Archive for décembre 2012

Meilleurs Voeux.

31 décembre 2012

BonneAnnee2013

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Comme tous les ans…

25 décembre 2012

joyeusesfetes

1ère conférence métropolitaine Marseille 21/12/2012

23 décembre 2012

1ere conférence métropole 211212En participant à cette conférence ouverte au public, j’ai voulu savoir contre quoi se mobilisaient les maires de gauche comme de droite de notre département. Que signifient les affiches qu’on voit fleurir dans notre région : « Non à la métropole » ? Bien sûr c’est un « non » adressé au pouvoir central, et c’est surtout un « non » à la ville de Marseille, suspectée de mettre la main sur les moyens dont disposent les communes voisines. Mais pourquoi les maires sont-ils en première ligne dans cette lutte ?

            Lors de la dernière séance du conseil municipal de Carnoux qui aurait pu débattre de l’élaboration en cours du projet de loi de la métropole en gestation, Guy Hélin (élu de la Gauche Citoyenne et Solidaire) s’est abstenu lors du vote d’une « motion présentée par 96 maires qui s’opposent à la création de la métropole Aix-Marseille Provence ». Il s’est abstenu parce qu’il n’y a eu aucun débat en conseil municipal sur cette question. Pour Monsieur le maire le projet est flou. Certes, il n’est pas encore écrit, ni donc discuté. Et on ne sait pas vers quoi on va. Donc on vote contre, par précaution ! On veut imposer l’idée d’une machination. On ne va surtout pas organiser une discussion – encore moins un débat démocratique – permettant d’examiner les tenants et aboutissants de cette future loi.

Pour une fois qu’un ministre vient en personne prendre le pouls sur place (voir La Provence du 21 décembre) et que les citoyens dans leur diversité peuvent s’exprimer en tant que tels (et pas seulement les élus), je ne voulais pas rater cela. Je n’ai pas été déçue en particulier par les trois tables rondes du matin dans lesquelles intervenaient des acteurs économiques et des représentants de la société civile : le directeur du port de Marseille, le représentant de la chambre de commerce, le représentant de la DATAR, le directeur d’Eurocopter, la directrice du théâtre du Merlan, la présidente de la confédération des CIQ de Marseille, le président de la nouvelle Université unifiée d’Aix Marseille, un des premiers directeurs de Gemplus, le président du Conseil de Développement de MPM, quelques élus régionaux, le maire de Marseille. Des absents remarqués : les élus du Conseil Général…mais la présence discrète de notre député.

Les intervenants ont développé, chacun dans leur domaine, l’intérêt qu’il y aurait à changer les structures actuelles (les six communautés de communes) qui s’avèrent coûteuses et inadaptées aux besoins de la population mal pris en compte actuellement (transports, dynamisme économique, recherche, attractivité culturelle, etc.) Mais aussi pour permettre l’expression et l’engagement actif des habitants dont les demandes sont largement étouffées par un déficit de démocratie locale. Il s’agit donc de remettre à plat les compétences des uns et des autres au profit d’un meilleur service des habitants qui doivent pouvoir se réapproprier leur territoire (ils se déplacent dans tout le périmètre concerné pour travailler, pour visiter la famille et les amis, pour se cultiver, pour faire du sport, etc.) La proximité d’une part, et l’aire de vie d’autre part, sont les deux dimensions nécessaires à la réflexion engagée, et de laquelle les élus ne peuvent se soustraire.

Tout en reconnaissant le dynamisme et les réussites (Par exemple le bus gratuit dans GHB), de nombreux projets sont inaboutis à cause d’un découpage territorial qui favorise le « chacun pour soi ». Cette situation est le résultat d’une histoire, mais aussi le fruit d’arrangements politiciens qu’il faut maintenant dépasser !  Arrêtons de désespérer le citoyen et cherchons tous ensemble une solution généreuse pour l’avenir de notre aire de vie en repoussant au vestiaire l’égo des uns et les petits calculs politiciens qui retardent constamment le traitement commun des grandes questions : chômage, inégalités, pauvreté, etc.

Par la densité de sa population, sa situation géographique, ses atouts industriels, scientifiques, culturels, notre région est riche. Tout le monde s’accorde pour dire ses difficultés à circuler, pour critiquer les transports en commun actuels qui s’avèrent bien peu efficaces. Chacun prend sa voiture pour se retrouver dans les bouchons le matin et le soir : 35 000 heures sont perdues chaque jour ! 60% des personnes sur notre territoire travaillent, se font soigner, se distraient dans une autre commune que la leur. Qui prend en charge toutes ces structures de transports, d’accueil, de formation, de recherche et d’innovation ? Quels projets pour rendre le fonctionnement de l’aire urbaine Aix-Marseille Provence vivable et efficace ? Que faire pour rendre notre territoire attractif et lutter pour l’emploi ? Quelle est la place et quel rôle peut jouer cette aire urbaine, en Europe et dans le monde ? Comment renforcer cette aire urbaine dans sa diversité, dans son histoire, autour des valeurs de cohésion, de solidarité et de ses biens communs ?

Les débats de cette conférence métropolitaine ont tourné autour de toutes ces questions. On a entendu évoquer des projets ambitieux qui pourraient être portés par une structure unique, représentant des citoyens à l’issue d’une élection au suffrage universel. C’est du moins ce qu’une grande majorité des présents à cette conférence a exprimé avec vigueur. Le mode d’élection n’a pas été entériné directement par la ministre. Cette question, on l’aura compris, fait le plus peur aux élus en place.

Cela s’est concrétisé dans la table ronde de l’après midi composée d’élus : plusieurs maires et président de MPM pourtant favorables à la métropole. Pour eux ce sont les maires qui doivent diriger la métropole, mais comment imaginer pouvoir faire les péréquations solidaires, prendre de la hauteur pour décider d’infrastructures importantes et indispensables, si on commence par ne penser qu’aux intérêts de « sa » commune. On sait aujourd’hui que c’est la façon de fonctionner de MPM : pourquoi cette communauté de communes (comme d’ailleurs toutes les intercommunalités) ne fait que ce qui arrange chaque commune ? Où est la  vision d’ensemble d’une agglomération de 2 millions d’habitants ? Comment donner une cohérence d’ensemble aux projets individuels et collectifs ?

J’ai compris pourquoi les maires étaient aussi opposés à cette réforme. Il n’y a pas de risque au niveau municipal, leurs prérogatives seront maintenues, c’est le niveau supérieur : les intercommunalités ou la métropole qui risquent de leur échapper au moins partiellement.

Beaucoup de questions n’ont évidemment pas été abordées en particulier le rôle du Conseil général mais j’espère que la loi qui devrait maintenant être écrite rapidement, tiendra compte des attentes vives de l’expression citoyenne entendue aujourd’hui et pas seulement celle des élus.

CT

Métropole : l’incontournable scrutin universel direct.

22 décembre 2012

Vote3a-300x200Les intercommunalités actuelles ont un handicap majeur : leur élection au second degré les subordonne à la volonté des communes, ce qui entraîne que leur gouvernance, lieu de tractations permanentes, est souvent bancale et inefficace. Or on ne peut réduire une métropole à la simple somme de ses communes. On ne peut réduire l’intérêt métropolitain à l’intersection des intérêts de différentes communes et un projet métropolitain n’est pas la collection des différents projets communaux, fussent-ils financés par la métropole.

Dans l’aire métropolitaine marseillaise, les maires freinent des quatre fers une possible élection au scrutin direct, que ce soit d’une métropole ou des intercommunalités existantes. Atteinte à leur légitimité, à leur pouvoir, à leurs prérogatives. Comme s’il devait y avoir une exclusivité communale de l’élection au suffrage universel. Si l’on suit cette logique, les conseils régionaux devraient être élus par les élus communaux ou départementaux et les conseils généraux par les conseils municipaux.

Le système actuel : un détournement de démocratie

C’est un détournement  des principes mêmes de la démocratie. Tout échelon exécutif, quel qu’il soit, doit être élu au scrutin direct, dans une élection propre, seule susceptible d’assurer un débat électoral et la confrontation de programmes politiques. Aujourd’hui, les maires et conseillers communautaires siègent dans ces instances intercommunautaires sans avoir débattu devant les électeurs du moindre programme intercommunal. Dans leur grande majorité, ils ne rendent jamais compte de leur mandat intercommunal auprès de leurs concitoyens. Les intercommunalités n’ont donc aucune visibilité de la part des citoyens qui ne savent même pas qui en est responsable et ce qu’elles décident. Les maires, tous désignés vice-présidents de l’intercommunalité, bénéficient pourtant d’une solide indemnité du double ou du triple de leur simple indemnité de maire… . Les intercommunalités actuelles sont obscures pour les citoyens et sont un lieu généralisé de cumul de mandats aujourd’hui bien insupportable. Un tel système n’est évidemment pas viable et ne correspond pas aux exigences démocratiques minimales.

On ne peut imaginer le statu-quo

Le combat contre une intercommunalité ou une métropole élue au scrutin direct est donc un bien mauvais combat ! De nombreuses associations de citoyens et de démocratie locale s’en sont saisies. La Cour des Comptes en 2005, le comité Balladur en 2009, la commission Attali en 2010, avaient déjà soulevé le problème. Et, jeudi 4 octobre 2012, les responsables des intercommunalités, réunis au sein de l’Association des communautés de France (AdCF), ont réclamé  la mise en place du suffrage universel direct pour la désignation des conseillers communautaires. Comme l’a indiqué le Président de l’AdCF, “Nos communautés gèrent désormais environ 35 milliards d’euros d’argent public. Nos budgets reposent dans une très large part sur des impôts payés par les ménages. Peut-on imaginer une seule seconde le maintien du statu quo?”.

Alors, évidemment, il y a scrutin direct et scrutin direct. Dans un dernier effort pour freiner le vote citoyen, certains responsables politiques poussent vers « le scrutin municipal fléché », qui ne changerait rien en définitive. Au lieu, comme actuellement, d’avoir les conseillers communautaires élus par les conseils municipaux, les noms des futurs conseils communautaires seraient fléchés sur le bulletin de vote municipal. Le résultat serait vraisemblablement inchangé. Tous les maires et leurs principaux colistiers seraient fléchés, ce qui ne changerait pas du tout la configuration actuelle, continuerait d’entretenir la confusion et le cumul, et in fine les illisibles compromis de gouvernance.

Que les conseillers communautaires soient élus directement par les citoyens et leur rendent compte directement !

Il est quand-même contradictoire, mais significatif, de voir que ceux qui dénoncent le « caractère anti-démocratique » d’une éventuelle métropole, sans doute parce qu’elle écornerait leur propre pouvoir, sont les premiers à défendre le statut-quo électoral ou a prôner un fléchage dont on ne voit pas ce qu’il a de démocratique. Il n’y a pas de démocratie à géométrie variable. Un échelon politique qui est exécutif et lève des impôts doit être élu directement par les citoyens et leur rendre directement compte.

Non, les intercommunalités méritent mieux. Le respect des citoyens aussi. La seule solution démocratique est dans l’élection au scrutin universel direct séparé des intercommunalités et métropoles. Il en va de la réhabilitation de la chose politique auprès de la population. Et ici, une métropole ne peut se construire dans une démocratie renouvelée, avec une représentativité claire élue directement, séparée du scrutin municipal.

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Des questions sur la fin du monde ?

20 décembre 2012

Comment va-t-elle affecter votre quotidien ? Nous répondons à vos inquiétudes.

LaFinDuMonde01

– La publication du Blog va-t-elle s’arrêter après la fin du monde ?
Fabien, 45 ans, Lévignen

Bien sûr que non. Nous continuerons à publier même après la fin du monde. Notre planning de publication est d’ailleurs bouclé jusqu’au 31 décembre et, en bons professionnels que nous sommes, nous comptons bien tenir nos engagements jusqu’au bout.

Toutefois, en raison de la disparition de toute forme de vie, d’Internet et de la moindre trace de technologie, il est possible que notre site connaisse quelques ralentissements dans les jours qui suivront la fin du monde.

Malgré ces soucis d’ordre technique, vous devriez normalement retrouver comme tous les jours nos articles sur des thèmes divers et variés. Pour l’occasion, nous suivrons bien évidemment l’actualité de l’après-fin du monde, la réaction du public, son accueil par la critique, le véritable coût de la fin du monde, une analyse intitulée « Les médias en ont-ils trop fait sur la fin du monde ? »  et bien d’autres sujets captivants.

– La destruction complète du monde ne risque-t-elle pas de provoquer un boom dans le secteur du BTP ?
Michel, 41 ans, Angoulême  

Question pertinente ! Effectivement, le secteur du BTP pourrait être un des gros secteurs créateurs d’emplois à l’issue de la fin du monde. Michel Sapin, l’actuel ministre de l’Emploi, a d’ailleurs communiqué des estimations précises à ce sujet début décembre. Selon lui, près de 15 millions de postes dans le BTP seraient à pourvoir dès le 22 décembre au matin. Ce qui constitue plus de 30 fois l’ensemble des salariés du secteur aujourd’hui.

L’autre grande branche qui devrait fournir son lot d’emplois reste quand même la religion. Comme dans toutes les périodes difficiles, les moments de doute, la demande en personnel religieux devrait considérablement augmenter après l’apocalypse. La tâche de ces nouveaux effectifs confessionnels sera évidemment d’apporter une raison à la souffrance provoquée par la fin du monde.

Les personnes qui souhaiteraient décrocher un de ces postes devront cependant présenter certaines compétences indispensables à la fonction : création d’un dieu mi-homme mi-animal, qualités oratoires confirmées, gestion d’un système économique sous forme de quête.

– Deux questions : la fin du monde sera-t-elle en couleurs ? A-t-on prévu une audiodescription pour nos amis aveugles ?
Samuel, 37 ans, Bayonne 

La fin du monde sera entièrement en couleurs et haute définition. Cet événement se déroulant dans la vraie vie, il n’y a dès lors aucune raison de s’inquiéter des normes de diffusion, de sonorisation ou de sous-titrage. Pour ce qui est des retransmissions télévisées, de nombreuses chaînes ont obtenu les droits de diffusion pour la France. L’événement sera ainsi diffusé en Eurovision et en 16/9, en simultané sur TF1 et France 2.

En prévision des images choquantes et violentes de destruction planétaire, le CSA a demandé un léger différé de quelques secondes dans le direct pour permettre aux chaînes de suspendre la retransmission à tout moment, pour ne pas choquer les spectateurs et respecter la codification violence télévisée. Un complément d’information sera apporté par les chaînes d’information en direct.

Néanmoins, le gouvernement souhaite ne laisser personne sur le bord de la route en cette fin du monde et planche sur un projet d’accompagnateurs qui pourraient décrire aux personnes non-voyantes l’étendue des dégâts en temps réel.

– Je suis terrorisée à l’idée de mourir lors de la  fin du monde… Y a-t-il un moyen d’être sûr d’y assister en étant en vie ?
Élodie, 29 ans, Paris

De toute évidence et au regard des informations que nous possédons, une grande majorité de l’humanité doit s’attendre à une interruption involontaire de vieillissement, conséquence de la destruction patente de notre habitat naturel. Il reste cependant des possibilités de refuges reculés comme Creil, l’abri atomique du palais de l’Élysée et les îles Kerguelen. Dans ce cas, et dans l’optique que vous puissiez rejoindre ces positions stratégiques, vous pourrez assister à la fin du monde dans une sécurité relative.

Nous rappelons que ces informations sont données à titre indicatif et n’engagent en rien la responsabilité de la rédaction si vous veniez cependant à décéder dans les lieux susnommés ou en tentant d’y accéder.

– Mon emploi du temps m’empêche d’assister à la fin du monde : puis-je en espérer une autre ?
David, 41 ans, Colmar 

Cette fin du monde aura l’avantage d’être totalement accessible, même en cas d’indisponibilité de votre part : réunion, repas de famille, décès accidentel antérieur à l’apocalypse. Nous vous conseillons cependant de vous organiser au préalable pour vous rendre disponible, de manière à organiser le mieux possible votre fuite et vos projets de survie dans le monde post-apocalyptique.

La fin du monde étant un événement unique, il ne sera hélas pas rediffusé ultérieurement.

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Joyeuse fin du monde à tous !

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MP 2013 vu par un blogger canadien…..!

19 décembre 2012

« chaque projet public ressemble à une zone de guerre »

Ronald Holden, un bloggeur canadien passionné par la France a publié un article analysant avec humour l’avancée des travaux de MP 2013. En voici quelques extraits.

« J’ai visité Marseille au début du mois, invité par l’office du tourisme de PACA, pour faire un article sur les progrès des travaux, mais il n’y avait pas beaucoup de changements depuis la visite effectuée en novembre 2011 », voici comment Ronald Holden commence son article.

Cet habitant de Seattle se présente comme un « blogger de nourriture, sommelier, consultant de voyage, francophile et fan de panini » sur son compte twitter, à publié fin novembre un article drôle sur Marseille et l’avancée des travaux de MP 2013. Le tout a été publié sur son blog, Cornichon.org (ça ne s’invente pas).

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« L’Union Européenne a généreusement distribué…850 millions d’euros juste pour les projets architecturaux, sans parler des 200 millions d’euros d’investissements du secteur privé dans de nouveaux hôtels ». D’autre part, « au début il y avait un site internet MP 2013 compliqué, maintenant disparu et un ambitieux programme pour la région,avec 500 événements, 100 expositions, 20 nouveaux bâtiments construits par de grands architectes…Hélas, on a l’impression qu’il n’y a pas aucune urgence a terminer à temps même le plus simple des projets de MP 2013, comme la place de bord de mer ».

CornichonOrg02

« Pendant ce temps, le site officiel internet est un espace réservé, les réseaux sociaux du projet sont embarrassants et le nouveau logo ressemble à une blague ».

« Le quai des Belges…et la place entière doit se transformer en un parc de 30 acres dessiné par l’architecte anglais Norman Foster. C’est supposé être terminé pour le 12 janvier, mais pour l’instant c’est un tas de gravats. A peu près chaque projet public, en fait, ressemble à une zone de guerre. »

Avant de terminer sur une note positive et affectueuse, « mais les intellectuels français « sous estiment la capacité des gens du sud de la France à terminer le travail, même si tout se met en place à la dernière minute. A cet égard, cela ressemble un peu à l’Italie ».

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Manifestation.

18 décembre 2012

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Le nucléaire est-il encore compétitif ?

17 décembre 2012

Greenpeace vient de lancer un beau pavé dans la mare en dévoilant que le coût de l’électricité produite par le futur réacteur nucléaire de Flamanville, fleuron (encore en chantier) de la filière nucléaire française, sera plus élevé que celui de l’électricité produite par voie éolienne !

Après des décennies de discours lénifiant expliquant doctement que la France dispose, grâce à sa filière nucléaire, de l’électricité la moins chère du monde et que jamais une source d’énergie renouvelable ne pourrait être compétitive sur le strict plan économique, voilà qui remet en cause bien des idées reçues et qui mérite peut-être qu’on y regarde de plus près !

L’EPR en construction par EDF à Flamanville (Manche) depuis fin 2007 correspond à une nouvelle génération par rapport aux 58 réacteurs nucléaires à eau pressurisée déjà en service en France. Sa puissance (1650 MW) sera supérieure, mais la technologie de base reste la même. Ce n’est même pas le premier prototype du genre puisque AREVA est engagée sur un chantier du même type en Finlande depuis mi-2007 et que deux autres réacteurs comparables sont en construction en Chine, dans le cadre d’un partenariat avec EDF et AREVA.

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le chantier de Flamanville

Mais, comme en Finlande, le chantier de Flamanville a pris du retard et coûtera beaucoup plus cher que prévu. Selon les prévisions de 2005, le réacteur devait entrer en service début 2012 pour un coût total évalué à 3,3 milliards d’euros. Après 4 ans et demi de chantier et de nombreux déboires, EDF estime désormais que le réacteur ne sera pas opérationnel avant 2016, tandis que le montant de la facture a été réévalué à 8,5 milliards d’euros ! Pareille dérive est pour le moins inquiétante quant à l’état actuel de fiabilité de notre fameuse « filière nucléaire française » qui avait accompli des exploits dans les années 1970-80 mais qui semble avoir bien du mal à se maintenir à flots…

Certes, les exigences réglementaires en matière de sécurité se sont renforcées depuis, ne serait-ce que pour tirer les enseignements de la catastrophe de Fukushima. Mais les retards  et les surcoûts s’expliquent surtout par de nombreuses malfaçons détectées en cours d’exécution, ce qui est moins rassurant. D’autant que, pendant ce temps, le chantier des deux réacteurs de Taïshan en Chine avance à grands pas et sans le moindre retard sur le planning prévisionnel ! Commencé fin 2008, bien après donc ceux de  Finlande et de Flamanville, le réacteur EPR Taïshan 1 est déjà équipé de sa cuve et devrait entrer en service dès 2013 tandis que son jumeau sera en activité à partir de 2014. Un véritable camouflet donc pour la filière nucléaire française et ses velléités d’exportation, mais aussi, au-delà, pour la réputation de notre pays en matière de conduite de projets industriels.

En tout cas, l’incidence sur le coût de l’électricité produite est bien réelle et les chiffres avancés par Greenpeace ne sont pas contestés. En avril 2012, un rapport de la Cour des Comptes annonçait déjà un coût de 70 à 90  pour chaque mégawattheure produit par le futur EPR (en intégrant les coûts de démantèlement, sur la base d’une durée de vie de 60 ans). Mais à cette date, le coût du chantier de Flamanville était encore évalué à 6 milliards d’euros, contre 8,5 actuellement ! Le coût calculé par Greenpeace est désormais de 100 €/MWh, ce qui le place effectivement au dessus de celui de l’électricité produite par une éolienne terrestre (évalué entre 70 et 75 €/MWh, l’éolien off-shore étant en revanche nettement plus coûteux à ce jour). Par rapport au chiffre retenu jusqu’à présent par la Commission de régulation de l’énergie, le coût moyen de l’électricité produite par la filière nucléaire passera ainsi de 42 à 69 €/MWh, ce qui laisse augurer de belles augmentations de tarif à court terme…

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le parc éolien de Saint-Martin-de-Crau

A se demander même pourquoi certains continuent à utiliser l’électricité pour l’eau chaude sanitaire alors que les chauffe-eau solaires sont depuis longtemps déjà très compétitifs ! C’est en tout cas un élément capital dans le débat actuel sur la transition énergétique qui vise à faire passer d’ici 2015 la part du nucléaire dans la production d’électricité française de 75 à 50 %. La part de l’éolien devrait s’en trouver naturellement renforcée, mais aussi celle des centrales électriques à cycle combiné gaz, associant turbine à gaz et turbine à vapeur, ce qui autorise un meilleur rendement énergétique et de moindres impacts sur l’environnement.

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le chantier de la centrale combiné gaz de Marrtigues

Le paysage énergétique français est donc bien en voie de mutation rapide…

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Chasing Ice.

14 décembre 2012

Un réalisateur américain a réussi à capturer des images spectaculaires de la plus grande rupture d’iceberg connue. Dans son film « Chasing Ice », James Balog dévoile le moment où cet immense bloc de glace – soit 7,4 kilomètres cubes de glace – s’est détaché du glacier Illulissat, au Groenland, pour partir à la dérive.

© ap.

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« C’était comme si Manhattan se brisait devant vos yeux » explique le réalisateur. Un moment impressionnant capturé à l’aide de 25 caméras, le tout accompagné d’un terrible gémissement. « Des morceaux immenses de glace ont été projetés hors de l’eau pour ensuite retomber avec fracas dans les eaux de l’océan » ajoute-t-il.

Pour parvenir à filmer ce moment précis, le cinéaste a campé dans le froid glacial

© ap.

© ap.

durant plusieurs semaines. Plus que de belles images, James Balog veut démontrer grâce à son film que le réchauffement climatique est en marche. Il a donc entrepris de visiter les glaciers du monde pour apporter la preuve aux septiques que le changement du climat a bel et bien lieu.

Pourtant, il y a quelques années, Balog doutait lui aussi du réchauffement, mais a réalisé l’impact de celui-ci lors d’une mission sur le recul des glaciers. Depuis, il se passionne pour ces géants de glace et a passé sept années en Alaska, au Canada, au Groenland et en Islande pour réaliser son film « Chasing Ice » qui pourrait remporter un Oscar dans quelques semaines. En attendant, il a déjà été récompensé du prix du meilleur documentaire au Festival du film de Sundance.

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La fin du monde a commencé et l’agonie sera lente.

13 décembre 2012

Astéroïde géant, pandémie virale, changement climatique, guerre nucléaire: calendrier maya ou pas, l’humanité n’a que l’embarras du choix en matière d’apocalypse, d’ailleurs déjà enclenchée depuis longtemps à l’échelle de l’Univers tout entier. Qu’on se rassure, l’agonie sera lente.

FinDuMonde

« L’idée d’une fin du monde soudaine par une quelconque cause est absurde », tranche David Morrison, scientifique de la Nasa et spécialiste de la vie dans l’espace. « La Terre FinDuMonde2est là depuis plus de quatre milliards d’années, et il va encore s’en écouler bien d’autres avant que le Soleil ne rende notre planète inhabitable », insiste ce grand pourfendeur du « canular » prédisant la fin du monde pour le 21 décembre 2012, injustement attribué au calendrier maya.

Dans 5 milliards d’années environ, le Soleil se transformera en « géante rouge », mais sa chaleur croissante aura depuis longtemps provoqué l’évaporation des océans et la disparition de l’atmosphère terrestre. Il se refroidira ensuite jusqu’à en mourir mais cela ne devrait plus vraiment nous concerner… « D’ici là, il n’y aucune menace astronomique ou géologique connue qui pourrait détruire la Terre », assure David Morrison.

La menace pourrait-elle tout de même venir du ciel?
Certains, films hollywoodiens à gros budget en tête, évoquent la possibilité qu’un gigantesque astéroïde surgisse de l’espace pour entrer en collision avec la Terre. Une telle catastrophe, impliquant un caillou de 10 à 15 km de diamètre tombé sur l’actuelle péninsule du Yucatan (Mexique), a probablement causé l’extinction des dinosaures voici 65 millions d’années.

Scénario peu probable dans l’immédiat, répondent les astronomes de la Nasa qui scrutent très officiellement le ciel pour éviter qu’il ne nous tombe sur la tête. « Nous avons déjà établi qu’il n’y a pas d’astéroïdes menaçants aussi gros que celui qui a tué FinDuMonde3les dinosaures » en approche de notre planète à court terme, affirme la Nasa pour calmer les frayeurs des nouveaux millénaristes. En outre, si un astéroïde a bien tué les dinosaures et de nombreuses espèces, il n’a pas éradiqué toute vie sur Terre, loin de là. L’espèce humaine aurait donc toujours une chance d’en réchapper.

Suicide aux gaz
Survivre à une pandémie mondiale d’un virus mutant, de type grippe aviaire H5N1, pourrait s’avérer plus compliqué. Mais « même une pandémie extrêmement sévère ne peut entraîner la fin de l’humanité », déclare le Jean-Claude Manuguerra, spécialiste des virus à l’Institut Pasteur, au magazine Sciences & Vie, qui consacre un hors-série à la fin du monde. « La diversité des systèmes immunitaires est telle qu’il y a toujours au moins 1% de la population qui résiste naturellement à une infection », assure-t-il.

Hypothèse un peu passée de mode depuis la fin de la Guerre froide, le spectre d’une guerre nucléaire mondiale n’a pas disparu pour autant. Le nombre de victimes directes dépendrait de son ampleur. Mais même un conflit régional – comme le Pakistan et l’Inde qui auraient l’idée saugrenue d’échanger une centaine de bombes atomiques – suffirait à instaurer un « hiver nucléaire » plutôt désagréable sur l’ensemble de la planète.

Le réchauffement, une vraie menace
Soleil obscurci par les fumées, baisse des précipitations et chute des températures rendraient toute agriculture impossible et entraîneraient probablement une famine FinDuMonde4généralisée. Au train où progressent les négociations mondiales sur le climat, c’est encore le réchauffement qui ressemble le plus à cette fameuse fin du monde, s’inquiètent de nombreux scientifiques. Et il ne s’agit plus cette fois de simples hypothèses.

Sécheresse, inondations, tempêtes et autres catastrophes naturelles deviendront à la fois plus fréquentes et plus intenses avec la hausse des températures mondiales: +2°C, +4°C, voire +5,4°C d’ici à 2100, selon les différents scénarios envisagés. Une dose suffisante pour que l’espèce humaine réussisse son suicide collectif aux gaz à effet de serre? Le thermomètre nous donnera la réponse bien assez vite.

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12/12/12 : partouze à la Douze…!

12 décembre 2012

C’est la dernière fois pour ce siècle : jour, mois et année afficheront mercredi le même nombre pour former la date du 12/12/12, occasion pour les fêtards de boire un verre, et pour les superstitieux de jouer au Loto, voire de se terrer chez eux puisque le douze n’a pas très bonne presse chez les numérologues.

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En attendant le 21/12/12 et la fin du monde attendue par le calendrier maya, après le 10 novembre (10/11/12) qui n’a pas vraiment fait recette, sans compter le 07/07/07 qui n’avait pas apporté la chance attendue, le 12/12/12 mobilise surtout la Française des Jeux et ceux qui n’entendent pas rater une occasion de s’amuser.

Cette combinaison numérique se déclinant dans tous les pays ayant adopté le calendrier grégorien, les réseaux sociaux la colportent dans toutes les langues, qu’il s’agisse d’invitation à méditer ou de souligner le temps qui passe. « C’est la dernière fois que cette combinaison survient de notre vivant, à moins que nous devenions des cyborgs », dit un twitto.

En France, c’est souvent plus gaulois. Un groupe sur Facebook invite à « la partouze du 12/12 à 12h12 à la Douze« , bourgade de Dordogne. Un autre demande que ce jour soit férié en Aveyron (département numéro 12) et « qu’on immortalise ce jour unique par un gros rassemblement place d’armes à Rodez à 12h12!!! »

« Chiffre horrible »
La Française des Jeux, qui ne manque jamais de capitaliser sur les vendredis 13 ou les combinaisons de chiffres, rappelle aux joueurs qu’il faudra attendre le 01/01/2101 pour qu’une telle série se reproduise. Et, personne n’ayant gagné a cagnotte de lundi du Loto, le tirage de mercredi soir se montera à 12 millions d’euros.

Reste que le 12 n’a pas vraiment la faveur des numérologues, même si ce nombre est l’un des plus symboliques avec les 12 travaux d’Hercule, les 12 dieux de l’Olympe, les 12 apôtres ou les 12 signes du Zodiaque… « C’est un chiffre horrible! C’est le pendu dans le jeu de tarot de Marseille », s’exclame Michael Snocq, formateur en numérologie à Paris.

« Et lorsqu’il se répète plusieurs fois, c’est mauvais sur tous les plans, sauf dans le domaine spirituel », ajoute-t-il, estimant que ce jour ne sera bénéfique que « pour l’attente et la réflexion ». Il sera même carrément « mauvais » pour les gens qui possèdent ce chiffre dans leur date de naissance, assure-t-il.

Sa collègue Anne-Marie Pellegrin va plus loin et estime que le 12/12/12 volera la vedette au 21 des Mayas. « Cette date marque la fin d’un cycle. Le monde doit prendre conscience des décisions à prendre car les choix individuels et ceux des dirigeants de tous les pays seront déterminants pour l’avenir de l’humanité », met-elle en garde. Si rien ne se passe cette année, il y aura toujours la symbolique du nombre 13 l’année prochaine.

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Un peu d’humour (circule sur le net)…!

11 décembre 2012

OnCoule01

Devant les urgences des hôpitaux de FRANCE,  il y a une file d’attente de 2 km et sur 4 rangs!

Une moyenne 30 000 personnes, toutes debout les coudes collés au corps, avec leurs doigts saignants…

J’ai eu peur, donc je suis allé voir l’interne…

_ C’est une épidémie ? lui ai-je demandé

_ C’est pire ! me dit-il…
_ Alors c’est une pandémie ?
_ Non c’est pire…
_ Affolé, j’ai posé la question : “Est-ce que je peux l’attraper ?”
Cela dépend de ce que vous avez fait en Novembre !
_ Mais qu’ont-il fait, eux,  en Novembre ?

Eh ben, ces gens là ont voté FILLON (ou COPÉ) en Novembre,

et maintenant ils s’en mordent les doigts !!!

OnCoule02

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Pour les moins forts en économie…petit rattrapage :

10 décembre 2012

La crise, quand on m’explique simplement, c’est facile à comprendre !

Marcel est propriétaire d’un bistrot. Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcolos qui n’ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.

Il imagine alors un plan marketing génial : « Picole aujourd’hui, paie plus tard ».
Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.
Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.
Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.
Les clients de Marcel s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.

Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie. Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.

Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS. Les Picolobligations sont alors « titrisées » (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme.

Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme « obligations AAA », ne sont en fait que les créances bidons d’alcolos feignasses.

Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.

Un beau matin, un « risk manager » oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.

Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, … bernique !  La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.

Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%. La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque. Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs ( « too big to fail » qu’on dit) ….

La banque est donc renflouée par l’état. Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel…

C’est pourtant pas difficile à comprendre, non ?

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Un dernier discours avant la fin du monde.

9 décembre 2012

La Première ministre australienne Julia Gillard a prononcé, dans un élan d’humour, son dernier discours avant la fin du monde.

Le ton est grave, la situation semble sérieuse. La Première ministre australienne s’adresse à la nation tout entière pour soutenir son peuple dans ces moments difficiles…

La Première ministre australienne Julia Gillard

La Première ministre australienne Julia Gillard

La prophétie maya annonce en effet, selon certaines interprétations, la fin du monde pour le 21 décembre prochain. Julia Gillard prend les devants et assume ses responsabilités avec légèreté et beaucoup d’humour, rapporte le magazine Elle.

Pour les besoins d’une émission humoristique nationale diffusée sur la radio Triple J, la Première ministre n’a en effet pas hésité à jouer le jeu et à assurer ses citoyens de sa présence à leurs côtés. Morceaux choisis:

« Mes chers compatriotes encore vivants, la fin du monde approche. »

« Que le coup de grâce soit porté par des zombies dévoreurs de chair humaine, par des bêtes démoniaques de l’enfer ou par le triomphe de la K-pop (Korean Pop, Gangnam Style, etc.), soyez sûrs d’une chose: je me battrai pour vous jusqu’au bout ».

Avantages
La Première ministre distingue malgré tout un avantage à cette fin du monde imminente: elle n’aura plus à affronter les questions des téléspectateurs lors du traditionnel show télévisé politique « Questions and Answers »…

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Mariage pour tous….

8 décembre 2012

La liste des élus ayant signifié leur opposition au projet de loi “Mariage pour tous” est publique sur le site maire pour l’enfance :

Créé en 2005, le collectif des « Maires pour l’enfance » rassemble des maires et adjoints de tous les horizons et de toutes les sensibilités politiques opposés au mariage et à l’adoption par des couples homosexuels.

Créé en 2005, le collectif des « Maires pour l’enfance » rassemble des maires et adjoints de tous les horizons et de toutes les sensibilités politiques opposés au mariage et à l’adoption par des couples homosexuels.

On peut déjà y voir 2 carnussiens :

MairePourLEnfance2

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Après le moustique tigre, le charançon rouge…

5 décembre 2012

2 charançons rouges des palmiers capturés à Nice

Les charançons rouges sont de redoutables prédateurs qui ont pour cible les palmiers, très nombreux sur la Côte d’Azur. En dépit des mesures de prévention et d’éradication, ils progressent dangereusement.

 Le coléoptère a une "attirance particulière" pour le palmier

Le coléoptère a une « attirance particulière » pour le palmier

Le coléoptère, très agressif, menace le patrimoine paysager constitué de presque 100.000 palmiers, qui sont à la fois le symbole de la diversité et la signature de la Côte d’Azur.
Des pièges ont été posés sur les arbres menacés. Les 6 et 13 novembre dernier, deux Charançons rouges des Palmiers ont ainsi été capturés à Nice. Le premier au Castel des Deux Rois à l’est de Nice et le deuxième à l’aéroport Nice-Côte-d’Azur.
La ville de Nice, conformément aux préconisations du Comité de Pilotage azuréen (COPIL CRP 06) de lutte intercommunale contre le Charançon Rouge des Palmiers a aussitôt effectué une campagne de contrôle des palmiers et d’information auprès des propriétaires situés en zone contaminée, soit dans un périmètre de 200 mètres, avec les équipes de bénévoles de la Réserve Civile citoyenne.
Trois palmiers privés suspects ont été identifiés et ont fait l’objet d’un premier contrôle rapproché. Un examen plus approfondi est en cours. Ces captures confirment la réalité de la menace qui pèse sur le patrimoine végétal de la Côte d’Azur et justifient les efforts entrepris depuis 2009 par les collectivités partenaires contre le charançon.
Les propriétaires de palmiers doivent être mobilisés plus que jamais contre ce nuisible, en exerçant une surveillance attentive et régulière de leurs palmiers par des professionnels agréés.
En janvier 2013, un Colloque scientifique international sera organisé à l’Opéra de Nice, ville pilote, afin de réunir l’ensemble des pays concernés et faire le point sur les méthodes de lutte les mieux appropriées pour une meilleure coordination à l’échelle méditerranéenne. La Ville de Nice et les 35 communes partenaires du COPIL CRP 06 ainsi que la Principauté de Monaco continuent à unir leurs efforts pour faire reculer l’infestation et protéger les palmiers azuréens.

Pour en savoir plus sur le charançon rouge

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Métropole : envol des taxes et des impôts…?

4 décembre 2012

Lors du conseil communautaire à Venelles, les élus du pays d’Aix ont renouvelé leur opposition farouche au projet de création de métropole.

La présidente de la CPA Maryse Joissains

La présidente de la CPA Maryse Joissains

Entre deux publicités pour les sponsors du club de volley, la banderole accrochée au mur du gymnase de Venelles ne laissait guère de doute quant à l’issue des débats. »Non à la métropole marseillaise« , pouvait-on lire en grosses lettres noires alors que s’ouvrait le conseil communautaire exceptionnel consacré au positionnement de la Communauté d’agglomération du pays d’Aix face au projet métropolitain appuyé par l’État.

« Avant toute reprise des discussions avec le préfet Théry (chargé de piloter le projet, ndlr), nous demandons au gouvernement d’abandonner l’idée de métropole, lançait en préambule Georges Cristiani, le maire de Mimet, à l’origine d’une pétition portant aujourd’hui la signature de 95 maires sur les 119 que compte le département. Car le préfet ne concerte pas, il tente d’imposer une métropole alors que les maires concernés demandent un syndicat mixte pour prendre en charge uniquement les grands projets sur le territoire de l’aire métropolitaine. Comme c’est d’ailleurs le cas à Paris« .

Il s’agissait donc hier soir de voter une délibération, déjà adoptée par les autres communautés d’agglomérations du département -hors Marseille- proposant un « pôle métropolitain regroupant des établissements publics de coopération intercommunale dans un partenariat librement consenti« . Et surtout « respectueux des structures intercommunales déjà existantes« .

Quelques grincements inédits

Si le sujet a longtemps joui d’une large unanimité, de gauche à droite, les débats d’hier soir ont réservé quelques grincements inédits. Michel Boulan, le maire (UMP) de Châteauneuf-le-Rouge s’est étonné de la faiblesse d’un texte « qui demande l’abrogation de la loi sur la réforme des collectivités territoriales alors que le pôle métropolitain découle précisément de cette loi« , un texte qui « accompagne le convoi funèbre » des compétences des communes et des communautés d’agglo.

« On dit craindre l’abandon des compétences des maires au profit de la métropole et que fait-on ? On les transfère au pôle métropolitain !« , a-t-il poursuivi, redoutant « le ridicule » dès lors que cette requête de la CPA sera examinée au ministère et regrettant le « problème de gouvernance » qui a exclu les mairies et les populations de cette prise de position. Enfin, Michel Boulan a regretté un « audit à la va-vite d’une ville qui a tout de même plus de 2600 ans« .

Car le texte soumis au vote des élus communautaires du pays d’Aix n’est pas tendre avec Marseille : « Nous nous engageons à soutenir ces principes pour protéger nos habitants, car ce n’est pas en affaiblissant les mairies du pays d’Aix que l’on guérira Marseille de ses maux » car « elles ne sont pas responsables des décisions prises par la Ville de Marseille et par la Communauté urbaine de Marseille depuis plusieurs décennies« .

Maryse Joissains n’a pas dit autre chose : « Marseille a des problèmes tels qu’on ne pourra pas l’aider. La création d’une métropole signifierait l’envol des taxes et des impôts« , a-t-elle prophétisé, assurant toutefois garder la main tendue vers sa voisine phocéenne. Christian Burle, le maire (UMP) de Peynier, a pris quant à lui moins de précautions pour agiter l’épouvantail marseillais : « Nous avons en pays d’Aix 34 communes et c’est la limite d’échelle. Que se passerait-il si une métropole aussi étendue était créée ? La délinquance, l’insécurité… Il en serait fini de notre quiétude, de notre bien-vivre en pays d’Aix« .

Un « baroud d’honneur »

Le député (PS) et maire du Puy Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, a refusé « de tomber dans la caricature du pour ou contre » Marseille. « Il existe un certain nombre de compétences où nous avons des faiblesses, où il est impératif de coopérer, comme les transports, le développement économique ou l’environnement, a-t-il expliqué. La question porte surtout sur la méthode et la façon d’organiser cette coopération. Et je ne crois pas que la métropole, une réponse aussi institutionnellement lourde, soit appropriée« .

Une métropole dont « le fonctionnement ne se mettrait pas en place avant trois ans alors qu’il y a urgence, a appuyé Loïc Gachon, maire (PS) de Vitrolles. L’intercommunalité unique sur l’aire métropolitaine est une chimère, même si le fait métropolitain est indiscutable« .

Jacques Agopian (PS)a saisi l’occasion pour proposer à la CPA un petit exercice d’autocritique : « Je suis partisan du ‘oui, si…’ plutôt que du ‘non parce que…’ qui nous a fait notamment perdre le siège de l’université ou et prendre le wagon de queue de Marseille Provence 2013, a-t-il dit. Si l’État se penche sur les problématiques de notre territoire, ce n’est pas pour rien ! Si les élus que nous sommes avions fait notre travail, en terme de transports, ou d’aménagement par exemple, nous n’en serions pas là. Aujourd’hui, nous payons notre manque de coopération pour préserver nos petites prérogatives… »

Moins virulent, François-Xavier de Peretti (Centre) a alerté sur « la proposition d’un pôle métropolitain déjà obsolète, qui pourrait être perçue comme un baroud d’honneur« . Selon lui, « il faudrait réfléchir à un plan B, à déterminer les exigences du pays d’Aix en terme de représentativité ou de compétences au sein d’une métropole qui risque d’être mise en place malgré le refus exprimé des communautés d’agglo« .

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Méditerranée : une mer en voie de disparition ?

1 décembre 2012

Grâce à l’industrie pétrolière et chimique, nous « bénéficions » depuis plusieurs dizaines d’années d’une quantité hallucinante de produits de consommation de toute sorte en plastique. Une quantité non moins hallucinante se retrouve par « gravitation universelle » dans les mers et océans, formant aujourd’hui, au gré des courants marins (gyres) des « continents » de plastique dont se nourrissent malencontreusement les poissons et les oiseaux, en effet, ce plastique est un poison mortel…..

250 milliards de fragments de plastique

250 milliards de fragments de plastique

On parle de ce problème depuis plusieurs années et nous avons fait plusieurs articles dans cette même édition, nous en reparlons aujourd’hui au sujet de la mer Méditérannée…..

Quelque 250 milliards de microfragments de plastique contamineraient la Méditerranée, des déchets minuscules avalés par les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons et qui pourraient finir dans nos assiettes.

L’Institut français de recherche pour l’exploration de la mer (Ifremer) et les experts de l’Université de Liège (Belgique) viennent ainsi de fournir une première évaluation de l’étendue des dégâts à partir des échantillons prélevés en juillet par les membres de l’expédition Méditerranée en danger(MED) sur le littoral français, du nord de l’Italie et de l’Espagne.

« Nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d’eau, c’est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce n’est pas sur toute la colonne d’eau », a précisé le chef de l’expédition, Bruno Dumontet, mais c’est déjà « particulièrement inquiétant ».

Le projet, monté par des bénévoles, qui ont loué un voilier de 17 mètres sur leurs fonds propres pour la première campagne, est également porté par une vingtaine de chercheurs d’une dizaine de laboratoires universitaires européens.

500 TONNES DE DÉCHETS

« Pour 2011, on prévoit de continuer les prélèvements pour avoir une analyse globale sur toute la Méditerranée, mer relativement fermée, pas très grande et (idéale) pour étudier ce type de pollution », affirme M. Dumontet, ajoutant que son expédition est la première du genre en France et en Europe.

« 90 % des échantillons présentaient des microdéchets et vu le poids moyen (1,8 mg) des 4 371 microdéchets récoltés lors de la campagne, cela donne une valeur extrapolée d’environ 500 tonnes pour la Méditerranée », selon François Galgani, de l’Ifremer.

« Parce que les microdéchets polluent déjà la mer, et qu’il est trop tard pour l’empêcher, nous nous sommes dit que la seule solution c’est de les limiter à la source », explique encore Bruno Dumontet. D’où la pétition en ligne 1 million de clics pour la Méditerranée, lancée récemment pour demander un nouveau cadre juridique à Bruxelles imposant l’écoconception systématique de tous les produits de grande consommation.

Les sacs en plastique interdits en Italie à partir du 1er janvier

Les sacs en plastique seront bannis des magasins et supermarchés italiens à compter du 1erjanvier, une grande première pour un pays qui consomme à lui seul un quart des 100 milliards de sacs consommés annuellement en Europe.

Les sacs en plastique, pour la plupart importés de pays asiatiques comme la Chine, la Thaïlande et la Malaisie, devront être remplacés par des équivalents en matière biodégradable ou en papier.

Selon les associations de défense de l’environnement, 28 % des sacs se transforment en déchets qui finissent dans la nature, alors qu’au moins deux cents ans sont nécessaires pour leur décomposition.

Source ici

La navigatrice Isabelle Autissier (était) la marraine du salon nautique du Cap-d’Agde (octobre 2012).

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On dit que la Méditerranée est une mer en danger. Est-ce votre sentiment ?

C’est plus qu’une mer en danger, c’est une mer qui se meurt. Avec sa petite surface, elle renferme plus de 10 % de la biodiversité mondiale. Elle devrait être l’objet de toutes nos attentions et pourtant, elle devient un égout à ciel ouvert : la densité de microdéchets de plastique est l’une des plus élevée du monde, elle est le réceptacle de rejets chimiques comme les PCB que l’on trouve ensuite dans les mammifères marins. Ses rives sont extrêmement peuplées, le tourisme s’y développe massivement, les berges de ses fleuves ont été aménagées au point qu’ils ne transportent plus les sédiments nécessaires à l’engraissement des plages… La Méditerranée est réellement dans un sale état.

Pensez-vous qu’on a pris toute la mesure du problème ?

Visiblement non. Or, ce sont les populations riveraines qui vont payer toute cette inconscience au prix fort : en s’exposant au risque d’inondation et de submersion, conséquence du réchauffement climatique et de l’érosion des côtes ; en voyant leurs pêcheurs disparaître avec l’effondrement de la ressource ; leur santé se dégrader en raison de la pollution…

Que faudrait-il faire ?

Les tâches sont multiples, elles sont toutes urgentes. Il faudrait faire en sorte que les populations du bassin puissent accéder à des systèmes de traitement des eaux, que les agricultures riveraines diminuent les charges de pesticides et d’engrais, que les pêcheries optent pour une gestion durable de la ressource…

Le constat est accablant, êtes-vous pessimiste ?

Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste… Dans les deux cas, ce serait une démission. Je me dis qu’il ne faut pas cesser d’avancer et pour avancer, il faut être conscient que c’est l’humanité qui est en première ligne. L’homme est responsable des dangers qui guettent nos mers, ils ne sont donc pas inéluctables. Ce que l’homme a provoqué, il peut le faire cesser.

Lorsque vous avez pris la présidence du WWF, l’une de vos premières interventions fut d’appeler à l’arrêt du massacre des thons rouges. A-t-il cessé ?

Aujourd’hui nous avons un petit signal positif même s’il y a encore beaucoup de braconnages et de comportements mafieux. Mais tout de même, quel gâchis ! On a sur-investi, avec de l’argent public, dans des bateaux qui ont servi à détruire une ressource et maintenant on en est, toujours avec de l’argent public, à mettre ces bateaux au rancard. Que ça nous serve de leçon !

La semaine dernière, le ministre espagnol des Pêches a estimé qu’on pourrait augmenter raisonnablement le quota de pêche du thon rouge…

C’est totalement inapproprié. On a effectivement un petit signe positif mais il faut rester prudent. Je suis partisan du statu quo : maintien du quota à son niveau actuel.

Au Cap-d’Agde, vous allez aborder une pollution que l’on évoque rarement : le bruit…

Les espèces animales, y compris marines, sont sensibles au bruit. Or on en fait de plus en plus et l’eau les propage beaucoup plus que l’air. Certains de ces bruits sont très destructeurs. C’est le cas des basses fréquences qu’émettent les sonars. Les mammifères marins ne les supportent pas. Elles provoquent des stress qui conduisent l’animal à remonter rapidement à la surface. Le risque est l’éclatement du tympan, la perte d’orientation, l’échouement et la mort. En mer, il faut préserver des espaces de silence.

Source « Midi Libre » ici !

* Un reportage sur Thalassa « Océans de plastique » ici.

Les océans sont en quelques décennies devenues des décharges. Nous y déversons 6 millions et demi de tonnes de déchets par an, 80% sont en plastique.

Chaque kilomètre carré de mer ou d’océan sur la planète contient des milliers de bouts de plastique.

Les océans sont en quelques décennies devenues des décharges.

Les océans sont en quelques décennies devenues des décharges.

Ces plastiques tuent et mutilent des milliers de mammifères et d’oiseaux marins chaque année. De la Méditerranée à la Mer du Nord, de l’Atlantique au Pacifique, du continent américain à l’Inde, des scientifiques alertent sur l’ampleur de la pollution. Aux Pays-Bas un scientifique a découvert que 95% des fulmars -un oiseau commun du Nord de l’Europe- avaient du plastique dans l’estomac. Des micros-particules de plastiques sont retrouvées sur les plages du monde entier. Une zone d’accumulation des déchets a été récemment découverte en plein Pacifique. Une « soupe » de plastique ingérée par les poissons et même le plancton, la base de toute la chaîne alimentaire. Ces plastiques libèrent dans l’environnement des produits chimiques, des perturbateurs endocriniens, dont on commence à peine à découvrir les effets sur les animaux et les hommes.

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