Archive for avril 2015

Le tour du Monde en 114 jours : dernière escale

28 avril 2015

Après une halte aux Canaries, nos deux globe-trotters terminent leur croisière autour du Monde avec cette dernière escale à Malaga, en Espagne.

Mardi 28 avril, Malaga

¡Hola! Comme disent les Espagnols… Voilà donc notre tour du monde en 114 jours presque bouclé et ceci sera donc mon dernier mot sur le blog…

Façade de la cathédrale Notre-Dame de l'Incarnation

Façade de la cathédrale Notre-Dame de l’Incarnation

Une belle journée ensoleillée et chaude à Malaga, une des plus africaines des villes d’Espagne, avec ses bananiers, ses palmiers de toute espèce, et ses hibiscus pourpres. Nous y avions passé une semaine il y a quelques années et ça a été un plaisir de retrouver un bistrot que nous avions aimé, une cathédrale qui n’a pas changé, un jardin quasi tropical dont nous avions gardé le souvenir…

Les sculptures de Henri Moore partout présentes dans le centre ville

Les sculptures de Henri Moore partout présentes dans le centre ville

Bien sûr, il a fallu acheter du Malaga, sacrifier à la tradition du bar à tapas El Pimpi, avec ses barriques de bois sombres sur lesquelles vedettes, toreros ou idoles de la télé inscrivent leur nom. Les « coches de caballos » (voitures à cheval pour visiteurs) sont toujours là : elles font partie de la tradition ici à Malaga. Les bêtes sont luisantes et bien brossées, les voitures désuètes à souhait : que demander de plus ?

El Pimpi, le bar à tapas qu'il faut avoir visité : nous n'avons pas failli à la tradition !

El Pimpi, le bar à tapas qu’il faut avoir visité : nous n’avons pas failli à la tradition !

Nous regagnons le bateau vers 15 heures. Le départ pour Marseille est prévu à 18 heures. Après un moment de repos et la rédaction du blog, la piscine sera la bienvenue !

Que dire en conclusion : nous avons fait un très beau voyage sur un merveilleux navire, choyés et « cocoonnés » comme des coqs en pâte… Nous avons vu des paysages fabuleux, des animaux rares, de la misère aussi parfois. Nous avons croisé des peuples pleins d’allant et d’autres passifs et sans énergie, des villes modernes, des villages de brousse, des bidonvilles autour du Cap dont je n’ai pas beaucoup parlé car cela fait tout de suite « voyeur » me semble t-il.

Nos coups de cœur : la Polynésie française, Lanzarote, Sainte Hélène, le Chili, l’île de Pâques, Salvador de Bahia… Un regret : la Réunion où une excursion sans intérêt ne nous a pas permis de découvrir véritablement cette île ou nous aimerions séjourner un peu plus longtemps.
Une surprise aussi : l’île Maurice dont on nous avait peut être trop vanté les charmes et qui nous a laissés assez froids je dois le reconnaître. Enfin, nous avons revu des pays que nous aimons et où nous avions déjà séjourné plusieurs fois, je pense en particulier à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Si nous n’en revenons pas plus riches (surtout en ce qui concerne notre chéquier !!), nous rentrons avec, dans la tête et dans le cœur, des foules d’images qui vont, je pense, nous accompagner longtemps…

Annie Monville

Post scriptum… Jeudi 30 avril, Marseille

Blog179_PhMarseilleÇa y est, nous sommes de retour à Marseille après avoir parcouru 14 516 miles nautiques, visité 19 pays et fait escale dans pas moins de 36 ports…

 

Le tour du Monde en 114 jours : 27ème escale

27 avril 2015

Le tour du Monde de nos deux globe-trotters en croisière s’achève bientôt : après une escale au Cap Vert, les voici aux îles Canaries.

Samedi 25 avril, Ténérife

Une très belle journée ensoleillée nous a accueillis pour notre première escale aux Canaries. Les Canaries, ce sont sept îles appartenant à l’Espagne depuis le XVe siècle, la plus grande étant Tenerife. La végétation est belle, verdoyante et fleurie. Les « dragon trees » sont impressionnants, tandis que les bougainvilliers, les capucines, les pawlonias déploient leurs couleurs vives en ce début de printemps. La température est idéale : environ 22 degrés.

A Puerto de la Cruz

A Puerto de la Cruz

Un taxi va nous faire faire un tour du Nord-est de l’île, entre Santa Cruz de Tenerife où se trouve le bateau, en passant par la vieille ville de La Laguna et ses façades du XVIe et XVIIe siècle. Sur la côte nord, nous nous arrêtons à Puerto de la Cruz et à l’ancienne cité de Orotava avec ses maisons aux balcons de bois finement sculptés.

Nous voyons de loin la masse écrasante du volcan El Teide, point culminant de l’île à 3718 mètres, ce qui en fait le point le plus haut de l’Espagne. Il porte d’ailleurs encore de la neige à son sommet.

Le volcan El Teide, point culminant de l'île

Le volcan El Teide, point culminant de l’île

Retour au bateau vers 15 heures, juste à temps pour écrire mon blog habituel ! Nous quitterons l’île vers 18 heures et serons demain matin à Lanzarote, l’île la plus au nord-est de l’archipel.

Dimanche 26 avril, Lanzarote

Un coup de cœur pour Lanzarote où nous venons de passer une superbe journée. L’île aux 24 volcans, tous présumés actifs (la dernière éruption date de 1760) nous a révélé des merveilles, alors que nous n’en attendions pas grand chose à vrai dire ! Partis de Arrecife, nous avons affrété un taxi et avons parcouru durant presque 4 heures la pointe nord-est de l’île.

Les coulées de lave sont encore visibles, nourrissant une végétation basse mais toute fleurie en ce début de printemps. Le volcan le plus haut, La Corona, se drape d’écharpes de brume et dérobe son sommet à notre vue…

Le volcan la Corona et les champs de lave vus depuis la fondation César Manrique

Le volcan la Corona et les champs de lave vus depuis la fondation César Manrique

Un peintre, décorateur et concepteur, né en 1919 et mort accidentellement en 1992, Cesare Manrique, y a une fondation et une maison privée que nous visitons. Contrastes vifs entre la lave noire et grenue, les parties peintes en blanc brillant, les meubles modernes et les outils agricoles anciens… Sa maison, au centre d’une palmeraie superbe est un rêve ! Sa fondation se niche dans des bulles de gaz échappés de la lave qui ont créé sous terre des espaces arrondis, plus ou moins spacieux, où le maître a exposé tableaux, lampes, mobiles… C’est difficile à décrire mais d’une beauté extrême. Le tout dans un paysage de cactus dont beaucoup sont fleuris en cette saison.

La petite ville de Teguise, maisons blanches à toits plats aux coins de lave noire, nous offre son marché artisanal intéressant et nous terminons le périple par le « Jameos del agua », une curiosité naturelle unique : la coulée de lave a, à cet endroit, laissé échapper une énorme bulle de gaz qui a explosé en formant une grande grotte souterraine où vivent des crabes aveugles que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète. Mis en scène par César Manrique, encore lui !, le lieu possède une belle piscine et un restaurant. Des concerts nocturnes y sont régulièrement donnés.

Lanzarote, Jameos del agua

Lanzarote, Jameos del agua

De retour sur le bateau, un peu de repos puis un bain à la piscine terminent agréablement la journée. Nous serons en mer demain, et mardi aura lieu notre dernière escale à Malaga avant Marseille. Cette croisière que l’on croyait interminable prend fin déjà !!

Annie Monville

Faute de local, le Secours populaire de Carnoux menacé de disparition ?

25 avril 2015

LogoSPFDepuis sa création à Carnoux en 2000 par Guy Hélin et Lucien Valero, d’abord sous forme d’antenne puis de comité du Secours Populaire, l’association caritative avait toujours trouvé les moyens de fonctionner avec un local, absolument indispensable pour stocker la collecte des vêtements, de différents objets à revendre, mais surtout de l’alimentation récupérée avant d’être redistribuée.

Dans un premier temps il s’agissait d’un ancien garage et plus récemment, d’un plus grand local bien adapté, mais sa location était devenue trop chère. Il fallait trouver un autre local au loyer adapté aux ressources de l’association. Après 4 mois de recherches infructueuses et confrontée à la suspicion des propriétaires : « on ne sait pas si vous êtes solvable… », Odile Hélin, aujourd’hui présidente, est dépitée et, la mort dans l’âme, est contrainte « de tout arrêter ». Cela signifie « plus de ramassage, plus de linge…nous perdons confiance dans l’avenir, nous ne pouvons rien faire sans local. Depuis le 31 janvier 2015 plus de distribution d’alimentation. Ce qui restait nous l’avons donné à d’autres comités du Secours Populaire dans les quartiers Nord de Marseille ».

« Pourtant on y croyait et on savait que notre travail aidait vraiment des familles dans la galère ». «  Afin de faire des colis adaptés à chaque situation, de la personne seule à la famille de 6 à 8 personnes, nous allions chaque mois au port de Marseille pour récupérer des denrées telles que du riz, des pâtes, du sucre, du lait, de la farine qu’on acquérait grâce à l’Union Européenne à des prix très bas, correspondant au transport essentiellement. Chaque semaine Auchan à Aubagne et chaque jour Intermarché à Carnoux nous donnaient de la viande, de la charcuterie et des produits laitiers dont la date de péremption était proche. Nous faisions ainsi chaque samedi des colis personnalisés pour les personnes en grande précarité dont les dossiers avaient été étudiés par le CCAS (Centre communal d’action sociale), dans le cadre d’un partenariat établi avec la mairie. Par solidarité, une participation de 7 € par colis était demandée, quel que soit son contenu ».

PhCamionSecPop

« Quand on avait un local, on récupérait du linge qu’il fallait re-trier, de la vaisselle, des bibelots, des petits meubles ou de l’électroménager qu’il fallait tester pour la revente à petits prix. Notre budget de fonctionnement provenait de la revente de ces différents matériels récupérés et d’une subvention de la commune. Mais tout cela dépendait de l’obtention d’un local. La mairie ne nous en a pas proposé. Il doit pourtant bien exister quelques mètres carrés disponibles pour nos concitoyens les plus en difficulté… »

« Nous sommes au fond du gouffre. Malgré tout nous ne désespérons pas qu’un local nous soit finalement attribué ou loué », dit Guy Hélin, « et nous ne désespérons pas non plus de trouver de nouveaux volontaires pour nous aider à renforcer la petite équipe et poursuivre le travail accompli depuis des années ». Il serait en effet regrettable que le comité local du Secours populaire français disparaisse alors même que les besoins n’ont jamais été aussi criants et au moment où le gouvernement s’alarme des conséquences dramatiques du gaspillage alimentaire en France, au point d’envisager de rendre obligatoire le don aux associations caritatives des denrées alimentaires invendues.

Blog174_PhDenréesFaute d’association locale pour organiser cette redistribution, tout indique que ce gaspillage va au contraire s’accentuer et que des quantités supplémentaires de denrées alimentaires encore consommables finiront à la poubelle, aspergées de chlore, au lieu de bénéficier à des familles nécessiteuses. Un bel exemple de la manière dont les associations sont encouragées à Carnoux malgré les beaux discours officiels !

C. G.

Le tour du Monde en 114 jours : 26ème escale

24 avril 2015

Après une escale sur l’île de Sainte-Hélène, nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde remontent l’Atlantique vers le Nord…

Mardi 21 avril, en mer

Les repas sur le bateau sont des moments importants, des moments de rencontres et d’échanges avec les autres passagers.

Le petit déjeunent est servi sous forme de buffet avec œufs, bacon, saumon, viennoiseries, confitures… C’est toujours très copieux et délicieux. Le repas de midi est soit un buffet si on veut manger vite, soit servi à table au pont deux, dans le restaurant Albatros.

Au restaurant l'Albatros

Au restaurant l’Albatros

Mais le repas de fête c’est celui du soir, à 18 h pour le premier service, et 20 h 30 pour le second. Les menus changent tous les jours. Tout le monde s’habille et les serveurs sont en spencers noirs : c’est très chic ! Il y a six sortes de plats, on peut tout commander ou sauter quelques étapes selon son humeur.

Voici un exemple de menu. Premier service : l’antipasto, avec 3 choix possibles : seiches fraîches grillées, tartare de bœuf ou soupe à l’oignon. Deuxième service : les pâtes évidemment (nous sommes sur un bateau italien, ne l’oublions pas !), risotto ou pâtes poêlées. Troisième service : le plat de résistance avec 5 choix possibles : homard et crevettes gratinés, filet de poisson blanc, filet de bœuf sauce au vin, escalope de dinde ou gnocchis sauce au parmesan. Quatrième service : les salades avec un grand choix de sauces et de garnitures. Cinquième service : les fromages, malheureusement presque toujours italiens… Sixième service : les desserts, avec au choix glace, fruits frais, Forêt noire ou Strudel aux pommes. Le tout est arrosé d’eau plate ou pétillante, ou bien de vin italien, à volonté et sans supplément, voire de vins plus fins à la carte en supplément .

Les repas sont frais et bien présentés, mais parfois un peu monotones quand on arrive au quatrième mois de croisière !

Mercredi 22 avril, Cap Vert

Place du Pilori à Praia

Place du Pilori à Praia

A l’aller, nous avions fait escale à Mindelo sur la plus septentrionale des 10 îles qui composent l’archipel du Cap Vert. Aujourd’hui, nous sommes à Praia, la capitale, sur une île beaucoup plus au sud. La petite ville est assez vivante, avec un joli marché et une église.

Nous affrétons un taxi pour nous rendre à une dizaine de kilomètres de là, vers Cidade Velha où se trouve la forteresse San Felipe, construite par les Portugais au XVIe siècle. C’était un lieu de regroupement, avant la mise en vente et le transport vers l’Amérique, des esclaves raflés au Sénégal, en Mauritanie, au Sierra Leone… Nous visitons aussi la pittoresque place du pilori, avec ses boutiques en plein air et ses guinguettes.

Plage de Praia

Plage de Praia

Un bon moment face à la plage de sable noir avec ses barques multicolores. Il fait chaud, mais les alizés permettent de respirer un air iodé très rafraîchissant. Retour au bateau à 19 h : le départ est prévu vers 20 h. Deux jours de mer nous attendent pour atteindre les Canaries ou nous aurons deux escales : Lanzarote et Ténérife.

Annie Monville

Tout sur les abeilles !

22 avril 2015
La conférencière, Claude Gadbin-Henry

La conférencière, Claude Gadbin-Henry

C’est dans une salle Tony Garnier où plus de 70 personnes avaient réussi à prendre place que Mme Claude Gadbin-Henry, Maître de conférence à Aix-Marseille Université, a traité de la question : Pourquoi les abeilles sont-elles si importantes pour notre avenir ?

Son exposé, scientifiquement étayé et très richement illustré, a d’abord situé l’apparition des abeilles sur la Terre (40 millions d’années) ainsi que leur processus de diversification qui en France compte plus de 1000 espèces dont l’abeille domestique (abeille mellifère), connue depuis l’antiquité et qui fait l’objet d’une récolte de son miel depuis environ 20 000 ans.

Il s’est ensuite poursuivi par des éclairages concernant successivement la reproduction des abeilles, et les différenciations sexuelles et fonctionnelles pour les femelles, reines et ouvrières, et pour les mâles.

Une assistance très attentive

Une assistance très attentive

abeille_fleur_chardon-redUn point a captivé le public présent (des jeunes enfants aux apiculteurs), c’est celui qui concerne les tâches des ouvrières au sein de la ruche, tour à tour ménagères, nourrices, productrices de galettes de cire et constructrices d’alvéoles, régulatrices de l’hygrométrie et de la température (ventileuses) et enfin, pour les plus expérimentées : les butineuses chargées de la récolte du nectar et du pollen.

Claude Gadbin-Henry a aussi traité de la transmission des informations entre les ouvrières. Le repérage dans l’espace, puis le rôle essentiel des abeilles pour la pollinisation des fleurs et la production de fruits de qualité gustative élevée (fraises, pommes …) a été évoqué.

Blog178_DessinPh2_AbeillePour conclure, et avant qu’un échange nourri s’établisse avec l’assistance, la conférencière nous a sensibilisé aux dangers qui menacent la survie des abeilles : les parasites comme le varroa ou un prédateur invasif tel le frelon asiatique, et des maladies comme les Teignes qui peuvent entraîner la mort rapide d’une colonie entière. Dans un autre registre, la monoculture peut provoquer des hécatombes dans la population des ruches, de même l’action des redoutables pesticides : herbicides et insecticides qui affaiblissent leurs défenses immunitaires, perturbent leur système nerveux et les font parfois brutalement mourir.

Blog178_SchemaAprès avoir joué aux apprentis sorciers par le recours inconsidéré aux traitements chimiques des plantes, certains chercheurs imaginent de recourir à des robots pollinisateurs pour pallier l’absence d’abeilles. Un comble !

Au final, deux heures d’exposé et d’échanges denses qui ont pu se poursuivre autour du verre de l’amitié.

A nous maintenant de veiller à ce que les abeilles, que nous ne devons pas craindre, trouvent dans notre environnement un cadre propice à leur préservation. Il en va de la qualité de notre vie.

M. Motré

Conférence sur les abeilles : rappel !…

19 avril 2015

Demain soir, lundi 20 avril 2015 se tiendra à Carnoux une nouvelle conférence organisée par le Cercle progressiste carnussien. Ouverte gratuitement à tous, c’est l’occasion d’en savoir plus sur ces insectes si utiles pour notre alimentation et pourtant directement menacés du fait de nos propres errements en matière de développement agricole ! Rendez-vous salle Tony Garnier pour mieux comprendre les enjeux de cette terrible méprise !

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Le tour du Monde en 114 jours : 25ème escale

18 avril 2015

Nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde sont de nouveau dans les eaux de l’Océan Atlantique, après une escale sur les côtes africaines de Namibie.

Vendredi 17 avril, île de Sainte-Hélène

L’île nous est apparue vers 9 heures ce vendredi matin. Massive d’aspect, elle présente les flancs abrupts d’un volcan de roche rougeâtre. Une fracture comme un coup de hache ouvre une vallée étroite dans laquelle se niche la seule rue de Jamestown fondée au XVIIe siècle.

Premier regard sur Sainte-Hélène, à 9 h ce matin : la colonie française sur le bateau est globalement très émue !

Premier regard sur Sainte-Hélène, à 9 h ce matin : la colonie française sur le bateau est globalement très émue !

Une camionnette, conduite tambour battant par Chris, va nous faire faire un tour assez complet de l’île de 112 km2 qui compte environ 4 000 habitants. L’intérieur nous réserve tout de suite des surprises : plus d’aridité ni de roches nues, mais des vallons boisés, des gazons très verts, des vaches, de petites fermes proprettes…

Le tombeau de Napoléon à Sainte-Hélène

Le tombeau de Napoléon à Sainte-Hélène

Le tombeau de Napoléon nous émeut, solitaire au fond d’une petite vallée. II y a été enterré de 1821 à 1840, moment où ses restes ont été transférés aux Invalides (sous Louis-Philippe donc). La tombe se trouve dans un charmant vallon vert et boisé où l’ex empereur aimait se promener et où il avait souhaité être inhumé. La pierre, très simple, est nue : en effet, le gouverneur Lowe ayant interdit que l’on grave  » Napoléon  » mais ayant exigé la mention  » Napoléon Buonaparte « , les Français préférèrent ne rien inscrire du tout !

Longwood, séjour de Napoléon de 1815 à 1821

Longwood, séjour de Napoléon de 1815 à 1821

Le point d’orgue de la visite fut ensuite Longwood où l’empereur résida 6 ans. Une maison pas très grande mais idéalement placée sur un sommet à quelques 9 km de Jamestown. A l’intérieur, une bonne partie des meubles d’origine. Certains, manquants, ont été envoyés en France pour y être restaurés. Ils seront visibles aux Invalides en 2016 lors d’une exposition intitulée  » Napoléon à Sainte-Hélène » et reviendront ensuite à Longwood en 2017.

Nous visitons aussi la maison du Gouverneur, que ce dernier habite toujours, avec son tennis un peu anachronique et ses tortues gigantesques. La plus grosse, Jonathan, aurait 170 ans !

L’échelle de Jacob est un gigantesque escalier de 699 marches qui va du port au sommet de la falaise. Quelques sportifs l’ont gravi, pas moi je dois le dire ! Enfin nous terminons par le centre ville qui n’a pas grand chose à offrir à part quelques belles maisons de style Géorgien et l’église Saint James ou une page du registre rend compte du décès de Napoléon Buonaparte, ancien empereur des Français…

Retour au bateau et direction Praia au Cap Vert où nous devrions arriver dans quatre jours.

Annie Monville

Facebook pour les nuls…

17 avril 2015

Certains s’interrogent sur ce qui fait le succès de Facebook : le témoignage suivant les éclairera peut-être (un texte qui circule sur le réseau…)

En ce moment, j’essaie de me faire des amis en dehors de Facebook tout en appliquant les mêmes principes. Alors tous les jours, je descends dans la rue et j’explique aux passants ce que j’ai mangé, comment je me sens, ce que j’ai fait la veille, ce que je suis en train de faire, ce que je vais faire ensuite…
J’écoute aussi les conversations des gens et je leur dis « j’aime ! ».

Et ça marche : j’ai déjà trois personnes qui me suivent : deux policiers et un psychiatre.

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Le tour du Monde en 114 jours : 24ème escale

15 avril 2015

La croisière autour du Monde de nos deux globe-trotters se poursuit : après l’Afrique du Sud, les voici en Namibie.

Mardi 14 avril, Walvis Bay

Une journée « animalière » en Namibie : nous avons passé plus de 4 heures sur un catamaran dans ce qu’on appelle la lagune de Walvis Bay. Comme on nous l’avait promis, la vie sauvage y est riche, très riche… Des phoques familiers qui montent carrément sur le bateau, de grands pélicans qui nous suivent et survolent le navire, des milliers de goélands noirs en migration vers les plages de sable blond qui bordent la lagune, des flamants roses à profusion sur les plages, des dauphins qui batifolent autour du navire… On nous avait parlé de baleines à bosse mais nous ne les avons pas vues. Il est vrai que c’est un peu tôt dans la saison… Elles apparaissent plutôt vers le mois de juin.

Un phoque à fourrure du Cap

Un phoque à fourrure du Cap

Ce fut en tout cas une journée exceptionnelle avec un groupe de 18 personnes, fort sympathiques. Une collation au champagne avec les huîtres du pays (excellentes et très charnues) a été la bienvenue vers 13 heures !

De retour au navire, le shuttle nous emmène en ville. Il n’y a pas grand chose à y faire d’ailleurs, juste noter qu’on y parle l’afrikaans plus que l’anglais. Il paraît qu’on utilise aussi l’allemand puisque la Namibie a été colonie allemande de 1880 à 1918, mais nous n’avons pas pu le vérifier de nos propres oreilles.

Retour au bateau vers 5 heures. Cette journée de mer et de soleil nous a épuisés ! Une sieste s’impose donc dans la cabine et nous céderons volontiers à cette tentation bien innocente ! Quatre jours de mer nous attendent à présent pour atteindre l’île de Sainte-Hélène…

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 23ème escale

12 avril 2015

Nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde se trouvent désormais en Afrique du Sud, après une première escale à Durban

Samedi 11 avril, Le Cap

Deux jours d’escale au Cap avec un temps radieux. Comme lors de notre dernier séjour ici, la magie a opéré et nous sommes tombés sous le charme de cette ville magnifique !

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Route en corniche au dessus du Cap

Route en corniche au dessus du Cap

Le premier jour, avec une voiture de location (une petite Hyundai très agréable, pour un prix modeste et une prestation très pratique puisque le loueur vous l’apporte au pied du bateau) nous avons descendu la presqu’île qui mène au mythique cap de Bonne-Espérance et au cap Aghulas. Ces deux caps se disputent l’honneur d’être le plus au sud du continent africain ! Il semblerait que Aghulas soit le plus méridional mais Bonne-Espérance reste le plus connu et le plus visité…

L’endroit se situe dans un parc national et on y côtoie des autruches, des zèbres, des babouins, des antilopes…, tous en liberté devant l’Océan atlantique dont les rouleaux énormes se brisent sur une côte rocheuse et déchiquetée.Blog175_PhAutruches1

Simon's Town, à 24 km du cap de Bonne-Espérance : un petit café avec des amis...

Simon’s Town, à 24 km du cap de Bonne-Espérance : un petit café avec des amis…

A Simon’s Town nous avons pris des sandwiches dans un petit bar sympa et sommes allés pique-niquer sur la plage et prendre un bain dans les eaux fraîches (18 degrés ?) et cristallines de l’Océan indien. Au retour nous nous arrêtons à Hout Bay (au sud du centre-ville de Cape Town) : une balade sur le port avec ses langoustiers nous permet de rencontrer des Congolais venus ici pour fuir la guerre et la misère. Les Congolais sont d’ailleurs nombreux au Cap et ils éprouvent toujours du plaisir à s’adresser à nous dans un français parfait.

Un super repas de poisson et fruit de mer dans un petit restaurant et nous rentrons au bateau assez tard mais sans difficultés, la voiture ayant un GPS.

Le second jour nous faisons à cinq un grand tour de ville grâce aux bus à impériale « hop on hop off ». Notre premier arrêt nous amène bien sur au sommet de la Montagne de la Table, point incontournable de toute visite ici. De là-haut, à 1100 m d’altitude, la vue est fascinante : des buissons bas parsèment le sol de grès gris, on voit des oiseaux colorés, des dassies, petits mammifères qui n’existent nulle part ailleurs, de la taille d’une petite marmotte, avec une fourrure brune.

La ville du Cap depuis le sommet de la Montagne de la Table

La ville du Cap depuis le sommet de la Montagne de la Table

Le bus nous emmène ensuite le long des plages de sable doré qui bordent la côte. C’est samedi, donc il y a foule, des enfants noirs ont formé une chorale, ils dansent et chantent avec une belle énergie, le corps décoré de peinture blanche.

Excellent repas en bord de mer et on repart vers le centre. Mais il faut savoir que tout est fermé le samedi après midi ! Nous ratons donc la cathédrale et le fort érigé par les Hollandais et rentrons au port. Une longue attente pour remplir les formalités de sortie du territoire, une bonne douche et un dîner léger. Deux jours très denses où nous n’aurons pas tout vu, loin de là, mais où nous aurons pu goûter au charme de ce pays dont la végétation ressemble beaucoup à celle de Provence. Nous avons maintenant deux jours de mer pour atteindre la Namibie et Walvis Bay.

Annie Monville

Bye bye la vidéo-surveillance…

10 avril 2015

Blog162_PhCameraGénéralisée depuis les années 1980 au Royaume-Uni, la vidéo-surveillance, localement dénommée CCTV (closed-circuit television) a acquis dans ce pays une place de tout premier plan et il semblerait que Londres soit la ville où l’on est le plus filmé avec près de 500 000 caméras installées. Les sommes investies depuis des années par les différents gouvernements successifs et les municipalités locales pour s’équiper en matériel de vidéo-surveillance sont colossales. Ainsi, on estime désormais entre 4 et 5,9 millions le nombre des caméras installées en Grande-Bretagne (selon les chiffres de la British Security Industry Association), dont 70 % il est vrai ne seraient pas dans des espaces publics mais dans des commerces ou des lieux de vie privés. Avec une caméra pour 14 habitants, les Britanniques ont quelques raisons de se sentir vaguement espionnés…Blog162_PhPanneau

Et pourtant, cette frénésie britannique de la vidéo-surveillance qui a longtemps servi de modèle pour d’autres pays, est peut-être en train de refluer. C’est un reportage de la BBC paru en janvier 2015 et relayé notamment en France par La Gazette des Communes ou la Ligue des Droits de l’Homme, qui l’affirme : confrontées à des coupes budgétaires drastiques, de nombreuses collectivités s’interrogent sur l’efficacité de la vidéo-surveillance.

Blog162_PhCameras

Manifestement, l’évolution est surtout dictée par des considérations économiques car ces techniques coûtent très cher et il convient de serrer la vis, ici comme ailleurs. Toujours est-il que plusieurs régions ont considérablement réduit leur parc de caméras, sans observer de variation significative de la délinquance, ce qui confirme une nouvelle fois la faible efficacité de ces techniques. Plusieurs études insistent en effet depuis des années sur le fait qu’un déploiement de présence humaine est infiniment plus efficace que des caméras, surtout lorsque les moyens budgétaires font défaut pour en visionner les images, voire en assurer la maintenance.

Certains craignent cependant que ce désengagement des pouvoirs publics en faveur de la vidéo-surveillance, motivé principalement par des raisons budgétaires, ne se traduise en réalité par un transfert progressif vers le privé : dans certaines régions en effet, il apparaît une tendance au regroupement des écrans de surveillance et un transfert de la gestion du matériel des collectivités locales vers des sociétés privées de surveillance à but lucratif.

Blog162_PhEcrans

Il y a plus de 10 ans déjà, l’Information Commissioner’s Office (ICO), équivalent de la Cnil française, tirait la sonnette d’alarme, son président, affirmant dans un rapport officiel, largement analysé par Le Figaro, que la Grande-Bretagne « se dirigeait tel un somnambule vers une société de la surveillance ». Devenue systématique, la vidéo-surveillance tend désormais à se focaliser sur certaines cibles et devient instrument de discrimination sociale. Ainsi, l’ICO montre, chiffres à l’appui, que 40 % des hommes noirs ont été intégrés aux fichiers ADN britanniques, contre 9 % des blancs, et 13 % des asiatiques. La vidéo-surveillance favorise globalement la perte de confiance et le développement de la suspicion généralisée au sein de la société britannique.

Blog162_DessinEn 2008, d’autres éléments rapportés notamment par Rue 89, et s’appuyant en particulier sur le projet de recherche européen Urbaneye, confirment une fois encore la faible efficacité des caméras de vidéo-surveillance britanniques, soit qu’elles soient mal situées (trop près ou trop loin d’une source de lumière la nuit par exemple) ou que leurs images ne soient tout simplement jamais visionnées. Leur contribution à l’élucidation des délits et crimes reste assez marginale alors qu’elles font peser une réelle menace sur les libertés individuelles

En France, il serait peut-être temps de tirer partie de ces enseignements issus de l’expérience britannique. Un rapport du sénateur Jean-Vincent Placé, rendu public en 2013 s’inquiète du coût exorbitant de la vidéo-surveillance avec 133,6 millions d’euros dépensés par l’État depuis 2007 pour équiper les villes françaises, hors Paris, la capitale ayant quant à elle bénéficié d’un plan spécifique, mis en œuvre en 2011, qui prévoit l’installation de 1105 nouvelles caméras pour la modique somme de… 200 millions d’euros.

L. V. PetitLutinVert

Le tour du Monde en 114 jours : 22ème escale

8 avril 2015

Nos deux globe-trotters en croisière autour du monde, après une escale ratée au Mozambique ont finalement abordé en Afrique du Sud.

Blog171_PhMarcheLundi 6 avril, Richards Bay

Richards Bay, où nous avons finalement débarqué, est un grand port charbonnier situé dans la province du Kwazulu Natal. Nous y avons visité un très grand et luxueux centre commercial « Broadwalk mall » où nous avons pu observer les Zoulous branchés, filles callypiges aux perruques lisses, gamins pieds nus ou tenus dans le dos dans un tissu bariolé, quelques blancs mais peu (des Afrikaners ?). Le coût de la vie n’est pas très élevé et les boutiques sont bien achalandées. Un petit marché s’installe spontanément au pied du bateau : animaux en bois, œufs d’autruches, colliers de petites perles, paréos colorés, saladiers de bois peint, peintures naïves, coupelles de pierres dures…

Mardi 7 avril, Durban

Durban est une grande ville, capitale de la province du Natal et dont l’agglomération compte plus de 3 millions d’habitants. Nous y avons passé deux jours, parcourant le Golden Mile, un front de mer bordé de restaurants, de boutiques et d’hôtels.

Temps maussade à Durban mais superbe front de mer avec des plages pour surfeurs

Temps maussade à Durban mais superbe front de mer avec des plages pour surfeurs

Le deuxième jour nous visitons le centre ville, les beaux quartiers hyper sécurisés avec villas aux murs électrifiés. Un arrêt nous permet de parcourir un magnifique jardin botanique, fondé en 1848, avec ses populations d’ibis et de petits singes joueurs. Nous avons vu le village olympique avec ses stades ultra modernes et ses pistes d’athlétisme bien entretenues. A noter, le stade de cricket qui témoigne d’une indiscutable influence britannique…

EBlog171_PhPlageDurbannfin dernier arrêt au marché entièrement entre les mains des Hindous (60 % de la population) où on trouve du tabac frais, toutes les épices du monde, des casquettes made in China et les pierres dures taillées plus ou moins finement…

Nous avons maintenant deux jours de mer plein ouest pour atteindre le Cap où nous projetons de louer une voiture puisque nous avons deux jours d’escale. Une partie de nos amis prévoit une excursion jusqu’aux chutes Victoria. Nous avons été très tentés mais le prix, prohibitif à mon sens, nous en a dissuadés.

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 21ème escale

6 avril 2015

A bord du Costa Deliziosa, nos deux globe-trotters poursuivent leur croisière autour du monde : après l’île de la Réunion, le bateau a contourné Madagascar par le Sud et aborde les côtes africaines.

Dimanche 5 avril, Richards Bay

Le Costa Deliziosa (photo Costa)

Le Costa Deliziosa (photo Costa)

Deux jours d’intenses rumeurs sur le bateau : on ne débarquera pas à Maputo, capitale du Mozambique, c’est trop dangereux ! L’ambassade d’Italie aurait demandé à ses ressortissants de rester à bord, etc… Finalement, les rumeurs se confirment et la décision tombe : on saute l’escale de Maputo et on va directement à Richards Bay, notre première escale sud africaine, un des principaux ports du pays, par où l’Afrique du Sud exporte la majeure partie de sa production de charbon.

Le prétexte officiel avancé fait sourire : on évoque une tempête avec des vagues de 8 mètres… Pourtant, la mer n’a jamais été aussi calme et cette annonce fait se tordre de rire le bateau tout entier !

Au large de Richards Bay

Au large de Richards Bay

Aujourd’hui, c’est le dimanche de Pâques. Nous sommes désormais en face de Richards Bay depuis 8 h ce matin. A 11 heures, la situation n’a toujours pas évolué : nous sommes au large en attente des autorisations nécessaires… Les rumeurs, évidemment, vont bon train et se propagent comme feu de paille… A les entendre, nous ne débarquerons pas, c’est une histoire politique entre l’Italie et l’Afrique du Sud, le commandant Francesco Serra est un incapable, etc…

Annie Monville

Blog171PhWebcamA la réception de ce dernier message et en attendant la suite des évènements, afin de lever ce suspens insoutenable, nous sommes allé jeter un œil sur les deux webcam installées sur le Costa Deliziosa et qui diffusent périodiquement des images accessibles sur le site des croisières Costa : à en croire ces images, il semblerait bien que lundi 6 avril à 15h56 GMT, le Costa Deliziosa était bel et bien amarré dans le port de Richards Bay. Attendons la prochaine liaison avec nos deux globe-trotters pour connaître le fin mot de l’histoire…

Départementales 2015 : quels enseignements en tirer ?

5 avril 2015

Beaucoup a déjà été écrit sur ces premières élections départementales qui viennent de se dérouler les 22 et 29 mars derniers, sur la base de cantons démographiquement plus équilibrés et en imposant la parité hommes/femmes. Politiquement, le principal enseignement est clair : la Gauche qui gérait, parfois depuis de nombreuses années, 61 des 101 départements français, n’en détient plus que 34. Seul le département de la Lozère, acquis à la Droite depuis 50 ans, bascule à gauche ! La stratégie de l’UMP qui avait fait liste commune avec l’UDI dès le premier tour de ces élections a manifestement été payante, par opposition à la Gauche qui s’est présentée à ces élections de manière totalement désunie.

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L’exemple de notre canton de La Ciotat est de ce point de vue caricatural avec la présence au 1er tour de deux listes de gauche, conduites pourtant par deux alliés des dernières municipales. Pour la troisième fois consécutive, après les précédentes cantonales de 2011 et les législatives de 2012, le second tour s’est résumé à un duel entre la Droite et le Front National !

Sur notre canton, le taux de participation a été particulièrement faible au premier tour, malgré le volume massif de subventions accordées par le Département depuis des années à notre commune. Rien d’étonnant néanmoins à cette désaffection, à la lecture du programme des candidats qui pour la plupart évoquaient principalement des idées générales d’ordre national et sans aucun rapport avec les compétences effectives du Département !

Un soutien officiel de la part de Jean-Pierre Giorgi à la liste UMP

Un soutien officiel de la part de Jean-Pierre Giorgi à la liste UMP

A Carnoux, la Gauche, malgré sa désunion a fait un score honorable avec près de 400 voix. On ne peut pas en dire autant de la liste UMP, pourtant ouvertement soutenue par notre maire qui avait pris soin de déléguer une de ses adjointes comme suppléante et qui avait obligeamment posé en personne sur la photo des tracts de campagne, démentant une fois encore son prétendu apolitisme. Avec seulement 854 voix au premier tour, l’équipe Boré – Milon obtient un score dérisoire sur notre commune ! D’ailleurs, le FN y est arrivé largement en tête au premier tour avec plus de 1000 suffrages exprimés en faveur de Vesselin Bratkov, qui n’avait obtenu que 418 voix au dernières élections municipales l’an dernier, et ceci sans même faire campagne puisqu’il n’a tenu aucune réunion publique sur Carnoux et que ses interventions en conseil municipal attestent surtout de sa méconnaissance profonde de la gestion des affaires publiques.

Jean-Noël Guérini, futur ex-président du Département

Jean-Noël Guérini, futur ex-président du Département

Dans les Bouches-du-Rhône, département aux mains de la Gauche depuis 60 ans et présidé depuis 1998 par Jean-Noël Guérini, ces élections constituent un vrai séisme politique. La poussée du FN a été fortement contenue, avec seulement deux élus sur le canton de Berre mais la Droite UMP-UDI enregistre une victoire incontestable avec 32 élus sur 58 et Martine Vassal, adjointe au maire de Marseille, a été élue dès le premier tour au poste de présidente du département, malgré les soupçons de conflit d’intérêt qui pèsent sur elle et qu’a soulevés récemment la Cour Régionale des Comptes. La Gauche a fait un score plutôt honorable avec 24 élus, surtout en comparaison du Var voisin où aucun représentant de la gauche ne figure dans la nouvelle assemblée départementale : les deux seuls candidats de gauche présents au second tour se sont fait balayer suite à une interprétation locale de la stratégie du « ni, ni » qui a conduit les électeurs de droite à se reporter massivement sur le Front National qui comprend désormais 6 représentants dans ce département…

Martine Vassal, nouvelle présidente du département (photo SIPA)

Martine Vassal, nouvelle présidente du département (photo SIPA)

D’ailleurs, sur les 4108 conseillers départementaux élus, seuls 62 (soit 1,5 % d’entre eux !) appartiennent au Front National, ce qui constitue un revers incontestable pour ce parti, arrivé en tête du premier tour dans 43 départements, avec un score national moyen supérieur à 25 % et qui s’était maintenu au deuxième tour dans plus de la moitié des cantons restant à pourvoir. Bien implanté désormais dans plusieurs départements, dont celui de Vaucluse où il va jouer les arbitres entre Gauche et Droite qui ont le même nombre d’élus, le FN ne dirigera cependant aucun département, contrairement au Parti Communiste qui garde le Val-de-Marne malgré un score national assez faible (1,3 % au premier tour et 5 % en additionnant les voix du Front de Gauche).

Cette élection confirme en tout cas certaines évolutions du paysage politique national qui se dessinent depuis déjà plusieurs années. L’électorat FN s’est manifestement élargi vers les jeunes et surtout les couches populaires. Traduisant jusque là surtout une aspiration à l’ordre et à la sécurité voire à des tentations de repli identitaire, le vote FN semble de plus en plus motivé par d’autres ressorts parmi lesquels figure une forte méfiance vis-à-vis des élites en général et du personnel politique en particulier, mais aussi contre les institutions européennes et les multinationales, ce qui contribue clairement à siphonner une partie de l’électorat de gauche…

Ajoutons à cela la lente dérive individualiste de notre société où les citoyens se transforment de plus en plus en consommateurs davantage soucieux de leur confort personnel que de solidarité et l’on comprend aisément que la Gauche soit à la peine, surtout en période de grave crise économique et sociale qui se traduit par une crainte généralisée de déclassement. Dans ce contexte, la Droite a beau jeu de tirer à boulets rouges sur le gouvernement même si elle semble bien en peine de proposer la moindre alternative crédible, lui reprochant aujourd’hui de faire ce qu’elle même avait mis en œuvre lorsqu’elle était au pouvoir…

Le programme du Conseil national de la résistance : un modèle à suivre ?

Le programme du Conseil national de la résistance : un modèle à suivre ?

Et pendant ce temps-là, « la maison brûle » : non seulement notre pays doit faire face à des mutations économiques majeures qui se traduisent par une désindustrialisation rapide et un chômage de masse, mais se profile aussi à un horizon de plus en plus rapproché le défi colossal du changement climatique et de la transition énergétique, tandis que les conditions sociales se dégradent pour une grande partie de la population avec de réelles difficultés de logement, voire de santé pour certains, et une aggravation des écarts de richesse entre les nantis et les autres. Une véritable situation de crise qui demanderait un sursaut républicain et l’union des intelligences pour trouver ensemble les bonnes solutions, comme la France avait su le faire au sortir de la seconde guerre mondiale.

On est loin de ce schéma malheureusement et les comportements des différents partis lors de ces dernières élections départementales ne donnent guère l’espoir qu’on s’achemine vers un tel processus…

L. V. PetitLutinVert

Le tour du Monde en 114 jours : 20ème escale

3 avril 2015

La croisière autour du monde austral de nos deux globe-trotters se poursuit à travers l’Océan Indien : après l’île Maurice, les voici sur l’île de la Réunion…

Mercredi 1er avril, La Réunion

La statue de François Mahé de la Bourdonnais qui prit possession, au nom du Roi de France, de l'île abandonnée par les Hollandais

La statue de François Mahé de la Bourdonnais qui prit possession, au nom du Roi de France, de l’île abandonnée par les Hollandais

Nous n’avons pas vu grand chose de la Réunion ! Escale très courte, avec une excursion sans intérêt, sous une chaleur moite accablante…

Saint-Denis est une petite ville française des tropiques sans rien de bien caractéristique. La maison du gouverneur est devenue la préfecture non accessible aux visiteurs. La ville possède quelques beaux jardins avec beaucoup de moustiques malheureusement et un petit musée sur la flore et la faune locales.

Nous avons vraiment l’impression d’avoir raté cette île qui pourtant recèle des beautés naturelles en particulier trois cirques volcaniques de toute beauté sans oublier le Piton de la Fournaise, un des volcans les plus actifs du monde… Cela nous laisse le désir d’y revenir peut être un jour !

La rade de Saint-Denis toujours protégée par ses canons du XVII siècle

La rade de Saint-Denis toujours protégée par ses canons du XVII siècle

Les gens, très métissés sont fort aimables et leur français est parfait. On peut en dire autant de Maurice où l’Anglais peine à se faire une place… C’est tellement rare que ça mérite d’être souligné !

Jeudi 2 avril, en mer

Je voudrais à présent terminer ma description d’une journée en mer à bord du Deliziosa. C’est à 18 h que la soirée commence : les bars se remplissent, les convives sont en smoking, les cocktails colorés circulent sur les plateaux des serveurs… De tous côtés, on fait de la musique, classique, jazz, chansons italiennes ou françaises. On passe un moment ici ou là, on retrouve des connaissances, on s’assied dans un fauteuil confortable…

Les repas sont organisés en deux services, à 18 h et à 20 h30. La salle de spectacle (le Duse), elle aussi donne deux shows afin que tout le monde puisse en profiter. Hier nous avons eu la Rondine, un opéra de Puccini, une retransmission du Met de New York. Ce soir, ce sera Rétro show, un voyage à travers la musique des années 60 , 70 et 80. Parmi les meilleures soirées à ce jour, citons le groupe paraguayen, le folklore de Tahiti, un couple d’acrobates magnifiques… Chaque soirée est différente, plus ou moins à notre goût, bien sûr, mais toujours intéressante.

Petits singes sur l'île Maurice

Petits singes sur l’île Maurice

A partir de 10 h, c’est le moment de la danse, du disco et de la boîte de nuit Sheherazade… Nous n’y allons pas souvent : la journée est longue et nous aspirons à notre lit ! Nous avons la télé dans la chambre et nous nous tenons au courant avec TV5 Monde, sauf quand la connexion est inexistante, ce qui est le cas quand on est loin de tout pays développé.

Ce matin nous nous dirigeons vers Maputo, au Mozambique et il pleut ! Dans trois jours nous aborderons la cote africaine. En attendant, nous longeons Madagascar qui se présente comme un plateau élevé. Pas d’arrêt prévu dans l’île des lémuriens…

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 19ème escale

2 avril 2015

Après l’Australie, nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde viennent d’aborder à l’île Maurice

Lundi 30 mars, Maurice

Après 7 jours de mer sans connexion internet, la liaison est de nouveau possible !
Nous venons d’arriver à Maurice, grosse île montagneuse verdoyante et couverte de maisons blanches. On se souvient qu’elle fut possession française sous le nom d’île de France et que Bernardin de Saint-Pierre y a situé le décor de son roman « Paul et Virginie ». Du coup, l’arrivée déçoit un peu : containers, grues et camions…, alors qu’on avait rêvé de paillotes sous les cocotiers…

La plage de Peyrebere au nord de l'île Maurice

La plage de Peyrebere au nord de l’île Maurice

Certains m’avaient demandé si la vie en mer n’était pas trop monotone. Voici un exemple de journée : petit déjeuner à l’Albatros avec des amis entre 7 h et 9 h, puis direction le pont 9 au bord de la piscine. On y fait de la gym de 8 h a 12 h 30 : étirements, musculation, gymnastique douce, aquagym. Puis un peu de natation bien sûr et le jacuzzi. Ensuite, farniente sur les chaises longues avec un bon bouquin… A 10 h puis à 11h, petits tests de connaissances dans divers domaines de la culture sous formes de quizzes, si vous le souhaitez.

Vous aimez danser ? Des cours sont donnés au pont 2 salle Mirabilis où vous n’ignorerez plus rien des rythmes cubains, brésiliens ou du tango argentin. Les moniteurs sont de jeunes danseurs venus des pays concernés et les dames… mûres prennent un plaisir visible à se laisser enlacer, en tout bien tout honneur, du moins je présume !

Il est midi, l’heure de se restaurant soit au pont 2 soit au pont 9. Le premier est un restaurant classique, le second un buffet pantagruélique avec des tables en plein air au bord des piscines. Le début de l’après midi est calme. Beaucoup font la sieste soit dans la cabine, soit sur les chaises longues. A 15 h se tient une conférence. Hier c’était sur l’histoire et les mœurs de l’île Maurice. Carlo, le conférencier est cultivé et illustre ses propos par une abondante iconographie projetée sur un grand écran au théâtre Duse. C’est là aussi qu’ont lieu les spectacles du soir et les… messes ! Hier c’était les Rameaux et l’assistance était particulièrement nombreuse.

A 18 h, c’est l’heure des cocktails et de la ballade sur le pont 3 pour voir le coucher de soleil. On peut aller prendre un livre à la bibliothèque, bien que cette dernière ne soit pas très riche en ouvrages en français. Si vous aimez chanter, Giorgio a crée une chorale qui répète les après-midi et qui se produira sous peu. Au programme : negro spirituals, chants d’Afrique du Sud… plus de 40 personnes, dont moi-même, en font partie.

Maurice : le jardin botanique

Maurice : le jardin botanique

Mardi 31 mars, Maurice

Deux jours de ballades en taxi à travers l’île Maurice ! Plages de sable blanc et eau transparente à 30 degrés, plantations de canne, rhumerie, fabriques de maquettes de bateau en teck, cratères volcaniques en pleine forêt tropicale, petits restaurants de poisson (voir les « Camaron » ou crevettes géantes grillées servies avec du riz), temples hindouistes aux dieux bizarres et très kitch, jardin botanique aux plantes rares…

Le jardin aux lotus

Le jardin aux lotus

Devant la statue de Shiva

Devant la statue de Shiva

Deux jours éblouissants qui nous donnent envie de revenir sur cette ile paradisiaque à la population jeune et pour 60 % d’origine hindoue. Il y fait très chaud mais les alizés et la climatisation assez répandue permettent de visiter sans trop de peine.

Demain, Saint-Denis de la Réunion…

Annie Monville