Archive for décembre 2011

Les « frigos volants ».

31 décembre 2011

Tradition du Nouvel An dans un quartier de Johannesburg

La police du quartier chaud de Hillbrow, à Johannesburg, sera de nouveau en alerte pendant la nuit du Nouvel An, pour tenter d’éviter les accidents causés par une « coutume » désormais incontournable : le jet par les fenêtres de meubles et d’appareils électroménagers usagés.

Des hélicoptères, des engins anti-émeutes et des unités spéciales de la police sud-africaine seront déployés dès la tombée de la nuit dans ce quartier connu également pour ses régulières flambées de violence.

Chaque année, quelques personnes sont blessées par la chute d’objets dans la nuit du 31 décembre.

on crée du travail pour les gens...!

« Nous jetons les vieux trucs, parce que nous en avons des neufs », explique Dickens Patwell, 24 ans, réparateur d’ordinateurs, qui se rappelle avoir jeté un lit par dessus son balcon il y a quelques années.

« Les gens se débarrassent de beaucoup de choses, des appareils électriques, micro-ondes, fours, téléviseurs », précise James Thomas, 26 ans, Zimbabwéen comme son ami Dickens.

En 2009, une petite fille de 11 mois a été blessée à la tête par une brique, et neuf personnes hospitalisées au total.

L’an dernier, les jets d’objets ont été accompagnées de caillassage des patrouilles de police. Bilan: quatorze blessés.

Beauty Dube, une Sud-Africaine qui vit à Hillbrow depuis seize ans, restera chez elle avec sa famille pendant la nuit de l’An. « Ceux qui sont blessés sont ceux qui sont ivres », assène-t-elle

James Thomas confirme que le but n’est pas de blesser qui que ce soit. « On sait que personne ne sortira. Mais nous, on crée du travail pour les gens », assure-t-il, en référence aux dizaines de ferrailleurs et autres collecteurs de produits recyclables qui sillonnent les rues de Johannesburg toute l’année.

Ancien « quartier latin »

Hillbrow, pourtant, a connu son heure de gloire. D’abord quartier cosmopolite blanc, il est devenu multiracial dans les années 1980.

On a parlé de « quartier latin », où Noirs et Blancs sud-africains ont voulu vivre ensemble et défier la loi du régime raciste au pouvoir.

On y écoutait de la musique tard la nuit dans des cafés bondés.

Mais au début des années 1990, les prix de l’immobilier se sont effondrés, la criminalité a augmenté, les librairies et les disquaires ont fermé, les restaurants ont déménagé vers d’autres banlieues et les Blancs sont partis peu à peu.

Aujourd’hui, Hillbrow est notamment devenu un refuge pour les dizaines de milliers d’immigrants venus des autres pays africains. Les autorités savent que des trafiquants de drogue nigérians et des hommes recherchés pour le génocide ruandais s’y cachent.

Cette année, la police a prévu de déployer les grands moyens pour éviter les débordements. « Plusieurs unités vont être déployées : des unités canines, des hélicoptères, la police montée, la police anti-émeute », explique le porte-parole de la police provinciale Tshisikhawe Ndou.

Des centres de soins seront également installés autour du quartier pour traiter en urgence les éventuels blessés.

Certes, la situation s’est un peu calmée depuis quelques années, mais la police reconnaît qu’il est difficile d’anticiper les comportements lors de la nuit du Nouvel an. « On ne sait jamais ce qui va se passer cette année », admet M. Ndou.

Thomas, le Zimbabwéen, ne veut pas dire ce qu’il jettera cette année, mais il laisse entendre en souriant que quelques vieux objets pourraient voler depuis sa fenêtre: « Y’aura des trucs à jeter, mon vieux, des trucs qui sont plus sous garantie… »

Tag in Carnoux.

30 décembre 2011

Ces derniers jours, une série de Tags a fleuri sur les murs des propriétés de l’avenue Jean BART, en descendant vers Odalys :

Le graffiti relève parfois de l'humour..!

simple vandalisme...?

un moyen d'oublier la morosité et la tristesse de la vie....?

Le graffiti relève parfois de l’art visuel, de la littérature ou encore de l’humour. Il constitue alors une manifestation de l’esprit humain, poétique de par son aspect éphémère et altruiste de par son mode de diffusion.

Enfin, certains graffiti relèvent du simple vandalisme, de l’incivilité, actions qui pour certains sociologues sont une manière d’affirmer son existence (« je casse donc je suis »). Certains jeunes peuvent en effet trouver à travers le graffiti, un désir de revanche sur la vie et d’affirmation de soi, ou encore un moyen d’oublier la morosité et la tristesse de leur vie.

Les graffiti existent depuis des époques reculées, dont certains exemples remontent à la Grèce antique ainsi qu’à l’Empire romain1 et peut aller de simple marques de griffures à des peintures de murs élaborées. Dans les temps modernes, la peinture aérosol et les marqueurs sont devenus les outils les plus utilisés. Dans la plupart des pays, « dessiner » un ou plusieurs graffitis sur une propriété sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi. Parfois, le graffiti est employé pour communiquer un message politique et social. Il existe de nombreux caractères et styles de graffiti, cette forme d’art évoluant rapidement.

Une chasse au graff intensive est mis en place dans tout le continent européen notamment en France et en Allemagne Un groupe d’opposants à la dégradation est mis en place début 1992, une brigade anti-tag fait son apparition et met en place un dispositif élaboré pour l’arrestation massive de  » graffeurs « . La répertorisation des  » tags  » et  » graffs  » donnera plus de 30 000 arrestations en Europe dont 6700 en France en 2010.

L’individu encourt 6 ans de prison et 76 000 euros d’amendes. Les mineurs encourent 3 ans de prison et 54 000 euros d’amendes. Aucune impartialité sur le jugement.

Une arrestation se déroule selon la loi 567-54 art.6 du code pénal durant une période précaire, entre 23h30 et 6h30, donnant un effet de surprise et une incapacité d’anticipation.

Joyeux Anniversaire…?

28 décembre 2011

L’euro fête ses dix ans dans un climat de crise.

L’euro s’est imposé depuis dix ans dans les porte-monnaie de millions d’Européens sans pour autant réussir à conquérir les coeurs, ni les marchés qui aujourd’hui remettent en question jusqu’à son existence.

Utilisée dès 1999 par les marchés financiers, la monnaie unique a fait irruption dans la vie de tous les jours dans 12 Etats européens le 1er janvier 2002, date à laquelle les francs, deutschemark et autres lires ont tiré leur révérence.

Son existence remise en question...?

17 pays concernés
Aujourd’hui la zone euro englobe 332 millions de personnes dans 17 pays. Mi-2011, 14,2 milliards de billets et 95,6 milliards de pièces étaient en circulation pour une valeur de près de 870 milliards d’euros, selon des chiffres de la Banque centrale européenne (BCE).

Responsables politiques et cercles économiques ne cessent de souligner les bienfaits de la monnaie unique: « Un choix accru et des prix stables pour les consommateurs, plus de sécurité et d’opportunité pour les entreprises et les marchés » ou encore un « signe tangible d’une identité européenne », vante ainsi le site internet de la Commission européenne.

Mais avec la crise de la dette, qui a démarré en Grèce en 2010 avant de gagner progressivement toute la zone euro, les vieilles rancoeurs ont refait surface, les eurosceptiques sont redevenus tendance et la méfiance entre pays du nord et du sud de la région n’a jamais été aussi vive.

« Jamais très heureux avec l’euro »
En dépit de ses avantages indéniables pour voyager, « les consommateurs n’ont jamais été très heureux (avec l’euro), ils ont toujours gardé cette perception initiale qu’il signifiait une augmentation des prix« , constate André Sapir, économiste du centre Bruegel de recherche sur les politiques économiques en Europe.

Si la BCE a effectivement veillé à la stabilité des prix, avec une inflation limitée à 2% par an en moyenne depuis 1999, la focalisation des consommateurs sur leurs achats quotidiens comme le pain ou l’essence a provoqué un phénomène d’inflation ressentie dans tous les pays où l’euro a été introduit.

Et ceux qui font toujours la conversion dans leur monnaie nationale « la font fatalement avec les prix d’il y a 10 ans », d’où le sentiment de forte inflation qu’éprouvent de nombreux Européens encore aujourd’hui, explique M. Sapir.

Coup dur avec la crise
Quant à l’identité européenne que l’euro devait cimenter, elle a pris un coup sérieux depuis la crise de la dette et les interminables tractations pour en sortir, les Allemands vilipendant la supposée « fainéantise » des Grecs ou des Italiens et les Français retrouvant récemment des accents de germanophobie. « Pas de plan B » Les entreprises soulignent plus volontiers les bénéfices de l’euro, notamment en Allemagne.

Sa puissante industrie automobile par exemple économiserait entre 300 et 500 millions d’euros par an sur les coûts de transactions depuis l’arrivée de la monnaie unique, selon Jürgen Pieper, analyste de la banque allemande Metzler.

Mais l’euro n’a été qu’un « vecteur parmi d’autres » de l’économie européenne, déjà largement intégrée depuis le Traité de Maastricht et l’ouverture des frontières dans l’espace Schengen en 1993, l’élargissement de l’Union à l’Europe de l’Est à partir de 2004 et la mondialisation, tempère M. Sapir. « Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à la crise financière, qui a mis en lumière les failles institutionnelles de la zone euro », selon Philip Whyte, chercheur au Centre for European Reform de Londres.

Discipline budgétaire renforcée
L’absence d’intégration budgétaire et le manque de supervision bancaire ont conduit au fil des ans à d’importants déséquilibres financiers. Car la forte baisse des taux d’intérêt en Europe du Sud après l’arrivée de la monnaie unique a incité les gouvernements mais aussi les entreprises et les ménages à s’endetter démesurément, et tout le monde, y compris les pays du nord, a « sous-estimé les risques », selon le chercheur britannique.

Les Etats de la zone euro se sont mis d’accord en décembre pour renforcer la discipline budgétaire dans les traités européens, sans pour autant franchir le pas du fédéralisme.

Vers la fin de l’euro?
Personne ne songe toutefois sérieusement à un retour aux anciennes monnaies nationales même si la nostalgie gagne du terrain, notamment chez les Allemands, qui étaient très attachés au deutschemark synonyme du miracle économique d’après-guerre et qui ont l’impression de devoir toujours passer à la caisse pour leurs voisins.

Une fin de l’euro serait catastrophique pour les banques européennes, à cause de la dépréciation prévisible des monnaies des pays d’Europe du Sud dont elles sont créancières, selon les économistes. Et l’Allemagne, dont la monnaie s’apprécierait considérablement, verrait fondre sa compétitivité à l’export, avec des pertes d’emplois massives à la clé.

Le président de la Banque centrale allemande Jens Weidmann a récemment ironisé sur des rumeurs d’impression secrète de l’ancienne monnaie de la République fédérale: « Il n’y a pas de plan B, pas d’imprimante dans les caves de la Bundesbank« , a-t-il dit.

Contrôle aérien.

26 décembre 2011

Au quotidien nous voyons des avions dans le ciel à des altitudes parfois très élevées; avec ou sans traînées de condensation.
Très souvent, nous nous posons ces questions :

  • C’est quel avion ?
  • Est-ce un Airbus A320, 330, 350…… ? un Boeing 727, 747, 767…….? ou un autre ?
  • D’où vient-il ?
  • Où va-t-il ?
  • A quelle altitude vole-t-il ?
  • A quelle vitesse se déplace-t-il ?
  • A quelle compagnie appartient-il ?
  • Etc …….

Tout cela, vous pouvez le voir en instantané sur votre écran :

la carte géographique et tous les avions qui volent au-dessus de la région

 Mais avant de cliquer ce lien : http://www.flightradar24.com
Voici quelques indications :

Sur le site apparaît la carte géographique et tous les avions qui volent au-dessus et ailleurs. Pour chercher votre région, votre ville, vous pouvez zoomer et déplacer la carte avec  le bouton gauche de la souris.

En cliquant sur l’avion repéré et qui vous intéresse, vous trouverez à la gauche de l’écran toutes les réponses aux questions ci-dessus avec même la photo de l’avion, ainsi que les noms des aéroports « Départ » et « Arrivée ».

on se croirait presque dans une tour de contrôle.

La position des avions, leur vitesse, leur altitude sont réactualisées, automatiquement, toutes les 10 secondes. Bref, on se croirait presque dans une tour de contrôle.
De plus le site est interactif, vous ne voyez que les vols disponibles à partir de l’heure à laquelle vous interrogez ce site , vraiment très pratique !

Se laisser tenter par la vidéosurveillance…?

24 décembre 2011

Le saviez-vous ? On parle de Vidéo surveillance à Carnoux..!

Souriez : vous êtes filmés !!!

L’utilité (politique) de la vidéosurveillance

Mettre des caméras dans tous les coins de la ville, ça ne sert à rien. Si ce n’est à soigner son image auprès des électeurs. Le sociologue Laurent Mucchielli s’interroge sur ce qui pousse de plus en plus d’élus locaux, de droite comme de gauche, à se laisser tenter par la vidéosurveillance.

Les études scientifiques démontrent à la fois le peu d’efficacité et le coût exorbitant de la vidéosurveillance. Et pourtant les communes – grandes ou petites – continuent à s’équiper de plus en plus. Comportement irrationnel des élus ? Du point de vue de la performance du dispositif, c’est évident. Mais l’effet de mode et les attitudes conformistes ne suffisent pas à expliquer que cela se développe à ce point.

D’autres formes de rationalité sont à l’œuvre. Il faut donc inverser la question et se demander quelles « bonnes raisons » ont les élus locaux d’agir ainsi. On comprend alors assez vite que la vidéosurveillance, ça sert aussi, et parfois même avant tout, à faire de la politique auprès de ses électeurs.

Sachant que le mythe du progrès par la technologie est très répandu et que les élus et leurs services techniques ne sont généralement pas informés de l’existence des critiques scientifiques de la vidéosurveillance, on ne voit pas pourquoi ils y résisteraient. En réalité, deux constats les poussent même fortement à adhérer au dispositif et à le retourner à leur avantage (politique).

 Pourquoi résister  ?

Premièrement, il s’agit quasiment d’une injonction de l’Etat qui exerce une très forte pression sur les élus locaux par le biais des préfets bien sûr, mais aussi de la hiérarchie policière et gendarmique sommée en quelque sorte de se transformer en représentant de commerce des marchands de caméras.

Ainsi, par exemple, un article du journal Sud Ouest (le 16 octobre 2010) nous apprend que, l’avant-veille, lors de la séance inaugurale du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance de Saint- André-de-Cubzac (commune de 9 000 habitants en Gironde), le sous-préfet a réclamé l’installation de la vidéosurveillance, soutenu par le (nouveau) capitaine de gendarmerie.

Le maire (PS) résiste toutefois, persuadé qu’il est (et il a raison) qu’il vaut mieux « renforcer les moyens humains et embaucher un nouveau garde champêtre ». Beaucoup d’autres n’ont pas résisté, même lorsqu’ils partagent l’analyse.

Deuxièmement, malgré les critiques des associations de défense des libertés publiques, la vidéosurveillance est pour le moment acceptée par la majorité de la population. La plupart des gens y sont assez indifférents, une minorité (à fort sentiment d’insécurité) la soutient même activement (les commerçants, les personnes âgées). Pourquoi donc s’y opposer ? Pourquoi, même, ne pas en profiter, récupérer l’idée à son avantage et s’en servir activement auprès de ses électeurs ? C’est ce que les maires sont de plus en plus nombreux à faire.

Faits divers

La vidéosurveillance sert en effet à faire de la politique auprès de ses électeurs. Pour ne fâcher personne, nous prendrons un exemple dans chaque bord politique.

A gauche d’abord. La ville de Montpellier est équipée depuis dix ans de la vidéosurveillance. En 2009, elle comptait 114 caméras, essentiellement dans le centre-ville et dans le quartier de la Mosson où se trouve son grand stade de football. Madame le maire (Hélène Mandroux, socialiste, qui a succédé à Georges Frêche) compte-t-elle développer encore le système ? La tentation de l’usage politique pourrait l’en décider.

On le comprend en lisant le communiqué de presse de la mairie publié le 30 septembre qui dit ceci : « En marge de son déplacement dans le quartier Hôpitaux-Facultés, Hélène Mandroux a rencontré aujourd’hui, en tête-à-tête, Annick Neumuller, la mère de Ludmilla, assassinée cet été dans le bureau de tabac de la rue des Tilleuls. A l’occasion de cette visite, les commerçants du centre commercial La Colombière lui ont également remis une copie de la lettre adressée à la Mairie. Hélène Mandroux les a informés que la Ville mettait à l’étude l’installation d’une caméra dans ce quartier dans le cadre du déploiement de la vidéosurveillance à Montpellier. » Mettra-t-on une caméra dans chaque lieu de survenance d’un dramatique fait divers médiatisé ?

A droite maintenant, où certains semblent prêts à tout pour tirer parti de la mode actuelle. Jugez plutôt. Située à une vingtaine de kilomètres au nord de Lyon et au sud de Villefranche-sur- Saône, voici la commune de Chazay d’Azergues, 4 000 habitants, paisible gros village de la région du Beaujolais des Pierres dorées.

 Jusqu’au ridicule

Le magazine Lyon Capitale et le site internet Rue 89 nous apprennent le premier octobre 2010 que le maire, Alain Martinet (UMP), y a fait installer 37 caméras de vidéosurveillance. Avec un taux qui approche donc 1 caméra pour 100 habitants, Chazay d’Azergues se trouve ainsi être désormais la commune la plus vidéosurveillée de France. Rien ne doit échapper à l’œil  des caméras selon le maire, pas même l’école primaire (6 caméras), ni l’école maternelle (3 caméras) ni même la crèche que surveillent 6 caméras !

Le système se trouve ainsi poussé jusqu’à la caricature et au ridicule. Or pourquoi une telle aberration, sinon parce que ce maire pense que ses électeurs lui en seront reconnaissants et que c’est donc une bonne opération politique pour lui ?

La nouvelle mode suisse..!

23 décembre 2011

Le pénis des neiges

D’étranges sculptures de neige fleurissent cet hiver chez nos amis suisses. Ce phénomène de mode, relayé par de nombreux media, s’appelle le snow dicking: le pénis des neiges.

un nouveau phénomène artistique..?

Le principe est enfantin. Vous vous rassemblez entre amis après d’abondantes chutes de neige (ce fût le cas récemment en Suisse). Sauf qu’au lieu de sculpter avec vos moufles un bonhomme de neige, vous représentez l’appendice que tout homme possède entre les jambes. Et vous n’oubliez évidemment pas de graver votre chef d’oeuvre sur la pellicule.

étonnantes «sculptures anatomiques»..!

Certes moins féérique que le classique bonhomme affublé de son éternel balai et d’une vieille carotte, son équivalent phallique devrait au moins faire réagir vos voisins, bien ou mal, selon leur humour.

Le gouvernement est mon berger.

22 décembre 2011

Lecture biblique actualisée : un psaume revu et corrigé

Dans la Bible, la confiance du croyant se dit dans de nombreux psaumes où les pèlerins et les voyageurs demandent à Dieu d’accompagner leur route dangereuse. Mais trouver la confiance n’est en rien une pente douce bordée de belles paroles, surtout quand on vous dit :  « Ne vous inquiétez pas ! » C’est pourquoi les nouveaux psalmistes d’aujourd’hui réécrivent la prière de cette manière :

 « Le gouvernement est mon berger, je ne manquerai de rien. Il promet de maintenir et de construire les industries les plus dangereuses, dans l’armement ou le nucléaire, simplement pour me donner du travail. Il me met au repos dans des prés d’herbes fraîches, sous lesquels il enterre des déchets qui resteront radioactifs et dangereux pendant des milliers, voire des millions d’années et pour des centaines de générations, et cela sans me demander mon avis, discrètement, pour que je ne sois pas dérangé.

Il me conduit au calme près de l’eau, cette eau issue des nappes phréatiques qui risquent d’être polluées par l’extraction des gaz de schiste et l’injection de liquides de fracturation qui peuvent contenir jusqu’à mille produits toxiques et cancérogènes.

Il ranime mes forces par ses promesses de croissance, de bonne gestion et de rigueur. Et il me guide sur la bonne voie de la pensée unique et du capitalisme, la seule voie possible, parce qu’il est le berger de mon peuple. Un peuple qui a besoin d’être conduit parce qu’il semble avoir oublié ce qui fonde la liberté, la solidarité et la prospérité auxquelles il tenait tant.

Même si je passe par la vallée obscure de la maladie, du chômage, de la précarité ou de la grande vieillesse, je ne crains aucun mal. Malgré la réduction des effectifs de fonctionnaires dans les hôpitaux, l’éducation et la police, malgré les déremboursements des médicaments, malgré les suppressions des subventions à de nombreuses associations au service de la collectivité et du lien social, malgré les baisses d’impôts qui ont aggravé la dette depuis plus de dix ans, ô mon Gouvernement, tu m’accompagnes. Tu me conduis et me demandes de te faire confiance, de rester réaliste et tu défends mes intérêts jusqu’au sein des G8, G20, G3. Voilà qui me rassure.

Face à ceux qui me veulent du mal, les marchés, les spéculateurs, les corrompus, les voleurs,  les récidivistes, tu prépares un banquet pour moi, une sorte de resto de la confiance dans lequel tu distribues de la nourriture pour les impatients, les coléreux, les victimes et les amers. Tu annonces quelques mesures et quelques lois pour que je survive, et tu m’apportes de quoi me restaurer et espérer pour poursuivre ma route. Tu m’invites à consommer toujours plus et à me sentir enfin quelqu’un. Tu m’accueilles en versant sur ma tête un peu d’huile parfumée, un peu d’identité nationale, un peu de sécurité, un peu de sensibilité et d’émotion sur les faits divers, tu remplis ma coupe jusqu’au bord. Ainsi, je me sens important et écouté, faisant partie des bons et des purs face à mes adversaires.

Oui, tous les jours de ma vie et jusqu’à ma retraite, ta bonté et ta générosité me suivront pas à pas, en particulier avant les élections. Ô gouvernement, je reviendrai dans ta nation protectrice aussi longtemps que je vivrai ».

                                                                                              D’après Joël Dahan.

LeFnaeg, ne vous en fichez pas !

19 décembre 2011

Communiqué LDH*/Syndicat des avocats de France/Syndicat de la magistrature

Paris, le 21 novembre 2011

Le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), ne vous en fichez pas !

L’histoire du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), créé en 1998, est, comme celle de nombreux autres fichiers, celle d’une expansion permanente qui finit par rompre gravement l’équilibre nécessaire en démocratie entre deux objectifs légitimes : la recherche des auteurs d’infractions d’une part et la protection des libertés individuelles d’autre part.

Expansion de son objet, d’abord, puisque, créé pour l’identification des auteurs de crimes et délits sexuels commis sur les mineurs de quinze ans, le Fnaeg concerne aujourd’hui presque toutes les infractions, y compris les moins graves qui, pourtant, donnent très rarement lieu à des expertises génétiques dans le cadre des enquêtes…

Expansion, surtout, du nombre de personnes inscrites dans le fichier. En moins de dix ans, six lois sont venues étendre le champ des prélèvements génétiques, si bien qu’aujourd’hui, plus de 1 700 000 profils sont recensés dans le fichier, pour des délits aussi divers que les vols, les extorsions, les dégradations ou les usages de stupéfiants… Pire, il n’est pas nécessaire d’être condamné pour être inscrit, il suffit simplement que des soupçons aient été portés sur la personne, et encore, pas par un magistrat mais le plus souvent à l’initiative de la police. A l’heure où plus d’un citoyen sur cinquante figure au Fnaeg, il est inquiétant de constater que plus d’un million n’y sont inscrits que comme simples suspects…

Cette augmentation démesurée du nombre de personnes fichées a fini par changer la nature du Fnaeg, initialement réservé aux personnes condamnées pour des crimes à caractère sexuel. L’inscription au fichier devient une peine en soi et crée une présomption de culpabilité appuyée sur un fichier de suspects permanents.

Et ce n’est pas la durée de conservation des données qui pourra apaiser les inquiétudes

-40  ans pour les condamnés, 25 pour les simples suspects- : un tel délai est manifestement disproportionné, à tel point que le Conseil constitutionnel, dans une décision du 16 septembre 2010, a dû rappeler que ces durées devaient être plus strictement limitées, notamment pour les mineurs. Sans grand effet pour l’instant…

La fébrilité du gouvernement, sur ces questions, est pourtant patente : refusant de se soumettre à un prélèvement de leur ADN, trente-quatre faucheurs d’OGM, condamnés par la justice française, se sont tournés vers la Cour européenne des droits de l’Homme pour violation de leur vie privée. Plutôt que d’attendre sereinement l’arrêt, le ministère des Affaires étrangères a entrepris de leur proposer une somme d’argent afin qu’ils se désistent de leur action. Ils ont naturellement refusé, car ils sont de ceux qui pensent que les libertés publiques n’ont pas de prix. La manœuvre, toutefois, est éloquente !

Chromosomes

Mais le pire est peut-être à venir. Les progrès en génétique semblent bien démontrer que les marqueurs génétiques entrés dans le fichier pourraient donner des informations assez précises sur l’origine géographique ou les prédispositions pathologiques des personnes inscrites. Il s’agirait dès lors, ni plus ni moins, que de constituer un fichier de type quasi-ethnique. Tout le contraire, en somme, des exigences minimales de la législation et des assurances données par les gouvernements successifs. Le 7 novembre dernier, Xavier Renou, membre des « désobéisseurs » poursuivi pour un refus de son prélèvement ADN, a vu son procès reporté dans l’attente de réponses aux questions prioritaires de constitutionnalité soulevées par sa défense, notamment sur le caractère codant des marqueurs génétiques. Le Conseil constitutionnel aura donc, très vraisemblablement, à se prononcer sur cette question de première importance.

A l’heure d’un certain endormissement démocratique, nous ne sous-estimerons jamais l’utilisation qui pourrait être faite, dans d’autres circonstances, d’un tel fichier.

Dans ces conditions, nous nous opposons à un développement illégitime du Fnaeg et demandons :

–        que ne figurent, dans ce fichier, que des personnes effectivement condamnées ;

–        que le nombre d’infractions motivant l’inscription soit drastiquement réduit ;

–        que les délais de conservation des profils soient mieux adaptés à la personnalité des auteurs ;

–        que, pour le moins, toute forme de réhabilitation judiciaire emporte retrait du fichier.

La campagne présidentielle commence et il nous paraît indispensable que les candidats se positionnent clairement sur des questions qui mettent aussi crucialement en jeu les libertés publiques.

*LDH : Ligue des Droits de l’Homme

Les notes de crédit des pays européens.

17 décembre 2011

La notation financière ou notation de la dette ou rating (dans le monde anglo-saxon) est l’appréciation, par une agence de notation financière, du risque de solvabilité financière :

  • d’une entreprise,
  • d’un État (« notation souveraine ») ou d’une autre collectivité publique, nationale ou locale,
  • d’une opération (emprunt, emprunt obligataire, opération de financement structurée, titrisation, etc.),

et l’attribution d’une note correspondant aux perspectives de remboursement de ses engagements envers ses créanciers — fournisseurs, banques, détenteurs d’obligations, etc.

La notation financière constitue, pour les investisseurs, un critère clé dans l’estimation du risque qu’un investissement comporte, particulièrement dans le cadre de marchés financiers de plus en plus globaux qui rendent difficile la maîtrise de l’information et donc de tous les paramètres de risque. C’est même un des critères obligatoires pour les emprunteurs institutionnels (fonds de pension, collectivités territoriales, etc.) dont les statuts précisent un niveau de notation minimal pour leurs investissements. (source wikipedia)

Voir l’explication des notes des différentes agences de notation sur :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Notation_financière

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grille_des_notations_financières

Les notes des états en temps réel :

http://fr.rian.ru/infographie/20111124/192114690.html

(Il suffit de balader le pointeur de la souris sur la carte)

Rating FICH pour la France

Rating Moody's pour la France

Rating Standard and Poor's pour la France

Grèbes, saumons et bitume….!

16 décembre 2011

Etats-Unis : des milliers d’oiseaux s’écrasent violemment.

Lundi, des milliers d’oiseaux migrateurs, désorientés par une tempête, ont confondu le bitume d’un parking de l’Utah aux Etats-Unis avec un plan d’eau. Ils sont venus s’écraser sur le sol où beaucoup d’entre eux sont morts.

C’est une scène effrayante qui s’est produite lundi, sur le parking d’un supermarché de Cedar City, dans l’Utah, aux Etats-Unis. Alors qu’une tempête grondait, une nuée d’oiseaux migrateurs a fondu vers le sol, venant s’écraser sur le bitume. Ces grèbes, désorientés par la pluie et les vents ont en fait cru qu’il s’agissait d’une étendue d’eau plate et tranquille où ils auraient pu se reposer avant de reprendre la route, selon les spécialistes.

En effet, les oiseaux comptaient rejoindre le Mexique où ils ont l’habitude de migrer pour l’hiver. Un voyage qui s’est donc interrompu précocement cette année à cause de la tempête, tandis que beaucoup de ces oiseaux n’ont pu être secourus après le très violent choc.

Heureusement, une partie d’entre eux a tout de même survécu et les oiseaux ont été relâchés dans un plan d’eau situé à proximité.

Etats-Unis : Des saumons prennent la route pour une rivière.

Des pluies torrentielles aux États-Unis ont créé des situations surréalistes sur les routes américaines… Des saumons se sont ainsi retrouvés pris au piège sur le bitume qu’ils avaient confondu avec une rivière.

Sur la route, il est assez courant que des conducteurs renversent des chiens, des hérissons ou même des cerfs. Mais il est plus surprenant que des poissons veulent traverser la route… risquant ainsi leurs écailles ! Aux États-Unis, dans le nord-ouest de Washington, des pluies torrentielles ont eu de nombreuses répercussions, notamment pour ces saumons, qui ont confondu la rivière avec le bitume des routes recouvertes d’eau. Certains de ces poissons se sont ainsi retrouvés pris au piège de cette eau trompeuse…

Des saumons se sont retrouvés coincés sur la Skokomish Valley Road à proximité de l’Olympic National Forest, à Washington. Le 22 novembre dernier, les fortes chutes de pluie ont perturbé les poissons, qui ont perdu leurs repères. Les saumons ont l’habitude de remonter le courant pour aller pondre leurs oeufs, mais monter sur le bitume d’une route ne leur sera pas bénéfique… Un chien a même profité de la détresse des poissons pour les pêcher, assez facilement puisque la route n’est pas assez inondée pour leur permettre de s’échapper. Ces saumons n’ont vraiment pas eu de chance…


Décidément un des thèmes du moment….!

14 décembre 2011
Nicolas Sarkozy a visité mardi 13 décembre une fabrique de skis de la marque Rossignol, en Haute-Savoie, qui vient d’obtenir son label « origine France garantie ».

pour arrêter la fuite des usines.....?

Ce label, créé il y a six mois, vise à distinguer les produits réellement fabriqués sur le territoire français. Près de 500 entreprises ont déjà fait part de leur intérêt pour ce label.

Après François Bayrou, Marine Le Pen et François Hollande, c’était au tour hier du président de la République de s’exprimer sur la « réindustrialisation de la France »,  décidément un des thèmes du moment. Nicolas Sarkozy était à Sallanches (Haute-Savoie), où il a visité l’usine Rossignol.

Cette marque de ski a rapatrié l’an dernier une partie de sa production en France, après l’avoir basée en Asie, et vient d’obtenir le label « origine France garantie », qui distingue les produits fabriqués sur le sol français.

Quelles entreprises ont déjà obtenu le label « origine France garantie » ?

Les truites tranchées et fumées de marque Ovive, les montures de lunettes Atoll, Vuillet Vega ou Karavan, les bières Kronenbourg, les produits électroménagers Brandt, Vedette et Fagor, les chaussures Ferrand, les couches-culottes Hamac, les vêtements Smuggler, les filtres de piscine Magiline…, voici quelques-uns des 40 produits au total qui ont déjà obtenu ce label. Mais de nouveaux s’ajoutent chaque jour à la liste, comme les skis Rossignol, hier.

Plus de 500 entreprises ont fait part de leur intérêt pour ce label et 200 ont constitué leur dossier en vue de l’obtenir. Les secteurs concernés sont ceux de l’agroalimentaire, de l’équipement de maison, de l’habillement, mais aussi des fixations de panneaux solaires. « Cela concerne une large gamme de produits et les demandes émanent de petites entreprises comme de très grandes »,  note l’association Pro France, créée il y a deux ans pour populariser ce label.

Le consommateur peut-il se fier à ce nouveau label ?

L’attribution du label est gérée par le bureau Veritas, spécialisé dans la certification. Pour l’obtenir, une entreprise doit constituer un dossier et ouvrir ses sites de production aux inspecteurs du bureau Veritas. Une nouvelle inspection est prévue tous les ans. Pour mériter le label, il faut qu’un produit ait « acquis ses caractéristiques principales en France »  et que plus de 50 % de sa valeur soit française.

Cela signifie que la moitié au moins des composants doivent avoir été produits sur le territoire. Ce critère cherche à éviter la labellisation de produits qui auraient été simplement importés en pièces détachées, puis assemblés en France. Mais l’interprétation de ces règles peut donner lieu à des débats complexes, c’est pourquoi chaque filière doit satisfaire à un cahier des charges précis. 

Le calcul se fait sur la base du coût du produit à la sortie d’usine. Il ne peut inclure les coûts de marketing. En revanche, il englobe le prix de la recherche et développement. Si elle est faite en France, cela aide une entreprise à obtenir le label.

Pourquoi ce thème intéresse-t-il tant les candidats à l’élection présidentielle ?

Ces dix dernières années, la France a perdu plus de 500 000 emplois industriels. Dans le même temps, la part de l’industrie dans le PIB français est passée de 24 à 14 %, quand elle est de 30 % en Allemagne. Longtemps, la France a vécu dans l’idée qu’elle pouvait bâtir une économie sans usines, tournée vers les services.

Mais il apparaît aujourd’hui que, lorsque les usines partent, les services finissent par suivre le mouvement. C’est le thème d’un livre récent : La France sans ses usines  , qui semble avoir été lu par tous les candidats à l’élection présidentielle, qui, aujourd’hui, se disputent le thème du « made in France ». 

Marine Le Pen propose une loi pour soutenir les achats de produits français, François Hollande souhaite un « pacte productif »,  tandis que François Bayrou a dit vouloir faire du « produire en France »  son obsession. Le label « origine France garantie » apparaît comme un outil pour mobiliser les consommateurs, même s’il n’a pas, à ce jour, réussi à enrayer la fuite des emplois industriels, qui se poursuit.

Strict minimum possible et conséquences potentielles…!

11 décembre 2011

Les représentants de quelque 190 pays ont adopté dimanche une feuille de route vers un accord pour tous les pays de la planète en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, lors de la conférence climat de Durban (Afrique du Sud). L’objectif est que cet accord, dont la nature juridique devra encore être précisée, entre en vigueur à l’horizon 2020.

limiter la hausse de la température de la planète à +2°C..?

L’objectif de la communauté internationale est de limiter la hausse de la température de la planète à +2°C. L’addition des promesses des différents pays en termes de réductions d’émissions ne permet cependant pas, loin s’en faut, d’atteindre cet objectif. Selon une étude présentée cette semaine à Durban, le monde est engagé sur la voie d’une hausse de 3,5°C du thermomètre mondial.

Accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto

Les ministres et délégués, au bord de l’épuisement après 14 jours de négociations et deux nuits blanches, ont également trouvé un accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto.Une décision sur l’avenir de ce protocole, seul outil juridique contraignant qui limite les émissions de gaz à effet de serre de la plupart des pays industrialisés, était l’un des points clés du rendez-vous sud-africain.

Les pays en développement, qui en sont exonérés, y tiennent fermement car il offre une « paroi étanche » entre les pays du nord, qui ont une responsabilité « historique » dans l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère, et le reste de la planète.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l’exception notable des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

Les délégués se sont mis d’accord sur le lancement d’une deuxième période d’engagements qui concernera principalement l’Union européenne. Le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu’ils ne souhaitaient pas s’engager une nouvelle fois.

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adopté à Durban.

L’ONG Oxfam a vivement critiqué l’issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient « évité de peu un effondrement » du processus en se mettant d’accord sur « le strict minimum possible« .

Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères qui préside la conférence, avait, dès le début de la séance plénière dans la nuit, reconnu que le paquet de décisions sur la table n’était « pas parfait », mais avait appelé à ne pas « laisser la perfection être l’ennemie du bien ».

De nouvelles études scientifiques sur la fonte des glaciers de l’Himalaya révèlent l’impact du changement climatique dans cette région et la menace potentielle qui pèse sur 1,3 milliard d’habitants.

Selon ces études publiées dans trois rapports du Centre international pour le développement intégré en montagne (ICIMOD), basé à Katmandou, les glaciers ont reculé de 21% au Népal et de 22% au Bhoutan au cours des trente dernières années……!

Ces découvertes, dévoilées dimanche à la conférence sur le climat à Durban, apportent la première confirmation officielle de la fonte des glaciers, après plusieurs déclarations empiriques. Elles font aussi suite à une annonce erronée du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui avait indiqué dans son quatrième rapport en 2007 que les glaciers de l’Himalaya reculaient plus vite que les autres du monde et « pourraient disparaître d’ici 2035, voire avant ».

Le GIEC avait ensuite indiqué qu’il s’agissait d' »une regrettable erreur » provenant de « procédures établies qui n’ont pas été correctement suivies ». A l’issue du projet de recherche financé par la Suède et menée par l’ICIMOD pendant trois ans, les experts ont découvert que les dix glaciers objets de leurs études étaient tous en train de fondre, à une vitesse s’accélérant entre 2002 et 2005.

Selon les résultats d’une autre étude, le volume de neige recouvrant la région a diminué de façon significative au cours des dix dernières années. « Ces rapports fournissent un nouveau point de comparaison et des informations sur des zones géographiques spécifiques pour comprendre le changement climatique dans l’un des écosystèmes les plus vulnérables au monde », a commenté le président du GIEC, l’indien Rajendra Pachauri.

Les 54.000 glaciers de l’Himalaya fournissent de l’eau aux huit plus grands fleuves d’Asie, dont cinq – l’Indus, le Gange, le Brahmapoutre, le Yangtze et le fleuve Jaune – sont susceptibles d’être touchés par le stress hydrique dans les prochaines décennies, avec des conséquences potentielles pour 1,3 milliard de personnes.

Face à la crise…..

8 décembre 2011

La crise économique touche tout le monde. En Espagne, même les écoliers doivent faire face au plan d’austérité.

Le ministre catalan de l’Education vient en effet d’annoncer avoir pris des mesures pour réduire les coûts mensuels de sa région. Les écoles n’auront désormais plus droit qu’à 25 mètres de papier toilette par mois, indique le Telegraph.

L’Espagne est fortement touchée par la crise économique et le pays tente donc de réduire ses dépenses au maximum. Le but de ce rationnement en papier toilette est donc selon eux, une manière de faire participer les enfants à ce plan de solidarité. On ignore cependant comment cette limitation en papier toilette sera gérée dans les écoles pour éviter une autre crise, hygiénique cette fois.

La LGV relancée…?

5 décembre 2011

Source AFP Publié le vendredi 25/11/2011 à 20:45

Le gouvernement a demandé aujourd’hui à Réseau Ferré de France (RFF) de reprendre le dossier de la ligne à grande vitesse (LGV) Provence Alpes-Côte d’Azur afin de lever les « incompréhensions » qui ont conduit à l’interruption de la concertation sur le projet.

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et son homologue des Transports, Thierry Mariani, ont indiqué dans un communiqué avoir « demandé à RFF d’approfondir, sur la base de la consultation déjà engagée, les points qui ont fait l’objet d’une forte incompréhension au plan local« .

Ils ont également « demandé la poursuite des études complémentaires nécessaires jusqu’à l’été 2012, sur les différentes hypothèses de tracé, afin de répondre aux points soulevés lors de la concertation »…..

LA REPONSE DU COLLECTIF STOP LGV:

Doit-on comprendre qu’on ne tient plus compte de l’avis des citoyens par les voies de la représentativité démocratique et associative ? Le message de rejet est pourtant clair, rationnel et très largement majoritaire (estimé à 90% de la population dans le Var).

De quelle « forte incompréhension au plan local » nous parle-t-on depuis ces bureaux feutrés à Paris, nous accuse-t-on même ? C’est une insulte à notre intelligence et c’est indécent !

SERIONS-NOUS TOUS EN PROVENCE DES DEMEURÉS ?

Eh bien NON Mesdames et Messieurs qui vivez bien loin des gens (citoyens tout aussi intelligents que vous, même si vous êtes persuadés du contraire) ! NON, nous avons TOUS TRES BIEN COMPRIS que nous perdrions nos terres, nos paysages, nos maisons, notre patrimoine et notre argent, même si nous en avons peu. Nous serions par contre effectivement gagnants, pour ceux qui ne seraient pas expropriés, en … nombre de décibels dans nos jardins!

De grâce, dites-nous dans quelle langue il faut vous parler et vous écrire ?

Avec la transparence, la démocratie avance.

2 décembre 2011
Transparency International publie aujourd’hui son Indice de perception de la Corruption (IPC) 2011, un classement évaluant 183 pays en fonction de la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique et classe politique.
Alors que 2011 a été l’année d’un élan irrésistible contre la corruption, deux tiers des pays évalués obtiennent une note inférieure à 5, sur une échelle allant de 0 (haut niveau de corruption perçu) à 10 (haut niveau d’intégrité perçu).
Comme en 2010, la France arrive au 25ème rang, juste derrière les Etats-Unis. Elle demeure ainsi derrière de nombreux Etats européens tels que la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Principaux résultats

Dans l’IPC 2011, la Nouvelle-Zélande arrive en tête, suivie de la Finlande et du Danemark. La Somalie et la Corée du Nord (incluse dans l’indice pour la première fois) arrivent au dernier rang du classement.La plupart des pays du Printemps arabe sont classés dans la moitié inférieure de l’indice, avec un score inférieur à 4.

Avant le Printemps arabe, un rapport de Transparency International consacré à cette région soulignait que le népotisme, les pots-de-vin et le clientélisme étaient si profondément ancrés dans la vie quotidienne que même les lois anti-corruption existantes n’avaient que peu d’effet.

Les pays de la zone euro atteints par la crise de la dette, qui trouve en partie son origine dans l’échec des autorités à empêcher les pots-de-vin et l’évasion fiscale, font partie des pays de l’UE ayant obtenu les notes les plus basses.

La France reste au 25ème rang

La France, avec une note de 7 sur 10 (+0.2 point) se maintient au 25ème rang, juste derrière les Etats-Unis. Elle reste ainsi moins bien notée que de nombreux Etats européens tels que le Danemark (2ème), les Pays-Bas (7ème), l’Allemagne (14ème), le Royaume-Uni (16ème) ou encore la Belgique (19ème), où les niveaux d’intégrité et de transparence de la classe politique et des services publics sont perçus comme étant mieux assurés que dans l’hexagone.

Le procès des emplois fictifs de la ville de Paris mettant en cause l’ancien Président le la République Jacques Chirac, les conflits d’intérêts dans la vie publique notamment mis en lumière par le scandale du médiator, l’affaire Guérini ou, encore, les développements de l’affaire Karachi ont très probablement contribué à ce que les observateurs internationaux continuent à avoir une image dégradée de l’administration et de la classe politique française.

Selon Daniel Lebègue, président de TI France, « la campagne « Avec la transparence, la démocratie avance » et les propositions soumises par notre association aux candidats à l’élection présidentielle de 2012 apparaissent plus que jamais indispensables, au vu des résultats de l’IPC 2011, pour susciter, dans notre pays, un sursaut démocratique et restaurer la confiance aujourd’hui très dégradée de nos concitoyens dans leurs élus et leurs institutions. »

C’est la crise, les talons baissent….!

1 décembre 2011

Les femmes portent habituellement des talons hauts en période de crise, peut être pas cette fois ci.

L’analyse informatique d’IBM sur des milliards de conversations se déroulant sur les médias sociaux prédit un renversement de la tendance de la mode des chaussures féminines, avec une hauteur de talon – très importante aujourd’hui– qui tend à se réduire.

« Habituellement, en période de crise économique, la hauteur des talons augmente et reste élevée – les consommateurs se tournent vers une mode plus flamboyante et recherchent ainsi fantaisie et évasion, »  déclare Trevor Davis, expert en développement de produits chez IBM Global Business Services« Cette fois c’est différent, peut être qu’une morosité économique à long terme pousse les consommateurs à atténuer le côté ostentatoire des objets du quotidien. »

Un regard sur les cents dernières années des tendances de la mode en matière de chaussures révèle que les hauteurs de talon ont grimpées en flèche au cours des principales récessions économiques de l’histoire des Etats-Unis.  Les chaussures style garçonne à talons plats des années 20 ont été remplacées par des chaussures à talons hauts et semelles compensées pendant la Grande Dépression. C’est dans les années 70, lors de la crise pétrolière, que réapparaissent les semelles compensées, contrastant avec la mode des sandales à talons plats de la fin des années 60.

De même, les talons épais de la période « grunge » des années 90 ont fait place aux talons aiguilles inspirés de la série « Sex and the City » apparus au tournant de ce siècle après l’effondrement de la bulle internet.

« Parallèlement à la tendance générale, poursuit Trevor Davis, une analyse des médias sociaux portant sur les quatre dernières années a montré que les discussions sur l’augmentation de la hauteur du talon ont culminé vers la fin 2009 pour ensuite diminuer. Par exemple, entre 2008 et 2009, les discussions des blogueurs ont constamment tourné autour de hauteurs de talons de cinq à huit centimètres. En revanche, mi 2011, les blogueurs ont écrit sur le retour du talon bobine et du talon plat idéal vu par Jimmy Choo et Louboutin. Cela ne veut pas dire que les talons très hauts ne sont plus d’actualité, mais avec le ralentissement économique qui se prolonge, ils sont plutôt considérés comme un accessoire glamour et non comme un accessoire pour travailler ou faire du shopping, » déclare Trevor Davis.

Bien que les talons soient encore très hauts – une visite dans n’importe quel magasin le confirmera- les analyses d’IBM mettent en évidence un changement de tendance. Ces données pourraient être utilisées par les fabricants et les détaillants pour connaître à l’avance les nouveaux modèles à fabriquer et à commercialiser lors des prochaines saisons.

Un changement de tendance....?

IBM a déterminé la hauteur médiane de talon à partir des discussions en ligne de personnes identifiées comme experts sur le sujet.  La hauteur médiane évoquée dans les discussions fut a son plus haut en 2009 avec 18 cm pour redescendre à 5 cm cette année.

La solution de social analytics d’IBM permet d’analyser les discussions sur les réseaux sociaux

Le projet IBM souligne les capacités prédictives de l’analyse des médias sociaux en tant que source de prévisions fiables qui peuvent contribuer à élaborer des stratégies d’entreprise et obtenir des résultats.

En effet, selon une étude mondiale d’IBM, les directeurs marketing reconnaissent le besoin de se pencher sur les médias sociaux  – mais seule une minorité prend en compte les informations issues des blogs ou des réseaux sociaux dans leurs décisions stratégiques.