Archive for novembre 2010

14 Décembre 2010 : la Troisième Guerre Mondiale

30 novembre 2010

Lors d’une interview sur coast2coast radio, les fondateurs du Webbot , Cliff High et George Ure ont révélé les derniers résultats du rapport de ce que d’aucuns appellent  » le Prophète d’Internet  » : ils annoncent, entre autres, la Troisième guerre mondiale pour la fin 2011 !!

Petite introduction au concept du Webbot

En 1997, ces deux Américains ont conçu un projet informatique qui fait de l’extraction de contenu en visitant les sites web.

La technologie et les algorithmes utilisés sont gardés secrets et leurs prédictions sont vendues sur le site dédié : halfpasthuman.com site. Le Web Bot Project se concentre sur certains mots-clés, les compile, établit des courbes et les interprète. Un balayage systématique du web est effectué, les données sont analysées et des conclusions sont régulièrement publiées . On obtient alors une synthèse de l’inconscient collectif, et par la même occasion, une vision de l’avenir.

Parmi les évènements prédits par le webbot : les attaques terroristes du 11 Septembre , le crash de la navette spatiale Columbia, la coupure générale de courant sur la côte Est des États-Unis en 2003, le tsunami qui a frappé en décembre 2004 et les ravages de l’ouragan Katrina en 2005.

Quelques faits saillants pointés par le Web Bot pour les mois à venir

Les prévisions suivantes ont été révélées durant une entrevue radiophonique avec Cliff High et George Ure en personne.

Guillaume Thuillet, le traducteur officiel du Webbot en France, précise qu’il s’agit de  » possibilités de futur . Le Webbot reflète en grande partie la peur des gens, les craintes qui marquent l’imaginaire collectif. Mais la peur qu’un évènement se produise ne signifie pas nécessairement son actualisation dans le monde réel « .

– Pas de guerre entre Israël et l’Iran avant Novembre 2010.

– Effondrement du dollar en Novembre 2010.

– Troubles civils liés à une flambée des prix alimentaires durant l’hiver 2011.

– Grande dépression économique et financière, déclenchée par des licenciements massifs, des faillites et un krach boursier.

– En Avril 2011, de nombreuses  » perturbations côtières  » ( tsunamis, marées plus hautes qu’à l’accoutumée ) ; la situation pourrait être préoccupante pour une partie de l’Humanité.

– En Mai 2011, des cultures seront détruites à cause d’un dérèglement de la magnétosphère (surtout dans l’hémisphère Nord) entraînant des émeutes de la faim en hiver et au printemps.

Tipping Point émergent : la Troisième Guerre Mondiale

Un « Tipping point« , dans la structure linguistique que le Web Bot utilise, définit un moment à venir vers lequel converge un faisceau de données.Parmi ces tipping point , il en est un qui revient avec plus d’insistance: la Troisième Guerre Mondiale.

Cliff High et George Ure ont révélé que le Web Bot faisait état d’un  » point de basculement en Novembre 2010 dans une guerre nucléaire mondiale, déclenchée par une erreur militaire israélienne contre l’Iran. » :

11 novembre 2010 – Le Webbot met en garde contre un gros point de basculement – La préparation d’une troisième guerre mondiale est clairement évoquée !

14 Décembre 2010 – Le Webbot prévoit le lancement des premiers missiles qui déclencheront

la Troisième Guerre Mondiale

Selon Guillaume Thuillet expert et traducteur français des rapports webbot :  « La date du Tipping point est exacte. Toutefois, il s’agit d’une « possibilité Webbot », pas d’une prédiction ou d’une prophétie . Est-ce que le Webbot a dit cela ? Oui. Mais c’est une extrapolation de certaines prévisions. Les informations sont exactes mais ce sont des possibilités Webbot fondées sur ce que les gens racontent sur Internet » .

D’après Cliff High et George Ure, le Webbot rapporte qu’un  » Nouvel Ordre Mondial sera mis en place à l’horizon de 2012, après cette guerre dévastatrice ».

Webbot sur besoindesavoir.com (partenaire exclusif des dernières informations du Webbot)

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Le Bancor

28 novembre 2010

Parfois il y a des informations qui sont si bizarres qu’on hésite à les rapporter jusqu’à ce qu’on puisse les documenter complètement…

Au cours de ces dernières années, il y a eu beaucoup de rumeurs au sujet d’une prochaine devise globale, mais il a toujours été difficile de mettre en évidence que les plans pour mettre en œuvre une telle devise (étaient) sont réellement dans les cartons.

Plus maintenant.

Une monnaie globale...?

Un article intitulé « Reserve Accumulation and International Monetary Stability« , publié par le département de stratégie, de politique et de revue du FMI, recommande que le monde adopte une devise globale appelée le « Bancor » et qu’une banque centrale globale soit créée pour administrer cette devise. Ce rapport est daté du 13 avril 2010 et une copie intégrale peut être lue ici.

Malheureusement ce n’est pas une exagération et ce n’est pas une rumeur. C’est une proposition très sérieuse, dans un document officiel, émanant d’un établissement qui régit actuellement l’économie mondiale….

Et tout le monde sait que, habituellement, le FMI obtient toujours ce qu’il veut…. Se pourrait-il donc qu’une devise globale connue sous le nom de « Bancor » soit à l’horizon ? Il est légitime de se poser maintenant la question.

Mais au fait, d’où vient le nom « Bancor » ? Il s’avère que « Bancor » est le nom d’une unité monétaire

hypothétique mondiale proposée par John Maynard KEYNES. KEYNES était un économiste britannique de renommée mondiale qui a dirigé la Commission d’opérations bancaires du monde qui a créé le FMI pendant les négociations de BRETON WOODS. Voir ici ce qu’en dit Wikipedia. Le FMI propose donc d’appeler la prochaine unité monétaire du monde le « Bancor » en l’honneur de Keynes.

Mais qui imprimerait et administrerait le « Bancor » ? Une banque centrale globale naturellement. Le FMI indique qu’elle serait quelque chose comme la Réserve Fédérale US, mais complètement en dehors du contrôle d’une nation spécifique.

Avons nous vraiment besoin d’une devise mondiale, administrée par une banque centrale internationale et modelée d’après la Réserve Fédérale ?

Pas du tout. La vérité est qu’une devise globale (le « Bancor » ou autre) porterait un coup fatal à la souveraineté nationale et représenterait un mouvement important vers un gouvernement global.

Si on considère comment le système de la Réserve Fédérale et d’autres systèmes bancaires centraux autour du monde ont été désastreux, pourquoi mettrions nous en place un système bancaire central global modelé sur eux ?

Espérons que le « Bancor » ne voit jamais le jour. Cependant, la vérité est qu’il y a d’énormes intérêts en jeu… intérêts très puissants et qui sont absolument déterminés à créer cette devise globale et cette banque centrale globale pour l’économie globale dans laquelle nous vivons maintenant.

Ce serait une erreur majeure de penser que cela ne peut pas se produire…..!


L’Irlande en faillite : une modeste proposition…

27 novembre 2010

Lu, tout à fait par hasard, dans le New York Times l’article de Paul KRUGMAN qui propose une solution radicale pour sauver l’Irlande de la faillite qui la menace… En fait, il fait référence à une solution présentée en 1729 par l’écrivain Irlandais Jonathan SWIFT (1667-1745), auteur, ente autres,  des « Voyages de Gulliver ».

Une modeste proposition

Cette solution s’était traduite par la publication d’un modeste (8 pages seulement) pamphlet intitulé « A Modest Proposal » dans lequel l’auteur proposait une solution permettant tout à la fois de « soulager les pauvres et procurer un peu d’agrément aux riches » : vendre les bébés parvenus à l’âge d’un an, pour les manger.

Court extrait de la prose de Mr SWIFT : « Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un met délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût » ….

Selon l’éditorialiste du New York Times, le traitement aujourd’hui infligé à l’Irlande (« punir le peuple pour les péchés des banquiers ») est un une nouvelle variation de cette « modeste proposition » de Swift.

Une bonne traduction de cet ouvrage peut être consultée ici.

Les banques inquiètes…?

25 novembre 2010

Les banques inquiètes de l’action lancée par Cantona

Les banques belges sont inquiètes après l’appel lancé par la réalisatrice belge Géraldine Feuillien, 41 ans, invitant les personnes à retirer tout leur argent des banques le 7 décembre. « Cet appel peut de nouveau poser des problèmes aux banques », affirme mercredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard la fédération du secteur financier, Febelfin.

 En France, l’ancienne star du football et désormais acteur Eric Cantona a appelé chacun à vider son compte bancaire. La Bruxelloise Géraldine Feuillien a repris l’idée de Cantona pour « piller » les banques. Avec quelques amis, elle a développé le site www.bankrun2010.com. Elle veut réunir autant de personnes que possible afin qu’elles aillent retirer tout l’argent de leur banque le 7 décembre. Géraldine Feuillien pense que près de 15.000 personnes vont participer à cette action en Belgique et en France.

Les banques en Belgique sont totalement opposées à cette initiative. « Cette action peut déstabiliser notre système financier qui est fragile », a réagi Michel Vermaerke, administrateur délégué de Febelfin, la fédération du secteur financier.

« Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux », a insisté Michel Vermaerke qui espère que les auteurs de cette initiative ne vont pas passer à l’action.

Retirez tous votre argent des banques », exhorte Cantona

« S’il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s’écroule (…) La révolution se fait par les banques »: une vidéo d’Eric Cantona, sur le web depuis début octobre, suscite un buzz croissant avec un appel à vider chacun nos comptes bancaires.

« Pour parler de la révolution, on va pas prendre les armes, on va pas aller tuer des gens. Il y a une chose très simple à faire (…) Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc il peut être détruit par les banques », y explique doctement l’ancienne star de Manchester United.

« Au lieu d’aller dans les rues faire des kilomètres (pour manifester), tu vas à la banque de ton village et tu retires ton argent », propose l’ex-star du ballon rond reconvertie dans le cinéma et le théâtre, dans cette vidéo.

Réalisé pendant un entretien au journal régional Presse Océan, le clip sous-titré en plusieurs langues a été visionné par plusieurs dizaines de milliers de personnes. « Et s’il y a 20 millions de personnes qui retirent leur argent, le système s’écroule: pas d’arme, pas de sang, rien du tout. A la Spaggiari », dit-il avec un sourire ironique en faisant référence au truand Albert Spaggiari auquel a été attribué le « casse du siècle » d’une banque à Nice en 1976.

« Trois millions, dix millions de gens et là il y a une vraie menace. Et là il y a une vraie révolution. La révolution se fait par les banques », poursuit le footballeur, parrain d’une campagne de la fondation Abbé Pierre sur le « mal-logement » en France.

L’appel de « Canto », qui date du 6 octobre, a donné des idées à des internautes qui ont attiré l’attention de la presse internationale en le relayant via YouTube et Facebook.

Sur une page du réseau social, quelque 12.000 personnes affirment vouloir participer à l’événement spécialement créé « Révolution ! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques ».

Après la prime à la casse…

19 novembre 2010

La prime à la kalash…

Un vendeur de camionnettes américain a triplé ses ventes depuis quelques jours en offrant en promotion un fusil d’assaut AK-47 pour l’achat d’un véhicule utilitaire.

L'affiche de la promotion...

« On a commencé mercredi 11 novembre, le jour des anciens combattants. Et en quatre jours, j’ai triplé mes ventes », affirme Nick Ginetta, directeur des ventes à Nations Trucks, à Sandford, en Floride, qui propose pour chaque vente de pick-up un bon pour un fusil d’assaut semi-automatique Kalachnikov à retirer à l’armurerie voisine.

« Je voulais faire du bruit, susciter la controverse et qu’on parle de moi. C’est ça la publicité. Toutefois, je ne m’attendais pas à tant de succès », explique le concessionnaire, un ancien combattant, partisan du droit de porter des armes.

« Ma clientèle est composée de sportifs, de chasseurs, de pêcheurs. Si j’avais vendu des voitures sud-coréennes, des Hyundai, je n’aurais pas fait ce genre de promotion », assure-t-il.

Il a ainsi distribué en quatre jours 21 bons pour des AK-47 et compte poursuivre l’opération jusqu’à la fin du mois, après avoir fait stocker une centaine de ces fusils d’assaut.

« Vous n’êtes pas obligé de prendre cette arme, vous pouvez prendre autre chose », précise-t-il, assurant que ceux qui viennent retirer le fusil doivent se plier aux vérifications d’usage concernant leurs antécédents judiciaires.

Le succès de l’opération provoque des plaisanteries parmi le personnel: « Patron ! Sur la ligne 1, Ben Laden veut acheter un pick-up », plaisantent les vendeurs. « Je ne prétends pas qu’Obama approuve ma promotion. Il n’a pas encore appelé », ironise-t-il.

L’opération n’est pas une première: en 2009, un vendeur de voitures du Missouri avait déjà monté une promotion similaire, sous le slogan « God, Guns, Guts, and American Pick-Up Trucks » (« Dieu, des flingues, de l’audace, et des pick-ups américains »).

Détail piquant, l’AK-47, fusil emblématique de la Guerre Froide, est désormais fabriqué sur sol américain par l’entreprise IO Inc..

MiM C’est quoi ?

18 novembre 2010

merdeinmarseille vous permet de publier vos témoignages de la saleté de notre belle ville.

Vous pouvez soumettre vos photos de rats crevés, de poubelles renversées, de merdes de chiens sur le trottoir, de tags moches, de plages poubelles et d’une façon générale de tout ce qui fait de Marseille une ville sale.

merdeinmarseille est issu du raz le bol de la saleté à Marseille. De l’envie de faire quelque chose pour que ça change.

Une des photos proposées sur le site....

merdeinmarseille a été imaginé suite à une conférence sur l’intelligence collective et la citoyenneté participative. C’est une expérience pour créer un retour collectif sur la saleté de notre ville à nos élus et à nos concitoyens. En espérant créer une réaction chez les différents acteurs de la propreté à Marseille.

Beaucoup de bruit pour rien…..!

15 novembre 2010

Nicolas Sarkozy a renommé dimanche à Matignon François Fillon, dont la nouvelle équipe ne compte plus les centristes Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, mais qui fait la part belle aux ex-RPR, avec le retour d’Alain Juppé qui devient numéro 2 du gouvernement.

La nouvelle équipe

La nouvelle équipe, comptant 31 membres contre 37 auparavant, dont 11 femmes. Principal revenant, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Alain Juppé, devient ministre de la Défense, assorti du titre de ministre d’Etat. Michèle Alliot-Marie garde ce rang en passant de la Justice à un autre ministère régalien, les Affaires étrangères. Exit Bernard Kouchner, qui incarnait l’ouverture à gauche.

Encore une disparition….

12 novembre 2010

Des personnes qui disparaissent brutalement, sans explications, surtout sans raisons personnelles, de fuite ou de crainte… Ces disparitions, qui se font parfois en présence de témoins, défient notre entendement et toutes les logiques de nos connaissances modernes et scientifiques.
Des dossiers refermés sur des familles entières dont on n’a plus jamais eu de nouvelles… Crimes crapuleux, intérêt majeur, accident, amnésie, crainte de la justice ou autres ?
Ils, elles, sont ainsi des centaines à rejoindre les grandes énigmes inexpliquées. Pour la France, seule, les services judiciaires estiment à plusieurs dizaines le nombre des disparitions sur lesquelles la justice et les services de recherche français ne peuvent apporter le plus petit éclairage ou le moindre début de piste ou d’hypothèse…

Frédéric Lefebvre a disparu

Le très médiatique porte-parole de l'UMP se fait discret.

C’est Le Parisien qui, le premier, s’en est aperçu: depuis quelques semaines, Frédéric Lefebvre a disparu du paysage médiatique. Le porte-parole de l’UMP, connu pour ses formules tout en nuance envers l’opposition, est pourtant un habitué des plateaux de télévision et n’hésite pas à envoyer plusieurs communiqués par jour.

Le Parisien/Aujourd’hui en France du 11 novembre apporte une explication. Frédéric Lefebvre espère que son silence lui permettra de corriger son image de pitbull afin, peut-être, de faire son entrée au gouvernement à l’occasion du remaniement.

« Il veut prendre de la distance et se refaire une virginité pour tenter d’entrer au gouvernement« , affirme un permanent de l’UMP cité par Le Parisien, qui précise que Frédéric Lefebvre se verrait bien secrétaire d’Etat au Tourisme.

N.D.L.R : Pourvu qu’il n’ait pas disparu comme James B. Warson, pourtant un excellent sportif. Ce 3 septembre 1873, il court, suite à un pari stupide, afin de couvrir 60 km sans s’arrêter. Ils sont trois, dont un photographe, à le suivre dans une carriole attelée. James avance à une bonne allure, sans fatigue apparente… Derrière lui, ses amis l’encouragent. Tout à coup, il semble tituber, trébucher et tomber en avant, dans un grand cri. Il n’arrivera jamais à terre…Il disparaîtra d’un seul coup, comme on supprime une image dans un film. On ne le retrouvera pas et ses amis ne s’en remettront jamais vraiment.

Conflits d’intérêts : 3 frères et demi…..

12 novembre 2010

On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l’affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes oublient aussi d’autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d’en connaître les acteurs.

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les complémentaires santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une “mutuelle employeur obligatoire”. Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). On peut appeler ça du passage en force. C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est de constater que c’est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d’offre mais je m’étonne de voir que c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup, d’un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l’histoire de cette compagnie d’assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux.

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c’est le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, n°2 de la retraite complémentaire et n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif “mutuelle obligatoire employeur” pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d’être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l’indique, est le frère de Nicolas.

Puisque j’évoque la fratrie Sarkozy, intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.

Par ailleurs, François Sarkozy a également lancé une chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet… financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagoniste de l’affaire de l’Arche de Zoë, et on l’aura compris, l’homme a tissé sa toile : il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.

3 frères : l’un en charge de l’exécutif, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Si ça ne s’appelle pas un conflit d’intérêt, je me demande ce que c’est… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s’étendre sur les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire son démantèlement d’ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012.

Oliver Sarkozy, jusque-là codirigeant de la branche institutions financières de la banque d’investissement UBS, copilotera dès avril l’activité mondiale de services financiers de la firme de LBO cofondée (en 1987) et dirigée par David M. Rubenstein. Et cet ancien de l’administration Carter de s’en féliciter : «L’arrivée d’Oliver à la tête de notre équipe récemment constituée va permettre à Carlyle de se positionner avec succès sur le secteur mondial et actuellement chahuté des services financiers.» Carlyle, dont Abu Dhabi est devenu à l’automne le premier actionnaire indépendant (7,5% du capital), veut donc passer à l’offensive… «J’ai hâte de participer à cette aventure, aux côtés de Dave Zwiener (l’autre dirigeant, NDLR) et de faire de Carlyle un acteur de référence dans ce secteur d’investissement de plus en plus important», se réjouit Oliver Sarkozy.

Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy; mais surtout, à 37 ans, une vedette du monde bancaire new-yorkais. L’un des plus talentueux. En 2002, Credit Suisse avait tenté de le retenir avec un gros bonus. Peine perdue : UBS avait fait mieux. Et aujourd’hui c’est Carlyle, une des plus grosses sociétés mondiales d’investissement, qui s’attache son expertise, sa fibre internationale et son carnet d’adresses.

Grand, élégant et avenant, ce père de deux enfants, marié à une Française (une nièce du Pr Jean Bernard), est le fils de Paul Sarkozy et de Christine de Ganay, remariée ensuite à un diplomate américain. Enfance voyageuse et diplôme en histoire médiévale de la prestigieuse St Andrews University en poche, ses premiers pas dans la finance chez Dillon, Read & Co l’ont mené loin.

À son palmarès, d’importantes transactions bancaires comme la vente de MBNA ou d’US Trust à Bank America ou encore la fusion de Mellon avec Bank of New York.

Source : http://lociol.wordpress.com/2010/09/30/les-3-freres/

Santé : ce qu’elle vous coûte vraiment !

11 novembre 2010

Déremboursements des médicaments, augmentation du forfait hospitalier, dépassements d’honoraires… Notre santé nous revient de plus en plus cher ! Enquête sur ce qu’elle coûte vraiment au patient !
Généralistes : chaque consultation vous coûte 7,90 euros
Si vous consultez votre médecin traitan [1]t, vous devez payer pour le moment 22€ (23 à partir du 1er janvier 2011). La Sécurité sociale vous rembourse 70% donc 15,40€ (16,10€ en 2011 ). De cette somme, il vous faudra déduire 1€ de participation aux frais, sauf si vous avez moins de 18 ans, si vous êtes enceinte de plus de 6 mois ou si vous bénéficiez de la CMU (Couverture médicale universelle) ou de l’Aide médicale de l’Etat. Autrement dit, la consultation vous coûtera réellement 7,60€ (7,90€ en 2011).
Hôpital : 24 euros/jour à votre charge dès 2011
Actuellement, la journée d’hospitalisation [2] vous coûte 20% des frais d’hospitalisation s’ils étaient inférieurs à 93€. En 2011, ce seuil passera à 120€ (soit 24€ à votre charge pour la journée).
Par ailleurs, lorsque les frais dépassent le plafond, vous devez vous acquitter de l’euro de frais de participation, en plus du forfait hospitalier de 18€
(13,50€ en hôpital psychiatrique). En sont notamment exonérés : ceux qui bénéficient d’une couverture à 100% ainsi que les femmes enceinte de plus de 6 mois, les personnes hospitalisées pour plus de 30 jours consécutifs, les accidentés graves, les mineurs victimes de sévices sexuels.
« On voit que le principe de ne pas dépasser le montant du forfait hospitalier quel que soit le montant des soins sera abandonné en 2011 », note Grégory Caret
Spécialistes : seuls 15 euros remboursés sur la consultation !
Votre généraliste [1] vous adresse à un confrère ? S’il s’agit d’un spécialiste conventionné en secteur 2, quel que soit le prix de la consultation (qui est libre), vous serez remboursé de 15,10€ (23,10€ si vous avez vu un psychiatre, neuropsychiatre ou neurologue). En secteur 3, le médecin applique des honoraires libres mais la consultation n’est remboursée que de 1€.

Opérations : dépassements d’honoraires de 229% !
Le reste à charge (ce que vous devez payer), lors d’une hospitalisation [2], ne concerne pas que les frais de confort (télé et téléphone). Un rapport de l‘Inspection Générale des Affaires santaires (IGAS) datant de 2007 (3) estimait que, « en fonction de l’épisode de soins et du lieu de soins (hôpitaux ou cliniques), entre 40% et 89% des malades connaissaient un Reste à charge, et que son volume moyen était compris entre 74€ et 454€ ! » La première somme correspondait à un accouchement à l’hôpital et la seconde à une prothèse de hanche.
Dans la même étude, on voyait que 39% des patients opérés pour une coloscopie avaient déboursé 60€ à l’hôpital, tandis que 71% des patients en cliniques avaient payé 105€ pour le même acte chirugical.
Principal responsable de cette différence : le dépassement d’honoraire.
50% des chirurgiens pratiquent un dépassement de 49% et 10% d’entre eux de … 229% (2)!
La prise en charge à 100% n’existe pas !
Lorsque la maladie [3] dont on souffre est considérée par la Sécurité sociale comme une ALD (affection longue durée), on bénéficie d’une couverture à 100%. Cela signifie-t-il pour autant que l’on ne dépensera rien? « Non », répond Magali Léo. Cela signifie que l’on est remboursé à 100% du tarif fixé par la Sécurité sociale, mais les dépassements d’honoraires restent à la charge du patient comme d’autres frais induits par le traitement des séquelles de la maladie (les perruques par exemple pour les personnes suivant une chimiothérapie). Nous avons publié un sondage montrant, entre autres, le pourcentage de Français renonçant [4]aux soins pour des raisons économiques : ils sont 26% dans la population générale et 33% en ALD. » (5)
Médicaments : nouvelle vague de déremboursements à 30%
En France le prix des médicaments est fixé au cours d’une négociation entre les laboratoires, l’Etat et l’Assurance maladie. Pour ce qui nous reste à payer, la part ne cesse de croître : entre les médicaments qui ne sont plus du tout remboursés (et qui, dès lors, ont vu leur prix s’envoler) et ceux dont le taux de remboursement est passé de 35% à 15%, l’inflation est galopante. Et ce n’est pas terminé puisqu’un nouveau décret, à paraître en même temps que la Nouvelle loi de Financement de la Sécurité sociale, prévoit une baisse du remboursement [5] des médicaments [6] à vignette bleue : elle passera désormais à 30% au lieu de 35%.
Dépassements d’honoraires : près de 34000 euros annuels par ORL !
Le rapport de l’IGAS (3) estimait que les dépassements d’honoraires représentaient 1/9e des honoraires perçus par les médecins [7]. Le CISS (Collectif interassociatif sur la santé) a, pour sa part, mené une étude auprès des caisses primaires d’assurance maladie. « On ne peut pas en tirer de généralités mais les exemples locaux sont parlants », note Magali Leo chargée de mission « assurance maladie » du CISS. « On voit qu’à Montpellier, par exemple, quelques gynécologues, pourtant en secteurs 1, pratiquent des dépassements d’honoraires dont la valeur moyenne avoisine pour deux d’entre eux les 100€ . A Nancy, le montant moyen annuel de ces dépassements est de 34 000€ par ORL, 31 000€ par rhumatologue et 26 000€ par psychiatre. » (chiffres 2008).
Combien coûte un cancer au patient ?
En 2009, David Saint-Martin, docteur en sociologie, a été chargé par la Ligue contre le cancer d’une étude sur le reste à charge (RAC) pour les malades du cancer(4). Il en ressort que « 7 personnes sur 10 ont eu un RAC depuis le jour du diagnostic de leur cancer« . Parmi les localisations de cancers les plus génératrices de dépenses non remboursées : les cancers métastasiques [8] (89% des personnes ayant déclaré un RAC), le cancer du sein [9] (77,9%) et le cancer [10] de la sphère ORL (64%). Quant aux montants moyens dépensés par le patient depuis le diagnostic, ils allaient de 1711,1€ pour un cancer multilocalisé à 963,7€ pour un cancer ORL et 724€ pour un cancer du sein.
Lunettes : la CNAM rembourse 65% de… 2,84 euros !
Vous portez des lunettes et vous avez plus de 18 ans? Aïe, vous en serez forcément de votre poche !
En effet, côté monture, la Sécurité sociale vous rembourse 65% mais sur une base forfaitaire de… 2,84€, c’est-à-dire qu’au final, elle vous versera généreusement 1,85€. Quant aux verres, le principe est le même mais la base forfaitaire dépend de votre correction : de 2,29€ par verre blanc, simple foyer sphère de -6,00 à +6,00, à 24,54€ par verre progressif pour le modèle le plus cher.
Pour ce qui est des lentilles, le montant remboursé est de 25,70€ par oeil
(65% de 39,48€) quelle que soit votre correction. Bref, mieux vaut éviter d’être à la fois pauvre [4] et myope, astigmate ou presbyte !
En France, peut-on devenir pauvre parce que l’on est malade?
« Oui, affirme Magali Leo. Pour les séropositifs, par exemple, le reste à charge était d’environ 500€ par an. Or, la moitié de cette population gagne moins de 750€ par mois et un quart ne touche qu’une allocation d’adulte handicapé de 711, 95€ et se situe au-delà du seuil d’attribution de la CMU. » Mais les dépenses de santé ne sont pas les seuls facteurs de risque de paupérisation. « Une étude menée par la Ligue contre le cancer et la DREES (Direction des études de l’évaluation et des statistiques) souligne ainsi qu’un tiers des moins de 59 ans atteints par la maladie a vu les revenus du ménage chuter. En cause les arrêts maladie, la perte de certains revenus comme les heures supplémentaires, le passage en mi-temps thérapeutique ou l’impossibilité d’accéder au crédit [11], par exemple ».
Complémentaire santé : des tarifs affichant 44 % d’augmentation
Pour éviter un reste à charge trop important 87% des Français misent sur une assurance santé [12]. En 2006, elle leur coûtait en moyenne 38€ par mois, soit 456€ pour l’année (6). Mais « Ce montant ne cesse de croître, constate Gégory Caret de l’UFC Que choisir.Entre 2001 et 2008 il a ainsi progressé de 44% alors que, dans le même temps, les remboursements n’augmentaient, eux que de 27% ! »
Outre une augmentation contenue des primes, ce que réclament l’UFC Que Choisir, comme le CISS, c’est une plus grande transparence des tarifs et surtout des modalités de remboursement. « Les assurances s’engagent sur plus de transparence et de lisibilité des contrats, c’est bien, note Magali Léo du CISS. Mais il faut aussi que toutes adoptent les mêmes modes de calcul de remboursement, de façon à ce que les gens puissent comparer les contrats. »
Assurance santé : bientôt un bouclier sanitaire ?
L’idée d’un Bouclier sanitaire est dans l’air et a fait l’objet en juin 2010 d’une étude de l’IRDES [13] (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) (7). « il prévoit la prise en charge à 100% des frais de santé par l’Assurance maladie dès que leur coût annuel cumulé atteint un certain seuil, et cela pour tous les assurés sociaux », explique Magali Léo.
« Plusieurs scénarios sont étudiés avec des hypothèses différentes. Il est notamment envisagé de moduler le seuil de déclenchement du bouclier sanitaire en fonction des revenus des personnes. Une hypothèse qui peut avoir du sens mais qui, si elle était retenue, constituerait au niveau de son principe une nouvelle approche de l’idée fondatrice la Sécurité sociale ‘cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins’. Un débat qui pourrait être probablement l’un des enjeux de la campagne présidentielle de 2012. »
Reste à Charge : 252,30 euros par personne en 2009 !
Le reste à charge ou RAC est ce qui reste lorsque l’on a été remboursé par la Sécurité sociale et sa mutuelle [14]. En 2009, d’après les statistiques officiels (1), il représentait en moyenne 252,30 € par personne, soit 9,5% de nos dépenses de santé. Un chiffre que Grégory Caret, auteur de l’étude de UFC Que choisir sur « Le coût de la couverture santé pour les ménages » (2), réfute :
« 
Il ne prend pas en compte ce que doivent débourser les ménages pour avoir accès à une complémentaire santé.

Or, ce poste ne cesse de croître et fait monter en 2010 le prix moyen des dépenses réelles de santé pour chaque Français à 551€. »
Sources
(1) Les Comptes nationaux de la santé en 2009 publié par la Commission des comptes de la santé dans le Bulletin de la DREES (direction des études de l’évaluation et des statistiques) en septembre 2010.
(2) Le Coût de la couverture santé pour les ménages, enquête et propositions de l’UFC Que Choisir, de Grégory Caret, Département des Etudes septembre 2010.
(3) Les Dépassements d’honoraires médicaux, publié par l’Inspection Générale des Affaires sociales (IGAS) avril 2007, Documentation Française
(4) Les Frais restant à charge des malades atteints de cancer : constat, ressenti, propositions, de David Saint-Marc du LAPSAC (Laboratoire d’Analyse des Problèmes Sociaux et de l’Action collective) de l’université Bordeaux 2, pour La Ligue contre le Cancer, en partenariat avec l‘Assurance maladie et le Réseau des malades et des proches.
(5) Les Perceptions des Français sur les évolutions du système de santé, sondage de Viavoice pour le CISS en octobre 2010.
(6) Les Contrats les plus souscrits auprès des organismes complémentaires santé en 2006. Etude publiée dans le bulletin de de la Dress,en mai 2008,  »
(7) Bouclier sanitaire : choisir entre égalité et équité ? Une analyse à partir du modèle ARAMMIS. Institut de Recherche et de documentation en économie de la santé. Juin 2010.

Sites à consulter :
www.leciss.org [15]
www.quechoisir.org [16]
www.ameli.fr [17] le site de la sécurité sociale.


URL source: http://sante.planet.fr/sante-ce-qu-elle-vous-coute-vraiment.38162.html
Liens:
[1] http://sante.planet.fr/../../../../../prevention-avez-vous-un-bon-medecin.1735.113.html
[2] http://sante.planet.fr/../../../../../qualite-des-soins-le-classement-hopitaux-de-france.1771.117.html
[3] http://sante.planet.fr/../../../../../prevention-dix-symptomes-a-prendre-au-serieux.1739.113.html
[4] http://sante.planet.fr/../../../../../argent-droits-remboursements-pret-bancaire-faut-il-mentir-sur-sa-sante.1784.114.html
[5] http://sante.planet.fr/argent-droits-remboursements-medicaments-les-alternatives-aux-deremboursements.6292.114.html
[6] http://sante.planet.fr/argent-droits-remboursements-payez-vos-medicaments-moins-cher.1723.114.html
[7] http://sante.planet.fr/argent-droits-remboursements-combien-gagne-votre-medecin.1759.114.html
[8] http://sante.planet.fr/cancer-les-signes-qui-doivent-alerter.1689.46.html
[9] http://sante.planet.fr/cancer-du-sein-15-conseils-pour-l-eviter.1688.46.html
[10] http://sante.planet.fr/cancer-13-conseils-pour-eviter-le.1774.46.html
[11] http://sante.planet.fr/argent-droits-remboursements-pret-bancaire-faut-il-mentir-sur-sa-sante.1784.114.html
[12] http://sante.planet.fr/argent-droits-remboursements-bien-choisir-sa-mutuelle-sante.1769.114.html
[13] http://www.irdes.fr/EspaceRecherche/DocumentsDeTravail/DT32BouclierSanitaireAnalyseModeleArammis.pdf
[14] http://sante.planet.fr/../../../../../argent-droits-remboursements-bien-choisir-sa-mutuelle-sante.1769.114.html
[15] http://www.leciss.org
[16] http://www.quechoisir.org
[17] http://www.ameli.fr

Stratégies de manipulation de masses

10 novembre 2010

Noam Chomsky

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,
délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Tout rapport avec la réforme des retraites, de l’éducation, de la santé, de la fiscalité, de l’audiovisuel public  n’est pas une pure coïncidence !

Une conférence à ne pas manquer…

7 novembre 2010

EDF : ATTENTION !

5 novembre 2010

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié cette ARNAQUE…

AUJOURD’HUI DEBUT ET FIN DE LA SESSION PARLEMENTAIRE AU SENAT POUR PASSER LE PROJET DE LOI NOME. DANS QUELQUES JOURS CE NE SERA PLUS UN PROJET MAIS UNE VERITABLE  LOI  SCELERATE AVEC APPLICATION AU 1ER JANVIER 2011.

QUAND NOS FACTURES ET CELLES DE NOS AMIS AUGMENTERONT ON NE POURRA PLUS DIRE QUE L’ON NE SAVAIT PAS.  A DIFFUSER LARGEMENT EVIDEMMENT. APRES FRANCE TELECOM, LA POSTE, LA SNCF, ETC…  EDF

Pour les fameux compteurs qui devraient être installés bientôt et qui  devraient nous être facturés au prix très très fort (vers les 300 € ) , et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables : *il ne faudra rien signer. *
On ne peut pas refuser à  EDF d’accéder aux compteurs, et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et, du moment que
nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas  nous obliger à  payer ces compteurs !

Attention aux signatures : aucune, même pour la réception des travaux etc…

LES TARIFS D’ELECTRICITE VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !
A TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE A DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA  FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ. NE LAISSONS PAS FAIRE !

C’est la la loi Nome,  soit la Nouvelle Organisation du Marché de l ‘électricité concocté par le gouvernement.

Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas  – plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF)- le gouvernement a décidé de la créer artificiellement.
La loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er  janvier 2011 *, EDF aura obligation de revendre à  ses concurrents jusqu’à  25 % de sa production d’électricité.
Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d’électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà  payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires. C’est une première que d’obliger une entreprise, dans le monde de la »concurrence libre et non faussée », à  céder une partie de ses atouts à  des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.
http://www.poursavoir.fr
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/ANTOINE/11276 (article de 2004 )

autres exemples de privatisations :
http://www.sudptt44.org/e107_files/public/1217412610_1_FT0_page3.pdf
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7886
http://www.partagedeseaux.info/article300.html

Si vous êtes scandalisé, diffusez au moins ce message ! Une fois livré à la concurrence et surtout au  » privé  » ce sera trop tard.  Le prix de l’électricité sera fixé par des groupes privés qui , en fait, seront des filiales d’un seul et unique groupe !
Vous n’y croyez pas ?
Alors remettez vous dans le contexte de nos chères autoroutes Françaises que nos parents et grands  parents ont payées avec leurs impôts et qui ont  été vendues et bradées à de grands groupes privés..
Cela profite à  qui ?
Et le prix à  payer pour y circuler ? N’est-ce pas scandaleux ? Mais c’est trop tard, car ce réseau routier n’appartient plus en totalité à  l’Etat ! Et pour le reste ce sera pareil ! Aujourd’hui le service public coûte cher, mais ce n’est rien face à  ce qui nous attend si nous le bradons à  des groupes privés !

Surtout celui de droite…!

4 novembre 2010

 

Incroyable ressemblance…

Voilà ce qui nous attend…………..

3 novembre 2010

BIENTÔT OBLIGATOIRE DANS TOUTES LES  ENTREPRISES !!!

Retraites : un problème d’arithmétique divise les Français.!

2 novembre 2010

D’un côté : Sarkozy, Fillon, Woerth, les parlementaires UMP, le MEDEF et pas mal d’éditorialistes qui affirment que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition.
De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens qui, après calcul, affirment qu’il ne sera pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.

Qui a raison ? Qui a tort ? Les calculs sont-il compliqués ? Des professeurs de mathématiques ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont soumis la question, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier
d’élèves de classes de 6ème.

Ils sont partis des données incontestables suivantes :
– au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
– au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler
– dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050.

Les professeurs ont convenu que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.
Ils ont soumis l’énoncé suivant aux élèves :
« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. En 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités.
Calculer le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »
99 % des 1000 élèves ont répondu :
– en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
– en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)
en 2050 la part de chacun aura donc augmenté par rapport à 2010

Aucun élève de 6ème n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème de partage du gâteau !

Profitant du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, quelques-uns de ces professeurs ont demandé à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés.
Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats trouvés par les élèves de 6ème étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait dû préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque).
Nous avons donc refait les calculs, en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance.
Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.
Résultats du nouveau calcul :
– en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
– en 2050, la part de chacun sera de 155 g (2800 : 18)
en 2050 la part de chacun aura toujours augmenté par rapport à 2010 !

Les explications du secrétaire général de l’UMP n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons tous les citoyens à réfléchir à la question suivante : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, Woerth, Copé, Bertrand et les parlementaires UMP font semblant de ne pas savoir calculer ? ».

Source : André Martin Co fondateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

La retraite expliquée aux nuls.

1 novembre 2010

Pour imposer aux Français une réforme de la retraite qu’ils ne veulent pas, Nicolas Sarkozy utilise des arguments discutables, pour ne pas dire mensongers.
Tout d’abord, il faut évacuer rapidement les lieux communs du genre : « l’augmentation de la durée de cotisation va combler le déficit ». Si on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’un français rentre dans le monde du travail à l’âge de 27 ans en moyenne. Or en 2008, ce même français sort de l’emploi salarié à l’âge de 59 ans en moyenne. Sur ces bases, ils ne seront donc qu’une minorité à pouvoir cotiser pendant 42 ans.

Autre bêtise remarquable : « l’allongement de la durée de la vie rend nécessaire l’allongement de la durée de cotisation ». La cause du déficit et du fait qu’il va continuer à se creuser n’est pas l’allongement de la durée de vie, mais l’augmentation du chômage. Pourquoi ne pas empêcher les délocalisations, et interdire les licenciements dans les entreprises non déficitaires ? En effet, les cotisations retraite sont prélevées uniquement sur les salaires, d’où le problème. Si elles étaient prélevées sur les richesses, il n’y aurait plus de problème.

En 1950 il fallait 4 travailleurs pour payer la retraite d’un seul individu, et en 2010, il suffit d’1,75 cotisant pour le même résultat. Franck Lepage et Gaël Tanguy le démontrent avec humour dans cette vidéo.

Contrairement à une idée reçue, les profits sont peu imposés en France. C’est Christine Lagarde qui le dit : « il existe en France un écart significatif entre le taux d’imposition facial des bénéfice des entreprises, qui est de 33,3, et le taux réel qui est de 22%. La première raison à cela est l’existence en France de nombreuses exonérations ou taux réduits dont les grands groupes savent tirer parti »

Le déficit des retraites se monte en 2010 à 39 Milliards, or l’ensemble des exonérations de charges sociales pour les entreprises se monte à 40 milliards. La fraude dans ce domaine s’élève à 30 milliards d’euros. lien Cherchez l’erreur ?

Un autre argument est avancé par le gouvernement : « dans les autres pays, l’âge de la retraite a été repoussé ». Même si tous les autres pays faisaient çà (ce qui n’est pas le cas) ça ne signifierait pas pour autant qu’ils aient raison. On nous affirme que l’âge de la retraite en Allemagne serait de 67 ans ?! Totalement faux, ce sera 67 ans (peut-être) en 2030, et d’ici là beaucoup de choses peuvent changer. Il faut ajouter qu’en Allemagne, le nombre d’annuités à cotiser n’est pas de 40 ans (ce qui est le cas en France) mais de 35. Avant de prendre une telle décision, il y a eu en Allemagne de réels débats, jamais de passage en force, comme en France. En Suède, l’arbitrage a duré 10 ans.

Ce power-point résume bien la situation tout comme cette vidéo

Les députés que nous avons élus avaient-ils le droit de voter contre ceux qui les ont élus ? Espérons que les citoyens s’en souviendront en 2012, lors des législatives. Mais qu’en est-il de la retraite de ces mêmes députés ? Connaissez-vous l’histoire de l’amendement n° 249 ? Quelques députés verts audacieux (Annie Poursinoff, Yves Cochet, Noel Mamère, et François De Rugy) avaient proposé de reconsidérer les avantages considérables qu’ils ont en matière de retraite : ils ne cotisent qu’à hauteur de 12%, le reste (52 millions d’euros annuels pour tous les députés) est payé par l’Etat, c’est-à-dire par nous. Pour 1 € cotisé, ils reçoivent à leur retraite 6 euros, alors que nous ne recevons dans le meilleur des cas qu’1,50 € pour 1 € cotisé. Le 9 septembre 2010, l’amendement a été rejeté. Regardez cette vidéo du débat.

Comme le dit Gérard Filoche, inspecteur du travail, 57% de nos concitoyens pensent qu’il ne faut pas toucher la retraite à 60 ans. Libre à chacun de travailler jusqu’à la mort, mais on n’a pas le droit d’obliger une personne à travailler plus qu’il ne veut, ou qu’il ne peut. Gérard Filoche, fait sur cette vidéo en deux parties de 20 petites minutes un très bon résumé de la situation.

Il épingle brillamment Sarközy, lequel prétend que nous avons gagné 40 ans d’espérance de vie. Filoche évoque des évidences : à 55 ans, 2 maladies sur 5 sont liées au travail, et à 60 ans, 3 maladies sur 5 sont liées au travail. L’ouvrier qui a passé sa vie derrière un marteau piqueur n’a pas la même espérance de vie que celle d’un fonctionnaire. Allons-nous voir des infirmières de 62 ans continuer à s’occuper de leurs patients alors même qu’elles auraient besoin de souffler ? Devront-elles le faire en déambulateur ? Mais au delà des pénibilités physiques, il évoque aussi les pénibilités mentales : un instituteur qui a passé 35 ans de sa vie à gérer des classes surchargées, et des enfants turbulents ne voit pas d’un œil très réjoui arriver l’obligation de travailler toujours plus tard. Il y a en France 180 000 accidents cardio-vasculaires annuels dont la moitié est liée à l’activité professionnelle. Gérard Filoche raconte le décès d’un homme, qui après 15 heures de travail, sortant de son bureau, est mort brutalement sur le trottoir. Cet accident cardio-vasculaire n’a pas été comptabilisé comme « accident du travail », puisqu’il s’est produit dans la rue…

Et que dire des cancers liés au travail : ils ne sont pas comptabilisés, mais ils existent malgré tout. Et Filoche de faire un constat cruel : travaillez plus longtemps, vous mourrez plus tôt. Il se base pour justifier cette affirmation sur une information indéniable : Les assurances sur la vie, pour lesquelles nous sommes régulièrement sollicités, se basent pour leurs calculs sur une « table de mortalité ». Or, ces tables disent que si nous travaillons 2 ans de plus, nous vivrons 1 an de moins. Gérard Filoche se bat aussi pour la terminologie des mots : « Il n’y a pas de charges sociales en France, il n’y a que des cotisations, qui sont prélevées sur nos salaires, mise dans un pot commun et qui sont redistribuées à chacun suivant ses besoins. Ce ne sont pas des prélèvements obligatoires, ce sont des prélèvements volontaires, et nos ainés se sont battus pour ça ».

Il épingle aussi Christine Lagarde, critiquée pour avoir obligé les chômeurs de 57 ans à continuer d’aller « pointer au chômage ». Elle a commis une bourde terrible en lâchant : « Quand on a 57 ans, on n’est pas fichu », mais alors, répond Gérard Filoche : « c’est quand on est fichus qu’on a droit à la retraite ? ». L’INSEE calcule l’espérance de vie en bonne santé : 63 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes, et 59 ans pour les ouvriers. Il conclut par cette évidence : Les plus belles années de la retraite, c’est entre 60 et 65 ans, et les plus dures années de vie au travail, c’est entre 60 et 65 ans.

Les 500 premières familles les plus riches de France pèsent 194 milliards d’euros. Il y a 378 000 millionnaires en euros en France. Face aux 8 millions de français qui vivent dans la pauvreté (moins de 950 € par mois), la France arrive en troisième place au nombre des millionnaires.

La France n’est pas pauvre, les richesses sont seulement moins bien partagées.

Le gouvernement a exonéré (charges sociales) les entreprises à hauteur de 45 milliards, après avoir affirmé qu’ils avaient de la peine à trouver 400 millions d’euros pour les chômeurs en fin de droit, qu’ils qualifient aimablement d’assistés.

Mais, comme le dit Gérard Filoche, les assistés, ce sont les patrons. Les niches fiscales les plus importantes, celles consenties aux plus nantis, représentent 72 milliards d’euros. Si on additionne tous ces milliards, on voit qu’il y a donc largement de quoi payer les retraites. Il y a donc aujourd’hui l’évidente volonté de l’état de casser le système actuel, afin de favoriser les sociétés d’assurances, lesquelles vont bientôt pouvoir nous proposer des « retraites à la carte ».

Médiapart l’affirme le 14 octobre 2010 : « La réforme va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition et sera donc propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France ».

(Ceux-ci sont responsables aux USA des faillites que l’on sait, alors que le peuple américain était globalement hostile à la retraite par répartition. Bernard Madoff qui s’occupait des placements en bourse de ces fonds de pension, est l’un des principaux artisans de cette faillite).

Parmi les opérateurs privés qui vont opérer en France, on trouve le groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que le frère du Président : Guillaume Sarkozy.

La boucle est donc bouclée, car comme dit mon vieil ami africain : « Un acacias ne tombe pas à la volonté d’une chèvre maigre qui convoite ses fruits ».

Source : Olivier Cabanel