Archive for août 2010

Petite sauterie locale de l’UMP…

28 août 2010

…au cours de laquelle notre député bien aimé Deflesselles reconnaît qu’il « serre les fesses », sans doute pour éviter qu’un électeur mal intentionné ne lui fasse le coup du kancho…!

Article paru le 12/07/2010 à 00h00 dans LIBERATION :

Le clan Copé balance la riposte au son des grillons

Reportage

Le chef du groupe UMP de l’Assemblée réunissait son club, ce week-end, dans les Bouches-du-Rhône. Au menu : étalage de «serrages de coudes».

Par ALAIN AUFFRAY Envoyé spécial à Maussane-les-Alpilles

Comment peut-on supporter, à droite, toutes ces affaires ? C’est simple : on passe un dimanche à Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône). Pour se changer les idées, écouter les cigales de Provence. Et on se retrouve à parler des cigares de Christian Blanc. Mauvaise pioche. Les cigales et les cigares : ce week-end, c’étaient les journées annuelles du club Génération France de Jean-François Copé.

Il fait chaud comme au sauna, on sue, ça purifie. Et on oublie les boules puantes de l’actualité, en devisant de l’avenir du monde, tout tracé par une banderole : «Génération Copé. Génération France 2017.» Copé, président-de-dans-sept-ans. Y a plus qu’à attendre. Putain, sept ans.

Le chef de file des députés UMP déboule, hier, chemise blanche, sourire. Quarante députés UMP ont fait le déplacement, plus des locaux. Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône, se désole : «Ça fait mal d’entendre les « tous pourris ». Mais, ici, les gens sont plus choqués par Blanc et ses cigares, Boutin, Joyandet, que par l’affaire Woerth.» Trop dur à suivre, le salmigondis Bettencourt. «Pour les gens, c’est : « Qu’est-ce que c’est que ce pataquès ? » Trop de choses se passent dans une même journée ! Comme un mauvais soap-opéra.»

«Diversion». Heureusement, le Mondial «a fait un peu diversion», dit Diard. Merci les peintres du foot. Mais ça n’a pas duré et l’histoire Bettencourt «se surajoute au reste». Bilan : «Dans certaines communes, en cas d’élection, le FN ferait 40%», grimace Diard, voisin de Marignane. Pour Bernard Deflesselles, député des Bouches-du-Rhône, la «séquence» n’en finit plus : «Dommage, car l’explication de la réforme des retraites a été bien menée.» Remanier ? Surtout pas : «Jamais sous la contrainte. En plus, ceux qui seront confrontés à la séquence retraite, s’ils en sortent affaiblis, qu’est-ce qu’on fait : on en change encore ?» Sacrifier Woerth ? «La question est posée, admet Deflesselles. On verra après [ce] soir», quand Sarko aura causé, «si la pression continue, ou si les choses se calment». Vivement les vacances. En attendant, une seule tactique : serrer les fesses. «Euh, les coudes, plutôt.»

Le boss, Jean-François Copé, relativise : «L’affaire Woerth arrive en dixième position dans les préoccupations des Français. Le rendez-vous clé n’est pas de changer de ministres.» Samedi, Copé et ses copains se sont fait briefer par un sondeur sur «l’état psychologique de la nation». Préparez les mouchoirs.

Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, décrit un «climat désagréable, délétère, qu’on vit très mal». Viré il y a un an du gouvernement où il gérait les DOM-TOM, Jégo plaide pour un «renouvellement des équipes» : «Ceux qui se sont beaucoup usés à se bagarrer peuvent être changés. A quel moment ? C’est au président de la République de choisir.» Jégo a une formule : «Quand le navire est dans la tempête, il ne faut pas tourner en rond. Il faut montrer le cap.»

Un cap, c’est bien ce qui manque à droite. A défaut, Renaud Muselier veut taper fort, à la tribune. Le député marseillais égrène les affaires du PS en Provence, basées sur des «délits graves», pas des rumeurs. Dénonce «la calomnie, l’emballement, l’amalgame, la chasse à l’homme» contre Woerth. Tout ça, «à cause d’un professionnel de la manipulation comme M. Plenel», dont le site Mediapart «sera la poubelle d’Internet». Fumiers de journalistes !

«Dommage». Sous le chapiteau, le député local Bernard Reynès cire les pompes de Copé : «Cet homme ne fume pas le cigare. Ou du moins, il se les achète !» Les militants acclament le nom de Woerth, et la loi antiburqa poussée par le patron du groupe UMP à l’Assemblée. Qui ne se voile pas la face : «Notre famille politique est en risque.» Voilà la gauche «qui monte par défaut» et le Front national «qui pointe son nez». Les affaires «sont une épreuve», reconnaît-il, en assurant un «soutien total» à Eric Woerth.

«Si nous supportons toutes ces injures sur notre probité, c’est pour la France !» clame Jean-François Copé. Diable ! Tout de suite les grands mots. Mais, pour lui, «les réformes doivent absolument se poursuivre». Même si cela impose de sacrifier un ministre ? «C’est désastreux, l’impact sur l’opinion, admet un militant. Woerth, il faudrait le changer. Dommage : c’est un type bien, l’air honnête, compétent, il connaît ses dossiers. Le gars avec qui on partirait en vacances.»

Boues rouges dans la Grande bleue

24 août 2010

un cocktail sulfureux…

Le fameux déversement des « boues rouges » dans la mer, au large de Cassis, revient sous les feux de l’actualité. Il constitue en effet, avec notamment l’émissaire de Cortiou qui rejette en mer après traitement les eaux d’assainissement de Marseille et de 15 autres communes (dont Carnoux), l’un des nombreux points délicats que devra intégrer le futur Parc National des Calanques en cours de constitution. Un véritable casse-tête qui dure depuis de longues années et qui pousse certains écologistes à refuser l’idée même d’un parc national dans les calanques tant que ce problème n’aura pas été définitivement réglé…

Pour mieux comprendre le contexte de cet imbroglio, un petit retour en arrière s’impose. Chacun connaît la part de l’activité portuaire et des savonneries dans l’essor économique de la région marseillaise à partir de la seconde moitié du XIXème siècle. On connaît moins en revanche la contribution qu’a apportée localement l’industrie de l’alumine qui a pourtant créé entre 1908 et 1970 plus de 3000 emplois en Provence, dont la moitié sur Marseille (soit davantage que la fabrication du Savon de Marseille qui elle est restée dans les mémoires…). Il faut dire que l’aluminium est devenu au cours du XXème siècle le premier métal utilisé en dehors du fer, avec une production mondiale de plus de 30 millions de tonnes en 2005 et de très nombreux usages dans la construction automobile, aéronautique, ferroviaire mais aussi l’emballage, les huisseries, l’électronique, etc.

Localement, la ville des Baux-de-Provence est à l’origine du nom de bauxite, donné en 1822 par le chimiste Berthier au principal minerai d’aluminium, lequel a ensuite été trouvé en quantité abondante dans le Var où il a été activement exploité : en 1914, les trois-quarts de la production mondiale de bauxite proviennent de Provence et la France est alors le principal producteur mondial d’aluminium.

L’usine toujours en activité

L’usine de Gardanne, toujours en activité à ce jour, est en 1894 le premier établissement à mettre en œuvre le procédé Bayer pour la fabrication de l’alumine, produit de base dont l’électrolyse conduit à la production de l’aluminium. Cette étape d’électrolyse, qui nécessite de grosses quantités d’électricité, se fait principalement dans les vallées alpines où l’alumine est ensuite acheminée. En revanche, l’agglomération marseillaise constitue un lieu favorable pour la production d’alumine car bien desservie par le chemin de fer et à proximité des lieux de production du minerai mais aussi du charbon et de la soude nécessaire au traitement.

Il faut environ 2 tonnes de bauxite pour obtenir 1 t d’alumine (oxyde d’aluminium Al2O3), sachant qu’il faut ensuite environ 2 t d’alumine pour extraire 1 t d’aluminium. Dans le procédé Bayer, le minerai, après broyage, est attaqué à chaud (d’où la nécessité du charbon) et sous pression par une solution de soude. Les résidus insolubles, surtout riches en fer, d’où leur forte coloration rougeâtre, sont les fameuses « boues rouges » qui ne peuvent plus être valorisées industriellement. Pendant de nombreuses années, ces résidus ont été stockés dans des bassins de décantation obtenus en barrant les vallons, d’abord à proximité des usines, puis de plus en plus loin. Ceux

les eaux du Ravin d’Aix

produits par l’usine de Saint-Louis-des-Aygalades ont ainsi été stockés pendant longtemps dans une ancienne carrière des hauteurs de Vitrolles, au niveau de l’actuel Stadium, et ces dépôts continuent de

L’ancienne carrière de Vitrolles

colorer en rouge les eaux du Ravin d’Aix affluent du Bondon plusieurs dizaines d’années plus tard. A Gardanne, ils ont été évacués pendant plus de 60 ans par téléphérique vers deux vallons de Bouc-Bel-Air, mais dans les années 1960 la saturation progressive de ces sites a obligé la société Péchiney à rechercher une nouvelle solution.

A cette époque, la production d’1 t d’alumine entrainait le rejet de 1,5 t de résidus dont il convenait de se débarrasser. C’est alors que Péchiney a eu l’idée de rejeter ces boues rouges en mer à grande profondeur. Les études préliminaires ont duré 3 ans, à partir de 1961, afin de s’assurer de la faisabilité du projet et de vérifier notamment l’innocuité de ces déchets sur la faune et la flore marine, mais aussi l’absence de mélange des boues avec l’eau de mer pour éviter tout risque de coloration massive de la mer en surface. De nombreux organismes scientifiques ont été associés à ces recherches et plusieurs déversements expérimentaux ont été conduits pour observation tandis qu’un dossier de demande de déclaration d’utilité publique était constitué dès 1963.

Dès le début de l’enquête publique en 1963, ce projet a rencontré de très fortes oppositions de la part de la population et des pêcheurs de Cassis et La Ciotat. Relayée par de nombreuses personnalités, dont Emmanuel Agostini, alors maire de Cassis, mais aussi Alain Bombard et Paul Ricard, cette opposition a obligé la société Péchiney à mener un intense travail de lobbying, mélange de relations publiques, de pression politique et de chantage à l’emploi, afin d’imposer ce projet et d’obtenir toutes les autorisations administratives nécessaires à sa mise en œuvre.

Opérationnelle depuis 1966, cette conduite, d’un diamètre de 30 cm, suit un parcours terrestre, en partie enterré et en partie aérien, de 47 km entre Gardanne et Cassis. Arrivée à la calanque de Port-Miou, la canalisation s’enfonce à une profondeur de 40 m au niveau des ouvrages de captage de la source. Puis une conduite en acier de 7 km de longueur, posée sur le fond de la mer, conduit les rejets jusqu’à une profondeur de 320 m, au débouché du canyon sous-marin de la Cassidaigne, qui s’enfonce jusqu’à 2 400 m sous le niveau de la mer. Au débouché de cette conduite, les boues rouges se déversent sur le fond marin par gravité du fait de la forte déclivité du sol.

Soumis depuis 1978 au régime des installations classées au titre de la protection de l’environnement, cet ouvrage a fait l’objet de plusieurs arrêtés préfectoraux depuis 1994, exigeant la création d’un comité scientifique de suivi et la réalisation d’études périodiques en vue d’évaluer son impact sur l’environnement. Les différentes investigations menées depuis dans ce cadre montrent que le front de sédimentation se situe désormais à plus de 60 km de l’émissaire avec une extension importante vers l’Ouest sous l’effet des courants marins. L’effet mécanique de l’écoulement turbulent des résidus boueux provoque un incontestable appauvrissement de la faune dans le chenal du canyon, même si le peuplement

extension des rejets à Cassis

est principalement gouverné par la profondeur des fonds marins et si la conduite sert elle-même de refuge pour certaines espèces jusque vers 250 m de fond. Globalement, les  matériaux apportés tendent à sédimenter au fond du canyon, mais les observations et les modélisations confirment que ce schéma général peut être fortement perturbé, en particulier en cas de fort mistral hivernal, provoquant des remontées de résidus jusque vers 120 m de profondeur. Enfin, les différentes études semblent confirmer que les matériaux rejetés, malgré de fortes teneurs en métaux lourds (titane et chrome notamment) ne présentent pas de toxicité significative sur la vie biologique, même si certains tests sur les huîtres et les embryons d’oursins paraissent relativement inquiétants.

Depuis 1995, la Convention de Barcelone, qui vise à réduire la pollution en Mer Méditerranée, impose une réduction progressive des rejets d’alumine à Cassis. Les volumes autorisés doivent être désormais inférieurs à 250 000 t par an et ces rejets devront être totalement stoppés au 31 décembre 2015. Le recours progressif depuis 1987 à des bauxites tropicales (de Guinée), plus riches en alumine, s’est déjà traduit par une réduction relative des rejets, mais le volume déversé en 2008 atteint encore 237 000 t  (alors que la capacité actuelle de l’usine de Gardanne est de 700 000 t d’alumine par an). Par ailleurs, Péchiney, devenu désormais Rio Tinto Alcan, a installé en 2007 un système de filtre-presse qui permet de conditionner une partie des résidus sous forme de galettes solides, dénommées « Bauxalite », qui sont désormais stockées sur le site de Mange Garri, une ancienne carrière de Bouc-Bel-Air. Alcan cherche ainsi à valoriser industriellement ce matériau, en particulier pour la réhabilitation d’anciennes décharges.

Dans un tel contexte et même si ces rejets sont en cours de réduction progressive, on conçoit que l’avenir de cette conduite et des millions de tonnes de résidus riches en métaux lourds déversées depuis plus de 40 ans au large de Cassis constitue une épine majeure dans le pied du projet de futur Parc National des Calanques. En tout cas, la gestion de ce dossier fera partie des points délicats qui rendent si difficile l’élaboration de ce projet de parc national…

L. V.

Références :

Alcan bauxite et alumine (2005) : « Gestion des résidus du traitement de la bauxite – Synthèse des travaux du Comité Scientifique de Suivi 1995-2004 », [En ligne], consulté le 18 août 2010. URL : http://www.alcan-gardanne-environnement.fr/File/AlcSynt10y.pdf

Alcan bauxite et alumine (2003) : « Rapport annuel 2003 du Comité Scientifique de Suivi – Résidus de traitement de bauxite (Bauxaline) », [En ligne], consulté le 18 août 2010. URL : http://www.alcan-gardanne-environnement.fr/File/RAPPORT%20ANNUEL%202003.pdf

GIP des Calanques (2009) : « Ateliers de la Concertation – Atelier thématique : Organisation des usages en mer – Compte-rendu de l’atelier : Gestion des pollutions – 4ème réunion 24 septembre 2009 », [En ligne], consulté le 18 août 2010. URL : http://www.gipcalanques.fr/content/download/5858/55604/file/CR_AtOUM4_corrig%C3%A9_SENT.pdf

Loison M.-C., Pezet A. (2006) : « L’entreprise verte et les boues rouges – Les pratiques controversées de la responsabilité sociale à l’usine d’alumine de Gardanne (1960-1966) », publié dans Entreprises et Histoire 45 (2006) 97-115, [En ligne], consulté le 18 août 2010. URL : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/15/05/17/PDF/e_h_pezet_loison_3_.pdf

Mioche P. (2005) : « Pourquoi l’alumine a-t-elle été effacée de Marseille ? », Rives méditerranéennes [En ligne], 4 | 2000, consulté le 18 août 2010. URL : http://rives.revues.org/73

Kancho et boong-ga boong-ga…!

21 août 2010

Mieux que la poire à lavement : le kancho !

Vous vous promenez tranquillement dans une rue au Japon lorsque vous ressentez tout à coup une fulgurante douleur au niveau de l’anus ! Du calme ! Ne paniquez pas ! Inutile de vous rendre chez un proctologue, il y a de fortes chances pour qu’un galopin vous ait tout simplement fait le coup du kancho.

Nos petites têtes blondes poussent le crétinisme jusqu’au jeu du foulard. Au Japon, on a su s’arrêter au stade anal. De quoi s’agit-il exactement ? C’est très simple : vous joignez vos index, vous croisez entre eux les autres doigts puis, armé de ce redoutable pistolet à dargifs, vous vous approchez en taminois près d’une victime de votre choix et, sans crier gare (ou alors en criant « kan-CHO ! ») vous donnez un vigoureux coup dans son fondement. Exactement comme ceci :

kan-chooooooooooooooooo...!

Tel le poinçonneur de Shibuya, vous allez vite voir que « faire des trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous » est particulièrement farce. Tout comme le sens du mot kancho d’ailleurs puisqu’il signifie « lavement ». Cocasse, non ?

Le grand Yamada san, 42 ans, en gardera des séquelles toute sa vie

D’une manière générale, ce sont plutôt les écoliers qui pratiquent cette petite facétie. Les garçons  surtout, bien que les fillettes ne crachent pas nécessairement sur ce jeu. Cela peut perdurer jusqu’à l’adolescence, voire même à l’âge adulte….

Que ce soit entre potes de fac ou entre collègues, il semblerait que s’enfoncer des index dans l’anus entretienne un sentiment de camaraderie. Essayez donc demain à votre travail, vous me direz si

Nous sommes les Marseillais ! Et nous allons gagner !

c’est juste, moi, je ne peux pas, je suis en vacances.

Il est par ailleurs volontiers pratiqué dans les milieux sportifs, très efficace paraît-il pour donner un esprit de corps à une équipe. Et là, je ne saurais que trop conseiller au nouveau sélectionneur de l’équipe de France d’instituer cette pratique dans les vestiaires avant chaque rencontre et à chaque mi-temps. Au point où en sont les Bleus, je ne vois guère que cette solution pour revenir du gouffre où ils sont tombés. D’ailleurs, ça n’aurait peut-être pas fait de mal à Anelka, un p’tit coup dans le fignedé.

On ne saurait que trop conseiller aux amateurs de kancho de se procurer la borne d’arcade du jeu Booong-ga Booong-ga qui est moins risqué et qui permet de pratiquer le kancho sur :
– un(e) ex petit(e) ami(e)
– un yakuza
– un prospecteur d’or (qui comme chacun sait sont de véritables ordures)
– un bourreau d’enfants
– une belle-mère (excellent!)
– une prostituée (je ne sais pas si le kancho est alors tarifé)
– un artiste
Tout ceci est 100% véridique. Tenez :

Sympa la borne d’arcade....!

On pourrait aussi, en plus des affiches, panneaux et étiquettes « voisins vigilants » afficher l’interdiction du kancho sur nos boites aux lettres…:

Anti kancho vigilant...!

Sarközi, défenseur des Roms….

21 août 2010

Cité par le journal Le Monde du 19 Août, “Rudolf Sarközi, visage rond et fières moustaches grisonnantes”, est le porte-parole le en Autriche de la communauté rom. “Nous avons alors connu des situations de précarité semblables à ce qu’on voit en France aujourd’hui”, relève M. Sarközi. “Si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l’intégration. Le point capital, qui exige le plus d’efforts, étant la formation des jeunes”.

Et le Canard Enchaîné du 18 Août de s’interroger :


Neuf Cent Douze Mille Cinquante et Un…..

14 août 2010

Neuf Cent Douze Mille Cinquante et Un, c’est à dire 912051….! Comment, vous ne savez pas ce que représente ce chiffre….? Non, ce n’est pas le gain du Loto. Nombre d’entre vous savent déjà que ce chiffre exprime en Euros le montant de la dette du SOCC (Stade Olympique Cassis Carnoux) dont je vous ai narré le passionnant feuilleton.

Il y a quelques jours, le quotidien La Provence titrait :

La Provence du 7/08/2010

Le journaliste indiquait alors que l’équipe première était rétrogradée en PHB, que le Président était suspendu de ses fonctions pour une durée de 5 ans. Le club ayant bien entendu fait appel de cette double sanction. Néanmoins, la question du remboursement du remontant de la dette du club, soit 912051 euros,  restait toujours en suspens… A moins d’un miracle, le journaliste considérait cela comme mission impossible. Et d’ajouter un petit article sur le, je cite, « gâchis » des tribunes flambant neuves qui ne serviront pas ou peu et dont la construction aurait coûté plus d’un million d’euros. Pilule que les contribuables carnussiens auront bien du mal à avaler…

Aujourd’hui, coup de théâtre : L’appel du club a été bien reçu et l’instance fédérale a accepté d’infirmer la précédente décision de la CRCC. Donc, le club ne redescend pas en PHB mais en DHR et le Président est rétabli dans ses fonctions.

La Provence du 14/08/2010

Mais, la question du remboursement du remontant de la dette du club, soit 912051 euros,  est toujours sans réponse … Sur le site du SOCC, dans la rubrique « le mot du Président », ce dernier indique que justice a été rendue…

Attendons la suite….

Hausse des tarifs d’EDF : C’est fait…!

13 août 2010

Les tarifs réglementés de l’électricité augmenteront en France de 3% pour les ménages et de 4% à 5,5% pour les entreprises le 15 août, selon un arrêté paru vendredi au Journal Officiel.

Extrait du Journal Officiel

Les tarifs bleus (clients particuliers) vont augmenter de 3%, les tarifs bleus pros (artisans, professions libérales) de 4%, les tarifs jaunes (PME-PMI) de 4,5% et les tarifs verts (grandes entreprises) de 5,5%, selon cet arrêté.

Pour les ménages, c’est la plus forte hausse des tarifs depuis juillet 2003.

Environ 94% des consommateurs français, soit 27,5 millions de clients particuliers et 4 millions d’entreprises, sont actuellement soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés par EDF.

Tous les nouveaux tarifs ici.

Racisme envers les Roms…?

13 août 2010

Merci à Charlie Hebdo !!!!!!!

Hausse des tarifs d’EDF

12 août 2010

Le gouvernement a annoncé une augmentation de 3,4% en moyenne des tarifs de l’électricité. Cette nouvelle hausse va frapper durement les ménages. Les Verts s’interrogent sur ses raisons et demandent un changement de stratégie industrielle.

Le gouvernement et EDF augmentent une nouvelle fois les tarifs de l’électricité. Après une hausse 2,3% en août 2009, les prix augmenteront de 3,4% le 15 août prochain. Cumulé à l’importante hausse des tarifs (15% en 2010) du gaz, cette augmentation pèsera lourd dans les budgets des ménages. Pour la justifier, le gouvernement invoque les investissements dans les réseaux et le parc de production ainsi que dans les énergies renouvelables.

Pourtant, comme le montre le rapport d’activité d’EDF pour l’année 2009, ce ne sont pas les énergies vertes mais le nucléaire et les acquisitions à l’étranger qui pèsent lourd dans son budget. En 2009, le nucléaire représentait en effet 64% de puissance installée en France par EDF contre 0,012% seulement pour les énergies renouvelables (hors hydraulique). EDF a également racheté la moitié des activités nucléaires de la société américaine Constellation Energy pour 4,5 milliards de dollars qui se sont ajoutés aux dépenses pour les acquisitions en Italie, au Royaume-Uni, en Belgique…

Les retards dans les chantiers EPR à Flamanville et en Finlande pèsent également très lourd. Les surcoûts

s’élèvent à chaque fois à environ 2 milliards d’euros alors que les problèmes techniques et le manque d’anticipation font craindre de nouvelles dépenses. La vétusté du parc nucléaire français, souvent épinglée par l’Autorité de sureté nucléaire, a provoqué plusieurs incidents majeurs lors des trois dernières années, pour à chaque fois un coût de près d’un milliard d’euros. Les rénovations et les prolongements de la durée de vie des réacteurs vont quant à eux coûter plus de 35 milliards d’euros d’ici 2030.

Il est aujourd’hui clair que les ménages vont devoir de nouveau payer pour des erreurs stratégiques d’EDF qui transfère sur eux le coût de ses ambitions internationales et des dépenses astronomiques liées à la domination du nucléaire dans le « bouquet énergétique » français. Pour ce qui est des investissements dans les énergies renouvelables, comme le souligne le récent rapport du PNUE, la France est toujours loin derrière des pays comme la /Chine, l’Allemagne, l’Australie ou la Corée du Sud.

A ce sujet, lire l’article publié dans l’expansion le 04/08.

Redevance PC : le retour….

11 août 2010

C’est la crise…! Tout le monde le sait. Et en ces temps de crise, il faut trouver de nouvelles ressources pour renflouer les caisses de l’état. On sait déjà que l’annulation de la garden party de l’Elysée ne suffira pas.

Alors 2 sénateurs ont eu une géniale intuition : le fait de pouvoir regarder les programmes de télévision sur un PC les rend automatiquement éligibles à la redevance télé….. Claude BELOT (UMP) et Catherine MORIN-DESAILLY (Centre) viennent de remettre à leurs confrères un rapport (cliquer ici) suggérant, entre autre (car il concerne avant tout la refonte et l’évolution de France Télévision), de considérer les ordinateurs comme des téléviseurs et de les assujettir à cette taxe.

Si on considère l’analyse de ces 2 rapporteurs (sic), on peut estimer le manque à gagner de l’Etat à 15 millions d’euros par an….. Une goutte d’eau dans l’océan de la dette publique (1500 milliards d’euros).

Pour le moment, il ne s’agit que d’un rapport mais… attendons la suite.

Vous êtes l’heureux gagnant de 150 Euros!

2 août 2010

Le site français lesindiscrets.com, cousin du site « Scoop People », appelle ouvertement ses lecteurs à dénoncer les scandales politiques dont ils pourraient être témoins… contre rémunération.

balance@lesindiscrets.com
« Vous êtes le témoin d’un scandale, vous avez la preuve (photocopie, original, vidéo, photo) de dérapages d’élus, de politiques, de collaborateurs, des rumeurs et bruits de couloirs, n’hésitez pas à nous contacter! », peut-on lire noir sur blanc sur Les Indiscrets, dans un billet daté du mois de mai. « LesIndiscrets.com vous propose de publier votre scoop et de gagner ainsi 150 euros chaque semaine. La rédaction de LesIndiscrets.com fera gagner chaque semaine 150 euros en cash et en toute discrétion ». Les objectifs de la rédaction transparaissent même dans l’adresse e-mail de contact: « Envoyez votre info exclusive à: balance@lesindiscrets.com; si l’info est reprise et sélectionnée pour être mise en ligne, vous êtes l’heureux gagnant de 150 Euros! », indique-t-on encore.

Flou juridique
La propriété du site d’information reste par contre nébuleuse, à première vue. Aucune rubrique n’explique non plus la nature de ses liens, au moins commerciaux, avec le site axé sur les célébrités Scoop People. Selon le site indépendant Rue89, le site LesIndiscrets aurait été racheté par l’homme d’affaires franco-libanais Omar Harfouch, qui a aussi acquis Scoop People. Sur l’acte de vente, l’unique acheteur est une société basée aux Seychelles, ce qui permet au site de ne pas publier les mentions légales exigées par la loi française. L’identité du directeur du média et de ses rédacteurs reste elle aussi opaque.

LesIndiscrets.com a déjà fait l’objet de plusieurs plaintes: plusieurs personnalités politiques ont attaqué le site pour des articles diffamatoires.