu’au rayonnement cosmique traversant l’atmosphère. En un lieu donné, le rayonnement mesuré peut également fluctuer au cours du temps en fonction des variations de concentration des éléments radioactifs naturels dans l’air, qui dépend des conditions météorologiques du moment. Ces variations temporelles sont normales et constituent le « bruit de fond » de la radioactivité naturelle.

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Les économistes atterrés….

26 mars 2011

…font le Tour de France pour une autre Europe

NON A L’HOMME JETABLE : 30 ans d’application des théorèmes du libéralisme, ont débouché sur un « capitalisme financier » qui transforme tout ce qu’il touche en marchandise jetable (emplois, hommes, femmes, jeunes) au nom d’une guerre économique (compétitivité) à l’origine de la plus grande crise depuis 1929.
Pour éviter de nouvelles catastrophes, sortons l’Economie des « tubes à essai des officines néo‐libérales » et rendons là aux citoyens.

Le 28 Mars 2011 à la fac St Charles à 18 h

DE TOUS LES HORIZONS : Issus d’horizons théoriques très divers, des économistes « atterrés » par les politiques européennes d’austérité et de soumission au pouvoir de la finance et par la faiblesse du débat sur les bases de ces politiques ont publié un appel les dénonçant. Universitaires, chercheurs, « experts » ou simples citoyens, nous sommes à présent plus de 3 200 signataires.

REFONDATION DE LA PENSEE : Cette grande crise exige une véritable refondation de la pensée et des politiques économiques. C’est pourquoi nous entamons un Tour de France des villes et des universités pour mettre en débat nos analyses et propositions avec les étudiants et les citoyens. De fin Mars (Marseille) à juin, plus de quarante réunions‐débats auront lieu dans des villes de France avec les économistes signataires du Manifeste et la société civile locale.

SAUVETAGE OU PLANS D’AUSTERITE ? Face à la crise de l’euro et de la dette

publique, les gouvernements, la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission ont décidé de réformer dans l’urgence le traité de Lisbonne et de renforcer le « pacte de stabilité ». Dans le Manifeste d’économistes atterrés, nous dénoncions ces plans de « sauvetage » des pays endettés, en réalité des plans d’austérité imposés en Grèce, en Irlande et ailleurs, avec la participation de la BCE et sous la surveillance du FMI dans le but unique de rassurer les marches financiers. Ces politiques enfoncent l’Europe dans le chômage et les dettes.

DES QUESTIONNEMENTS MULTIPLES : Les réformes de la « gouvernance européenne » proposées aujourd’hui permettront‐elles de sortir de l’impasse ? Quelles alternatives proposer ? Quel est le rôle de la BCE dans la gestion de la crise ? A qui les États doivent‐ils de l’argent ? Comment fonctionne la spéculation sur la dette publique ? Il faut un audit de la dette publique. Quels sont les principes de coordination des politiques européennes ? Voici quelques unes des questions que la situation actuelle nous pose.

DES ALTERNATIVES POSSIBLES : Mais il s’agit surtout d’avancer des alternatives aux marchés financiers, à l’austérité, à la croissance prédatrice, à la « gouvernance » actionnariale des entreprises. Nous mettons ainsi en débat la question de buts sociaux et écologiques nouveaux refondant la politique économique, d’un nouveau développement des services publics, de pouvoirs nouveaux dans les entreprises face aux marchés financiers et aux actionnaires, de la maîtrise des banques et de la BCE avec des critères de financement sociaux et écologiques. Autant de pistes qui ensemble dessinent la possibilité d’une autre construction européenne basée sur l’harmonisation sociale et la coopération.

Association contre l’excision en Afrique…?

25 mars 2011

Par le présent article, je mets mes lecteurs en garde :

Contre qui : une bande d’Africains – « Allah Kabo »

Cette bande se présente comme faisant partie d’une association qui lutte contre l’excision en afrique appelé « Allah kabo ». Ils sont imposants et vous demande de l’argent. Difficile de dire non…

La méthode : très, très insistante. On en revient chamboulé. Une petite voix siffle (bizaaaare, fais gaffe) et on donne quand même parce que très incisif : « si tu donnes pas, ça va continuer » Carmen (cf. Commentaires)

  • Sur internet cette association n’existe pas!
  • Ma mésaventure personnelle vécue sur le parking de la Migros Marin en Suisse. Le service client de Migros n’a pu affirmer la véricité de l’existence de cette association mais m’ont informé que dans la mojorité des cas similaires, les asociations sont factices et que ces personnes sont dans l’illégalité car sur le terrain privé de la migros. Malheureusement le terrain étant privé, la police ne peut y intervenir. Donc on ne peut compter sur la police pour creuser la question. Notons qu’une vrai association obtient une autorisation auprès de la migros au préalable…

Dans TOUS les cas, plutôt que de donner de l’argent immédiatement, demander un bulletin de versement et le nom et adresse de l’association. Une fois à la maison, renseignez vous auprès de l’intendance des impôts ou de la mairie avant de verser quoique ce soit. S’ils tentent de vous soudoyer de l’argent liquide quand même, vous pouvez être sûr que c’est une arnaque!!! PAS DE CASH et pas de chèque dans l’immédiat.

Accordez vous un temps de réflexion de quelques heures à quelques jour. Une association honnête vous accordera ce temps sans difficulté.


Je constate que vous êtes hélas beaucoup à faire cette mauvaise expérience et que lorsque vous trouvez cette page, c’est déjà trop tard. L’arnaque touche la Suisse, la France, la Belgique et cela ne s’arrête probablement pas là.

Malgré l’arnaque dont vous êtes peut-être victime, l’expérience nous instruit. Nous sommes tous et toutes mieux armés pour la prochaine rencontre de ce type. Parlez-en autour de vous, faisons circuler l’information autant que possible, sensibilisons notre entourage.

D’après les commentaires, voici où cette arnaque a déjà pris place:

parking de migros marin centre CH
Avry-Centre (canton de Fribourg, Suisse)
Coop de Collombey CH
IKEA à Aubonne CH
Hornbach Villeneuve Suisse
parking de Coop à Moutier – Suisse

Leclerc de Roanne (Loire)
parking du Carrefour à Agen
Centre Leclerc de Saint-Orens
parking du Leclerc Technopole de St Etienne du Rouvray (76)
parking de Conforama à St Maximin (60)
parking de la banlieue d’Orléans (La Chapelle St Mesmin)
parking du centre commercial Carrefour de Saint-Brieuc (22)
centre Leclerc Paridis à Nantes
parking de Carrefour à Claye-Souilly en Seine-et-Marne
parking du marché de Monsempron Libos (lot et garonne)
parking de Carrefour market à Villers-Côtterets (02)
Carrefour de Wépion
galerie d’Auchan à Villars
Vire (14)
parking de Carrefour Market à Bayonne (64)
Chécy près d’Orléans
parking du Centre Commercial qui englobe le Décathlon, Geispolsheim (Alsace)
Leclerc de Achères
Coop Allaman
Carrefour en Isère
galerie Auchan à Maurepas 78310
Saint-Père-sur-Loire
hypermarché Cora en Moselle
Super U de Draveil 91
Champion de Hamme-Mille en Belgique
Belgique (Wavre)
parking du Super U de La Calmette 30190
Carrefour Epernay 51200
Leclerc de Civrieux d’Azergues (rhône)
Leclerc de Rueil-Malmaison
Carrefour de La Rochelle
Super U de Gétigné 44
Leclerc de Poitiers
Leclerc Atlantis
Leclerc de Reims
Leclerc La Roche sur Yon
Intermarché à Maulette dans les Yvelines
centre commercial porte de Normandie Auchan à Buchelay (78)
Troarn dans le Calvados
Hyper U à Rumilly
Auchan Saint Sébastien (44)
Super U à l’Arbresle (69)
parking Intermarché à Commercy (55200)
Carrefour Auchy les mines 62
Leclerc de Rueil
Leclerc de Saint-Louis (68)
Intermarché a Villeneuve-la-Guyard dans l’Yonne

Centre Bourse à Marseille
Leclerc de Conflans
Pas-de-Calais au centre commercial de Lens

Cantonales 2011 : sans commentaire.!

21 mars 2011

 

Dernière mise à jour : 20/03/2011 20:41:28
Dernière mise à jour : 20/03/2011 21:11:41

Japon : Le nuage radioactif….

20 mars 2011

….atteindra la France mercredi ou jeudi..!

Le panache radioactif résultant des rejets des réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima pourrait atteindre la France métropolitaine mercredi ou jeudi prochain, a annoncé samedi l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, après avoir fait une modélisation.

Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air devraient être « d’un niveau trop faible pour être détectées par les 170 balises d’alerte » du réseau Téléray de l’IRSN, précise l’institut dans un communiqué. Elles « seront sans conséquences sanitaires et environnementales » et « si minimes«  qu’elles ne pourront être détectées dans l’environnement que par des mesures d’échantillons effectuées dans des laboratoires spécialisés, ajoute l’IRSN.

Selon l’Institut, le panache radioactif se dilue tout en progressant dans l’hémisphère Nord.

Rappelons que le Japon étant situé dans l’hémisphère Nord, il n’y a aucun risque de voir ce panache radioactif atteindre la Réunion, dans la mesure où il n’y a pratiquement pas d’échanges entre les deux hémisphères.

Prévision pour mercredi 23/03/2011

Par contre, le nuage aurait déjà survolé la Guadeloupe et la Martinique hier, sans qu’aucune information particulière n’ait été délivrée à la population.

Ouf….!

19 mars 2011

Le calendrier Maya nous accorde un siècle de répit.

Le 21 décembre 2012 était jusqu’à présent considéré comme le dernier jour du calendrier Maya, et donc celui de la fin du monde. Mais des scientifiques viennent nous accorder plus de cent ans de répit, assurant que c’est en 2116 que s’achèvera le calendrier.

Les frères Böhm, deux scientifiques allemands, révèlent en effet dans une étude publiée par la revue Astronomische Nachrichten, que le calendrier maya ne prend pas fin en 2012, comme on le croyait jusqu’à présent, mais en 2116. Les deux chercheurs assurent que les calculs effectués par John Eric Sidney Thompson, spécialiste de la civilisation maya, ne sont pas exacts. Sa retranscription du temps des Mayas dans le calendrier chrétien ne prenait pas en compte les différentes occupations de cités par les tribus ennemis, et c’est ainsi que 104 années auraient été oubliées.

C’est en prenant en compte les différents calendriers utilisés par la civilisation maya que les frères Böhm ont réalisé leurs calculs : un calendrier agricole de 365 jours, une version religieuse de 260 jours, un calendrier de neuf jours, et un cycle de 1.872.000 jours. Pour retranscrire le temps maya, ils ont noté les concordances entre les événements de ces calendriers et le calendrier chrétien.

Ce n’est pas la première fois que la date du 21 décembre 2012 est remise en cause par des chercheurs. Pour Gerardo Aldana, de l’université de Santa Barbara, il est tout simplement impossible de prévoir avec précision et fiabilité le moment exact auquel prend fin le calendrier maya.

Incidents et accidents nucléaires.

17 mars 2011

Comment sont déclarés les événements ?

Les exploitants d’installations nucléaires ont l’obligation de déclarer sous 48 heures à l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) tout « événement significatif » se produisant dans leur installation. Par événement significatif, on entend tout écart par rapport au fonctionnement normal de l’installation. Cette déclaration doit être accompagnée d’une proposition de classement de l’événement sur l’échelle INES.  Utilisée au plan international depuis 1991, l’échelle INES (International Nuclear Event Scale) comporte 8 niveaux, de 0 à 7. Les niveaux 1 à 3 correspondent à des « incidents », les niveaux 4 à 7 à des « accidents ».

Par la suite,

  • les événements de niveau 0 ne font pas l’objet d’un avis d’incident, sauf s’ils présentent un intérêt particulier ;
  • tout événement supérieur ou égal au niveau 1 fait l’objet d’un avis d’incident publié sur le site internet de l’ASN ;
  • tout événement supérieur ou égal à 2 fait l’objet d’un communiqué de presse et d’une déclaration à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

Les événements de transport international concernant un pays étranger font l’objet d’une déclaration à l’AIEA à partir du niveau 1. Dans le cas d’une perte de source radioactive, la déclaration est nécessaire à partir du niveau 0.

Principaux incidents et accidents enregistrés

Les événements figurant sur l’échelle INES varient entre un simple écart – plusieurs centaines d’événements par an – à la plus grande catastrophe de l’industrie nucléaire : l’accident de Tchernobyl, le seul événement classé niveau 7.

En attendant celui du Japon....

Plus d’informations :

Présentation de l’échelle INES par l’ASN (document pdf)

– Livret de présentation réalisée par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) (document pdf)

– Espace « Echelle INES » sur le site de l’AIEA (en anglais).

Impressionnant !

14 mars 2011

Pour voir l’impact du Tsunami du nord-est japonais, regardez cet impressionnant montage interactif “avant/après” réalisé par le New-York Times. Il suffit de déplacer la souris pour voir l’ampleur des dégats…

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Cliquer sur la photo pour accéder au motage interactif.

Off de Marseille 2013 : l’appel est lancé

13 mars 2011

Ils ont observé d’un oeil critique les chicayas entre les politiques de Toulon, Aix et Marseille, le guichet unique mis en place par Renaud Muselier, les coups de rame de Bernard Latarjet, directeur général de l’association Marseille Provence 2013 (MP2013), pour mettre tout ce petit monde dans le même bateau, et y faire monter les mécènes indispensables au bouclage du budget.

Antonin Doussot, Eric Pringels et Martin Carrese.

Un budget qui, une fois retranché les conséquences des désistements de Toulon et d’Ouest Provence, le mécénat encore en suspens, les frais de fonctionnement et la maxi exposition des Ateliers du Midi, se réduirait d’après leurs calculs à 42 millions d’euros, « destinés en grande partie à soutenir des projets de structures déjà reconnues », estime Martin Carrese, membre de l’association Marseille 2013, pendant non-institutionnel de MP2013.

Financement participatif

Et puis ce trio de graphiste (Martin Carrese, Eric Pringels, Antonin Doussot) devenu sextuor avec l’appui du journaliste Stéphane Sarpaux, de la communicante Ginie Bel-Moutte et de l’artiste Xavier Leton, a « décidé de ne pas regarder le train passer », poursuit Martin Carrese. « Aujourd’hui nous lançons l’appel du Vallon des Auffes, avec l’objectif de construire la première capitale culturelle Off », annonce Antonin Doussot. « On est entourés de gens qui sont dans des situations précaires – artistes, graphistes – et un investissement colossal est fait sur la ville. On a envie que ça leur profite plutôt qu’à des structures déjà subventionnées », résume-t-il.

Un Off fortement 2.0 puisque pour financer les projets, Marseille 2013 – qui « n’a pas un rond, ni trois, ni un carré » dixit Eric Pringels, pas le plus grand fan du nouveau logo de MP2013 – s’appuiera sur le site de financement participatif kisskissbankbank.com, où des internautes pourront soutenir des projets artistiques, comme d’autres produisent des disques (Mymajorcompany) ou des films (Touscoprod). Ironie de l’histoire : en 2004, Lille avait expérimenté un système similaire avec un catalogue de 800 pages de projets à qui les entreprises pouvaient verser entre 5000 et 150 000 euros. « Chacune penchait pour trois ou quatre, puis s’est aperçu qu’ils étaient déjà pris et ça a été la course. Finalement en trois semaines on avait placé plus de 60% des projets », racontait le week-end dernier Patrick Peugeot, président du conseil de développement de la métropole nordiste.

Pour accompagner cette ouverture, l’ancien site Marseille2013.org a évolué en Marseille2013.com, intégrant réseaux sociaux, mais aussi commentaires et votes sur les projets, avant fin 2011 la possibilité pour les artistes d’ouvrir des blogs. « Avec une adresse projet.marseille2013.com, les artistes auront à leur disposition une vitrine, et on peut imaginer la possibilité d’un travail collaboratif, avec des groupes dédiés à un projet », justifie Martin Carrese.

n’a pas un rond, ni trois, ni un carré

Avec cette précision sur la démarche, signée Eric Pringels : « nous ne faisons pas un Off pour nous opposer au In, mais pour montrer une alternative, une autre manière de construire une capitale culturelle qui ressemble plus à notre image de la ville. » Marseille 2013 dont les visuels alternent entre la beauté graphique d’Owni et le potache, un esprit bien incarné par cette conférence de presse minimaliste dans le cadre du Vallon des Auffes, avec des questions parfois posées par les fenêtres entrouvertes, le cabanon étant trop petit pour loger tout le monde, quand MP2013 avait mobilisé police municipale et grande salle de la Cité des Arts de la Rue pour présenter son « état d’avancement ».

Preums sur 2013

La genèse de l’association, sur lesquels Eric Pringels est revenu, en est à l’image : « en 2003, nous travaillions tous les trois pour une agence de comm’ où tous les supports que l’on créait se finissaient pas 13. C’était devenu une blague entre nous, nous terminions nos adjectifs par 13 – Débile13, Cool13. Quand on a vu que la prochaine capitale européenne française serait en 2013, on a déposé le nom de domaine. Et comme on n’avait pas beaucoup d’espoirs dans la politique culturelle de la ville, on s’est dit qu’on allait prendre les choses en main. On ne sait pas si Jean-Claude Gaudin a eu vent de notre initiative, mais quelques mois plus tard la mairie a déposé sa candidature. »

Cette dernière n’ayant pas fait mine de s’intéresser à ce projet pré-existant, « finalement, nous sommes allé toquer à leur porte. Celle-ci est toujours restée poliment refermée. Notre site était considéré comme un Ovni sympathique, une n-ième preuve du dynamisme culturel et du côté frondeur de la ville », enchaîne Antonin Doussot. « Mais dès la victoire, on les a beaucoup intéressés : ils nous ont proposé 5 000 euros pour le nom de domaine et un accès libre au contenu. »

Mot clé : paradoxes

Une offre refusée qui a aboutit de fil en aiguille à ce Off purement marseillais, qui ira chercher conseil du côté de celui du festival d’Avignon, mais ne cherchera pas à s’étendre à toute la Provence : « Maryse Joissains a déclaré récemment que la culture aixoise n’était pas du tout la même que la culture marseillaise », justifie un brin taquin Eric Pringels. « Et puis on est une petite structure, on va commencer par Marseille… »

Il y a déjà pas mal à faire, si l’on en croit au thème choisi : les paradoxes. « Ville cosmopolite mais esprit villageois, ville urbaine mais verte, ville portuaire mais tournée vers l’intérieur, ville morte la nuit mais prochaine capitale européenne de la culture, ville qui désigne des élus mais qui est gouvernée par d’autres, ville de chaos urbain mais qui tend à la normalisation, ville incontrôlable mais prévisible, ville monde mais qui ne pense qu’à Paris, ville raciste mais solidaire, ville repoussante mais attachante… » Ajoutons-en un : ville dont le succès d’un événement institutionnel dépendra peut-être grandement de celui de son alter-ego spontané.

Les QR codes…C’est quoi…?

12 mars 2011

Vous avez peut-être déjà remarqué ces étranges pictogrammes qui apparaissent sur certaines affiches publicitaires. Petits, carrés et sibyllin pour l’œil humain, ces «QR Codes» investissent le territoire français et renouvellent le street marketing. Mais à quoi servent-ils ?. Voir aussi l’article précédent.

Qu’est-ce qu’un QR Code?
C’est un nouveau code barre plus performant. «Il s’agit d’un code en 2D, reconnaissable aux petits carrés qui ornent ses coins, qui permet de véhiculer des informations sur mobile», explique Guillaume Bochart, cofondateur et cogérant de la société QR Mobile. Visuellement, cela ressemble à un damier ou à un Tetris à trous. La plupart sont noirs et blancs mais certains sont customisés, comme celui dessiné par

QR pour la marque Vuitton

Takashi Murakami pour Louis Vuitton . Ces codes, nés au Japon, renferment des données auxquelles on ne peut avoir accès qu’avec son téléphone mobile. «QR» est l’acronyme de l’anglais «Quick Response» car son contenu peut être décodé rapidement.

Comment ça marche?

Il faut déjà posséder un téléphone portable pouvant se connecter à Internet, via la 3G ou en WiFi, et équipé d’un appareil photo (même basse résolution). Ensuite, l’utilisateur doit télécharger une application permettant de lire les QR codes. Enfin, il suffit de prendre le code en photo pour obtenir un lien url renvoyant sur les informations renfermées. «Même détruit à 30%, un QR Code est encore lisible», fait valoir Guillaume Bochart.

A quoi servent-ils?
«C’est une nouvelle façon de communiquer qui ne remplace pas l’affiche mais permet de donner un maximum d’infos immédiatement, assure Guillaume Bochart. Par exemple Nexans a choisi ce procédé pour diffuser ses résultats financiers, cet été.» Outre le gain en terme d’image – être dans le coup – les QR Codes ont l’avantage de stocker 7089 caractères, soit plus d’informations qu’un code barres, et permettent une communication multimédia (texte, audio, vidéo…). Beaucoup de marques l’ont déjà adopté. La municipalité de Suresnes va également expérimenter ce format en le proposant sur des monuments historiques notamment: il suffira de «scanner» le

Ville numérique...?

pictogramme pour obtenir des informations. Dans cette même dynamique de « ville numérique », Bordeaux organise du 21 au 26 mars 2011 sa première Semaine Digitale.«Le QR Code permet une communication différente, beaucoup plus novatrice et proche des gens. On peut le décliner sur tout type d’événements et imaginer, pourquoi pas, d’en avoir à l’entrée d’une école ou d’un complexe sportif pour diffuser des informations pratiques.» Ainsi certaines émissions de télévision y ont recours.

Un marché encore émergent
La France a du retard en matière de QR Codes. Alors qu’ils ont été créés au Japon en 1994, où ils sont utilisés quotidiennement (même sur les produits alimentaires!), l’Hexagone se convertit doucement. «Dans le monde, le nombre de QR Codes a augmenté de 120% entre septembre 2009 et septembre 2010. Rien qu’au Japon, cela représente un marché de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires», détaille Guillaume

QR dans une pub Coca

Bochart. Ceux qui les ont déjà adoptés mettent en avant le prix attractif et la facilité d’une telle campagne. «Il existe des générateurs gratuits sur Internet, explique encore Guillaume Bochart qui travaille notamment pour France Télévisions ou encore Fauchon et revendique une quinzaine de clients. Pour un modèle commercial, il faut compter entre 5.000 et 8.000 euros.» Bien moins cher que les campagnes médias traditionnelles. Ces petits pictogrammes devraient donc se multiplier dans les rues dans les mois qui viennent.

 

Le Carnussien Vigilant Masqué

QR du PC…!

9 mars 2011

Votez plus fort....

Dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 mars, 10 000 affiches énigmatiques étaient collées dans les rues de plusieurs villes françaises. Sur un fond blanc, un unique QR code (1) est représenté. Ce n’est qu’en photographiant ce code-barres 2D avec une application lisant les Flashcode, puis en se connectant au Web à l’aide de ce sésame, que le passant apprend l’identité de l’auteur de cet affichage massif.

Ce code le conduit en effet sur le site d’une campagne orchestrée par le Parti communiste français. Elle appelle les électeurs à se mobiliser pour le Front de gauche.

Un coup marketing

A moins de deux semaines des élections cantonales, le Parti communiste espère inciter les plus jeunes à se rendre aux urnes. Mais réussit aussi un beau coup médiatique, qu’il ne renie pas. « L’idée, c’était d’exister dans une campagne électorale dont tout le monde se moque. Nous avons cherché une solution qui soit à la fois un moyen d’attirer les  jeunes et de créer de l’événementiel », explique-t-on au Parti communiste français.
« Les nouvelles technologies ont aussi une utilité pour les partis politiques. Ce système de QR code permet de fournir plus de contenu que ne le ferait un affichage papier, de donner plus de chair à nos propos ».
Le parti de Pierre Laurent entend insérer des QR code dans toutes les affiches ou tracts papier qui seront dorénavant distribués. Pas question pour autant de se couper des modes de communication classiques, au risque de perdre une partie de l’électorat. « Nous n’opposons pas la technologie, aux tracts papier. Nous devons utiliser ces deux vecteurs de communication. Les professions de foi de nos candidats seront toujours au cœur de la campagne », insiste t-on au PCF, qui espère bien glaner quelques militants plus jeunes en dépoussiérant sa campagne.
(1) QR code : quick response code. Format de code 2D créé par le japonais Denso-Wave. Les Flashcode regroupent plusieurs normes, Datamatrix ou QR code.

A l’envers….!

8 mars 2011

Sarkozy serait éliminé du second tour de la présidentielle

Eliminé.......?

Pour la première fois dans un sondage, Nicolas Sarkozy serait éliminé dès le 1er tour de la présidentielle où il serait devancé par Marine Le Pen (FN) en tête, et Dominique Strauss-Kahn, ce qui constituerait une réédition du 21 avril 2002, mais à l’envers.

Cette étude réalisée par Harris Interactive/Le Parisien à paraître mardi constitue le deuxième coup de tonnerre en l’espace de 48 heures, après celui samedi de l’arrivée en tête de la présidente du Front national au 1er tour, dans un sondage, de Harris Interactive/Le Parisien, déjà.

Samedi, Marine Le Pen recueillait 23% des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (PS), tous les deux à égalité avec 21%. Cette fois, dans le cas d’une candidature PS de Dominique Strauss-Kahn, candidat non déclaré comme Mme Aubry, mais favori dans les sondages pour défendre les couleurs socialistes, c’est le président Nicolas Sarkozy, à son plus bas niveau de popularité depuis 2007, qui serait éliminé du second tour. Mme Le Pen progresserait d’un point à 24%, suivie de DSK à 23% et Nicolas Sarkozy à 21%.

En 2002, le président du FN, Jean-Marie Le Pen, avait été qualifié pour le second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac. Lionel Jospin (PS), Premier ministre d’alors, avait été éliminé. Aucun sondage précédent le scrutin n’avait donné la qualification du président FN. Jusqu’à présent, M. Sarkozy, qui ne dit rien de sa candidature mais dont personne ne doute dans son camp, est présenté comme le « meilleur ».

Dans une interview ce week-end au Figaro, avant la publication du premier sondage, François Fillon a dit que le chef de l’Etat était « non seulement le seul, mais le meilleur candidat possible ». « C’est lui qui rassemble le plus largement possible la majorité (…) Toute autre candidature serait une candidature de division qui ouvrirait un boulevard à la gauche », a ajouté le Premier ministre.

Lundi, M. Fillon a fait porter la responsabilité de la montée de Mme Le Pen dans les sondages à la gauche. « L’opposition devait aussi s’interroger sur sa propre attitude et sa propre responsabilité dans cette situation », a-t-il dit, en dénonçant le fait que « depuis 4 ans, jour après jour, avec une violence extrême (…) le Parti socialiste dénigre le président en employant des formules dont les plus récentes sont absolument odieuses ».

Après son sondage détonant de samedi, Harris Interactive avait décidé de lancer une nouvelle enquête, testant cette fois les candidatures DSK et Hollande pour le PS. Dans l’hypothèse d’une candidature de François Hollande, Mme Le Pen recueillerait également 24%, suivie alors de Nicolas Sarkozy (21%) et Hollande (20%). En campagne à Lille pour les cantonales, Mme Aubry a accusé M. Sarkozy de « nourrir » la montée du FN. « Mais qui nourrit le front national ? Ceux qui passent leur temps à parler de la peur de ceux qui sont différents (…) Qui aujourd’hui, fait que des hommes et des femmes se sentent humiliés, abandonnés, oubliés, si ce n’est la politique de Nicolas Sarkozy », a-t-elle lancé.

Claude Bartolone (PS) a mis en cause sur I-télé les instituts de sondages: « Les sondages représentent 10% des chiffres d’affaires des boîtes de sondages, mais 90% de leur notoriété. Je ne voudrais pas qu’on joue sur un coup de communication d’une boite de sondage, quelle qu’elle soit, une partie de notre démocratie », a-t-il dit. Le député strauss-kahnien, Jean-Christophe Cambadélis, a « appelé la gauche à la responsabilité », en constatant « la poussée lepéniste ». Pour lui, la France est « troublée, inquiète et mécontente » et « le bilan de Nicolas Sarkozy est un désastre ».

Qualifiant « d’un peu bizarre » le nouveau sondage, après « le fracas médiatique » du précédent, Stéphane Le Foll, proche de M. Hollande, a estimé que face à la montée du FN, le PS « devait définir sa ligne et son projet » et poser la question du « rassemblement de la gauche ». Il a jugé que les cantonales des 20 et 27 mars constitueraient « un test électoral » permettant de mesurer la situation.


21 avril à l’endroit ou à l’envers…?

6 mars 2011

Selon un sondage, la présidente du Front national devancerait Nicolas Sarkozy et Martine Aubry avec 23 % . Une première « coup de tonnerre ».

en tête au 1er tour de la présidentielle...?

Lionel Jospin aurait parlé d’un « coup de tonnerre ». Sauf qu’il ne s’agit pas encore d’une élection, mais d’un simple sondage que publie ce matin « Le Parisien Dimanche ». Un sondage qui, pourtant, expose une situation inédite dans la vie politique française : la présence de Marine Le Pen en tête du premier tour de l’élection présidentielle, devant Martine Aubry et Nicolas Sarkozy. Avec 23 % des voix, la présidente du Front national atteint des scores jamais réalisés par son père. Celui-ci n’a jamais fait plus que les 16,9 % obtenus en 2002, lorsqu’il s’était qualifié pour le second tour (17,8 %), ce qui paraissait déjà phénoménal à l’époque.

Le score de Marine Le Pen est d’autant plus impressionnant qu’elle se situe déjà très haut à plus d’un an de l’élection, alors que Jean-Marie Le Pen ne « décollait » de son socle de 10 ou 12 % que dans les dernières semaines, voire les tout derniers jours, ce qui avait été notamment le cas en 2002. Tous les autres instituts l’évaluent aujourd’hui entre 16 et 18 %, soit le maximum obtenu par le fondateur du FN.

On peut s’étonner du fait que l’institut Harris n’ait choisi de « tester » que Martine Aubry parmi les candidats socialistes ; chacun sait que DSK obtient systématiquement des intentions de vote supérieures à la première secrétaire. Dans une hypothèse Strauss-Kahn, Marine Le Pen ne serait sans doute pas en tête. Il n’en demeure pas moins que cette étude très sérieuse, réalisée auprès de plus de 1 600 personnes (mais par Internet), met en lumière le danger que représente désormais la présidente du Front national pour les deux grands partis, PS et UMP.

« Il joue à quitte ou double »

Martine Aubry et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal, à 21 %, dans l’enquête du « Parisien ». La première secrétaire du PS a réagi avec violence à ce résultat. Elle a aussitôt accusé le chef de l’État de « jouer à quitte ou double depuis des semaines », allusion au débat sur l’islam lancé par Sarkozy et à ses propos de dimanche dernier sur l’arrivée supposée d’une vague d’immigration massive en provenance d’Afrique du Nord. « Il ne veut pas changer de politique, donc il fait peur, accuse-t-elle. C’est une stratégie pour masquer ses turpitudes et ses échecs. » Laurent Fabius a lui aussi pointé le « débat complètement absurde que M. Sarkozy veut lancer sur l’islam ».

Plusieurs dirigeants, et non des moindres puisqu’il s’agissait d’Alain Juppé et de François Fillon, ont pris leurs distances avec ce débat qui devrait donner lieu à une convention de l’UMP début avril, et qui a été rebaptisé du coup débat sur la laïcité. Certains hauts responsables de la majorité redoutent les dérives d’une telle convention. « Ça peut partir dans tous les sens, y compris chez nos militants », s’inquiète une personnalité de l’Assemblée nationale.

Cette stratégie est jugée aussi dangereuse qu’inefficace : selon Harris, 21 % des électeurs de Nicolas Sarkozy en 2007 voteraient Marine Le Pen en 2012.

Voici donc ouvertement posée l’hypothèse d’un « 21 avril à l’envers », qui verrait l’élimination dès le premier tour du président sortant. De là à ce que monte une fronde parmi les députés UMP pour que l’on change de candidat, il n’y a qu’un pas… que personne n’ose franchir pour l’instant. Même s’il est systématiquement donné battu au second tour, Nicolas Sarkozy passe encore pour le moins mauvais candidat possible de la droite.

Apprentis sorciers de l’Élysée

François Fillon, que certains imaginent parfois jouer les « recours », a répété hier dans une interview au « Figaro » que « Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat pour 2012 ». Mais le Premier ministre, qui sort enfin d’un long silence, sait qu’il existe désormais un autre possible recours en la personne d’Alain Juppé. Tandis que Jean-François Copé joue déjà le coup suivant, en 2017.

Reste l’autre hypothèse, celle d’un « 21 avril à l’endroit », à savoir l’élimination, comme en 2002, du candidat socialiste. Le sondage de ce matin laisse tout autant entrevoir cette hypothèse, du moins si Martine Aubry est candidate. Or, aussi absurde que cela puisse paraître, cette hypothèse est caressée, et même espérée par certains conseillers de l’Élysée, qui y voient la seule chance pour Nicolas Sarkozy d’être réélu. Ce sont donc eux qui auraient poussé le président à durcir le ton sur l’islam et sur l’immigration. Moins pour récupérer les électeurs du Front national que dans l’espoir de faire progresser le score de Marine Le Pen et de la qualifier pour le second tour face au président sortant.

Le sondage d’hier montre que cette stratégie suspecte risque de revenir comme un boomerang dans la figure de ces apprentis sorciers.

ELECTRICITE : Pour qui la concurrence ?

5 mars 2011

Article de Marcel BOITEUX de l’Institut et ancien directeur, puis président d’EDF, à paraître dans la revue « Mines la Revue des Ingénieurs » n° 452, mi-avril 2011.

On aura beau retourner le problème dans tous les sens, rien ne permettra d’échapper au paradoxe de la situation dans laquelle la France s’est mise pour son alimentation en électricité.

Sous diverses pressions – et tout spécialement celle de Bruxelles – l’Etat français a décidé, au tournant du siècle, de confier au jeu de la concurrence et aux disciplines du marché la « régulation» du secteur de l’électricité. Peu avertis ou mal informés, les milieux industriels y ont généralement poussé, persuadés que la compétition allait enfin faire baisser les prix du kWh.

En fait et comme la poule qui a couvé un canard, le gouvernement français se trouve confronté, dix ans après, à une situation impossible : on avait ouvert les frontières et livré l’électricité à la concurrence pour faire baisser les prix … et, ces prix, il faudrait aujourd’hui accepter de les laisser monter considérablement pour jouer normalement, et en tous lieux, le jeu du marché européen.

Quel est le criminel qui a ainsi sabordé l’accès tant désiré de la France électrique aux disciplines du marché ? … ces disciplines vantées par les nouveaux gourous du libéralisme,[1] et soutenues par les autorités de Bruxelles. Ce criminel, c’est EDF. Son crime ? Etre trop bon marché. Des circonstances aggravantes ? Ce résultat a été obtenu (malgré tout ce qu’on raconte pour sauver les apparences) sans la moindre subvention de l’Etat[2]. Nationalisée certes, l’entreprise EDF n’en était pas moins une entreprise au sens plein du terme, avec ses comptes et ses résultats vérifiés par expert comptable. Et l’énorme programme nucléaire que ses concurrents lui envient aujourd’hui, c’est par emprunt ou autofinancement qu’elle l’a financé, sans que l’Etat français, donc le contribuable, y ait mis un sou. Pas un sou non plus en provenance du consommateur puisque, hors certains très gros clients qui sont des cas d’espèce liés à des problèmes de financement, les tarifs d’EDF étaient (hors taxes) parmi les moins chers d’Europe : le « client » n’y a donc pas contribué non plus.

Et c’est là que git le scandale : bien que nationalisée, EDF était une entreprise efficace, qui a su faire les bons choix au bon moment[3], et surmonter les handicaps hérités de son statut. Et surtout, elle a su rendre son personnel fier de la Maison à laquelle il appartenait[4] ; ce qui vaut tout le reste, et n’est pas si facile.

C’est ce scandale que, Bruxelles aidant, on a réussi à remplacer par un autre scandale : puisque, grâce notamment à son programme nucléaire (auquel, je le répète, ni le contribuable, ni le client n’a apporté un sou[5]), EDF a des coûts de production notablement moins élevés que ceux du marché européen où peuvent s’approvisionner ses concurrents, on va obliger ladite EDF a subventionner lesdits concurrents pour leur permettre d’être enfin compétitifs.

On marche sur la tête.

Cela dit, comme, dans ce secteur de l’électricité, tout le monde est maintenant obligé de marcher sur la tête, un dialogue peut utilement s’établir entre les uns et les autres, placés dans la même position.

Et, c’est vrai, puisque le gouvernement français, après avoir ouvert l’électricité française à la concurrence européenne, en refuse absolument les conséquences, il faut bien trouver une solution de « second best » (c’est de l’anglais et best ne veut pas dire ici bête mais meilleur …).

Finie donc la régulation par le marché. Le pouvoir fait retour à l’Etat et c’est lui, ou son délégué, qui va fixer souverainement le prix auquel EDF sera tenu de brader sa production à ses concurrents. Ceux-ci ne manqueront pas de faire appel à des firmes de conseil et de relations publiques pour obtenir de l’Etat les meilleurs prix. EDF devra donc en faire autant de son côté. Et régnera enfin la concurrence, puisque ce sera la meilleure équipe de relations publiques qui gagnera.

Mais était-ce bien entre firmes de relations publiques que l’on recherchait les heureux effets de la compétition ? En tout cas, c’est là de la vraie concurrence, sans qu’on ait exigé de l’une des équipes, plus prospère, qu’elle subventionne l’autre avant la confrontation. Pas encore en tout cas..

[1] J’ai enseigné les mérites de la concurrence dans les années soixante, à une époque où c’était méritoire, et je ne vise ici que les gourous, pas l’économie de marché.

[2] C’est absolument incontestable depuis le milieu de la décennie 70, et on rappellera ici que cela reste vrai aussi pour le passé lointain si l’on considère que les prêts du FDES, étant rémunérés, apparaissaient eux aussi comme des emprunts, vus d’EDF.

[3] On citera la méthodologie des choix des investissements et de la fixation des tarifs dans les années cinquante, le passage dès 1970 (des pionniers !) de l’analogique au numérique, le changement de filière nucléaire à la même époque etc …

[4] Certains diront que ce n’était pas étonnant, avec tous les avantages qu’il avait. D’une part, c’est beaucoup moins vrai qu’on le croit pour le personnel non cadre, et complètement faux pour les cadres. D’autre part, «ça ne vous regarde pas » : seule compte la compétitivité du prix de vente. Qui pense au salaire de l’ouvrier qui l’a emballée quand il achète une brosse à dent ? Ce qu’on veut, c’est que celle-ci soit bon marché à qualité égale. C’était le cas pour l’électricité.

[5] On rappellera ici, pour répondre aux critiques faciles qui ne manqueraient pas de surgir encore, que si EDF a quand-même bénéficié de la garantie de fait de ses emprunts, elle l’a payé très cher par des voies détournées.


Sarkozy au plus bas.

4 mars 2011

La cote de confiance du président français Nicolas Sarkozy (22%) est au plus bas depuis son élection en mai 2007, selon un sondage de TNS Sofrès à paraître samedi dans le Figaro Magazine.

Le chef de l’Etat perd deux points par rapport au même baromètre du mois précédent. Au total, 75% des Français ne lui font pas confiance et 3% sont sans opinion.

De son côté le Premier ministre François Fillon accuse lui aussi une légère baisse (-1 point), avec une cote de confiance à 33%.

Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon national de 1.000 personnes entre le 25 et le 28 février, alors que s’annonçait un remaniement ministériel qui allait voir l’éviction de la chef de la diplomatie Michèle Alliot-Marie.

Le président français cherchait alors à reprendre la main à un peu plus d’un an de la présidentielle, après les errements d’une diplomatie incapable de prendre la mesure du vent de liberté traversant le monde arabe.

Selon ce même sondage TNS Sofrès, le directeur général du FMI et adversaire socialiste potentiel du président Sarkozy, Dominique Strauss Kahn, reste en tête des personnalités que les Français souhaitent voir jouer un rôle dans les mois qui viennent, avec 45% (+3).

Il devance une autre socialiste, la patronne du PS Martine Aubry (39%, +2).

Bardarbunga : Nouvelle menace volcanique…?

2 mars 2011

Après l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll qui avait causé une paralysie sans précédents des transports aériens européens, un autre massif volcanique de l’île serait sur le point de rugir…

Le volcan islandais Eyjafjöll en avril dernier

Des scientifiques islandais prétendent que le second plus haut volcan national présenterait les signes avant-coureurs d’une future éruption. Celle-ci devrait être beaucoup plus violente que la précédente et serait capable de répandre dans le ciel une nappe de cendres capable de rendre jaloux son notoire voisin.

Les géologues ont enregistré une sensible augmentation des micro-secousses autour de la zone à risque. Selon le professeur de géophysique à l’université d’Islande Pall Eirnarsson, ce regain d’activité a des raisons de susciter l’inquiétude.

Avril 2010 : le chaos
L’année passée, l’Europe avait appris à situer l’Islande sur une carte en faisant la connaissance de son patrimoine volcanique. Les cendres du volcan Eyjafjöll avaient provoqué une crise unique dans l’histoire de l’aviation, causant l’annulation de plus d’une centaine de vols à travers le continent. En Belgique, les compagnies avaient été contraintes de couper les moteurs du 15 au 20 avril.

Le professeur Einarsson a confié son inquiétude aux journalistes de la chaîne nationale. Selon lui, le faible nombre de sismomètres dans la région concernée compliquerait l’établissement de calculs fiables en la matière. Il a toutefois tenu à préciser que le risque était réel depuis l’observation de secousses anormalement élevées dans la région et a certifié l’augmentation des niveaux de laves magmatiques.

Le volcan Bardarbunga s’est manifesté pour la dernière fois en 1910 mais la dernière éruption significative remonte, quant à elle, à 1477.

Lui aussi…..!

1 mars 2011

Le conseiller spécial du président français Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a passé ses vacances de fin d’année en Libye, bien avant le début de la révolte populaire contre Mouammar Kadhafi, lors d’un séjour privé, révèle l’hebdomadaire Les Inrockuptibles à paraître mercredi.

Dans un entretien au journal, M. Guaino dit avoir passé « quatre jours et quatre nuits » fin décembre 2010 chez l’ambassadeur de France à Tripoli à titre « privé ».

« Je n’ai rencontré personne, sur le tarmac, qui m’a offert de me transporter en avion privé », a assuré la « plume » du président français en référence à la polémique sur les vacances tunisiennes fin 2010 de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui ont provoqué son départ du gouvernement, dimanche.

« Nous avons même payé nos billets d’entrée pour nos visites archéologiques. J’ai payé notre billet d’avion », a-t-il poursuivi, avant de préciser qu’il n’avait pas rencontré d’officiels libyens. « Il faut sortir de la paranoïa, il n’y avait aucune rencontre, aucune discussion, aucune invitation officielle », a insisté Henri Guaino.

Le conseiller du président a également indiqué avoir informé Nicolas Sarkozy. Il confie que Nicolas Sarkozy lui a alors demandé: « tiens, qu’est-ce que tu vas faire là-bas?  »

Outre le séjour tunisien de Michèle Alliot-Marie, qui avait profité de l’avion d’Aziz Miled, un ami hommes d’affaires réputé proche du clan Ben Ali, le Premier ministre François Fillon a lui aussi été épinglé pour avoir passé ses vacances de Noël en Egypte, à l’invitation du président déchu Hosni Moubarak.