Archive for avril 2011

De l’exiguïté d’un pays….

30 avril 2011

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a alerté jeudi son homologue français François Fillon sur les risques que représentait pour le Grand-Duché la centrale nucléaire de Cattenom, en Lorraine.

En cas de problème, «nous devrions évacuer tout le territoire»

La centrale de Cattenom

«Cette centrale pose problème dans la mesure où si elle n’était pas sûre et si un accident devait s’y produire, nous devrions évacuer tout le territoire luxembourgeois, qui se caractérise par son exiguïté», a déclaré Jean-Claude Juncker après un déjeuner de travail avec François Fillon à Matignon.

Le Premier ministre français a demandé le mois dernier un examen de la sûreté de toutes les installations nucléaires françaises à la lumière de l’accident de Fukushima, au Japon.

Jean-Claude Juncker a dit avoir «lourdement insisté» ce jeudi auprès de François Fillon pour que des experts luxembourgeois soient associés aux tests concernant la centrale de Cattenom. Le chef du gouvernement français l’a assuré que tel serait le cas, a-t-il ajouté.

Située dans le département de la Moselle, elle se trouve à 12 kilomètres de la frontière luxembourgeoise.

Le Grand-Duché de Luxembourg, qui dispose de 23 stations de mesure, dont une en territoire français, à mi-distance entre la centrale et la frontière luxembourgeoise, à Roussy-le-Village, en vertu d’un accord international de 1994.  La division de la radioprotection dépendant du Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale a commencé dès 1983 à installer un réseau de mesure et d’alerte automatiques sur le sol luxembourgeois. II s’y ajoute un programme d’échantillonnage dans divers milieux biologiques, comme les eaux et les boues de la Moselle, et dans la chaîne alimentaire. Tous ces échantillons sont mesurés par le laboratoire de radiophysique de la division de la radioprotection. Les résultats mensuels de ces mesures sont accessibles sur Internet ici.

Les milliardaires…..

27 avril 2011

…..sont plus riches qu’avant la crise.!

En 2010, le patrimoine cumulé des 1.210 personnes les plus riches du monde a atteint 4.500 milliards de dollars, dépassant ainsi le niveau d’avant la crise et « le PIB de l’Allemagne », selon les chiffres cités mardi par le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). A titre de comparaison, un an plus tôt, le monde comptait 1.011 milliardaires disposant d’un patrimoine total de 3.500 milliards de dollars.

Il ressort également de ces « chiffres de la dette », publiés annuellement par le CADTM, que les pouvoirs publics des pays en voie de développement « ont remboursé l’équivalent de 98 fois ce qu’ils devaient en 1970, mais entre-temps leur dette a été multipliée par 32. »

500 personnes plus riches que 416 millions
Par ailleurs, en 2008, « le revenu des 500 individus les plus riches de la planète dépassait les revenus cumulés des 416 millions de personnes les plus pauvres », selon le CADTM qui affirme également qu’en 2010, 925 millions de personnes souffraient de la faim.

Parallèlement, quelque 69 millions d’enfants – principalement en Afrique sub-saharienne – ne sont pas scolarisés et chaque année, plus de 350.000 femmes meurent de complications liées à la grossesse.

Fort de ces chiffres, le Comité plaide pour l’établissement d’un impôt annuel sur le patrimoine des plus riches. « Il suffirait de prélever un impôt annuel de 2% sur le patrimoine des 1.011 milliardaires recensés en 2009 pour obtenir davantage que les 80 milliards de dollars permettant de garantir en 10 ans les besoins fondamentaux de la planète« , suggère-t-il ainsi dans un communiqué. « Il ne s’agit pas d’une proposition limitative mais cela démontre que c’est parfaitement réalisable », conclut-il.

EDF a tiré les leçons…….??

26 avril 2011

Electricité de France (EDF), premier exploitant de centrales nucléaires au monde, veut mettre en place une force d’intervention rapide capable de réagir en 24 à 48 heures à un accident du type de celui intervenu à Fukushima au Japon, a annoncé le groupe jeudi.

« Nous voulons renforcer notre organisation de crise à la lumière de ce qui vient de se passer à Fukushima », a expliqué Dominique Minière, directeur de la production nucléaire en France chez EDF, lors d’une conférence de presse.

Il s’agit pour le groupe public d’électricité de se doter de moyens susceptibles de faire face à la perte d’alimentation électrique et des systèmes de refroidissement en eau sur l’ensemble d’une centrale nucléaire comptant six réacteurs, comme celle de Gravelines dans le Nord.

Actuellement, EDF n’est en mesure de répondre rapidement à un accident de ce type que s’il survient sur un seul réacteur. A Fukushima, plusieurs réacteurs ont perdu simultanément toute alimentation en électricité, à la suite du tsunami qui a frappé les côtes japonaises.

La « task force » d’EDF « apporterait des matériels complémentaires en eau et en électricité », tels que des moteurs diesel, afin d’« éviter qu’un incident ne dégénère en accident grave avec des rejets importants qui impacteraient la vie autour de la centrale », a expliqué M. Minière.

EDF a soumis cette proposition jeudi au cours d’une audition devant l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). « Cela n’a pas vocation à être un outil de communication », s’est défendu le patron d’EDF Henri Proglio.

« Notre industrie ne peut exister que si elle est sûre« , a-t-il souligné, alors que des militants de Greenpeace venaient tout juste d’accrocher une banderole marquée du slogan « Le nucléaire sûr n’existe pas«  sur le siège parisien d’EDF.

M. Proglio a de nouveau exclu d’arrêter une des centrales nucléaires d’EDF, au moment où plusieurs collectivités locales demandent la fermeture de celle de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille encore en exploitation en France.

« Si nous avions le moindre doute sur la sûreté de telle ou telle de nos installations, on n’attendrait pas que l’autorité de sûreté nous demande de l’arrêter pour le faire. Il n’est pas question de prendre le moindre risque en terme de sûreté », a-t-il assuré.

EDF n’entend pas non plus arrêter le chantier du réacteur de nouvelle génération EPR à Flamanville (Manche), afin d’attendre les conclusions de l’audit des centrales nucléaires demandé par le gouvernement.

« C’est une question d’efficacité industrielle, pas de principe », a expliqué Hervé Machenaud, directeur exécutif en charge de la production et de l’ingénierie.

« Aujourd’hui, arrêter Flamanville pendant six mois coûterait infiniment plus cher que d’avoir éventuellement à reprendre telle ou telle tuyauterie ou tel ou tel élément de génie civil », a-t-il estimé.

Concernant le projet d’EPR de Penly (Seine-Maritime), « s’il y a un projet qui ne présente aucun risque, c’est bien celui-là parce que c’est celui dans lequel on a le plus de temps pour prendre en compte toutes les conséquences possibles et toutes les mesures qui seront décidées », a ajouté M. Machenaud.

Contre le FN….

24 avril 2011

Les membres du collectif « Femen » ont défilé ce mardi à Kiev contre la gestion de l’après-Tchernobyl par le gourvernement ukrainien. 300 membres composent ce groupe féministe créé en 2008, devenu célèbre pour ses actions « topless ». Affirmant n’avoir que leurs corps comme arme, ces activistes politiques protestent seins nus pour une amélioration du statut de la femme dans la société ukrainienne.

On a notamment pu les voir défiler pour réclamer la démission du président ukrainien Victor Yanukovych, contre la venue de Poutine à Kiev, contre le mauvais traitement des prostituées et le tourisme sexuel, contre la hausse de l’âge minimum pour la pension des femmes, contre Berlusconi devant l’ambassade d’Italie ou encore contre l’absence de femme ministre au gouvernement.

Un jour à Carnoux……?

Décontaminer les terres de Fukushima….

23 avril 2011

avec du Cannabis ?

Suite à la catastrophe sans précédent qu’est en train de vivre le Japon, il a été indispensable d’établir une zone d’exclusion de 20-30 kilomètres, comme ce fut le cas pour Tchernobyl, la terre et l’air contenant des niveaux de radiations trop élevés pour que la présence humaine ne soit possible.

L’expérience de l’après Tchernobyl

Pour décontaminer la terre, il existe une option qui fut un succès à Tchernobyl.
En 1998 Consolidated Growers and Processors (CGP), l’entreprise Phytotech, et l’ Institute of Bast Crop d’ Ukraine commencèrent leurs expériences avec la plantation de diverses espèces végétales pour l’élimination des métaux contaminants dans le sol autour de Tchernobyl.


L’expérience vise à observer si certaines plantes peuvent aider à éliminer certains métaux radioactifs grâce au processus nommé Phytoremediation. Les racines de certaines plantes peuvent absorber plusieurs métaux (radioactifs ou non) et ainsi servir de filtre ou piège à éléments très dangereux pour la santé comme l’Uranium, le Césium-137 ou le Strontium-90 en les stockant dans le feuillage. Les plantes ayant donné les meilleurs résultats sont le Tournesol et le Cannabis, avec une purification de 80% du sol d’une zone affectée.

Le mécanisme utilisé pour nettoyer une zone contaminée est de cultiver du cannabis et des tournesol, laisser les feuilles absorber les éléments contaminants et ensuite incinérer la récolte, en traitant les cendres comme des déchets radioactifs.

Pour cette raison, ce type de culture s’avère être une alternative non négligeable pour l’avenir et pourrait être une des solutions aux problèmes engendrés par les catastrophes de Fukushima ou Tchernobyl. Il faut remarquer que la législation en vigueur au Japon concernant le cannabis permettrait d’en cultiver à Fukushima sans changer aucune loi, ce qui ne serait pas le cas aux Etats Unis.

La récolte outdoor aux USA en danger ?

Les Etats Unis ont également tiré la sonnette d’alarme à propos de ce grand pouvoir de captation des métaux radioactifs du cannabis. Beaucoup des cultures extérieures du pays pourraient être perdues si la pluie venait déposer une certaine quantité de métaux sur les terres du pays. Le cannabis contaminé ne pourrait bien sûr pas être ni fumé ni utilisé pour l’usage thérapeutique. Plusieurs sites web dédiés à la culture du cannabis (1, 2, …) surveillent et informent de l’évolution du problème pour savoir si la récolte 2011 sera consommable ou non.

Voisins vigilants…..

22 avril 2011

La Provence 21 04 2011

L’appel de Fukushima

21 avril 2011

Fukushima : mettre la catastrophe sous contrôle citoyen.

Nous, citoyens du monde

Sommes extrêmement préoccupés par la gestion lamentable de la catastrophe de Fukushima par la firme TEPCO.

La firme a-t-elle voulu privilégier ses intérêts en visant une hypothétique remise en route de la centrale ? En tout cas, elle a agi dans le secret et n’a réuni qu’une partie des moyens pour préserver les riverains, le peuple japonais, l’ensemble des peuples et les écosystèmes de notre planète. Elle n’a pas appliqué le principe de précaution pour la prévention maximale du feu nucléaire et de la contamination de l’environnement.

En dépit de quelques protestations l’État japonais n’a fait que relayer les informations données par la firme, qui conduit ses actions de manière opaque. Des experts de divers pays ont été associés, sans prise sur les décisions. Les demandes des ONG présentes sur place, notamment Greenpeace et la CRIIRAD, pour une meilleure protection des populations et transparence dans les données, n’ont pas été plus entendues que celles des citoyens japonais.

Nous pensons qu’il y a urgence à ce que l’action de TEPCO soit placée sous contrôle international citoyen pour faire prévaloir les droits des humains et de l’environnement, de l’océan notamment.

Nous appelons les organisations citoyennes, les scientifiques, les États, les organismes inter-gouvernementaux, à un sursaut général pour exiger une prise en main internationale et civique de la réponse à la catastrophe de Fukushima et au delà, des établissements à risque majeur partout dans le monde.

Les États ont trop partie liée avec l’industrie nucléaire pour en être des freins efficaces. Les techniciens locaux ne peuvent plus être laissés seuls face aux difficultés, et sans instance de référence externe face aux incidents qui se multiplient et restent occultés.

La terre dans son ensemble est notre souci commun, elle constitue le socle de l’intérêt général qui doit prévaloir sur des logiques d’entreprise et les logiques étatiques de puissance. Il est temps que les citoyens puissent s’ingérer au niveau international dans les procédures d’expertises techniques qui président à la mise en place d’équipements qui compromettent son caractère habitable.

Les Nations Unies doivent aujourd’hui réorganiser la gouvernance de la catastrophe de Fukushima et prendre en compte toutes les coopérations techniques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales. Ainsi pourra être préfigurée la mise en place de nouveaux dispositifs unissant scientifiques, techniciens et citoyens dans la prévention des risques majeurs et dans les choix industriels et énergétiques.

Je signe !

La mairie et l’apolitisme.

20 avril 2011

Fable comique ou consternante….selon l’humeur

En  début de cet an de grâce 2011,  le Cercle Progressiste avait invité le Professeur Bernard Vialettes, chef du service de nutrition à l’hôpital de la Timone pour parler, en professionnel expérimenté, des menaces que font peser sur l’hôpital public les réformes de notre président bien-aimé (par un tiers des français !). La conclusion de sa conférence avait été que cette réforme risquait de nous amener à un hôpital public vendu à la découpe au privé et qu’il n’en resterait qu’un hôpital des pauvres, comme les anciens hospices d’avant 1958.

La présidente du Cercle Progressiste avait rédigé un bref résumé de cette conférence pour l’inclure dans le « Messager », journal de la municipalité de Carnoux, pensant naïvement que le devenir des hôpitaux publics était un centre d’intérêt important pour la population.

apolitique.....!

Telle n’a pas été l’opinion de la municipalité qui a refusé ce texte au prétexte qu’il était politique . Le Messager étant ‘apolitique’, exclusivement destiné à informer les Carnussiens des événements de la commune (qui, comme chacun sait, n’ont jamais rien de politique!), ce texte ne pouvait convenir.

Cet argument n’ avait pas convaincu certains mauvais esprits (il y en a toujours et partout, vous savez !) mais ils n’avaient pas le choix. Il fallait se plier à la censure municipale !

Quelle n’a pas été la stupéfaction des mêmes esprits chagrins quand ils ont reçu le « Messager » en question et découvert, dès la première page, l’ éditorial du maire intitulé « La résistance au changement », dont les premières lignes  défendent les « réformes courageuses » du gouvernement sur les retraites, la fiscalité et la réforme territoriale en les justifiant par les habituels clichés  gouvernementaux : la « mondialisation », la « courbe démographique »,la « crise économique et financière ».  Bref, un texte éminemment politique, reprenant à son compte tous les poncifs de la propagande gouvernementale ; poncifs aussi creux que des slogans publicitaires, pour quiconque s’est penché un peu sérieusement sur ces questions. Ces merveilleuses « réformes » s’étaient bien sûr heurtées à la « contestation » de ceux qui résistent à tout changement, mais ils sont tellement bornés, les pauvres !

Ainsi, pour le maire de Carnoux, justifier les contre-réformes du ‘président des riches’ et les opposer, avec un dédain mal dissimulé, à la résistance de  la ‘France d’en bas’ serait donc apolitique. Mais dénoncer les effets de ces contre-réformes sur l’hôpital public serait politicien, partisan, toutes choses très mal vues dans le beau monde. Le Professeur Bernard Debré, député UMP, qui a récemment dénoncé la casse de l’hôpital public, n’est donc lui aussi qu’un vilain politicien.

Leur stupéfaction passée, les esprits chagrins se sont aussi souvenus d’une récente fête des associations où la municipalité s’était distinguée par un tri très sélectif et (n’en doutons pas) très ‘apolitique’, des associations autorisées à tenir un stand. Alors, ils se sont dit qu’à tout prendre, les déclarations de certains élus municipaux qui clament haut et fort : « Ici on est chez nous, on fait ce qu’on veut ! », avaient au moins le mérite de la franchise.

Ainsi va la vie dans la Principauté de Carnoux. L’instauration de République ne semble pas être pour demain, sans doute encore un effet de la résistance au changement.

J-C B

Monsieur le maire de Carnoux se lâche…

19 avril 2011

une posture provocatrice…

Chaque habitant de Carnoux a pu découvrir dans sa boîte aux lettres, dans le numéro d’avril 2011 du Messager, la revue municipale officielle, un éditorial signé de Jean-Pierre Giorgi, maire de la ville, et accompagné d’une photo sur laquelle notre premier magistrat adopte une posture pour le moins inhabituelle et quelque peu provocatrice : un pull négligemment noué sur les épaules, le genou en avant et l’attitude de défi de l’homme d’action qui ne se laissera pas arrêter en chemin par les attermoiements de ses concitoyens qui n’ont rien compris à sa politique et qui voudraient le freiner dans son grand bond en avant.

Et pour ceux qui n’auraient pas saisi le message, le discours est sans ambiguïté : Monsieur le maire n’hésitera pas à briser net toute « résistance au changement » et toute velléité « d’immobilisme ». Plus progressiste que Monsieur Giorgi, cela n’existe pas, en tout cas pas à Carnoux, engagé sous sa bannière dans un véritable « bond en avant vers la modernité » pour reprendre ses propres termes, le tout dans la continuité des pionniers qui ont jadis fondé la commune avec, là encore, des idées « progressistes et innovantes » qui n’avaient malheureusement pas totalement réussi à convaincre les populations nord-africaines avec lesquelles ils avaient auparavant tenté de cohabiter : sans doute encore une funeste « résistance au changement » de la part d’individus préférant « le statu quo et l’immobilisme »…

Quelle mouche a donc piqué notre maire pour qu’il se montre aussi virulent dans ses attaques contre ses propres concitoyens qui oseraient critiquer certaines de ses actions ? On peut comprendre son agacement face à ceux qui lui reprochent son volontarisme en matière de construction de logements sociaux, de réhabilitation du centre ville ou d’entretien du patrimoine bâti de la commune : ce ne sont bien évidemment pas les deux élus de la gauche carnussienne qui sont à l’origine de telles critiques et d’ailleurs ces projets sont très largement financés par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône où les amis politiques de Monsieur Giorgi sont pourtant minoritaires : plus de 70 % des dépenses d’équipement réalisées par la commune en 2010 ont ainsi été financées par le Conseil Général et le budget adopté au dernier conseil municipal table sur un montant de cofinancement du même ordre pour l’exercice 2011.

Mais Monsieur le maire rêve de citoyens disciplinés et dépourvus de tout esprit critique qui se contenteraient d’applaudir des deux mains à la moindre de ses décisions sans jamais chercher à en comprendre les tenants et les aboutissants. Le monde change et chacun doit s’y adapter, tel est le credo que Monsieur Giorgi développe dans son éditorial. Certes, la capacité d’adaptation à un environnement naturel mouvant est une qualité remarquable qui a permis à l’humanité de progresser de manière spectaculaire et nul ne songerait à lui en faire grief. De là à prétendre qu’il doit aussi s’adapter sans broncher à toutes les turpitudes que lui imposent, dans leur propre intérêt, les puissants de ce monde, il y a un pas à franchir que chacun n’est pas forcément prêt à accepter !

On comprend bien que Monsieur Giorgi, tout comme ses amis politiques de l’UMP dont il soutient ouvertement les représentants locaux, Roland Giberti et Bernard Deflesselles, souhaiterait que chacun accepte avec docilité les diktats de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie mondiale, avec son cortège de délocalisation et de chômage de masse. On voit bien avec quelle virulence il réagit lorsque quelques citoyens de Carnoux tentent de comprendre pourquoi certains services publics, dont l’hôpital, sont mis en péril par cette politique néolibérale qui privilégie l’intérêt à court terme et les bénéfices financiers de firmes privées, au détriment de l’intérêt général.

Et pourtant, est-il bien raisonnable à l’aube du vingt-et-unième siècle et alors que le niveau d’éducation de nos concitoyens n’a jamais été aussi élevé, malgré les tentatives de décervelage des médias aux mains des industriels, de compter sur la passivité de la population pour lui faire accepter sans cesse de nouvelles mesures de régression sociale ? L’information circule et chacun peut constater que les décisions prises par le pouvoir politique en place ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt général et de la justice sociale. Les profits fabuleux de certaines multinationales françaises (10 milliard d’euros en 2010 pour Total…) qui dans un même temps ne payent aucun impôt en France, les conflits d’intérêt au plus haut niveau de l’État, les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches alors que la précarité et la pauvreté progressent parmi la majorité, tout ceci ne peut être accepté sans ciller comme le souhaiterait Monsieur Giorgi, au nom de la nécessaire adaptation au changement inévitable.

Une autre politique est possible, basée sur davantage de solidarité, de justice et une répartition plus équitable des richesses. Nos concitoyens ne sont pas par principe rétifs au changement, à condition que ce changement soit effectivement favorable au plus grand nombre et ne se fasse pas au seul bénéfice d’une poignée de privilégiés. Refuser d’écouter cette attente c’est s’exposer à faire monter le sentiment d’injustice et l’indignation qui conduit parfois à la révolte. Mépriser ouvertement l’expression populaire (par exemple en faisant adopter par voie parlementaire un traité constitutionnel européen rejeté par référendum…), ne peut que contribuer à dévaloriser encore davantage notre système de démocratie représentative. On sait que cette arrogance de nos élus n’est pas pour rien dans l’explication du dernier scrutin qui a vu près des deux-tiers des électeurs de Carnoux s’abstenir et plus de la moitié de ceux qui se sont exprimés au deuxième tour voter en faveur du Front National.

Alors, Monsieur le maire, de grâce, écoutez ce que disent les Carnussiens et laissez s’installer un débat démocratique dans lequel chacun puisse faire valoir ses arguments : les décisions seront peut-être plus difficiles à prendre et nécessiteront davantage de pédagogie, mais elles gagneront aussi en légitimité et s’enrichiront des apports de chacun.  Si le Messager est bien « la revue de tous les Carnussiens » comme l’indique sa couverture, pourquoi donc y limiter l’accès à l’expression de certaines associations de la commune ? Dans une véritable démocratie, la décision a besoin d’être partagée et chacun doit pouvoir exprimer son point de vue. A force d’affirmer qu’il ne sert à rien de demander l’avis de la population puisque de toute façon « cela n’intéresse personne » et « les gens sont par nature hostiles à tout changement », on court le risque d’accroître le sentiment, déjà répandu chez certains, que les élus ne seraient pas à l’écoute des citoyens mais d’abord au service de leurs propres intérêts. À bon entendeur…

 L. V.

Gros dur….?

18 avril 2011

Woody Allen répondait dans une interview accordée au Journal du dimanche à une question sur l’éventualité qu’il trouve un rôle un jour pour le président français, après avoir fait jouer un petit rôle à son épouse Carla Bruni dans « Midnight in Paris », présenté en ouverture du Festival de Cannes, le 11 mai.

Le nouveau Bogart...!

« Si je me mettais un truc pareil en tête, je lui trouverais sans doute un emploi. Je le verrais bien dans un rôle à la Bogart« , répond Woody Allen. Et pourquoi pas un personnage à la Joe Pesci?, demande le journaliste. « Un gros dur, vous voulez dire? Oui oui, il pourrait sans doute très bien jouer ça« .

Le cinéaste dément que Carla Bruni-Sarkozy participe au tournage de son prochain film, « The Wrong Picture », comme la rumeur en a couru. « Non, elle n’a aucune intention de devenir comédienne. Sa participation à Midnight in Paris, l’an dernier, ce fut d’abord pour le fun ». Selon lui, lorsqu’il lui a proposé, il y a un an lors d’un brunch à l’Elysée, « une apparition » dans ce film-là, elle a répondu: « Je serai si fière plus tard de raconter à mes petits-enfants que j’ai tenu un rôle dans un de vos films ».

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Il faut sauver Netcacao

17 avril 2011

Intolérable situation pour Netcacao et ses 188 salarié(e)s

L’usine de chocolat de St Menet à Marseille (ex-usine Nestlé), qui compte 188 emplois industriels, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce le 16 février dernier.

Une intolérable situation au regard du carnet de commandes de l’entreprise qui est plein. Les clients sont là et demeurent fidèles à l’entreprise malgré ses difficultés. La diversité et la flexibilité des productions de Netcacao sont des atouts majeurs pour de nouveaux clients. Le haut niveau de compétence des salarié(e)s est un gage de qualité des productions reconnu par toute la profession.

Alors pourquoi cette situation ?

Tout d’abord, du fait de la « dictature » des banques qui refusent d’accorder un prêt à Netcacao, afin de réaliser les investissements de production nécessaires au développement de son activité et créer de nouveaux emplois.

Ensuite, par l’incurie de l’Etat et du Gouvernement, incapables d’imposer aux banques qu’elles jouent leur rôle d’aide au développement industriel, après qu’elles aient absorbé des milliards d’euros d’argent public pour éponger leurs pertes pendant la crise financière.

De plus, les banques se sont vu accorder récemment par le Gouvernement une partie de la gestion du livret A (200 milliards d’euros), dont 30% en direct, sous conditions de participer au financement du développement industriel.

Au lieu de cela, c’est la bulle financière qu’elles continuent d’alimenter pour le bénéfice des plus riches, au détriment de l’emploi et du développement industriel. Sans que le Gouvernement ne s’y oppose.

Cet argent c’est notre épargne, nos économies et nous sommes en droit d’exiger qu’il soit utilisé pour l’intérêt général, notamment pour l’emploi.

L’existence de Netcacao est le fruit de 22 mois de luttes des salarié(e)s de Nestlé St Menet contre la fermeture de leur entreprise et pour l’emploi. Une lutte syndicale exemplaire, aidée par une mobilisation populaire sans précédent, animée par le « Groupement de Défense ».

De ce fait, nous pouvons affirmer que Netcacao est le bien commun de toutes celles et ceux qui ont lutté pour sauver l’usine de St Menet.

A ce titre, nous refusons toute option qui mettrait en danger l’entreprise et ses emplois. Nous appelons les salarié(e)s et les habitant(e)s de la Vallée de l’Huveaune à placer l’entreprise sous leur protection citoyenne. Nous exigeons que l’Etat impose aux banques de soutenir le développement industriel durable et l’emploi. Netcacao est une Priorité.

Pétition: Nous demandons à l’Etat de sauver Netcacao et ses 188 emplois et d’obliger les banques à faire leur travail en accordant le prêt bancaire nécessaire à l’entreprise pour développer son activité industrielle.

Groupement de Défense de l’Emploi Industriel dans la Vallée de l’Huveaune

Signer la pétition ici.


Ni vraiment debout mais pas complètement assise !

16 avril 2011

Rappelez vous, il y a quelques mois je vous proposais un article sur les nouveaux sièges permettant d’entasser encore plus de passagers dans l’espace déjà réduit des avions de ligne. Lire l’article ici.

Nous voici face à une nouvelle invention :  MissWizz, l’urinoir adapté à la morphologie féminine dont le slogan est « Aux festivals, les femmes vont pouvoir faire pipi debout« .

On narrête pas le progrès....!

Celles qui se sont déjà rendues à un festival de musique connaissent l’enfer des toilettes en plastique: une file interminable, de l’argent à débourser, une odeur nauséabonde, une planche dégoûtante, l’absence de papier. Bref, c’est le moment le moins chouette de la journée. Dans ces cas-là, alors qu’on fait la file en se tortillant douloureusement, on aimerait beaucoup être un homme et avoir la possibilité de faire pipi debout.

Avec MissWizz, c’est désormais possible. C’est l’équivalent de l’urinoir qu’on connaît, mais adapté à la morphologie féminine. C’est à Ellen Lejeune, étudiante de l’Artesis Hogeschool d’Anvers, qu’on doit cette petite invention. Le MissWizz est constitué de trois urinoirs différents: en fonction de sa taille (un petit promontoir adaptable existe pour les plus petites) ou des vêtements qu’on porte.

On n’entre pas en contact avec cet urinoir, il est donc hygiénique. L’appareil fonctionne sans eau et dispose d’un réservoir central de collecte de 300 litres. Il y a aussi la possibilité d’un rejet directement dans un égoût à proximité. De quoi aller faire pipi tranquille entre deux concerts.

Taux de radioactivité…

12 avril 2011

Après quelques jours de congés nous reprenons nos activités…

Et pour commencer :

LES TAUX DE RADIOACTIVITE autour de CARNOUX-EN-PROVENCE

Vous êtes nombreux à vous inquiéter des conséquences du survol actuel de notre territoire par le nuage chargé en particules radioactives issues des incidents survenus à la centrale de Fukushima au Japon.
La centrale nucléaire de Fukushima Daiichide est très précisemment à 9973 km de Carnoux-en-Provence.

Nous vous offrons ci dessous les derniers relevés issus du réseau d’alerte de surveillance de la radioactivité de l’air les plus proches de Carnoux-en-Provence.
Pour comprendre ce tableau, sachez qu’1 millisievert est égal à 1 million de nanoSievert.
La radioactivité naturelle autour de nous est de 2 millisievert pour une année.
La dose de radioactivité lors d’un scanner médical du corps entier est de 10 millisievert.
La dose de radioactivité mortelle est de 4500 millisievert.

La marge d’erreur donnée des relevés suivants est de 30%

CAPTEUR DISTANCE
DE
CARNOUX-EN-PROVENCE
DATE ET
HEURE DE
MESURE
RELEVÉ
(NANOSIEVERT
PAR HEURE)
MOYENNE
DES RELEVÉS
EN 2010
MARSEILLE 16 km 12/04/2011 à 16h25 50 71
MARSEILLE 16 km 12/04/2011 à 15h25 80 71
TOULON ARSENAL 33 km 12/04/2011 à 16h44 60 60
TOULON ARSENAL 33 km 12/04/2011 à 15h40 70 60
TOULON 33 km 12/04/2011 à 16h40 90 64
TOULON 33 km 12/04/2011 à 15h40 70 64
CADARACHE CEA 50 km 12/04/2011 à 16h10 80 85
CADARACHE CEA 50 km 12/04/2011 à 15h10 70 85
RUSTREL 75 km 12/04/2011 à 16h35 100 73
RUSTREL 75 km 12/04/2011 à 15h35 60 73
AVIGNON 96 km 12/04/2011 à 17h00 60 70
AVIGNON 96 km 12/04/2011 à 16h00 80 70
MONT VENTOUX 104 km 12/04/2011 à 16h25 120 111
MONT VENTOUX 104 km 12/04/2011 à 15h25 110 111
DIGNE LES BAINS 107 km 12/04/2011 à 16h15 20 44
DIGNE LES BAINS 107 km 12/04/2011 à 15h15 30 44

Données IRSN
Selon les autorités de sûreté nucléaire françaises :

« Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air (radionucléide représentatif des matières radioactives rejetées à longue distance lors d’un accident nucléaire) sont extrêmement faibles. »
« Ces concentrations seront sans conséquence sanitaire et environnementale. Et en l’état actuel, les retombées radioactives consécutives au passage des masses d’air en provenance du Japon devraient être 1000 à 10000 fois inférieures à ce qui a été observé en France après l’accident de Tchernobyl. »