Archive for juillet 2013

Les députés ont voté pour la Métropole de Marseille.

20 juillet 2013

Votée hier à l’assemblée nationale, la création de la Métropole d’Aix- Marseille-Provence enterre le projet alternatif soutenu par la majorité des maires opposés au projet. Il s’agit de la troisième métropole votée par les députés après celles de Paris et de Lyon.

MetropoleLimites

Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation, achevé dans la nuit de vendredi à samedi après quatre jours de débat.

Dans le texte initial de Marylise Lebranchu, les six intercommunalités existantes disparaissent au profit d’une seule entité de 1,6 million d’habitants. Ces dispositions avaient été votées en première lecture au Sénat avec l’appui du sénateur-maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin.
Mais le projet de métropole se heurte à l’opposition de très nombreux maires, de tous bords, des Bouches-du-Rhône. L’un d’entre eux, Jean-David Ciot, maire (PS) du Puy Sainte-Réparade, député et secrétaire fédéral du PS des Bouches-du-Rhône, a pris la parole dans l’hémicycle. « Ce soir, on n’ouvre pas un débat, je le regrette », a-t-il dit, dénonçant « un accord droite-gauche au Sénat qui bloque le débat à l’Assembléenationale ».

Jean-David Ciot a notamment dénoncé « une sur-représentativité » de la ville de Marseille dans le nombre des sièges de conseillers métropolitains. « Vous pouvez redonner de l’espoir », a-t-il insisté avant que la querelle ne sombre avec deux autres élus PS, Patrick Menucci et Henri Jebrayel, très favorables au projet de métropole.
Echouant à obtenir une meilleure répartition, Jean-David Ciot a proposé, comme le Front de gauche Gaby Charroux, maire de Martigues, mais en vain, un projet alternatif à la métropole.

Celui-ci consistait en la création d’un étabissement public regroupant 92 communes du département qui respecterait « le principe de libre administration des collectivités locales ».
Dominique Tian (UMP) s’est félicité que l’idée de la métropole « ait fait son chemin », rappelant le souhait de l’ancien président Sarkozy de créer de telles entités.
Il a aussi demandé mais en vain que la métropole s’appelle simplement « Marseille » pour couper court à toute revendication d’Aix de détenir le siège de la présidence.
Une mission de préfiguration pour la métropole sera désignée. La création est prévue pour le 1er janvier 2016.

DES COMPETENCES ETENDUES
Le vote solennel de l’ensemble du projet de loi, défendu par la ministre de la Réforme de l’Etat Marylise Lebranchu, est prévu pour mardi prochain, le texte devant ensuite repartir au Sénat après les vacances.
Les métropoles de droit commun, qui seront créées par décret, seront Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier et Brest.
Elles s’ajouteront à la métropole de Nice, la seule actuellement existante, et à celles de Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence, qui disposeront de statuts spécifiques. Elles se substitueront aux intercommunalités existantes et disposeront de compétences étendues (développement économique, tourisme, transports, habitat, environnement, eau, etc).

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La France perd son (dernier) triple A

13 juillet 2013

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement.

La France a perdu son dernier triple A auprès de l’agence de notation Fitch Ratings, vendredi 12 juillet, après avoir été rétrogradée par Moody’s et Standard & Poor’s en 2012. Fitch accorde désormais un AA+ avec « perspective stable », ce qui signifie qu’elle n’envisage pas de l’abaisser dans « les deux années à venir ». Francetv info résume les détails et les enjeux de cette décision.

TripleA2

Pourquoi cette dégradation ?

Fitch explique sa décision par les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance de la France, ce qui ne donne pas beaucoup de marge de manœuvre au gouvernement pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire. Elle cite les interrogations persistantes à court et moyen terme sur l’évolution de la production, du chômage et du déficit de l’Etat.

Elle pointe « en particulier un déclin de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises, ainsi que des rigidités persistantes dans le marché du travail et celui des biens et services », qui pèsent sur ses perspectives à moyen terme.

Quelle conséquences ?

Cette dégradation n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’économie française. Le blog Classe éco expliquait, en novembre, que l’abaissement d’une note souveraine avait de nombreux bienfaits et que l’influence des agences était de plus en plus réduite. « Lorsque pratiquement tout le monde, y compris les USA, a connu soit une baisse de note, soit une ‘perspective négative’, cela relativise beaucoup les baisses de notes ponctuelles. Les notes sont avant tout un classement relatif. Si vous êtes le seul dégradé quand tous les autres sont triple A, c’est plus gênant que lorsque tout le monde a été dégradé d’une manière ou d’une autre. »

Cela s’est vérifié en avril : malgré la perte de deux de ses AAA, le taux d’emprunt à dix ans de la France était à son plus bas historique.

Que répond le gouvernement ?

Dans un communiqué (PDF), le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a « pris acte » de la décision de l’agence et réaffirmé « la détermination du gouvernement à poursuivre la réduction des déficits publics, le rétablissement de la compétitivité et le redressement de l’économie française pour soutenir la croissance et l’emploi ».

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KATULU n° 33

9 juillet 2013

Voici le résumé des derniers ouvrages abordés par les adhérents dans le numéro 33  (clic ici):

Katulu? N°33 -juin 2013-

LE SERMON SUR LA CHUTE DE ROME

Jérôme Ferrari – Prix Goncourt 2012

Récit sombre, thème de la fin du monde qui illustre la parole de St AUGUSTIN « Le monde est comme un homme, il naît, il grandit, il meurt ». Procédé littéraire, une photo date été 1918. Cette photo représente la famille ANTONETTI, sans le père à la guerre, sans MARCEL fils à naître et ses cinq frères et sœurs avec leur mère montrant un monde déjà disparu, avec beaucoup d’absences. Le sujet principal de ce roman est peut-être celui de l’absence : l’énigme de l’Absence, le retrait de « DIEU HORS DU MONDE ». Le cadre du roman : Paris, Marseille, La Corse, l’Algérie. Le lecteur est saisi par la vision APOCALYPTIQUE de l’auteur. Cette puissance de destruction, d’anéantissement, d’effacement, le monde voué à la destruction, au chaos. L’homme démiurge de son destin, de sa vie, enfermé dans ses cloisons invisibles, cloîtré dans ses frontières de verre, dans sa prison intérieure…Toujours tenté par l’irréparable..Emporté par les lignes de fuites, jusqu’à l’effondrement ultime de son propre corps  « La voix du sang montait vers DIEU depuis le sol, la jubilation des os brisés, car nul homme n’est le gardien de son frère ». Cette fierté ultime « Si tu aimes le monde, tu périras avec lui ». Le doute subsiste, la lumière reste peut-être dans le sourire mouillé de larmes qui clôt le roman et qui est offert par la candeur d’une jeune femme inconnue. Ce livre est une réflexion, l’expression du DOUTE, la consécration d’une Humanité paradoxale avec et sans DIEU.

La chute des Géants

Ken Follett –

note de l’éditeur En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde… Cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’Histoire : la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Cette gigantesque fresque dépeint toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants. Des personnages exceptionnels, passionnés, attachants, tourmentés, qui, en dépit des tragédies, bravent les obstacles et les peurs pour s’accomplir. Entre saga historique et roman d’espionnage, histoire d’amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus violente et la plus complexe des temps modernes : la grande aventure du XXe siècle…

LA MALADIE DE SACHS

Martin Winckler –

 C’est un gros pavé de 470 pages, divisé en 7 sections qui retracent le travail d’un médecin généraliste : Présentation, Antécédents, Examen clinique, Examen complémentaire, Diagnostic, Traitement, et Pronostic. On va y croiser, de la salle d’attente à la salle d’examen, en passant par les  visites à domicile, des personnages plus vrais que nature …Et puis tous les autres, qui vont tisser autour de Bruno une armée exigeante, qui rouspète souvent, pour laquelle le médecin doit être à leur service 24 h sur 24. Au milieu de tout cela, Bruno se débat, avec sa mère âgée qu’il va voir une fois par semaine, sa solitude et parfois son désespoir. Un rayon de soleil va toutefois se glisser dans sa vie quand il rencontre Pauline Kasser avec laquelle il entame une relation sous les yeux curieux et méfiants des voisines du petit village où il réside. Ce qui rend le livre attachant et original c’est que chaque patient décrit la visite chez le docteur avec ses propres mots, parfois entachés de fautes de français quand il s’agit d’un campagnard (ce qui est le plus souvent le cas). On sent à quel point cette profession est parfois routinière, combien il fait être attentif pour ne pas l’exercer en robot, pour garder toujours à l’esprit que le malade est un homme avec son vécu, ses amours, ses haines, sa sensibilité. Un très beau libre qui se laisse dévorer avec plaisir.

1Q84

MURAKAMI

1Q84 n’est pas « 1984 » de ORWELL Peut-être faut-il y voir un clin d’œil malicieux de Murakami, il ne cherche pas à créer une œuvre de science fiction, ici pas de projection dans le futur avec des engins révolutionnaires, ni de trouvailles technologiques ingénieuses. Ici nous pénétrons dans un roman Fantastique avec pour trame essentielle une simple histoire d’amour entre deux protagonistes TENGO  et AOMAME et qui mettront d’ailleurs 3 tomes pour enfin se retrouver. Ce qui fascine ici c’est le dédoublement du monde. La superposition des réalités, la confusion des vérités. Le lecteur est entraîné à son insu dans 1q84 au lieu de 1984. D’ailleurs qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui relève de l’imaginaire ? L’auteur nous démontre combien la civilisation, ou le costume professionnel, ou l’âge mûr nous fabrique une image, une apparence.Il insinue aussi combien les chaînes du passé ou un héritage supposé, une chaîne présumée mais entêtante nous emprisonne, nous façonne, nous conditionne, nous isole. Le lecteur est tenu en haleine, le roman pourrait s’étirer à l’infini. On espère haletant trouver la porte de sortie pour les deux héros mais en refermant le livre, on ne peut s’empêcher de sentir le danger nous menacer, nous envahir et nous piéger si nous oublions de célébrer notre FORCE parmi nos fragilités à dompter. Roman à lire pour l’art du suspens…FANTASTIQUE

La maison des anges

Pascal Bruckner –

Antonin, petit garçon maniaque de la propreté, est devenu un trentenaire « soigné », agent immobilier. Suite à un incident violent avec deux clochards ivrognes, il se sent une vocation d’ange exterminateur pour « nettoyer » Paris. Dans cet « autre Paris caché sous le décor du premier, non pas la cité des monuments et des palais mais celle de l’abaissement » il rencontre Isolde, une héroïne de l’humanitaire, femme étrange et fantasque, qui le prend sous son aile. Le voici « au service » de ceux qu’il voulait anéantir…et il s’anéantit lui-même jusqu’à devenir l’un d’eux. La remontée des enfers sera longue et pénible et se terminera par cette extermination qu’il voulait pratiquer pour les autres. Mais par qui ? Une fin surprenante… Ce roman est parfois un véritable documentaire sur la misère de la rue, et de Paris en particulier : « la littérature dit l’inavouable, l’indicible, l’intolérable. » C’est aussi une réflexion sur le « regard » porté sur les pauvres et sur les bénévoles, les humanitaires, « propriétaires de la misère des autres ». A lire « pour le fond et la forme ».

L’art du bonheur

 Il est un endroit où l’on cultive « l’art du bonheur ». A Gémenos, le sculpteur avignonais SRATOS a exposé, en mai dernier, quelques œuvres monumentales en métal, caressées de lumière, de couleurs qui évoquent la tendresse et la poésie sur le thème de la famille, de l’amour, de la musique. On entre dans cette salle des fêtes comme dans quelque chose d’intime, de secret et on s’y sent bien. Et, oh merveille, des poésies sont écrites sur les murs, au pied des statues. Beaucoup d’émotion s’en dégage grâce au poète Mathieu REVON : un exemple  ces quelques lignes près de la sculpture d’un couple de 2,3 m regardant ensemble la galaxie en imaginant leur avenir.

 BELLE ETOILE

Deux étoiles filantes

D’une autre galaxie

Se rejoignent, s ‘aimantent,

D’une immense folie

Aux nuits étincelantes

D’une flamme éblouie.

Leurs beautés si troublantes

Et leurs formes ravies

Se rejoignent, s’aimantent

En leur course inouïe

Pour s’unir ô amantes

Et pour créer la Vie.

Le confident

Hélène Grémillon –

 Sous fond de seconde guerre mondiale et d’occupation ce roman épistolaire évoque un drame, des mensonges, des secrets, de l’amour, des relations mère-fille, de maternité et d’adultère. Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances elle découvre un étrange courrier, une longue lettre pas signée, « c’était un événement ».Elle pense que ce courrier ne lui est pas destiné, mais les lettres continuent d’arriver décrivant la vie de personnes au destin brisé. Puis elle reçoit un paquet qui va lui dévoiler la clé de l’énigme. C’est la confession de Madame M., sa mère, qui n’était pas sa véritable génitrice. Elle ne cherche pas d’excuse mais explique comment les choses se sont passées.

Cette histoire pose le problème de la gestation pour autrui qui est en ce moment d’actualité, et qui demande réflexions aux philosophes et d’intellectuels contemporains.

Profanes

Jeanne Benameur –

Ce livre, très original, raconte l’histoire d’un vieux monsieur de 90 ans, ancien chirurgien, au seuil de sa vie. Il a perdu sa fille Claire dans un accident de voiture et a refusé de l’opérer par peur d’un échec ; mais sa femme Anna ne lui pardonne pas cette lâcheté et le quitte pour le Canada où elle est née ! Elle y emmène le corps de sa fille ! Après une période très noire de grande tristesse il décide de demander de l’aide à d’autres hommes et femmes dont il a senti les forces et les faiblesses et des ressemblances avec lui ! . Il établit une organisation domestique afin que chacun lui apporte soutien et réconfort !  Et là chacun suivant le rôle qu’on lui a assigné participe à la vie de la maison : « A 90 ans » -dit il -« je m’offre une équipe pour la vie ». « Il n’y a pas de maître, pas de fils de Dieu, pas de prophète. Rien que des hommes et des femmes. Des profanes. Mais le sacré, le vif de la vie, il est bien au cœur même du profane et moi j’ai besoin d’y aller ». Ce livre témoigne d’une foi inébranlable en l’homme, le « profane : celui qui est devant le temple » « être juste un humain parmi les humains, pour eux, avec eux, sans hiatus : être à sa place et œuvrer l’esprit libre ».

« Le styles est magnifique et il y a tant de poésie qui traverse ce texte qu’on est touché à chacune des pages que l’on tourne : tout simplement grandiose ».

Les bas-fonds de Londres

Kellow Chesney –

 note de l’éditeur

 Prostituées, cambrioleurs, détrousseurs, étrangleurs, une plongée dans l’univers des Bas-fonds de Londres au XIXe siècle. Au fil de cette analyse de la violence et de la misère des masses laborieuses, une question se pose : cette jungle urbaine « sans égouts, sans police, sans freins, sans école » suffit-elle à expliquer l’endémie des crimes ? S’appuyant sur une impressionnante documentation, l’historien britannique Kellow Chesney révèle l’envers du décor d’un Londres mythique, les ruelles effrayantes de Whitechapel, où sévissait Jack l’Éventreur, et les misérables trottoirs de l’East End, arpentés par Oliver Twist. Un tableau passionnant de l’anti-société, qui explore les techniques des pickpockets, les structures de la pègre, l’économie des paris et des combats d’animaux, les chasses incessantes et souvent infructueuses de Scotland Yard.

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Métropole : manifestation annulée

7 juillet 2013

Déclaration de Magali Giovannangeli

(présidente de l’agglo du Pays d’Aubagne et de l’Etoile)

Vous le savez, à l’initiative de l’Union des maires et en accord avec les présidents d’intercommunalités du département, nous avions prévu un grand rassemblement le 10 juillet devant la préfecture, à Marseille, pour « accueillir » le premier ministre et lui signifier, avec les citoyens, notre désaccord profond sur la métropole qu’il tente de nous imposer.

Sachez qu’au moment où j’écris ces lignes, plus de 30 bus, venus de tout le département, sont prévus et tout laisse à penser que d’ici le 10 juillet nous aurions certainement été plusieurs milliers à manifester pour porter haut et fort le choix d’un autre projet pour notre aire métropolitaine qui n’admette pas de tutelle institutionnelle ou économique et encore moins de territoires déclassés.

Un projet plus ambitieux pour construire et fortifier un espace urbain garant d’un véritable « droit à la ville ». Un espace solidaire, durable et vraiment démocratique dans lequel nos communes et les habitants ne deviennent pas « les invisibles de la métropole ».

Mais voilà : je dois vous annoncer que nous n’aurons pas l’occasion d’exprimer cette exigence car j’ai appris hier soir que monsieur le premier ministre ne viendra pas à Marseille le 10 juillet. Notre résistance et notre mobilisation annoncée n’y sont sans doute pas pour rien !

Après l’échec cuisant du premier « conseil des élus », boycotté lundi par l’ensemble des maires et des présidents d’intercommunalités hors Marseille ; après le refus des conseils de développement de participer le 5 juillet au « conseil des partenaires » représentant la société civile, voilà les promoteurs de la métropole forcés de renoncer à crier victoire. Qu’ils rebouchent leurs bouteilles de champagne car le dossier de métropole est encore loin d’être bouclé.

Nous en avons une nouvelle fois la preuve : quelle que soit la volonté de l’Etat, quelles que soient les lois pensées pour nous dans des bureaux parisiens, RIEN NE SE FERA sans associer les citoyens, les élus, les syndicats, les acteurs économiques et institutionnels et, surtout, RIEN NE SE FERA sans respecter la démocratie !

Tant que nous ne serons pas entendus, tant que le chemin de la coopération ne sera pas engagé, soyez certaines et certains que nous serons inlassablement sur tous les fronts de la résistance et de la mobilisation.

Les vacances n’y changent rien, la mobilisation reste de mise pour les 109 maires sur les 119 des Bouches-du-Rhône et les présidents des six intercommunalités, dont Daniel  Fontaine et Magali Giovannangeli, qui opposent au projet de Métropole leur projet alternatif de coopération métropolitaine volontaire.

Le 1er juillet, les présidents des cinq intercommunalités contraintes à fusionner avec Marseille dans le cadre du projet de métropole (pays d’Aix-en-Provence, de Salon-Etang de Berre-Durance, d’Aubagne et de l’Etoile, de Martigues et syndicat d’agglomération nouvelle Ouest-Provence [Fos-Istres]), ainsi que le président du conseil général ont boycotté le premier conseil des élus en préfecture, piloté par le préfet Laurent Théry.

Cette première réunion s’est donc  tenue en présence des seuls élus marseillais : Eugène Caselli, président de la communauté urbaine Marseille Provence métropole, Jean-Claude Gaudin, sénateur maire de Marseille, Michel Vauzelle, président du conseil régional, Patrick Boré, maire de la Ciotat.

Les maires hostiles au projet de métropole ont fait savoir dans un tract qu’ils « contestent cette loi d’exception qui aura pour conséquence directe la diminution des ressources communales, l’augmentation des impôts locaux et la réduction des services de proximité. À la place de cette loi qui donnera tous les pouvoirs à Marseille, nous voulons une autre organisation, basée sur une coopération active et librement consentie entre les élus des Bouches-du-Rhône, en faveur de grands projets concertés et utiles à tous dans un intérêt commun ».

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Sarkozy démissionne du Conseil constitutionnel: une première.

5 juillet 2013

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à l’AFP sa démission immédiate du Conseil constitutionnel pour « retrouver sa liberté de parole ».

SarkoDeconfit

« Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil Constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole », indique le communiqué.

Le rejet du compte de campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy a été confirmé jeudi par le Conseil constitutionnel, une mesure sans précédent pour un ancien chef de l’État.

La « jurisprudence Chirac »
Les anciens chefs de l’État sont membres de droit du Conseil et ne peuvent donc pas démissionner formellement. Mais comme l’a souligné jeudi auprès de l’AFP, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, ils peuvent décider comme Jacques Chirac de ne pas venir siéger. Dans ce cas, a précisé M. Debré, c’est la « jurisprudence Chirac » qui s’applique, et il n’y a « plus de versement d’indemnités ».

Dès qu’il avait appris son renvoi en correctionnelle dans l’un des volets de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, pour lequel il a été ensuite condamné, M. Chirac avait informé M. Debré de sa décision de ne plus siéger au Conseil constitutionnel. Jeudi, M. Sarkozy a téléphoné à M. Debré pour l’informer de sa décision, a-t-on appris de sources concordantes.

Jean-François Copé à la rescousse
Dès la nouvelle publiée, le président de l’UMP Jean-François Copé est allé s’entretenir avec l’ancien président de la République, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil. M. Copé a annoncé qu’il réunirait « la semaine prochaine » un bureau politique statutaire de l’UMP « afin d’examiner toutes les conséquences de cette décision ». Mais, dès la fin de journée jeudi, M. Copé devait faire une déclaration depuis le siège du parti.

De son côté, François Fillon, ancien Premier ministre de M. Sarkozy pendant toute la durée de son quinquennat, a appelé sa « famille politique » à assumer les conséquences financières de la décision des neuf Sages.

« Grande souscription nationale »
Dans une déclaration au siège de l’UMP, le visage grave, M. Copé a appelé « les militants », « sympathisants » et tous les Français à répondre à cette campagne de dons « afin de barrer la route » à ceux qui rêvent de « voir l’espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes ».

« La voix de l’UMP ne s’éteindra pas », a-t-il promis. Selon le député-maire de Meaux, qui s’est entretenu avec M. Sarkozy jeudi, la décision du Conseil constitutionnel est « grave puisqu’elle a pour conséquence de priver le premier parti d’opposition républicaine des moyens d’exercer sa mission au service de la démocratie française ».

Il s’est insurgé du fait qu’un dépassement des comptes de campagne « de 400.000 euros sur un budget total de 22 millions (ait) pour effet de priver l’UMP de 11 millions de dotations publiques », soit le remboursement dont aurait bénéficié M. Sarkozy si ses comptes avaient été validés.

Avec M. Sarkozy, « nous sommes convenus ensemble que face au péril, il appartenait à notre famille politique de faire bloc, comme cela doit être le cas dans tous les moments d’épreuves », a dit M. Copé.

Le président de l’UMP a affirmé qu’il réunirait « en début de semaine prochaine le bureau politique et l’ensemble des parlementaires de l’UMP pour évoquer la situation ainsi que les conditions de mise en oeuvre de cette grande souscription nationale ».

UMPthon….!
Normalement, ils ne pouvaient pas tomber plus bas. Après le cirque de novembre, les querelles de chapelles et l’annonce d’un nouveau-vote-pour-savoir-s’il faut-revoter-à-la-rentrée, l’UMP avait quand même touché le fond, non ? Pas tout à fait visiblement…

Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé ce jeudi après-midi le rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, privant l’ex-candidat du remboursement par l’Etat de quelque onze millions d’euros, Jean-François Copé a eu une idée lumineuse. Lancer un UMPthon. Ce n’est pas une blague !

La mine défaite, comme si on lui avait annoncé la victoire assurée de François Fillon à la primaire de 2016, le président de l’UMP a invité les militants et les sympathisants à donner un peu de leur argent pour renflouer les caisses et éviter la faillite du parti. « La voix de l’UMP ne s’éteindra pas », a-t-il promis, assommé par la nouvelle.

Chirac avait raison, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ». Copé n’a pas tort non plus quand il répète qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. La preuve…

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Nouvelle identité visuelle…!

2 juillet 2013

Ce nouveau ‘branding’, qui remplacera l’actuelle charte graphique vieille d’une dizaine d’années déjà, s’appuie sur un logo formé de cinq points noirs dessinant un W et associé au slogan: « Feel inspired » (Sentez-vous inspiré).

LogoWallonie

Le nouveau logo pourra au besoin être décliné en quatre « auras » colorées évoquant tour à tour l’accessibilité, le savoir-faire technologique, l’idée de partage ou encore la qualité de vie en…..?

Saurez-vous découvrir quel gouvernement s’est mis d’accord jeudi sur une nouvelle identité visuelle pour rajeunir l’image de …… et (mieux) faire sa promotion à l’étranger….?

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