Archive for juillet 2010

Cambronne aurait apprécié….!

30 juillet 2010

Un restaurateur français a lancé une gamme de vins sous le nom provocateur de « vin de merde ». Les ventes explosent…….

Ne vous y fiez pas, le vin de Jean-Marc Speziale, 45 ans, n’a de merde que son nom. « En 2008, j’ai produit 5000 bouteilles de rouge et de blanc. Derrière un nom osé, j’ai créé avec un oenologue des vins de grande qualité, en partenariat avec la coopérative de Gignac. Tout a presque aussitôt été vendu », explique-t-il.

Plus que du simple marketing, la démarche de Jean-Marc Speziale vise d’abord à réhabiliter les vins issus du Languedoc-Roussillon, souvent considérés à tort par le consommateur comme du « vin de merde » et ce, malgré les efforts des viticulteurs de la région pour améliorer la qualité de leur breuvage.

Le concept remporte un franc succès et depuis, un rosé est venu s’ajouter à la gamme qui comptait jusque-là un blanc et un rouge. Les bouteilles sont vendues au prix de 6,5 euros. Selon les estimations d’un revendeur, 100.000 bouteilles devraient être écoulées cette année. « Pour l’an prochain nous allons poursuivre notre développement et sortir une cuvée prestige du Vin de merde, vieillie en fût de chêne », précise Jean-Marc Speziale, le sourire aux lèvres.

« Vous prendrez bien un peu de mon Vin de merde? »

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trou du cul du web

30 juillet 2010

Le président français Nicolas Sarkozy fait une nouvelle fois les frais d’un « Google Bombing », technique de référencement visant à influencer le classement d’une page dans les résultats du moteur de recherche Google, ici employée de façon néfaste.

L’internaute qui tape « trou du cul du web » dans le champ de recherche du site Google (ne demandez pas pourquoi) voit actuellement le site sarkozy.fr, Nicolas Sarkozy – Ensemble tout devient possible, apparaître à la première place des résultats obtenus. Choisir l’option « J’ai de la chance » revient à arriver directement sur l’ancien site de campagne (officiel) de Nicolas Sarkozy. Cette manoeuvre pourrait avoir été manigancée suite à la motivation du président à faire voter une loi sur le téléchargement illégal.

Un communiqué de presse de Google daté du mercredi 22 juillet et publié à droite de la page des résultats, dans l’espace habituellement réservé aux liens commerciaux (et d’ailleurs pendant un temps juste au-dessus d’adresses de sites pornographiques qui ont sauté sur l’occasion d’exploiter le buzz), explique la situation « afin de lever toute ambiguïté »: « Les résultats de recherche de Google sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages. Toutefois, en faisant appel à une pratique appelée « Google Bombing », des webmestres peuvent ponctuellement faire remonter des résultats inhabituels sur certaines requêtes. Dans ce cas précis, un grand nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question (jamais citée noir sur blanc par Google dans son communiqué, ndlr) pour pointer vers le site sarkozy.fr, faisant ainsi remonter ce site parmi les résultats de recherches liés à cette requête ».

Le texte précise que le groupe n’excuse pas cette pratique, ni aucune pratique visant à altérer l’intégrité de ses résultats de recherche, mais n’est pas plus enthousiasmé par l’idée de modifier manuellement les résultats pour empêcher de telles informations d’apparaître, même si l’impartialité reste au centre de ses préoccupations.

En 2007, Google a mis en place un nouvel algorithme pour limiter la pratique du bombardement, mais le phénomène n’est semble-t-il pas encore vaincu.

Ce n’est pas la première fois que des internautes rusés s’en prennent au président Sarkozy. En effet, si on tape son nom dans Google, on trouve encore trace d’un précédent bombardement renvoyant au site du film adapté de la série BD Iznogoud, dont le petit personnage au nez crochu est connu pour son idée fixe de devenir calife à la place du calife.

L’exemple peut-être le plus célèbre de Google Bombing reste celui de « miserable failure » (soit « échec lamentable », en français) qui menait à la biographie officielle du président américain George W. Bush. Un autre cas extrêmement populaire et toujours constatable actuellement est celui de l’expression « find chuck norris » utilisée avec l’option « J’ai de la chance », qui conduit à une fausse page Google indiquant que « Google ne cherchera pas Chuck Norris car il sait que c’est lui qui vous trouvera », allusion à la vague de blagues dont l’acteur américain spécialiste ès arts martiaux fait l’objet.

Après plus de 15 ans de débats sur la question….

29 juillet 2010

L’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.Après plus de 15 ans de débats sur la question, 122 pays ont voté en faveur d’une résolution de compromis rédigée par la Bolivie et consacrant ce droit, tandis que 41 autres se sont abstenus.

Le texte « déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l’homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie ».
La résolution pointe le fait que 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité et que plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base. Elle souligne qu’environ deux millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence

le droit à une eau potable propre

de sanitaires.

La résolution rappelle aussi la promesse, faite par les dirigeants mondiaux en 2000 dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, de réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.

Le texte presse les Etats et les organisations internationales de fournir une aide financière et technologique aux pays en développement pour « augmenter les efforts afin de fournir à tous une eau de qualité, propre et abordable ainsi que des installations sanitaires ».

On s’en doutait un peu……!

27 juillet 2010

Campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) : des résultats décevants

Un rapport parlementaire du 13 juillet fait le point sur la manière dont a été « programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) » dont le coût total s’élèverait à plus de 600 millions d’euros.

Le rapport note d’abord que, comme pour beaucoup de pays (en dehors de la Suède, du Canada et dans une moindre mesure des États-Unis) seule une très faible partie de la population française a adhéré à la vaccination. La couverture vaccinale, estimée à 5,36 millions de personnes au 1er juin, représente moins de 8,5 % de la population totale. En parallèle, le rapport souligne la perte de près de 3,46 millions de doses de vaccins, alors que les négociations des pouvoirs publics avec les laboratoires pharmaceutiques pour obtenir dans des délais relativement courts les vaccins avaient été particulièrement délicates. Par ailleurs, malgré une campagne de vaccination volontariste fondée sur le principe de précaution, le rapport estime que sa mise en oeuvre a souvent été trop rigide (protocoles parfois inhabituels, confusion entourant les réquisitions des professionnels de santé, horaires d’ouverture et des lieux de vaccination parfois peu adaptés…). Enfin, le rapport met en avant un certain « emballement médiatique » avec des interventions multiples, parfois contradictoires qui ont conduit les Français à douter à la fois de la nécessité de se faire vacciner et de la sûreté des vaccins tandis que, dans le même temps, la communication gouvernementale n’a pas su suffisamment s’adapter pour transmettre un message adéquat.

Face à cet événement qui n’a pas causé de dommages d’une ampleur aussi grande que prévue, la commission d’enquête parlementaire avance une quarantaine de propositions afin de gérer au mieux les futures crises. Parmi ses propositions, la commission souhaite, par exemple, promouvoir une meilleure coordination entre les pays de l’Union européenne en matière de gestion de crise sanitaire, avec notamment la mise en place d’une stratégie mutualisée d’achats de vaccins.

Voir le rapport sur le site de la documentation française ici

Voir le rapport sur le site de l’assemblée nationale ici

Attention rapport volumineux : 742 pages…..!

A.F.L.A.P.A.

25 juillet 2010

PRESENTATION DE CETTE ASSOCIATION

L’Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles (A.F.L.A.P.A.), officiellement créée le 19 janvier 2000, a pour but d’apporter une aide humanitaire et matérielle aux institutions qui, au Laos, font en sorte que les personnes aveugles puissent devenir autonomes et espérer un jour occuper une place dans la société.

Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles

Le Blog de l’AFLAPA

Certains de ses membres, dont la présidente, Aurore Berthout, sont aveugles, et d’autres laotiens. Ces derniers ont mis cette association en contact avec l’hôpital ophtalmologique de Thong-Pong, village situé à 8 km de Vientiane, la capitale. Le Docteur Vithoune Visonnavong, directeur de celui-ci, a créé, en 1995, avec l’aide d’une association hollandaise, un internat qui, actuellement, accueille 56 enfants et adolescents aveugles et mal-voyants de 3 à 25 ans (le “Home of Light”).

Le docteur Vithoune Visonnavong est aussi le responsable de tous les services d’ophtalmologie du Laos, ainsi que le représentant des trois pays de l’Indochine auprès de l’OMS, en particulier pour ce qui concerne le plan “Vision 2020″.

Les députés viennent-ils de perdre un privilège ?

21 juillet 2010

L’Allocation d’aide au retour à l’emploi des députés n’est plus versée depuis le 30 juin.

Officiellement, car plus aucun élu ne remplit les conditions nécessaires. Officieusement…

Depuis le 30 juin, l’assurance chômage des députés n’existe plus. Baptisée « Allocation d’aide au retour à l’emploi » (AARE) , elle était versée pour une durée maximum de trois ans aux députés non-réélus de moins de 60 ans à la recherche d’un emploi, excluant de fait les fonctionnaires. A l’heure où Nicolas Sarkozy affirme vouloir s’attaquer au train de vie de l’Etat, s’agit-il de l’abolition d’un des avantages dont jouissent les députés ?

Sur le site de l’Assemblée nationale, l’allocation est loin d’être présentée comme un privilège. Elle est décrite comme « moins avantageuse que celle versée aux cadres chômeurs ». En outre, il est précisé qu’elle ne dépend d’aucun financement public.

Pourquoi alors supprimer un dispositif présenté comme vertueux ? A l’Assemblée nationale, on affirme que le dispositif n’est pas aboli, mais que « plus aucun des députés ne remplit les critères pour l’obtenir ».

Vers un nouveau dispositif

Ce n’est pas la seule raison. Selon Richard Mallié, député UMP des Bouches-du Rhône et premier questeur de l’Assemblée nationale, cette assurance chômage spécifique a été supprimée car victime de « critiques qui ont circulé, notamment sur internet ».

« Il a été dit, à tort, que l’assurance chômage des députés leur permettait de toucher 20% de leur indemnité, à vie », explique-t-il

Pour lui, cette allocation « n’est pas un privilège, il s’agit de solidarité des députés envers eux-mêmes. Ils cotisent tous pour avoir un revenu de remplacement ». « Ce revenu est régressif et différentiel », précise-t-il.

Sur le site de l’Assemblée, il est en effet indiqué que son montant passe de 100% de l’indemnité parlementaire le premier semestre à 20% le sixième semestre et que « sont déduits de son montant tous les revenus que peut percevoir l’ancien député (mandats locaux, revenus du patrimoine, etc.). »

En 2010, selon Richard Mallié, seul Jean-Frédéric Poisson, ancien député de la 10e circonscription des Yvelines, pouvait prétendre à cette allocation, contre 32 députés en 2007.

A l’Assemblée, on indique qu’une réflexion est en cours pour définir un nouveau système.

Rappel

A l’issue des 5 ans d’indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement soient 1390 € par mois. Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les « golden parachute » de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat ! L’information sur la nouvelle indemnité « chômage »des députés a été relevée par le Canard Enchaîné » le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressé de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (Certes avec raison).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français. Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon info sur site Assemblée nationale, de 5178 €, soit 6952 € bruts. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417.180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu’il leur coûtera  » à vie  » ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1 210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : »L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction ». Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
Indemnité de base : 5 400, 32 €. Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390, 58 €. – Soit brut mensuel 6 952,91 euros-
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel, diverses retenues :
– Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1153,08 €. – Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €. C. S. G. et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55€.
Cotisation  au fonds de garantie de ressources : 27,00 €.
Soit net mensuel 5177,66 euros.

La vérité enfin dévoilée!

18 juillet 2010

L'un des mystères de la science enfin résolu!

Des scientifiques britanniques pourraient avoir enfin résolu l’une des plus importantes énigmes qui hantait l’humanité depuis des siècles, soit la terrible question: « Qui était là en premier, la poule ou l’oeuf ? ». A l’aide d’un super-ordinateur, l’équipe constituée de scientifiques des universités de Sheffield et de Warwick a pu déterminer qu’il s’agissait… roulements de tambours… de la poule.

L’oeuf et son effet boeuf

« Notre découverte est un accident très heureux », explique ce mardi l’un des chercheurs de l’équipe dans les colonnes du tabloïd The Sun, parmi plusieurs médias qui rapportent la grande nouvelle. « Le but initial de la recherche était d’en savoir plus sur la façon dont les animaux produisent leurs oeufs. La société sous-estime les poules et nous ne nous rendons pas compte du procédé hallucinant qu’elles accomplissent à chaque fois qu’elles pondent. Quand vous entamez votre oeuf à la coque de grand matin, vous êtes face à l’une des choses les plus dingues de ce monde », s’est emballé le scientifique, dont le nom n’est pas précisé par le journal.

HECToR Vs. Chicken

« La coquille est incroyablement solide malgré sa légèreté. Les humains sont incapables de produire ce genre de choses. Un équivalent créé par l’homme révolutionnerait notre époque », prédit le scientifique. « Mais le problème est que nous ne savons même pas comment les poules créent leurs coquilles. Elles contrôlent le procédé dans d’exquis détails, nous ne savons même pas par où commencer », avoue-t-il. « Comprendre comment elles font leurs oeufs nous mettrait sur la voie pour en fabriquer nous-mêmes. Et c’est pour cela que nous nous sommes tournés vers le super-ordinateur du UK Science Research Council, basé à Edimbourg, en Ecosse. » L’ordinateur utilisé est baptisé HECToR, pour « High End Computing Terascale Resource », mais n’a évidemment rien à voir avec la chaîne de rôtisseries rapides « Hector Chicken », malgré le contexte.

Des semaines d’analyse

« Nous voulions comprendre comment les oeufs sont construits, en étudiant le processus dans le moindre détail microscopique », raconte le chercheur. « D’abord, nous avons programmé les « ingrédients » que les poules utilisent pour faire leurs oeufs. Ensuite, nous avons formulé la suite à peu près ainsi: ok, voilà ce que les poules utilisent. Vas-y et vois ce que tu peux faire. L’ordinateur a planché sur le problème pendant des semaines et des semaines », a développé le scientifique.

Un hasard

« Ce qui est marrant, c’est qu’à la base, nous ne pensions pas utiliser des oeufs de poules », s’amuse le chercheur. « Nous les avons choisis uniquement parce que la protéine était simple à étudier. C’est seulement lorsque nous avons eu les résultats que nous nous sommes rendu compte que nous avions résolu une énigme séculaire. Nous étions plutôt étonnés », admet-il.

CQFD

« Les résultats montrent qu’une protéine particulière chez les poules (l’OC-17) agit comme un ouvrier infatiguable, empilant les particules microscopiques de coquille l’une sur l’autre », détaille le scientifique. « Sans cette protéine, les oeufs n’existeraient pas. Et elle se trouve uniquement dans les ovaires d’une poule. Ce qui veut dire que la poule est donc arrivée la première », a-t-il conclu.

Potentiel très large

« Notre découverte a énormément de potentiel. Comme les coquilles sont faites de nombreux cristaux minuscules, nous pourrions utiliser ces informations pour comprendre comment concevoir ou comment détruire d’autres structures cristallines. Par exemple, comment se débarrasser pour de bon du calcaire incrusté », a extrapolé le chercheur.

Avancées médicales

« Etant donné que le corps humain utilise une méthode similaire pour fabriquer les dents et les os, il pourrait y avoir aussi des avancées médicales, nous pourrions en apprendre plus sur la façon de reconstruire les os. J’ai l’impression que cette étude pourrait avoir des implications dans plusieurs directions, auxquelles nous n’avons probablement même pas encore pensé », s’est enthousiasmé le scientifique.

Voilà une bonne chose de faite.


En vrac…..

12 juillet 2010

Nos députés Européens en plein effort  …

Canicule ou manque de climatisation…?

sans commentaire...

Placement : peu importe le flacon….?

Désormais, il faudra débourser un SMIC pour s’offrir une seule bouteille de LAFITE-ROTHSCHILD (1150 euros hors taxes) ou d ‘AUSONE (saint émilion, 1300 euros hors taxes)….! Des prix fous pour des vins dont le coût de production n’excède pas 10-15 euros le flacon….. Commentaire d’un propriétaire de château : « Les prix sont délirants, mais ça se vend bien, très bien même« …..

Hymne national

Commentaire de R. D. : « Si javais exclu de l’équipe les joueurs qui ne chantaient pas La Marseillaise, elle n’aurait plus compté que quatre joueurs !  »

Subtile...

Subtilité linguistique

RILANCE : « Ri » comme rigueur, « lance » comme relance…. Subtil dosage de la réduction de la dépense publique là où c’est le moins douloureux pour la perspective de relance de l’activité économique.

Miracle (?)

Depuis quelque temps, le village de Saint-Pandelon subit régulièrement des pluies brunâtres et nauséabondes faisant irrésistiblement penser à de la panse de brebis farcie pulvérisée, voire à des excréments… Les habitants se perdent en conjectures : est-ce un avion ? Des oiseaux ? Un OVNI ? Une histoire de Toto ?

Grenelle 2 : l’arbre qui cache la forêt ?

8 juillet 2010

Adoptée le 29 juin 2010 par l’Assemblée nationale, la loi dite « Grenelle 2 » est présentée comme un texte majeur d’application du Grenelle de l’environnement, la fameuse « boîte à outil » sensée compléter les engagement de la loi Grenelle 1. Pour l’occasion, Jean-Louis Borloo n’a pas lésiné sur le lyrisme et  l’autocongratulation, voyant dans ce texte législatif « un monument de ténacité et de courage politique dans un monde toujours un peu prisonnier de la pression du présent et de l’instantané ». Bel euphémisme pour ne pas admettre publiquement que les objectifs ambitieux affichés à l’issue du processus du Grenelle de l’environnement avaient été progressivement abandonnés sous l’effet des lobbies de toute sorte et que cette loi n’aura probablement pas un impact majeur sur la modification de nos comportements vis-à-vis de l’environnement.

Certes, le texte tel qu’il a été finalement adopté affiche de belles intentions dans plusieurs domaines, mais les véritables engagements réglementaires y sont plutôt rares, ce qui limite fortement la portée de ces dispositions. Ainsi, dans le domaine de l’urbanisme, chacun reconnaît que le modèle de développement mis en œuvre en France depuis des années, caractérisé par une urbanisation périurbaine débridée sous forme de lotissements à perte de vue n’est plus adapté car fortement consommatrice d’espace et de carburant pour tous les transports quotidiens. Les drames récents ont montré une nouvelle fois l’impuissance des élus locaux à s’opposer à la construction de nouveaux logements dans les zones exposées aux risques naturels, en zone inondable comme sur le domaine côtier. Pour revenir à des modes de développement plus rationnels, il avait été envisagé de confier aux intercommunalités le soin de réaliser les Plans locaux d’urbanismes, car l’expérience montre que ces instances sont moins soumises à la pression du citoyen sur les élus locaux. Mais le Grenelle 2 n’a pas eu ce courage et s’est contenté de réaffirmer les objectifs de développement durable à intégrer dans les Schéma de cohérence territoriale (SCOT), simples documents de portée générale supposés orienter ensuite la déclinaison en PLU qui eux seuls ont une réelle valeur réglementaire. On imagine d’avance que l’impact effectif de tels engagements, si louables soient-ils, ne sera guère significative…

De même, si la nouvelle loi met en avant la notion de trame verte et bleue en partant du principe que la préservation de la biodiversité ne peut se limiter à des réserves isolées mais doit être prise en compte de manière globale dans tout projet d’aménagement, force est de constater que la mise en œuvre de cette nouvelle notion dépendra beaucoup de la bonne volonté des collectivités locales à l’intégrer dans leurs documents d’urbanisme. On sait malheureusement d’avance comment finissent les mesures de ce type lorsqu’elles se heurtent aux dures réalités des projets d’infrastructures…

Après l’abandon en rase campagne du projet de taxe carbone, la loi Grenelle 2 aurait dû être l’occasion d’instaurer une taxe poids lourds en vue de rééquilibrer un tant soit peu le transport de marchandises de la route vers le rail ou le transport fluvial. Mais là encore, les lobbies ont remporté la partie, alors même que la SNCF se retire progressivement du marché du fret, et les objectifs ambitieux affichés lors du Grenelle de l’environnement ne font que s’éloigner davantage. Le texte a même été l’occasion d’introduire des dispositions généralisant la circulation de poids lourds de 44 t dont l’usage est jusqu’à présent étroitement réglementé…

Dans le domaine énergétique, la polémique autour des tentatives (malheureusement réussies) de l’UMP de profiter de la loi Grenelle 2 pour limiter les possibilité d’installation d’éoliennes est particulièrement révélatrice des intentions réelles du parti au pouvoir. Malgré les batailles d’amendement, le texte définitivement adopté se traduit bel et bien par des contraintes réglementaires supplémentaires destinées à freiner le développement des éoliennes en France, reculant d’autant la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de recours aux énergies renouvelables. Il est d’ailleurs piquant de constater que, alors que la loi Grenelle 2 renforçait les exigences pour l’implantation de toute nouvelle éolienne assimilée désormais à une installation classée, le gouvernement profitait du même texte pour introduire un amendement exonérant l’industrie nucléaire d’enquête publique en cas d’augmentation de ses rejets…

Concernant la réduction de l’utilisation des pesticides, l’objectif affiché est de réduire de 50 % leur utilisation mais les dispositions introduites par la loi Grenelle 2 ne vont guère dans ce sens. Les

la réduction de l’utilisation des pesticides…?

insecticides dangereux pour les abeilles, tels que le Gaucho et le Cruiser, auraient dû être interdits à l’occasion de ce texte mais le gouvernement s’y est fermement opposé sous la pression des lobbies de l’agrochimie. Une autre disposition du texte de loi exige désormais une étude socio-économique pour retirer du marché un produit phytosanitaire jugé dangereux, ce qui revient à dire que l’impact économique d’une telle mesure sera prépondérant sur les risques sanitaires encourus par l’environnement et les populations ! Quant à la mesure interdisant la publicité pour les produits phytosanitaires à l’usage des particuliers, elle a disparu du texte final de la loi… Dans le même temps, aucune disposition ne figure pour favoriser le développement de l’agriculture biologique qui ne couvre toujours que 2,4 % de la surface agricole française tandis que les produits de la filière biologique ne concernent que 0,6 % des achats dans la restauration collective d’après France Nature Environnement… L’agriculture productiviste a encore de beaux jours devant elle !

On le voit, la loi Grenelle 2, telle qu’elle vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale, est bien loin des objectifs affichés à l’issue du Grenelle de l’environnement, qui avaient pourtant fait l’objet d’âpres discussions et de nombreux compromis entre différents acteurs socio-économiques. La fondation

ça commence à bien faire !

Nicolas Hulot, qui avait fortement contribué à médiatiser l’initiation de ce processus, a d’ailleurs été bien obligée de l’admettre en finissant par se retirer des négociations dès mars 2010. Force est de constater, comme certains le prédisaient dès 2007, que le gouvernement a voulu manipuler l’opinion en affichant de tels objectifs, mais sans réelle volonté de les mettre en application. Nicols Sarkozy l’a d’ailleurs reconnu lui-même en n’hésitant pas à faire tomber le masque lors de son passage au salon de l’agriculture, le 7 mars 2010, où il avait déclaré « toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire ! ». Les futures générations apprécieront sans doute sa désinvolture…

L. V.