Archive for novembre 2011

C’est toujours mieux que si c’était pire…!

26 novembre 2011

Que d’espoirs déçus : elle devait permettre un meilleur partage des profits entre actionnaires et salariés. La prime sera finalement limitée, tant sur les montants que sur le nombre d’entreprises concernées.

Ils l’ont rebaptisée « prime de la déprime ». Les quelque 4 millions de salariés du privé concernés par la « prime sur le partage des profits » ne se font plus d’illusion sur ce dispositif qui devait leur permettre de bénéficier, comme les actionnaires, des profits réalisés par leurs entreprises.

Dès cette année, ils devaient toucher « au moins 1 000 € ». C’est ce que Nicolas Sarkozy et le gouvernement avaient annoncé, en avril, en réaction aux importants dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40.

La somme avait ensuite été abaissée à 700 €. Aujourd’hui, les estimations sont plus pessimistes. De l’ordre de 200 € à 300 €, selon les études menées par les cabinets Towers Watson et Deloitte. Avec des extrêmes.

Dernièrement, l’entreprise Securitas a proposé une prime allant de 3,50 € à 7,50 € lors des négociations avec les syndicats. Tollé. « C’est une provocation vis-à-vis des salariés qui voyaient dans cette prime une opportunité d’augmenter un pouvoir d’achat en chute libre », a dénoncé Erik Biro, secrétaire général de l’Unsa-Sécuritas.

Des résultats très variables

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a interpellé l’entreprise sur cette décision qui allait à l’encontre de l’esprit de la loi. La direction a reconnu une aberration tout en assurant être dans la légalité. Mais les négociations ont repris et le ministre assure qu’une solution sera trouvée, quitte à se tourner vers l’intéressement et la participation.

Attrape nigauds...

Des dispositifs déjà en place, s’insurgent les syndicats pour qui la prime n’avait d’intérêt que dans la mesure où elle donnait lieu à un versement numéraire aux effets immédiats pour les salariés.

Pour autant, le ministère du Travail refuse de parler de dysfonctionnements. Interpellé, mardi, par un député de l’opposition sur son « miroir aux alouettes », Xavier Bertrand a répliqué que si la majorité n’avait pas voté ce texte de loi, « les 25 000 salariés de Sanofi n’auraient pas touché 600 € ». Le maximum d’une fourchette que le ministre a lui-même fini par établir: entre 150 € et 600 €.

Les records reviennent, pour l’instant, à L’Oréal qui distribuera une prime maximum de 765 €. Et à Total, qui ne versera rien… Le groupe pétrolier a prévu de redistribuer 5 milliards d’euros à ses actionnaires, mais son dividende par action n’ayant pas augmenté, il n’est pas tenu de verser une prime à ses salariés.

Le bilan de la prime sera connu à la fin de l’année. Pour les syndicats, le constat est fait depuis l’annonce du dispositif. « Une prime aléatoire et inégalitaire, qui concernera bien moins de 4 millions de salariés », estiment la CGT et la CFDT. C’était « une annonce médiatique à un moment médiatique », résume-t-on du côté du syndicat patronal CGPME.

Les partenaires sociaux regrettent de ne pas avoir été consultés par le gouvernement. Ils remettent en cause une loi aux contours trop flous. Et qui donne droit, selon la CFDT, à « une prime chaotique et conflictuelle qui perturbe le climat social ». Son versement a remis en cause la hausse annoncée des salaires, selon les syndicats et le patronat.

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Combien avez-vous payé cette année sans le savoir ?

25 novembre 2011

Peut-être ne le savez-vous pas, mais à l’heure actuelle la quasi totalité des produits de stockage et les appareils multimédia sont affublés d’une taxe, que l’on nomme poliment « redevance pour copie privée« . Une rémunération qui sert pour les ayants droits à compenser les pertes liés au piratage.

Ainsi, lorsque l’on achète un produit de stockage dans le commerce une certaine somme est reversée à la société Copie France qui est chargée de collecter la redevance pour copie privée.

En fonction du type de produit, cela va de quelques centimes d’euros (dans le cas des cartes mémoires par exemple) à plusieurs dizaines d’euros pour les disques durs.

Sont concernés par la taxe les produits suivants : les CD et DVD vierges, les cartes mémoires, les disques durs, les appareils multimédias avec disque dur intégré par exemple les TV avec disque dur intégré, les enregistreurs de salon avec disque dur, les baladeurs, les GPS, les téléphones, les smartphones, les tablettes tactiles, les disques durs externes, les disques durs multimédias, etc…

Que vous soyez un vilain pirate avec une jambe de bois qui écume les réseaux P2P comme un dingue et qui a installé une fabrique de copie de DVD dans son garage, ou que vous soyez un honnête citoyen, Copie France ne fait aucune différence puisque dans les deux cas vous êtes bon pour passer à la caisse. Et ce même si votre clé usb, votre DVD vierge ou votre disque dur sert uniquement à sauvegarder vos photos de vacances ou votre compta. Une sorte de racket officiel en quelque sorte …

Heureusement, histoire d’informer les citoyens et débroussailler un peu tout ça, l’UFC Que Choisir et plusieurs autres acteurs de l’industrie du stockage ainsi que des fédérations de commerçants ont eu la bonne idée de mettre sur pied le site chere-copie-privee.org sur lequel il est possible de calculer automatiquement le montant de la taxe que l’on a payé pour ses achats sans forcément le savoir. Car combien de personnes achètent des clés usb, des cartes mémoires ou autres, sans savoir que l’on paye au passage une telle taxe destinée aux ayants droits ? Enormément !

Alors, à combien s’élève la taxe pour vos derniers achats ?

De la circulation de la monnaie entre les états…(sic !)

24 novembre 2011

Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de l’Irlande… ou de la Grèce ou de l’Italie, ou de l’Espagne ou de la France…!

Il tombe une pluie battante et les rues sont désertées.
Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.
Là-dessus arrive un touriste allemand, riche. Il arrête sa belle voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.

Il pose un billet de 100 € sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.
Le propriétaire de l’établissement lui donne les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.

Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 €, file chez le boucher voisin et règle la dette qu’il a envers celui-ci.

Le boucher se rend immédiatement chez l’éleveur de porcs à qui il doit 100 € et rembourse sa dette.

L’éleveur à son tour s’empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.

Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.

Le barman, glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.

La fille, qui occupe à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez l’hôtelier.

L’hôtelier pose le billet sur le comptoir là où le touriste l’avait posé auparavant.

Là-dessus le touriste descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va…

Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n’est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur…

Il semblerait que ce système ne soit pas si loin de ce qui se fait entre états….

Source : Inconnue, mais je trouve ce texte très savoureux…

Le dernier mot et le premier pas….

22 novembre 2011

..Sur la taxe sur les transactions financières.

Le Sénat à majorité de gauche a voté lundi la création d’une taxe sur les transactions financières dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2012. Cette taxe, proposée par un amendement de la rapporteur du Budget, Nicole Bricq (PS), ne devrait toutefois pas voir le jour, le gouvernement y étant opposé et l’Assemblée nationale à majorité de droite ayant le dernier mot sur les textes de loi.

La taxe, votée par le Sénat au taux de 0,05%, vise l’ensemble des transactions financières à partir du 1er juillet 2012. Pas moins de six amendements émanant de sénateurs de tous les groupes, dont plusieurs de l’UMP, proposaient l’institution d’une telle taxe et Mme Bricq en a proposé la synthèse dans un amendement qu’elle a fait voter en priorité. Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a demandé en vain le retrait de l’amendement Bricq, estimant que la France « ne peut légiférer seule » car ce serait « contre-productif » et cela « nuirait à la place financière de Paris ». La droite UMP et Union centriste s’est divisée, certains votant contre et d’autres s’abstenant.

« On est tous d’accord, mais une taxe nationale est techniquement irréalisable », a plaidé Robert del Picchia (UMP), tandis que Philippe Marini, le président UMP de la commission des Finances, estimait qu’une « position la plus large possible du Sénat » renforcerait « la position de négociateur » du président de la République. « Il faut avoir le courage du premier pas parlementaire« , s’est indignée Marie-Christine Blandin (EE-LV), en rappelant que cette taxe avait été proposée pour la première fois par les députés européens Verts. « En quoi la parole et le vote des parlementaires gêneraient pour l’application de cette taxe », s’est demandé Thierry Foucaud (CRC, communistes).

« Nous sommes dans une crise financière profonde et durable, le sujet est sur la table depuis dix ans, c’est un choix politique majeur », a renchéri la socialiste Nicole Bricq. Erigée au rang de priorité par la présidence française du G20, la taxe sur les transactions financières est notamment soutenue par l’Allemagne mais suscite l’hostilité de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis notamment. Cette mesure a fait pour la première fois l’objet d’une mention dans le communiqué qui a suivi le sommet des pays du G20 à Cannes au début du mois, très en-deçà des espérances de Paris qui souhaitait qu’un « groupe pilote » de pays approuve officiellement le principe de la création d’une telle taxe. A l’issue du sommet, Nicolas Sarkozy a souhaité qu’une proposition de taxe défendue par la Commission européenne puisse être mise en place dans l’Union européenne « dès l’année 2012 ».

Mais Le Royaume-Uni et la Suède notamment n’en veulent pas. Les sénateurs devraient achever mercredi la première partie du projet de loi de finances pour 2012, consacré aux recettes qu’ils sont en train de remodeler radicalement. (afp)

Le trou dans le seau de l’Europe

21 novembre 2011

Le 23 octobre, le prix Nobel 2008 d’économie Paul Krugman publiait dans le New York Times, une chronique intitulée, « The Hole in Europe’s Bucket » (« Le trou dans le seau de l’Europe »). Il explique la crise européenne à l’aide d’une comptine enfantine. Voici, ci-dessous, ce texte.

Le trou dans le seau de l’Europe

Si ça n’était pas si tragique, la crise européenne actuelle serait drôle, pour qui aime l’humour noir. En effet, alors que les plans de sauvetage échouent les uns après les autres, les Gens Très Sérieux de l’Europe – qui sont, si tant est que cela soit possible, encore plus pompeux et vaniteux que leurs homologues américains – ne cessent de paraître de plus en plus ridicules.

Je m’intéresserai à la tragédie dans un instant. D’abord, parlons de ces bourdes qui dernièrement m’ont conduit à chantonner cette vieille comptine enfantine  » Il y a un trou dans mon seau « .

Pour ceux qui ne connaissent pas cette chanson, il s’agit d’un paysan paresseux qui se plaint de ce fameux trou et à qui sa femme recommande de le réparer. Cependant, chaque chose qu’elle lui suggère nécessite une action préalable et pour finir elle lui dit d’aller tirer de l’eau au puits.  » Mais il y a un trou dans mon seau, chère Liza, chère Liza « .

Qu’est-ce que cela a à voir avec l’Europe ? Au point où nous en sommes, la Grèce, là où la crise est arrivée n’est plus qu’un facteur secondaire sinistre. Le danger évident et imminent vient plutôt des retraits massifs en Italie, la troisième plus grosse économie européenne. Les investisseurs, craignant un possible défaut de paiement, demandent de forts taux d’intérêt sur la dette Italienne. Et ces forts taux d’intérêt, augmentant ainsi le poids du service de la dette, rendent ce défaut de paiement encore plus plausible.

C’est un cercle vicieux puisque ces craintes de défaut de paiement menacent de se réaliser. Pour sauver l’euro, cette crainte doit être contenue. Mais comment ? La réponse passe par la création d’un fond qui peut, si nécessaire, prêter à l’Italie (et à l’Espagne qui se trouve également menacée) assez d’argent pour qu’elle n’ait pas besoin d’emprunter à ces taux élevés. Un tel fond n’aurait certainement pas à être utilisé puisque son existence même serait suffisante pour mettre fin à ce cercle de la peur. Mais l’éventualité de prêts à très grande échelle, probablement plus d’un milliard d’euros doit rester présente. Et là est le problème : toutes les différentes propositions pour la création d’un tel fond impliquent finalement le soutien des gouvernements européens les plus importants, qui doivent faire des promesses crédibles aux investisseurs afin que ce plan fonctionne. Cependant, l’Italie est l’un de ces gouvernements de premier plan, elle ne peut effectuer un sauvetage en se prêtant de l’argent à elle-même. Et la France, la deuxième économie la plus importante de la zone euro semble secouée ces derniers temps, ce qui augmente les craintes que la création d’un important fond de sauvetage, qui s’ajouterait effectivement à la dette française, pourrait simplement conduire à inscrire la France sur la liste des pays en crise. Il y a un trou dans le seau, chère Liza, chère Liza.

Vous voyez ce que je veux dire lorsque je dis que la situation est drôle, dans le genre humour noir ? Ce qui rend cette histoire vraiment douloureuse est que rien de tout ça n’aurait dû arriver.

Prenons des pays comme la Grande-Bretagne, le Japon et les Etats-Unis, qui ont des dettes importantes ainsi que des déficits mais qui malgré tout restent capables d’emprunter à de faibles taux d’intérêt. Quel est leur secret ? La réponse tient en grande partie au fait qu’ils maintiennent la valeur de leur monnaie et les investisseurs savent qu’en un clin d’œil, ils pourraient financer leurs déficits en imprimant leur monnaie. Si la Banque Centrale Européenne, dans le même temps, soutenait les dettes européennes, la crise s’allègerait considérablement.

Est-ce que cela n’engendrerait pas une inflation ? Probablement pas : qu’importe ce que Ron Paul et consorts peuvent penser, la création de monnaie n’engendre pas l’inflation dans une économie déprimée. De plus, l’Europe a réellement besoin d’une inflation globale un peu plus haute : une inflation globale trop faible condamnerait les états européens du sud à des années de déflation sévère, garantissant virtuellement à la fois une continuité dans le fort taux de chômage et des défauts de paiement en série.

Mais une telle création, ne cesse-t-on de nous répéter, est hors de question. Les statuts qui régissent la banque centrale sont censés interdire ce genre de choses, bien que l’on imagine que des avocats malins trouveraient le moyen de rendre cette création possible. Cependant, le problème plus général est que tout le système euro a été mis en place pour combattre la dernière guerre économique. C’est une Ligne Maginot construite pour empêcher que les évènements des années 1970 ne se répètent, ce qui est pire qu’inutile lorsque le vrai danger vient d’une répétition des évènements des années 1930.

Et cet état de fait, comme je l’ai dit, est tragique.

L’histoire européenne d’après guerre est profondément édifiante. Des décombres de la guerre, les Européens ont construit un système de paix et de démocratie, et ce faisant, ont bâti des sociétés qui, bien qu’imparfaites – quelle société ne l’est pas ? – sont probablement les plus décentes de l’histoire de l’humanité.

Pourtant, cette réussite est menacée parce que l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, et – tout comme le modèle d’excellence des années 30 – celui-ci s’est transformé en piège mortel.

Peut-être qu’aujourd’hui les dirigeants européens vont proposer un vrai plan de sauvetage crédible. Je l’espère, mais je n’y crois pas.

La triste vérité est que le système euro semble de plus en plus voué à l’échec. Et une vérité encore plus triste est que vu comme le système se comporte, l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain.

Paul Krugman

Le sparadrap Guérini est toujours collé au PS…!

15 novembre 2011

Jeudi 10 novembre, Jean-Noël Guérini indiquait dans une lettre envoyée à Eugène Caselli, sa volonté de ne plus financer le tronçon de tramway rue de Rome à Marseille. Il émettait également des réserves sur le projet de semi-piétonisation du Vieux-Port.

Dimanche 13 novembre, Eugène Caselli a rendu publique une lettre ouverte aux conseillers généraux socialistes des Bouches-du-Rhône. Il fustige l’attitude de Jean-Noël Guérini et espère un sursaut de ses camarades.  

Eugène Caselli s’adresse aux conseillers généraux socialistes des Bouches- du-Rhône :

« Indignez vous !»

Chers Amis, Conseillers généraux du Groupe Socialiste,
Vous ne pouvez rester sans réagir devant la décision unilatérale prise le Président du Conseil Général de Bouches du Rhône, qui ,par une lettre ouverte, menace de supprimer la part de financement prévue au plan quinquennal signé en 2009 avec la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole, sur des projets aussi  importants pour l’agglomération Marseillaise  que ceux du réaménagement du Vieux Port,et de l’extension du tramway entre la Canebière et Castellane, projets qui sont entrés, à ce jour, en phase finale de réalisation.
Vous savez bien, que derrière des arguments de façades, destinés à justifier cette décision, se cachent  des motivations politiciennes qui n’ont rien à voir avec l’intérêt de nos concitoyens.

Aussi, devant la gravité de cette agression, je vous dis : indignez vous !
–    Indignez-vous contre une décision qui fait des marseillaises et des marseillais les otages d’une fuite en avant politicienne ;
–    Indignez-vous contre une attitude qui érige la pression aux subventions publiques en outil de pouvoir personnel et de  domination
–    Indignez-vous contre le reniement de la parole de votre Collectivité au regard d’une convention signée et délibérée en 2009.
–    Indignez-vous contre une situation qui fait de vous les otages d’une Présidence en opposition avec les instances nationales du Parti socialiste , la Collectivité régionale et la Communauté Urbaine dirigées toutes deux par des socialistes.

Aujourd’hui, vous avez le devoir de réagir, de ne plus cautionner et de ne plus subir.
Ne pas le faire, serait porter une atteinte très grave à l’image de votre Institution et au nécessaire développement de l’agglomération marseillaise et de notre Département.

Je sais pouvoir compter sur votre courage et votre détermination,

Avec toute mon amitié,
Eugène Caselli
Président de Marseille Provence Métropole.


Il n’est plus temps de s’indigner….

10 novembre 2011

Il faut se soulever contre les marchés financiers.

Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos , le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés.

Voici un extrait de leur déclaration.

« Une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos Etats et notre démocratie, utilisant l’arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place les démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l’argent et des banques, le pouvoir de l’empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l’Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l’empire.

Ils ont commencé par la Grèce, l’utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre.
 L’espoir de quelques pays européens d’échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau « fascisme financier », ne faisant pas mieux quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l’entre-deux- guerres.

Ce n’est pas par accident qu’une grosse partie des media contrôlée par les banques s’attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de « cochons » et aussi en tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu’ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l’héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l’idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d’un capitalisme de destruction.
La tentative des media allemands d’humilier des symboles tels que l’Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d’Hitler, n’est rien d’autre que l’expression d’un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.

Le monstre financier a produit quatre décades d’exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de « libéralisations du marché », une large dérégulation, l’abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d’attaques constantes contre l’Etat, l’acquisition massive des partis et des media, l’appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street.
 Maintenant, ce monstre, un véritable « Etat derrière les Etats » se révèle vouloir la réalisation d’un coup d’Etat permanent financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.

En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d’entrisme par le capitalisme financier, dont les centres les plus importants sont non-européens.

D’autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l’Europe.

Il y a un urgent besoin d’une coordination d’action immédiate et d’une coordination transfrontalière par des intellectuels, des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l’importance des enjeux ; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre « l’empire totalitaire de la mondialisation » qui est en marche, avant qu’il soit trop tard.
 L’Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau « New Deal » européen.

Nous devons stopper immédiatement l’attaque contre la Grèce et les autres pays de l’UE de la périphérie ; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929.
Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l’Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées.
Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l’économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen.
 Il n’est pas possible de laisser les clés financières de l’Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.

L’architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles de l’OMC, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.
Nous avons un urgent besoin d’un changement de modèle ; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.

Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d’action européen aussitôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l’actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu’il ne soit trop tard pour l’Europe« .

L’Allemagne et la France ont refusé…..

6 novembre 2011

L’anecdote suivante est éclairante sur les défaillances de la gouvernance économique européenne :

En 2005, l’office statistique européen, qui commençait à nourrir de sérieux doutes sur la qualité des comptes grecs, a demandé que lui soient donnés des pouvoirs d’investigation : qu’au lieu de seulement prendre note des chiffres qui lui sont communiqués, et d’éventuellement demander la reclassification de telle ou telle opération, il puisse conduire des vérifications sur pièces et sur place. Craignant que ces pouvoirs ne soient un jour utilisés à leur encontre, les Etats – Berlin et Paris en tête – ont refusé de laisser Eurostat conduire de tels audits. Il faudra, pour connaître la vérité, attendre 2009 et les aveux de Georges Papandréou.

Dommage ! Il aurait sans doute été plus facile de commencer à traiter le cas grec avant 2008…

No comment...!

Un monde à l’envers…

5 novembre 2011

Il faudra bien le remettre à l'endroit...!

La fin du GMT: une question de temps

4 novembre 2011

Cinquante scientifiques du monde entier se réunissent jeudi et vendredi à huis clos dans un cadre champêtre au nord-ouest de Londres sous l’égide de la prestigieuse Royal Society pour débattre d’une nouvelle définition du temps, qui reléguerait l’heure GMT aux oubliettes.

L’affaire déchaîne les passions dans la presse britannique. Selon le Sunday Times, il s’agit rien moins que de « la perte » du GMT, « symbole pendant plus de 120 ans du rôle de super-puissance de la Grande-Bretagne victorienne ».

La fin du GMT
Le Greenwich Mean Time, basé sur le premier méridien de Greenwich, à Londres, est devenu référence mondiale lors d’une conférence en 1884 à Washington. « On comprend qu’au Royaume-Uni ils aient ce sentiment de la perte du GMT », convient Elisa Felicitas Arias, directrice du département du Temps au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM), un organisme international basé à Sèvres, près de Paris, qui définit aussi bien le kilo que le mètre.

Observatoire de Greenwich, Londres

GMT vs UTC
La nouvelle définition propose de s’affranchir totalement du temps « solaire », basé sur la rotation de la terre et mesuré par les astronomes depuis plus de 200 ans à partir du méridien de Greenwich. En réalité, cela fait déjà 40 ans que le monde n’est plus régi par l’heure GMT, qui reste toutefois l’heure légale au Royaume-Uni et est encore largement utilisée comme référence. Une conférence internationale en 1972 a adopté le « Temps Universel Coordonné » ou UTC, calculé dans 70 laboratoires du monde entier par 400 horloges dites « atomiques » (la seconde est définie par le rythme d’oscillation d’un atome de césium).

Une question de seconde… intercalaire
Le temps atomique, s’il a l’avantage d’être beaucoup plus précis, diffère de quelques fractions de seconde du temps défini par la rotation de la terre. Aujourd’hui, pour garder la corrélation avec la rotation terrestre, une « seconde intercalaire » est ajoutée à peu près tous les ans. C’est cette seconde que les scientifiques proposent de supprimer, abandonnant du même coup la corrélation avec l’heure GMT.

Pour une synchronisation des satellites internationaux
Le changement est rendu indispensable par le fonctionnement des réseaux, aussi bien de télécommunication que de navigation par satellite, comme le GPS américain, le GLONASS russe, bientôt l’Européen Galileo et le BeiDou chinois. « Ces réseaux ont besoin d’une synchronisation au niveau de la nanoseconde », explique Mme Arias. Or, certains systèmes pratiquent le « saut » d’une seconde, d’autres non, et leur interopérabilité est compromise. « Des échelles de temps commencent à se créer en parallèle », s’alarme-t-elle: « imaginez un monde où on aurait deux ou trois définitions du kilo ».

Avant l'heure, c'est pas l'heure..!

Une recommandation proposant de supprimer la seconde intercalaire sera soumise en janvier au vote de l’Union internationale des télécommunications à Genève. Si elle est adoptée, le temps atomique va s’écarter progressivement du temps solaire, à raison d’une minute dans 60 à 90 ans, et une heure dans 600 ans.

La Grande-Bretagne s’y oppose
Le secrétaire d’Etat britannique à la science David Willetts, opposé au projet, explique que « la position britannique est que nous devons coller au temps réel tel que les hommes le ressentent, qui est basé sur la rotation terrestre et non sur les horloges atomiques ». Il croit aussi déceler des « arrières-pensées nationalistes » dans le débat, le BIPM étant basé … à Paris.

Convaincre le monde
Pour vaincre les oppositions -la Chine est également réticente- la conférence de la Royal Society, académie des sciences britannique, pourrait laisser une porte ouverte à de futurs ajustements. « La conférence des poids et mesures pourrait être chargée de réfléchir à une autre façon de corréler le temps à la rotation de la Terre », suggère Mme Arias. On pourrait, dit-elle, ajouter une heure dans plusieurs centaines d’années. « Après tout, on a bien sauté une heure avec le passage à l’heure d’hiver le week-end dernier ». (afp)