Archive for juin 2010

Lettre ouverte aux auditeurs de France Inter

30 juin 2010

Les journalistes et producteurs d’Inter écrivent à leurs auditeurs

La société des journalistes et la Société des producteurs de France Inter adressent une lettre aux auditeurs de la chaîne. La voici

Chers auditeurs,

C’est à vous que nous souhaitons nous adresser après l’éviction de Didier Porte et Stéphane Guillon. Evictions que nous avons apprises, comme vous, en écoutant l’antenne ce mercredi.

Nous sommes sous le choc de ces annonces aussi brutales qu’incompréhensibles.

Que se passe t-il dans notre radio, celle que vous aimez et celle que nous fabriquons ?

Ce qui se joue à France Inter, au-delà même des personnes concernées, nous semble lourd de symbole quant à l’identité de votre, de notre radio.
Nous vivons un tournant qui nous inquiète dans l’histoire de cette station.

Nous, personnels de France Inter, partageons un attachement indéfectible à la liberté de ton, à l’impertinence, à l’exigence, à la différence et c’est ce que nous défendons tous les jours à l’antenne.
Ce qui a fait le sel et la valeur de cette station depuis tant d’années ne peut devenir un simple argument publicitaire vide de sens.
Ces valeurs dont nous sommes fiers et qui représentent l’ADN de France Inter, se trouvent remises en cause et gravement menacées.

Avec le renvoi de ces deux humoristes se pose la question de la garantie de notre indépendance.

De très nombreux membres du personnel de France Inter, techniciens, réalisateurs, attachés de productions et assistants d’édition, se joignent à nous, journalistes et producteurs pour vous adresser ce message.

Etre une radio de service public a un sens.
Vous auditeurs, nous personnels de France Inter, devons veiller à en garantir la pérennité !

Les pétitions ici et la.


Greenpeace de la finance….

30 juin 2010

…..l’appel quasi-ignoré de nos medias

Des députés européens ont dénoncé lundi la trop grande puissance des lobbys du secteur financier, appelant à créer un contrepouvoir sous forme d’une ou plusieurs organisations non-gouvernementales, qui formeraient une sorte de « Greenpeace de la finance » (http://www.finance-watch.org/)
Nous constatons tous les jours « la pression exercée par l’industrie financière et bancaire pour influencer les lois qui la régissent », notent-ils dans un appel publié sur internet, mais aussi :
* « L’asymétrie entre la puissance de ce lobbying et l’absence de contre-expertise nous semble un danger pour la démocratie », préviennent-ils.
* « Le lobbying des uns doit en effet être contrebalancé par celui des autres », poursuit le texte. * « En matière financière, ce n’est pas le cas. Ni les syndicats de salariés, ni les ONG n’ont développé d’expertise capable de rivaliser avec celle des banques. »
* « Cette asymétrie constitue à nos yeux un danger pour la qualité des lois », dénonce encore le texte, d’autant qu’elle « s’inscrit dans un contexte de forte proximité entre élites politiques et financière » qui « contribue à renforcer la prise en compte des arguments de l’industrie financière ».
* « Nous appelons donc la société civile (ONGs, syndicats, universitaires, think-tanks…) à s’organiser pour créer une (ou plusieurs) organisation non gouvernementale capable(s) de développer une contre expertise sur les activités menées sur les marchés financiers », concluent les eurodéputés.

Selon l’eurodéputé vert français Pascal Canfin, à l’initiative de l’appel, l’idée est de créer une sorte de « Greenpeace de la finance » assise sur une véritable contre-expertise issue de personnes ayant travaillé sur les marchés financiers ».

Elle serait « financièrement totalement indépendante de l’industrie financière, bien sûr totalement indépendante politiquement et capable de faire passer un message au travers d’actions de communication grand public », ajoute-t-il.

L’appel, auquel peuvent se joindre les élus européens et des Parlements nationaux de l’UE, a pour l’instant été signé par 22 eurodéputés issus de 9 pays et de 5 groupes politiques, parmi lesquels les Français Jean-Paul Gauzès (UMP, conservateur) ou encore Pervenche Bérès (socialiste).

Cet oubli est-il volontaire ?

lobby....

Probablement justifiée par l’envahissement footballistique actuel – moderne opium du peuple – cette information pourrait avoir quelque lien avec le discrédit croissant de Eric Woerth.
Cet appel est passé largement inaperçu en France, bien que Thomas Legrand s’en soit fait l’écho sur France Inter le lundi 28 juin 2010 :
« C’est inquiétant et assez révélateur du peu de soucis que l’on a chez nous de l’utilité des contres pouvoirs. Beaucoup plus médiatisé dans le nord de l’Europe ou en Allemagne où l’appel des parlementaires européens spécialistes de la finance a fait la une de plusieurs quotidiens et constitue un vrai débat public en ce moment. Il faut dire que chez nous la finance, les puissances économiques et le pouvoir ont des relations un peu trop incestueuses… En France, il y a une imbrication liée à une forme d’aristocratie des élites, une consanguinité issue d’une tradition de capitalisme quasiment d’Etat »
Thomas Legrand dans son Billet  (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/edito/ met en scène la réunion du G8 dans son analyse, excellente occasion de poser la question du rapport entre le monde de la finance et les politiques…
Cette question pourrait être formulée ainsi : « qui, en réalité, détient le pouvoir ? », ou bien les « politiques, dépositaires de la légitimité populaire ont-ils les moyens de réguler la finance mondiale ? » Ces interrogations reviennent à chaque fois qu’un gouvernement, et en l’occurrence le nôtre, semble s’exprimer ou agir d’abord pour rassurer les fameux marchés. Dans le domaine financier, et particulièrement pour tout ce qui a trait à la régulation, à l’encadrement de la finance, il n’existe aucun contre pouvoir, aucune organisation pour contrebalancer le lobby de l’industrie de la finance. »
…/..
« En tout état de cause, l’impression que ce ne sont pas les politiques qui détiennent véritablement le pouvoir s’accroit. Dénoncer ces états de fait est monnaie courante ces derniers jours et la presse le fait avec une certaine constance, tout à fait justifiée et plutôt rassurante dans l’ambiance actuelle et les tentatives de contrôle des médias. Mais cette dénonciation salutaire peut avoir un effet négatif : attiser les populismes et réactiver le réflexe du « tous pourris ». Voilà pourquoi il faut des contre- pouvoirs crédibles et indépendants, à la puissante industrie de la finance.
Voila pourquoi l’appel de ces élus européens est si judicieux et devrait rencontrer plus d’échos en France.
Ne serait-il pas judicieux de signaler cet appel à notre député ?

Organisons la résistance….

28 juin 2010

….pour que l’eau de nos rivières n’ait plus l’odeur de lisier, et nos plages celle des algues vertes en décomposition.

Le 16 juin, l’Assemblée Nationale a cédé une fois de plus devant l’offensive des organisations professionnelles du cochon. À la demande de députés bretons, emmenés par M. Le Fur (UMP), un amendement relève désormais le seuil d’autorisation, pour les porcheries de 450 à 2000 places, et pour les poulaillers, de 30 000 à 40000 places. L’État se priverait ainsi d’un moyen de contrôle de la production de lisier, et ouvrirait encore plus le robinet de la pollution.

les marées vertes envahissent nos plages

À l’heure où les marées vertes envahissent nos plages, où les algues bleues (cyanobactéries) prolifèrent dans nos rivières, cette Loi du Lisier Maximum serait une trahison des engagements pris par le gouvernement pour lutter contre ces pollutions, et une capitulation en rase-campagne devant les pollueurs.

Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à rejoindre les associations signataires, à s’opposer à cette décision en signant la pétition demandant son retrait ici . Plus que jamais nous avons besoin d’elles et d’eux pour s’adresser en leur nom aux parlementaires, pour leur dire que la Bretagne n’est pas une porcherie, que c’est vers la qualité et non la quantité qu’il faut se tourner, qu’il faut diminuer le nombre de cochons ( 600 au km2 en Côtes d’Armor pour une moyenne nationale de 50), et non permettre son augmentation clandestine.

Organisons la résistance pour que l’eau de nos rivières n’ait plus l’odeur de lisier, et nos plages celle des algues vertes en décomposition. Si cette mesure n’est pas retirée, nous demanderons à l’Europe de sanctionner la France, devenue alors un véritable État voyou en matière d’environnement.

Contre l’amendement LE FUR : résistance.

ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE

23 juin 2010

Bernard Deflesselles, camelot du Président…

21 juin 2010

Les habitants de la 9ème circonscription des Bouches-du-Rhône, qui s’étend d’Aubagne à La Ciotat en englobant la commune de Carnoux, ont bien de la chance car leur député, Monsieur Bernard Deflesselles, fait un travail formidable. C’est d’ailleurs lui-même qui vient de le rappeler fort opportunément (on n’est jamais mieux servi que par soi-même, c’est bien connu) en dressant son propre bilan à mi-mandat dans une luxueuse plaquette en couleurs de 12 pages, éditée et diffusée aux frais du contribuable. Monsieur Deflesselles, en bon petit soldat du pouvoir sarkozyste dominateur, qu’il assure soutenir « à 100 % », dresse un tableau idyllique des résultats du gouvernement actuel. Certains auront peut-être du mal à s’y reconnaître, tant les décalages grandissent entre les difficultés de la vie quotidienne de millions de français et le discours de la propagande officielle, largement relayé par les médias dominants, pour la plupart aux mains des amis du président.

une luxueuse plaquette en couleurs…

C’est en tout cas beaucoup d’honneur que vous nous faîtes, Monsieur Deflesselles, que d’essayer de convaincre le petit peuple du bien-fondé d’une telle politique pourtant systématiquement tournée en faveur d’une minorité aisée et qui a considérablement accru les inégalités et les tensions au sein de notre société. Certes, votre honnêteté intellectuelle ne va pas jusqu’à rappeler dans ce bilan ce qui est pourtant une des mesures phare du gouvernement actuel et à laquelle vous avez apporté un soutien indéfectible, à savoir le renforcement du bouclier fiscal qui exonère la frange la plus riche de votre électorat de toute nouvelle contribution à la solidarité nationale en temps de crise, et qui amène le Trésor public à reverser chaque année des sommes importantes aux contribuables les plus riches tandis que se creuse le déficit public à des niveaux jamais atteints jusque là. Vous n’évoquez pas non plus les 72 milliards d’euros de niches fiscales et notamment celle si coûteuse, imaginée par votre ami Jean-François Copé et sur laquelle il ne semble pas question de revenir malgré son effet dévastateur pour les finances publiques.
Pourtant, même si l’on s’en tient aux seules mesures avouables de votre bilan, dont vous semblez si fier, il est permis de s’interroger sur l’objectivité du tableau que vous brossez de manière aussi flatteuse. Vous présentez comme une avancée sociale le fait de défiscaliser et d’exonérer de cotisations les heures supplémentaires, ce qui, au passage, a coûté de l’ordre de 4 milliards d’euros, mais vous omettez de dire qu’en période de crise économique cette mesure a largement contribué à l’augmentation du chômage. On se souvient que Nicolas Sarkozy pronostiquait une forte baisse du chômage mais jamais ce dernier n’a été aussi élevé dans notre pays avec 600 000 chômeurs supplémentaires pour la seule année 2009 et de nombreux chômeurs qui arrivent en fin de droit. Soutenir l’activité économique est une chose, mais s’engager « aux côtés des chefs d’entreprise » comme vous le revendiquez avec une franchise désarmante, et prendre des mesures qui favorisent systématiquement le patronat et les actionnaires au détriment des salariés en est une autre, qui ne va pas nécessairement dans le sens de l’intérêt général. Ainsi, la création d’un statut d’auto-entrepreneur, que vous présentez comme une avancée majeure, se traduit très concrètement par une précarisation accrue de nombreux salariés, y compris dans de grandes entreprises qui obligent notamment les jeunes et certains seniors en fin de carrière à recourir à ce type de statut, ce qui contribue encore au déséquilibre des comptes sociaux…
Présenter dans votre argumentaire la crise économique internationale comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle imprévisible contre laquelle seules des mesures compensatoires sont possibles pour gérer l’urgence, paraît pour le moins réducteur. Les français n’ont peut-être pas tous oublié que la crise financière à l’origine de cette situation vient de la folie spéculative des banques américaines, en particulier suite aux crédits immobiliers hypothécaires (les fameux subprimes) et certains se souviendront sans doute (mais ce n’est manifestement pas le cas de notre brillant député…) que Nicolas Sarkozy était en 2007 fermement partisan d’étendre à la France un tel dispositif, aussi ingénieux que dangereux… On sait que depuis son discours a bien évolué, mais malheureusement pas encore son action, et on attend toujours les actes qui s’imposent pour réguler davantage l’économie, harmoniser les politiques économiques à l’échelle européenne, freiner la spéculation et lutter enfin efficacement contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale. Monsieur Deflesselles, vous annoncez avec fierté que « nous avons sauvé le secteur bancaire » mais pourquoi donc aucune mesure n’a-t-elle encore été prise pour tenter de contrôler davantage les banques, au point qu’elles affichent de nouveau fin 2009 de confortables bénéfices et préfèrent spéculer contre les états qui leur sont venus en aide plutôt que de jouer leur rôle d’acteur économique ?
Votre belle plaquette, Monsieur le député, met en avant les mots de « justice sociale » et de « solidarité », mais peut-être les mots n’ont-ils pas le même sens pour tout le monde : présenter la suppression des droits de succession comme « une vraie justice sociale » consiste pour le moins à se moquer de nos concitoyens en faisant mine d’ignorer que les français les plus fortunés seront naturellement avantagés par ce procédé qui contribue donc automatiquement à creuser encore les inégalités. Affirmer comme vous le faîtes que la réforme en cours des retraites n’aura pas d’effet sur le montant des futures pensions est bien évidemment erroné quand on sait que de moins en moins de salariés bénéficient d’un emploi durable sur des périodes aussi longues : moins de 40 % des salariés arrivent à cotiser les 40 annuités actuellement nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein et on imagine sans peine que ce taux sera encore inférieur lorsqu’il sera exigé 2 voire 3 annuités supplémentaires pour une retraite à taux plein…
On admirera bien sûr l’habileté du bonimenteur professionnel, sans doute épaulé par de solides professionnels de la communication capables de rendre crédibles les plus grosses contre-vérités. Sachez néanmoins, Monsieur Deflesselles que tous nos concitoyens ne sont pas totalement dupes et qu’un tel matraquage médiatique ne sera peut-être pas toujours suffisant pour masquer la triste réalité d’une politique qui vise avant tout à favoriser les intérêts d’une classe dirigeante, creusant toujours davantage les inégalités sociales dans un pays où règnent trop souvent les sentiments d’injustice et d’inéquité. Monsieur le député, vous affirmez que suite à l’action du gouvernement actuel « la France n’est déjà plus tout à fait la même », ce qui est difficilement contestable, mais le risque d’explosion sociale n’a jamais été aussi élevé et il y a peut-être mieux à faire, pour l’éviter, que de parier uniquement sur l’efficacité des systèmes de vidéo-protection que vous semblez tant affectionner…

L. V.

Age de la retraite : le comparatif.

19 juin 2010

La réforme des retraites annoncée mercredi par le gouvernement français, qui prévoit un report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans en 2018, rapproche la France de ses voisins. En Belgique par exemple, l’âge légal de la pension est à 65 ans.

Voici une comparaison de l’âge de la retraite de vos voisins européens:

FRANCE:
– Age minimum de départ: 60 ans depuis 1983.
– Age minimum proposé par le gouvernement: 62 ans en 2018, sauf pour ceux qui ont eu des carrières pénibles.
– Age de la pension complète: pour bénéficier du « taux plein », il faut avoir 65 ans, ou, à partir de 60 ans, avoir cotisé pendant 40,5 ans en 2010 (41 ans à partir de 2012). Après la réforme, il faudra avoir 67 ans.
– Incitations à travailler plus longtemps: jusqu’ici, avant 65 ans, quand les conditions du taux plein ne sont pas réunies, une décote est appliquée pour tout trimestre manquant (1,75% par trimestre manquant). Une surcote (1,25%) est appliquée pour tout trimestre supplémentaire travaillé au-delà des conditions de la pension complète.

ALLEMAGNE:
– Minimum: 65 ans, mais 63 ans avec 35 années d’assurance et la condition d’âge disparaît avec 45 années de contribution.
– Pension complète: 65 ans, porté progressivement à 67 ans d’ici 2029.
– Incitations: une décote de 3,6% est appliquée par année non travaillée en cas de départ anticipé.

ESPAGNE:
– Minimum: 65 ans, avec une durée minimale de contribution qui sera portée à 15 ans à partir de 2013. Le gouvernement souhaite porter l’âge minimum à 67 ans.
– Pension complète: 65 ans et 35 années de contribution.
– Incitations: surcote de 2% par an appliquée au-delà de 40 ans de cotisation.

ITALIE:
– Minimum: de 57 ans en 2007, cet âge est progressivement relevé depuis, et doit être porté à 61 ans avec 36 ans de contribution en 2013. Le gouvernement a aussi décidé de relever à partir de 2012 l’âge de la retraite des femmes fonctionnaires à 65 ans contre 61 ans, pour l’aligner sur celui des hommes comme Bruxelles l’exigeait.
– Pas de notion de pension complète.
– Incitations: pension proportionnelle aux droits accumulés avec l’application d’un coefficient qui augmente avec l’âge de départ.

SUEDE:
– Minimum: 61 ans
– Pas de notion de pension complète
– Incitations: la pension est proportionnelle aux droits accumulés avec l’application d’un coefficient qui augmente avec l’âge de départ.

ETATS-UNIS:
– Minimum: 62 ans – Pension complète: 66 ans actuellement avec 35 années de contribution, doit passer à 67 ans avec le même nombre d’années de contribution d’ici 2022.
– Incitations: au terme de la réforme, en 2022, la décote appliquée sera de 30% pour un départ à 62 ans, tandis qu’une surcote de 24% sera appliquée pour un départ à 70 ans.

JAPON:
– Minimum: 60 ans
– Pension complète: l’âge pour une pension complète, de 60 ans avant 2001, est relevé progressivement depuis et doit atteindre 65 ans pour les hommes en 2013 et en 2018 pour les femmes.
– Incitations: décote de 30% pour un départ à 60 ans, surcote de 42% pour un départ à 70 ans.

GRECE: le gouvernement a adopté en mai une réforme généralisant d’ici à 2015 à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, contre 60 ans pour les femmes jusqu’ici, et comportant des incitations pour le maintien au travail jusqu’à 67 ans.

L’appel du 16 juin.

17 juin 2010

Communiqué des signataires de l’appel national
« Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »


16 juin 2010 – Un verdict couperet pour les retraites : la répartition guillotinée

Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.

Refusant de reconnaître que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait reculé de 15 à 20 % parce que nombre de salariés ne pouvaient déjà pas satisfaire à l’obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d’entre eux étaient déjà hors emploi à 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020.

Alors que l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ans, le gouvernement recule l’âge légal de départ à 62 ans dès 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui était envisagé, et, de manière parallèle, celui auquel on peut partir à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Seront particulièrement pénalisés, non seulement ceux qui auront commencé à travailler tôt, mais aussi de nombreux salariés, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de précarité, l’âge du taux plein pour ne pas subir de décote. Annoncé comme devant être une « réforme juste », le projet présenté ne comporte rien qui soit à même de réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.

Evolution de l'age légal de départ à la retraite...

Donnant pleine satisfaction au patronat, il n’envisage de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas et ce sera au salarié de faire la preuve médicale que son métier à été pénible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît.
Poursuivant la même tactique politicienne de division du salariat, les fonctionnaires sont encore montrés du doigt et pénalisés, alors que, à qualification égale, le niveau de leur pension est équivalente à celle des salariés du privé comprenant le régime général de base et le régime complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n’est en fait qu’une façon déguisée de baisser leur salaire.

Par petits bouts, à tour de rôle, toutes les catégories voient leurs conditions se dégrader, chaque recul de l’une servant à justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs précaires et ceux qui sont restés longtemps au chômage. En condamnant les salariés âgés à travailler toujours plus tard, on aggrave les difficultés d’entrée dans la vie active des jeunes. L’Insee vient d’établir que dans le contexte de la crise, le taux de chômage des jeunes s’est encore accru, de même que la proportion de salariés, hommes et femmes, en sous emploi.

Commencée sur la base d’un mensonge grossier « il n’y a qu’une solution, travailler plus », la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Parisot s’achève en prévoyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont nié la possibilité de trouver de véritables sources de financement supplémentaire parce qu’ils entendaient conserver « l’acquis » des classes possédantes au cours des dernières décennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est entérinée. Pourtant, la soumission à cotisation des revenus financiers distribués par les entreprises à leurs actionnaires et créanciers permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite, et cela dès aujourd’hui et pour demain. Le gouvernement se contente de prévoir un prélèvement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le déficit annoncé dépasse 32 milliards.

Au-delà des contrevérités que gouvernement et patronat assènent quotidiennement en matière de financement des retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.

Tout cela serait simplement absurde si cela n’intervenait pas dans un moment caractérisé par une crise majeure, inédite par les multiples dimensions qu’elle comporte, du financier à l’économique, du social à l’écologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par répartition est la figure de proue de la stratégie des classes dominantes cherchant à faire d’une pierre deux coups : faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces à la marchandisation et à l’accumulation financière. Ce n’est pas simplement absurde, c’est mortifère pour la société.

Lire également la tribune dans Le Monde (14/06/10)

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites


Bisphenol A : l’interdiction (partielle).

16 juin 2010

Les biberons au Bisphénol A sont finalement interdits en France

Fin janvier 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) rendait un avis mitigé sur les effets toxiques du Bisphénol A, un composant que l’on retrouve notamment dans la majorité des biberons en plastique. Finalement, l’interdiction de commercialiser des biberons au bisphénol A a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Un biberon

Selon l’AFSSA, le Bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses applications dont les matériaux au contact des aliments et de l’eau. Il s’agit d’un composé chimique utilisé pour la fabrication industrielle de plastiques comme le polycarbonate, un type de plastique rigide et transparent. Il est également employé comme antioxydant dans les plastifiants et le PVC.

Le Bisphénol A est massivement produit et dispersé dans l’environnement et se retrouve dans l’organisme d’une large majorité de la population, quel que soit l’âge. La contamination est principalement d’origine alimentaire : boîtes de conserve, canettes de boisson, films alimentaires, récipients, bouteilles d’eau et matériel électroménager en polycarbonate… Elle intervient notamment lors de la grossesse : le fœtus, vulnérable est contaminé par la mère.

Les conséquences sur la santé de ce perturbateur endocrinien sont multiples : troubles de la sexualité, cancers de la prostate ou du sein, obésité, diabète, dysfonctionnements thyroïdiens, troubles du comportement et de la reproduction, augmentation du risque d’inflammations intestinales sévères, maladies coronariennes… Il aurait également des effets néfastes sur le développement du cerveau des foetus et des nouveau-nés.

Devant l’étendue de ces risques courus inutilement (le bisphénol n’est pas indispensable dans les biberons), le Sénat a approuvé le 24 mars 2010 une proposition de loi visant à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A sur le territoire français : « La fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de Bisphénol A sont suspendues jusqu’à l’adoption, par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, d’un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations. »

L’Assemblée nationale vient d’adopter définitivement cette proposition formulée une première fois en juillet 2009. Pourtant, cette première proposition visait à interdire le Bisphénol A dans tous les plastiques alimentaires, et pas seulement dans les biberons.
Ainsi, de nombreux récipients : boîtes de conserve, canettes de boisson (résines époxy utilisées comme couche protectrice à l’intérieur), films alimentaires, bouteilles d’eau (etc.) contiendront toujours du BPA.
Certains de ces plastiques peuvent être repérés par le chiffre 3 (PVC), 7 (other) ou PC (polycarbonate) au centre ou en dessous du symbole de recyclage.

Enfin, notons une nouvelle fois que le verre demeure un matériau en théorie recyclable à l’infini avec une chaîne de production et de recyclage qui présente de nombreux bénéfices pour l’environnement, outre son innocuité.

Comment créer de nouveaux impôts ?

15 juin 2010

Du théâtre « fiscal »: Le Diable Rouge

Théâtre fiscal...

Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le cardinal Mazarin achève l’éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d’Autriche et d’un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée dont nous sommes témoins aujourd’hui sur la scène politique. Tant il est vrai que les régimes changent mais que les motivations des hommes restent les mêmes…

Et dans la lumière de l’actualité avec ce passage entre Colbert et Mazarin sur la dette publique :

Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que  Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.
Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là, plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.

STATION METEO EN LIGNE DE CARNOUX EN PROVENCE

13 juin 2010

Tout savoir sur les conditions météorologiques de Carnoux en temps réel..? Oui, c’est possible en visitant le site http://lcailliau.free.fr/Meteo-carnoux.htm…!

Sur ce site, vous trouverez bien évidement la température, l’humidité, la force et la direction du vent, le cumul de pluie par jour et par mois, mais aussi les mini/maxi de pression atmosphérique, de température, de rafale de vent, etc…. Tout ceci mesuré au niveau des hauts de Carnoux.

Un extrait du site meteo de Carnoux

Le réseau des stations météo s’étoffe surtout grâce à internet car de plus en plus d’amateurs possèdent des stations de qualité et les diffusent sur le web. Ces données viennent compléter le réseau de Météo-France. Il faut préciser qu’une station météo isolée ne peut pas vraiment prévoir le temps. C’est l’ensemble du réseau de stations météo qui permet d’analyser les caractéristiques de l’atmosphère à un moment donné. Grâce à ces informations sur le temps présent et passé, de puissants ordinateurs simulent l’atmosphère, prévoient son évolution et le temps qu’il fera (modèles).

Pour voir l’ensemble des stations météo de la région : meteo-marseille.com

L’ EUROPE DES ANTI-RETRAITES

12 juin 2010

Le rapport en question.

On vient de me communiquer un extrait d’un rapport présenté par le groupe de réflexion au Conseil européen sur l’avenir de l’Union Européenne à l’horizon 2030.

Evidemment on y parle des retraites.

Extrait de ce rapport page 24:  » Enfin et surtout, nous devons radicalement modifier notre conception de la retraite. Il convient de décourager les pratiques actuelles de préretraites. Le départ à la retraite devrait cessé d’être une obligation pour devenir une option. Il convient de prolonger la vie professionnelle en augmentant l’âge réel et l’âge légal de départ à la retraite. Les programmes d’éducation et de formation des adultes, les régimes de salaires, les conditions de travail et les régimes de retraite devraient être adaptés afin de créer un marché du travail pour les personnes âgées de 50 à 70 ans en rendant plus attrayants le recrutement et l’emploi des travailleurs âgés. »

En France, Woerth nous indique qu’il n’a pas encore pris sa décision mais par petites touches il amène, tout compte fait, le diagnostic et la médication de ces sphères dirigeantes issues pour un certain nombre d’entre eux de l’association Bildelberg et aussi de cercles très influents aux Etats-Unis notamment autour des fondations Rockefeller et du libéral Von Hayek qui ont inspiré les théories de Reagan et de Thatcher.

Je ne résiste pas à vous livrer les noms de ces croisés anti retraite et on y trouve des socialistes européens, la droite, l’ancienne secrétaire général de la CFDT devenue PDG et une flopée de politiciens et d’experts bien en phase avec l’objectif d’en finir en Europe avec les système de retraites avantageux pour les travailleurs.

Voici la brochette de ces fripouilles:

Monsieur Herman Van Rompuy et Monsieur Felipe González.

Felipe Gonzales-Marquez Parti socialiste ouvrier espagnol

Vaira Vike-Freiberga  ex présidente de la Lettonie, 45eme femme la plus puissante de la planète et membre de la fondation Von-Hayek

Jorma Ollila Ex PDG de Nokia, membre du club de Bildelberg*

Lykke Friiis  membre de la trilatérale*, atlantiste.

Rem Koolhaas architecte, concepteur de palaces privées et de grandes réalisations comme Manhattan.

Richard LAMBERT Docteur en géographie alpine (de quoi je me mêle)

Mario Monti, un ancien commissaire européen désigné un temps par Berlusconi, membre d’un think-tank comprenant des multinationales.

Rainer Munz Directeur de recherche d’une importante banque en Autriche (Erste bank)

Kalypso Nicolaidis Professeure en économie, a fait Harvard.

Nicole Notat Ancienne secrétaire générale de la CFDT, PDG d’une société expert en développement durable.

Wolfgang Schuster Maire démocrate chrétien de Stuttgart

Lech Walesa Ancien de Solidarnosc, ancien Président de la Pologne, membre de cercle de la droit polonaise.

Voilà une belle brochette d’individu qui, bien sûr, de leur loge de pontife du capital se permettent d’indiquer la voie à suivre, aux gouvernements européens, de faire travailler les personnes âgés jusque 70 ans et aussi de remettre en cause les départs anticipés et là cela s’adresse à ceux qui ont eu des conditions de travail difficiles durant leur carrière professionnelle.

Observons que dans ces gourous européens on y trouvent toute la smala libérale et sociale libérale.

Au travers la lecture de cet extrait du rapport on peut y voir aussi pourquoi un certain nombre de socialistes bien en cours au niveau Européen et des institutions financières comme l’OMC et le FMI sont des chauds partisans de rallonger la retraite après 60 ans.

Lien vers le rapport ici. Lien vers le Projet pour l’Europe à l’horizon 2030 ici.

POURQUOI CE SILENCE ?

10 juin 2010

On ne nous dit pas tout! D’habitude, les organisations écologiques, relayées par les médias, se font entendre dès le moindre incident. Et là, rien du tout depuis 50 ans ?

Les marées noires oubliées du delta du Niger

Depuis cinquante ans, dans le silence total, le pétrole brut se déverse en continu dans cette région. En comparaison, la catastrophe en Louisiane semble surmédiatisée.

Le 1 er mai, dans l’État d’Akwa Ibom, un oléoduc du groupe ExxonMobil s’est rompu, rejetant 4 millions de litres de brut dans le delta du Niger pendant sept jours avant que la brèche ne soit colmatée. Les habitants ont manifesté contre la compagnie pétrolière, mais, à les en croire, ils se sont fait attaquer par les gardes. Les dirigeants locaux réclament maintenant 820 millions d’euros d’indemnités pour les maladies contractées et la perte de leurs moyens de subsistance. Rares sont ceux qui s’attendent à obtenir gain de cause. En attendant, la mer continue de déposer le long des côtes d’épaisses galettes de pétrole.

Dans les jours qui ont suivi cette marée noire, les rebelles s’en sont pris au pipeline Trans Niger de Shell, situé non loin de là, entraînant la fuite de milliers de barils de brut. Quelques jours après, une vaste nappe de pétrole flottait sur le lac Adibawa, dans l’Etat de Bayelsa, et une autre à Ogoniland. « Les compagnies pétrolières n’attachent aucune importance à nos vies », déplore Williams Mkpa, chef de village à Ibeno. « Elles veulent notre mort. En deux ans, nous avons subi dix marées noires et les pêcheurs ne peuvent plus nourrir leurs familles ! C’est intolérable ! »

606 champs pétrolifères dans le delta...!

Avec 606 champs pétrolifères, le delta du Niger fournit 40 % du total des importations américaines de brut. C’est la capitale mondiale de la pollution pétrolière. L’espérance de vie dans ses communautés rurales, dont la moitié n’ont pas accès à l’eau potable, est tombée à quarante ans à peine depuis deux générations. La population locale maudit le pétrole qui pollue ses terres, et trouve incroyable les efforts déployés par BP et les autorités américaines pour colmater la brèche dans le golfe du Mexique et protéger le littoral de la Louisiane contre la pollution.

« Si la même mésaventure était survenue au Nigeria, ni le gouvernement ni le pétrolier ne s’en seraient beaucoup préoccupés », explique l’écrivain Ben Ikari. « Cela a lieu en permanence dans le delta ! Les compagnies pétrolières n’en tiennent aucunement compte la plupart du temps. Les législateurs s’en moquent et la population doit vivre au quotidien avec la pollution. La situation est pire qu’il y a trente ans. Quand je vois tout le mal qu’on se donne aux États-Unis, je ressens une immense tristesse devant le fait qu’il y ait deux poids, deux mesures. »

Il est impossible de mesurer la quantité de pétrole répandu dans le delta du Niger chaque année, car les pétroliers et le gouvernement veillent à ne pas divulguer l’information. Les autorités nigérianes ont recensé officiellement plus de 7 000 marées noires entre 1970 et 2000, et 2 000 grands sites de pollution, la plupart touchés depuis plusieurs décennies. Des milliers d’autres, plus petits, attendent toujours un hypothétique nettoyage.

Plus d’un millier de procès ont été intentés rien que contre Shell. Le géant anglo-néerlandais, qui a

Le déversement de pétrole est largement répandu dans le delta du Niger.

noué un partenariat avec l’État nigérian dans le delta, soutient que 98 % des cas le concernant sont dus à des actes de vandalisme, de vol ou de sabotage par des militants, et seule une infime partie est causée par une détérioration des infrastructures. « Nous avons constaté 132 cas de pollution l’année dernière, contre 175 en moyenne les années précédentes. Des soupapes de sûreté ont été vandalisées. Sur un oléoduc, on a relevé 300 robinets illicites. Nous avons découvert cinq engins explosifs sur un autre. Parfois, les communautés ne nous permettent pas d’accéder aux lieux pour effectuer le nettoyage parce qu’elles peuvent gagner davantage avec les indemnisations », affirme un porte-parole du groupe.

Au-dessus des lois

L’ampleur de la pollution dépasse l’entendement et suscite une grande colère. « On constate chaque année plus de 300 marées noires de toute taille », s’indigne Nnimo Bassey, responsable nigérian de l’organisation écologiste Friends of the Earth International. « Au Nigeria, l’État et les pétroliers en sont arrivés à considérer un niveau extraordinairement élevé de pollution comme la norme. À l’évidence, BP bloque toute législation progressiste, tant aux États-Unis qu’au Nigeria. Ici, les groupes pétroliers se considèrent au-dessus des lois et représentent un danger manifeste pour la planète. Il faut porter ces affaires devant la Cour internationale de justice. »

Signé : Le Carnussien Vigilant Masqué

Pour l’Elysée, les « vieux » coûtent trop cher à l’Etat…!

9 juin 2010

L’histoire prétend que dans certaines contrées on emmenait les vieux dans la forêt pour leur faire respirer le bon air et très souvent ils se perdaient. Plus tard, en d’autres lieux et pour d’autres motifs on inventa la corvée de bois……..

Conseiller du président ...?

Invité de l’émission « Parlons Net », sur France-Info, Alain Minc, le conseiller du Président de la république, a évoqué le problème de l’assurance maladie. Pour régler « l’effet du vieillissement’ sur les comptes de la Sécu, il a une solution toute simple, qu’il qualifie de « progressiste » : faire payer les « très vieux » qui coûtent trop cher selon lui à l’Etat.

Le conseiller et ami de Nicolas Sarkozy évoque une anecdote personnelle : « J’ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000€ pour soigner un homme de 102 ans. C’est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou quelques années de vie ».

Et de poursuivre qu’il trouve « aberrant » que l’Etat « m’ait fait ce cadeau, à l’oeil ».

Et il poursuit : « Je pense qu’il va bien falloir s’interroger sur le fait de savoir comment on va récupérer les dépenses médicales des très vieux, en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droits ».

Il s’en serait déjà entretenu avec Nicolas Sarkozy.

Que restera-t-il aux « très vieux » et « très pauvres »? A part la corde on ne voit pas… Il n’est en tout cas pas étonnant que seuls 17 % de nos aînés ont l’intention de revoter pour Nicolas Sarkozy en 2012 contre 30% pour le candidat du PS.

Une question: combien ont coûté les études de ce « monsieur »  à la collectivité … pour arriver finalement à dire tant de conneries ???



Carnoux dans la presse.

5 juin 2010

Extrait de l'article...

Etonnant (quoique) titre d’un article de l’hebdomadaire Le Point du 3 juin 2010…! On a l’impression d’entendre une vieille pub pour une marque de couscous..! Pourtant, cet article traite d’une ville bâtie par des pieds-noirs aux portes de Marseille… Oui, vous l’aurez compris, c’est bien de Carnoux dont on parle. Ceci dans le cadre d’une étude thématique : Le nouveau blues des pieds-noirs. Mais rien de bien nouveau dans cet article si ce n’est une explication de Melchior Calandra (décrit comme une figure historique de la ville) : « Les nouveaux arrivants sont des marseillais qui veulent vivre au calme« . On lira aussi que Carnoux présente l’avantage de se situer à 16 kilomètres de la cité phocéenne et de faire partie de la communauté d’agglomération marseillaise (MPM).

A ceci, si j’avais été interviewé, j’aurai rajouté que Carnoux fait partie des villes votant à 30% (voire plus)  FN aux premiers tours des élections et qu’elle peut s’enorgueillir de posséder maintenant un réseau de voisins vigilants…!

Cette dernière remarque m’amène tout naturellement à vous communiquer cet étonnant article paru

suspect...? Milice...?

dans le quotidien La Provence du 31 mai 2010.  Article dans lequel on s’aperçoit une fois de plus que nul n’est prophète en son pays…..! J’avais cru comprendre qu’au niveau ces CIQs tout le monde s’était plus ou moins mis d’accord sur l’opération voisins vigilants et son modus operandi. Que nenni point du tout… Il y a des réfractaires et des gens qui s’interrogent encore sur « comment reconnaître un individu suspect…? » Certains citoyens vont même jusqu’à évoquer « des dérives possibles qui amèneraient à la création de milices… » Questionnement que nous avions déjà évoqué il y a quelques semaines dans ce blog…. Mais comme vous l’avez déjà tous remarqué, l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn ou plutôt l’oeil était sur les panneaux et regardait Carnoux….!

Signé : Le Carnussien Vigilant Masqué

Les absents ont eu tort…

3 juin 2010

Retour sur la conférence du 31 mai.

Une partie de l'auditoire

Oui, les absents ont eu tort. Car c’est devant un auditoire fourni, composé de citoyens de Carnoux mais aussi de Cassis, La Bedoule, La Ciotat, Peypin, Aubagne et même de Marseille, que Gérard FILOCHE a fait une démonstration éclatante de ce qui faisait tout l’attrait de cette conférence : Oui, une vraie retraite à 60 ans c’est possible.

Notre maitre conférencier nous a ainsi montré de façon simple et chiffrée (références à l’appui) qu’il n’y a, si on le veut, aucun problème pour financer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.

Il nous a expliqué de plus comment la droite veut confirmer et aggraver les contre-réformes faites en 1993 par Edouard Balladur contre les retraites du secteur privé, en 2003 par François Fillon contre les retraites du secteur public et en 2007 par Xavier Bertrand contre les régimes spéciaux.

Cette conférence s’est terminée sur une séance forte intéressante de questions réponses.  Ce qui a permis à l’orateur d’affiner certains sujets

Gérard FILOCHE en pleine démonstration.

tels que:

  • Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans car on est encore en bonne forme physique. Mais, a contrario, ce sont les années les plus pénibles si on est encore au travail…
  • Le maintien au travail des salariés de plus de 60 ans est-il une réponse au problème de nos retraites..?
  • Le stress, la souffrance permanente dans les entreprises, la pression de la rentabilité à tous prix…
  • L’espérance de vie… Oui, mais combien d’années en bonne santé…?
  • La prochaine bagarre aura lieu sur le plan des retraites complémentaires….

Pour plus d’informations, se reporter (entre autres) aux sites ci-dessous :

http://www.democratie-socialisme.org/

http://www.insee.fr/

http://www.conseil-economique-et-social.fr/

Sans oublier le blog de gérard Filoche : http://www.filoche.net/

Loi NOME : un véritable hold-up..!

2 juin 2010

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !!!!

À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.

NE LAISSONS PAS FAIRE !

Début juin 2010, les parlementaires auront entre les mains l’avenir du service public de l’électricité.

Le hold-up du siècle....?

En effet, débutera dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.

Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas – plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) -, le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

Si la loi passe, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d ‘électricités vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.

C’est une première d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Trois points cruciaux sont en question :

• Point n° 1 : les tarifs
Les tarifs vont mathématiquement augmenter puisqu’il est reconnu que la concurrence ne peut s’exercer parce qu’ils sont trop bas. Quelque soit le prix de rachat, tous les fournisseurs chercheront à faire une marge. Des chiffres circulent déjà et les fournisseurs de tous bords se frottent les mains.
Cela touchera lourdement tous les usagers et risque de porter un coup supplémentaire au secteur industriel, déjà mal en point, quand on sait que le prix de l’électricité est un facteur important de localisation industrielle.
Déjà certains industriels annoncent que, dans ce cas de figure, ils préféreront transférer leurs usines dans des pays qui leur permettent une stabilité et une visibilité à long terme à un tarif intéressant, comme le Canada ou les Etats-Unis, voir d’autres pays d’Europe.
L’originalité de la France dans cette affaire, c’est d’accepter d’auto saborder son avantage compétitif, son système électrique.

• Point n° 2 : les investissements
Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !

• Point n° 3 : la clause de destination
La loi stipule que les fournisseurs accédant à la « rente nucléaire » devront justifier d’un portefeuille de clients équivalent sur le territoire national.
Tout le monde sait pertinemment que cette clause ne tient pas juridiquement, et qu’au moment opportun elle sera remise en cause et permettra à n’importe quel fournisseur d’aller spéculer partout en Europe.

Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ?

Le résultat de ce mauvais compromis risque de mettre à mal, non pas l’entreprise EDF mais toute l’organisation du secteur électrique.

La CGT des Mines et de l’énergie vous propose d’agir, en partageant les informations que vous venez de lire et/ou de voir, en participant au sondage ci-contre et en signant la pétition en ligne.