Archive for octobre 2011

Une seconde vie pour nos déchets en plastique..?

29 octobre 2011

Un pont de trente mètres de long vient de voir le jour sur la rivière Tweed, dans le Peeblesshire au Pays de Galles. Si au premier abord il semble ressembler à n’importe quel autre pont, il n’en est rien. Car c’est avec cinquante tonnes de bouteilles d’eau recyclées qu’il a été construit par la société locale Vertech.

Pont 100% plastique..

La firme locale Vertech vient d’achever au Pays de Galles la construction d’un édifice hors du commun : le premier pont en plastique recyclé d’Europe. Comme le rapporte le site orldarchitecturenews.com, ce pont de trente mètres de long a été construit grâce à cinquante tonnes de bouteilles d’eau mises au rebut.

Réalisé avec l’aide des équipes de l’Université américaine Rutgers et de celle de Cardiff au Royaume-Uni, il traverse la rivière Tweed, dans le Peeblesshire. Conçu pour supporter le trafic automobile, le pont a été construit en seulement deux semaines, son assemblage hors site comprise. En plus d’être totalement écologique, il a l’avantage de ne nécessiter aucun entretien spécifique. Et s’il devait un jour être démoli, il pourra être entièrement réutilisé puisqu’il est recyclable à 100%.

Vertech espère que ce pont servira d’exemple pour voir ce processus utilisé partout en Europe, afin de donner une seconde vie à nos déchets en plastique et ainsi éviter leur enfouissement, ou leur expédition vers la Chine. La firme galloise travaille en outre sur la fabrication de matériaux réalisés avec du papier recyclé. Une technologie qu’elle aimerait voir utilisée dans le secteur de la construction européen en remplacement du contreplaqué notamment.

La disgrâce..

24 octobre 2011

Le président de la République fait l’objet d’une disgrâce majeure en matière économique et financière, dont l’ampleur s’explique par un écheveau de facteurs, lesquels entrent en résonance les uns avec les autres et forment un système :

– Les Français sont les plus critiques à propos des enjeux économiques qui concernent leur vie quotidienne : 81 % estiment que la politique de Nicolas Sarkozy n’a pas été « efficace » pour le « pouvoir d’achat », 78 % pour l’« emploi » ;

– Les déceptions concernant la situation financière de la France sont fortes : 75 % considèrent que la politique menée par le président de la République n’a pas été « efficace » concernant la « dette et les déficits publics ». Ce mauvais score pour l’Elysée s’explique par la crise de la dette survenue cet été, et plus récemment par les interrogations de l’agence Moody’s sur la pérennité du « triple A » attribué à la France. Sur ce registre, le candidat socialiste est crédité d’une confiance supérieure à celle qui est attribuée à Nicolas Sarkozy : pour « améliorer la situation financière de la France », 48 % des Français feraient confiance à « François Hollande, s’il était élu » en 2012, et  33 % à Nicolas Sarkozy ;

– Les Français sont déçus par la politique concernant le « système financier », que le chef de l’Etat avait annoncée notamment lors de son discours de Toulon à l’automne 2008 : 69 % jugent son action inefficace en la matière ;

– Enfin, sujet brûlant de l’actualité, les Français émettent un jugement critique sur les actions menées pour préserver l’« euro » (58 %) et concernant la « crise grecque »      (57 %). Le sommet européen qui se tiendra mercredi soir (26 octobre), après le Conseil européen puis le sommet de la zone euro (dimanche 23), délivrera-t-il des solutions jugées convaincantes par l’opinion ? Une issue positive est nécessaire pour le réveil de la confiance en Nicolas Sarkozy, mais pas suffisante en regard de l’importance des premiers discrédits.

Lors du sommet européen de mercredi, puis lors du G20 de Cannes début novembre, le président de la République joue donc non seulement l’accomplissement de sa promesse d’une politique « efficace », mais encore la réputation financière de la droite française face à un candidat socialiste qui s’impose, y compris sur ce terrain, comme un recours crédible.

Naissance d’un enfant sans renaissance politique

Enfin concernant son actualité privée, le chef de l’Etat ne capitalise pas, en termes d’opinion, sur la naissance de sa fille mercredi 19 octobre. Les interviews de ce sondage ont été réalisées après la médiatisation de cette naissance, et la cote de popularité du président de la République demeure inchangée, à 33 %.
Par gros temps économique et financier, la naissance d’un enfant présidentiel apparaît dépourvue de traduction politique.
(Source Viavoice)

Visionnaire…!

22 octobre 2011

No comment.

La fracture hydraulique enterrée…? Pas sur….

16 octobre 2011

Et le gaz de schiste ?

 Controversée, la technique d’exploitation du gaz de schiste de la fracture hydraulique a été interdite en France en juin dernier. Aussi, les compagnies Total et Schuepbach ont eu deux mois pour présenter un autre procédé d’extraction de l’hydrocarbure. Mais elles n’ont rien trouvé. Alors l’Etat leur a retiré leur permis. 3 en tout… sur 64 en cours… Les industriels, dont la plupart déclarent avoir abandonné le gaz de schiste, en ont-ils toutefois réellement terminé avec lui ?

Plateforme de forage exploitant le gaz de schiste.

La ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet l’a annoncé lundi 3 octobre : trois permis de recherche accordés au printemps 2010, qui « représentent la totalité des permis demandés en France en vue de l’exploration de gisements de gaz de schiste », sont abrogés dans le Sud du pays. Il s’agit des sites de Nant (Aveyron) et de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), tous deux gérés par l’américain Schuepbach, le troisième, Montélimar (Drôme), étant occupé par Total.

Les titulaires de ces permis avaient en effet jusqu’au 13 septembre, en vertu de l’application d’une loi le 13 juillet, remettre « un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches », car l’unique mais polluante technique de la fracture hydraulique, elle, venait d’être interdite par le Parlement. Or deux mois, c’est court. Trop court pour Schuepbach, qui a présenté deux rapports dans lesquels « était explicitement mentionné le projet d’utiliser la fracture hydraulique ». Mais aussi pour Total, jugé peu crédible par la ministre elle-même.

La bataille est gagnée pour les écologistes et les élus locaux, qui s’inquiétaient des conséquences environnementales, notamment pour les nappes phréatiques, de l’utilisation d’un tel procédé d’exploitation du gaz de schiste. Mais pas la guerre : il reste 61 autres permis, dont certains concernent des hydrocarbures non conventionnels, Total veut des explications, et l’industrie s’oriente vers des techniques alternatives…

Un gaz qui restera convoité

Il y a en effet 64 permis en cours en France, dont 49 concernent le gaz et le pétrole conventionnels. Trois autres sites se focalisent sur le gaz de schiste (les trois permis annulés), quatre sur le pétrole de schiste, et huit sur les gaz de houille. Les détenteurs de ces douze derniers disent avoir renoncé à la fracturation hydraulique, mais pas à la ressource.

Il faut dire aussi que les méthodes employées aujourd’hui, en l’état actuel des connaissances, sont très onéreuses. Mieux vaut peut-être attendre la mise au point de nouvelles technologies plus rentables. La fracturation électrique, par exemple, est évoquée dans le rapport de Total. Elle n’est pas attendue avant 10 ou 20 ans mais d’autres techniques pourraient voir le jour avant… Reste à constater leur impact sur la nature, car l’extraction d’un gisement si profond en aura forcément un…

Par ailleurs, Total, « très surpris », n’a pas dit son dernier mot : le groupe réclame des explications « pour comprendre sur quelles bases légales » a lieu l’annulation de son permis. Selon lui, il « s’est sans aucune ambigüité engagé à n’utiliser aucune technique qui ne serait pas autorisée par la loi ». Soutenu par l’Union française des industries pétrolières (Ufip), qui déplore que la France soit « le seul pays au monde qui interdise l’emploi de la fracturation hydraulique », il pourrait réagir…

Enfin, il faut espérer que les sites autorisés à poursuivre leurs activités respectent leurs engagements. Pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV), il existe cependant un vrai danger. Aussi, le parti demande l’abrogation de l’ensemble des permis. Réponse de la ministre de l’Ecologie : toute nouvelle technique de forage présentée sera scrupuleusement étudiée, « ces contrôles seront renforcés par des inspections sur site », et « les contrevenants s’exposeront à des amendes et peines de prison ».

Les rapports des 64 sites seront rendus publics le 13 octobre.

Sites et blogs à consulter

EXPRIMEZ VOUS….

15 octobre 2011

Eté indien..? Non, printemps américain..!

14 octobre 2011

A Washington, à deux pas de la Maison Blanche, des centaines de sympathisants entament une occupation contre la guerre en Afghanistan et la «machine capitaliste» de Wall Street.

Bannières, sacs de couchage, tam-tam: près de trois semaines après le début des manifestations de New York, ils sont plusieurs centaines, écologistes, anciens combattants ou simples « déçus d’Obama », bien décidés à camper « jusqu’à ce que le changement arrive » sur la Freedom plaza, une place située entre le Capitole, siège du Congrès, et la Maison Blanche.

© AFP

« Cela fait un an que nous travaillons à ce rassemblement, bien avant le mouvement +Occupons Wall Street+ », raconte Lisa Simeone, une des organisatrices de la manifestation hautement symbolique au coeur de la puissance américaine.

« Mais leur mobilisation a amplifié la nôtre: nous nous inspirons mutuellement les uns des autres », explique cette animatrice d’une radio à Baltimore, dans le Maryland (Est).

A l’origine du mouvement « Stop the Machine, Create a New World » (« Arrêtez la machine, créez un nouveau monde »), des pacifistes venus manifester contre le 10e anniversaire du début de la guerre en Afghanistan, mais près de 150 associations à travers le pays se sont jointes à l’initiative.

« Les gens sont déçus », explique le révérend Bruce Wright, un des organisateurs du mouvement venant de Floride (Sud-Est). « Nous sommes là au nom des petites gens, pour réclamer nos droits économiques universels: le droit d’avoir un toit, un métier, un accès gratuit à la santé ».

« Nous aussi nous avons notre printemps américain », lance-t-il, revendiquant l’héritage du printemps arabe. « Comme en Afrique du Nord, en Espagne ou encore en Grèce, nous sommes ici pour réclamer un monde juste et durable! »

Ken Mayers est un ancien combattant du Vietnam: « Nous voulons en finir avec la mainmise des grosses entreprises ». « Si le mouvement se transforme en tsunami, ça peut marcher! » affirme-t-il en rajustant sa casquette militaire. « La Freedom Plaza, c’est comme la place Tahrir en Egypte ou la place Syntagma à Athènes! »

Derrière lui, des hommes, cagoulés de noir et portant la combinaison orange des détenus de Guantanamo, appellent à la traduction de George W. Bush et de Barack Obama devant la Cour pénale internationale.

En fond sonore, un concert des « Raging grannies » (les « mémés déchaînées »), une trentaine de grands-mères, certaines le short coupé court sous la fesse, entonnent une chanson faite-maison: « Nous avons dépensé des milliards pour envoyer nos fils à la guerre, remboursez-nous! »

Les manifestants qui ont suivi la veille des ateliers de désobéissance civile, ont reçu l’autorisation de rester quatre jours sur cette place mais certains, comme cette ancienne hippie, affirment « vouloir rester jusqu’à ce que le changement arrive! »

« Nous sommes des déçus d’Obama: cet homme-là nous a trahis », confie Connie Joe, secrétaire dans une école du Wisconsin (Nord). « J’ai pris une semaine et demie de vacances, ça fait trente ans que j’attendais un mouvement comme ça! ».

Carrie Stone, elle, n’a pas eu à prendre de congés. Son affaire a périclité en 2008, elle n’a plus de couverture maladie ni indemnité chômage. Elle a décidé de venir à pied depuis la Virginie occidentale (Est). Neuf jours sur les routes « pour attirer l’attention des politiques, sur nous, les pauvres ».

ATLAS 2011

11 octobre 2011

Nul besoin de commentaire....

Comment en est-on arrivé là…?

7 octobre 2011

A vos agendas

Le Parc National des Calanques sans Carnoux ?

4 octobre 2011

Créé en 1999, le GIP (groupement d’intérêt public) des Calanques va-t-il enfin arriver à faire aboutir ce fameux projet de Parc National des Calanques ? On peut encore en douter tant les oppositions locales à un tel projet sont fortes et opiniâtres…

Après une phase de concertation particulièrement approfondie qui a vu se dérouler plus de 200 réunions organisées pour répondre aux craintes des populations et des différents usagers du lieu, les contours définitifs du projet commencent néanmoins à se dessiner. Sous les coups de boutoirs successifs des élus et des lobbies locaux, le périmètre du futur cœur de parc a fondu comme neige au soleil, perdant au passage toute la rade sud de Marseille et même les îles du Frioul, considérées pourtant comme « un véritable concentré du parc national », ainsi que les forêts de Fontblanche et le massif du Grand Caunet.

Le projet de charte lui-même a été profondément modifié, et la dernière version, adoptée par l’assemblée générale du GIP le 27 juin dernier, est encore appelée à connaître des évolutions. D’ores et déjà, les concessions accordées suite aux négociations avec certains des acteurs locaux ont engendré de tels écarts avec ce que prévoient les textes réglementaires que l’on s’interroge sur l’avis que pourront émettre sur ce projet le Conseil National de Protection de la Nature, le Conseil Interministériel des Parcs Nationaux et même le Conseil d’État.

Et pourtant, malgré toutes ces concessions, certains élus locaux et groupes de pression continuent à s’acharner contre ce projet qui vient d’entrer dans une nouvelle phase de consultation, avant d’être soumis à enquête publique, a priori à partir de mi-octobre. C’est le cas notamment à Carnoux où le conseil municipal a délibéré lors de sa dernière réunion, le 29 septembre 2011, exprimant à l’unanimité son avis favorable à la création du futur parc mais émettant d’ores et déjà toutes réserves quant à l’éventuelle adhésion de la commune à la future aire d’adhésion, et ceci pour des motifs les plus fallacieux…

Cette aire optimale d’adhésion, à laquelle Carnoux pourrait avoir l’opportunité d’adhérer, ne concerne pourtant qu’une frange marginale de la commune, en bordure sud et nord-est du territoire communal, en continuité avec les massifs boisés de Roquefort-La Bedoule. Quant aux implications réglementaires d’une telle adhésion, elles sont pourtant des plus légères, mais jugées encore trop contraignantes par nos élus qui veulent bien d’un parc national à condition qu’il n’empiète pas sur leur territoire ni sur leurs prérogatives. Et tant pis pour les générations futures qui n’auront qu’à se débrouiller avec l’environnement que l’on voudra bien leur laisser…

L. V.