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Les trains du futur bientôt sur les rails ?

9 octobre 2019

Jules Verne l’avait imaginé dès 1889 : des capsules propulsées à 1200 km/h dans des tubes aériens pour faciliter les transports rapides. L’action était supposée se déroulée en 2889. On y sera peut-être bien avant… L’idée est en effet en train de faire son chemin, reprise notamment par l’entrepreneur sud-africain Elon Musk, désormais installé à Los Angeles, fondateur d’une entreprise qui creuse des tunnels, The Boring Compagny, mais aussi à l’origine des sociétés Tesla, SolarCity ou encore Space X, dont l’objectif est, en toute modestie, de préparer la colonisation de la planète Mars.

Schéma de principe d’un train hyperloop selon la société néerlandaise Hardt Hyperloop (source © Bluewin)

En 2013, il publie un livre blanc qui pose les bases du concept Hyperloop, un moyen de transport ultra-rapide à propulsion électrique, sous forme de capsules circulant dans un tube dépressurisé pour limiter au minimum les frottements : « la vitesse de l’avion avec la fréquence d’un métro ». Depuis, plusieurs sociétés se sont mises au travail, chacune essayant de développer l’idée pour la rendre opérationnelle.

Prototype en cours de développement par la société Hyperloop TT à Toulouse (source © Midi Libre)

Curieusement, deux d’entre elles ont installé leurs bases en France. C’est le cas de l’entreprise américaine Hyperloop TT qui a installé un centre de recherche près de Toulouse sur l’ancien terrain militaire de Francazal, profitant de l’environnement technologique et scientifique de haut niveau en matière d’aéronautique et de systèmes embarqués liés aux installations d’Airbus et des pôles de compétitivité locaux.

La start-up américaine Hyperloop One a préféré, elle, construire son centre de recherche dans le sud de l’Espagne, mais l’outsider canadien, Transpod, a choisi de s’installer en Haute-Vienne, dans un petit village de 400 habitants, Droux, situé à une cinquantaine de kilomètres de Limoges, pour y construire sa piste d’essai destinée à faire circuler ses futurs prototypes à plus de 1000 km/h dans un tube de 3 km perché sur des pylônes, le long d’une voie ferrée désaffectée.

Vue d’artiste du futur hyperloop imaginé par la société Transpod (source © BFMTV)

Les technologies de ces différents projets hyperloop en pleine phase de développement diffèrent selon les équipes qui restent discrètes sur leurs secrets de fabrication. Le point commun serait de circuler dans un tube parfaitement étanche dans lequel la pression serait abaissée fortement pour réduire au minimum les frottements de l’air et économiser d’autant la consommation d’énergie dont 70 % est due aux friction de l’air et des roues, comme le rappelle le député Cédric Vilani dans une note rédigée en 2018 pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

La propulsion électrique ou magnétique (par des moteurs à induction) limite les nuisances sonores et réduit les émissions de CO2. Quant à la friction des roues, le meilleur moyen de la réduire est de faire léviter le train au-dessus du rail, soit sur coussin d’air, comme l’imaginait initialement Elon Musk, soit par sustentation magnétique.

Esquisse de la capsule du futur Spacetrain en cours de développement sur les anciennes infrastructures de l’Aérotrain (source © Spacetrain)

Les deux technologies ont déjà été éprouvées. Celle du coussin d’air est à la base du concept d’Aérotrain développée entre 1965 et 1974 par l’ingénieur français Jean Bertin qui avait fait circuler son aérotrain sur un monorail surélevé traversant la plaine de Beauce au nord de Paris. Le projet n’avait alors pas pu atteindre le stade ultime du développement commercial et avait dû s’effacer face au développement du TGV. Mais le génie civil est toujours en place et la société française Spacetrain est en train d’y tester sa navette du futur propulsée par un moteur à induction linéaire alimenté par une pile à combustible à hydrogène qui fait tourner les turbines alimentant les coussins d’air, le tout pour atteindre une vitesse de croisière de l’ordre de 600 km/h. L’intérêt d’une telle technologie qui envisage une exploitation commerciale dès 2025 est de permettre des liaisons rapides sur des lignes comme Paris-Orléans dont la fréquentation n’est pas suffisante pour rentabiliser une infrastructure LGV.

Le Transrapid de Shangai (source © German China)

L’autre approche est celle de la lévitation magnétique à base d’aimants supraconducteurs fixés à la voie et sur lesquels lévite la capsule munie elle-même de bobines supraconductrices, les deux aimants se repoussant pour éviter le contact et donc les frottements. Le Transrapid développé par les Allemands ThyssenKrupp et Siemens qui devait relier Munich à son aéroport est basé sur ce principe, piloté entièrement à distance de manière totalement automatisé. Le projet, jugé trop coûteux, a finalement été abandonné suite à un accident, mais un train de ce type fonctionne depuis 2002 permettant de rallier l’aéroport de Shangai en quelques minutes.

Prototype du MagLev japonais (source © Japan Rail Pass)

Un autre projet comparable, japonais celui-là, le Maglev, est en cours de développement par la compagnie Central Railway Japan qui espère l’exploiter à partir de 2027, d’après Megamark, pour parcourir en 40 mn les 286 km qui séparent Tokyo de Nagoya, à une vitesse de croisière proche de 500 km/h.

Pour la technologie hyperloop, qui vise plutôt une vitesse de l’ordre de 1000 km/h (pas plus car au-delà le tube dans lequel circulera la capsule subit des ondes de choc potentiellement dommageables), une des difficultés à résoudre est la gestion de l’aérodynamisme. Selon Sciences et Avenir, Il est donc envisagé d’installer à l’avant de la capsule un compresseur axial, destiné à aspirer l’air qui a tendance à s’accumuler en amont, et à le rejeter à l’arrière, toujours dans l’objectif de limiter les frictions.

Une chose est sûre en tout cas, il n’y aura probablement pas de chauffeur dans ces trains du futur. La SNCF annonce d’ailleurs pour 2023 des trains sans conducteur, peut-être même dès 2021 pour le fret. L’objectif est clair : permettre via l’automatisation de la conduite de faire circuler davantage de trains sur une même ligne en optimisant l’accélération et le freinage. La technique est déjà largement éprouvée pour les métros, mais un peu plus complexe pour les trains qui circulent en milieu ouvert et sont donc susceptibles de rencontrer des obstacles sur la voie. Comme la distance nécessaire à un train pour stopper est relativement importante, et que par définition un train ne peut pas faire un écart pour éviter l’obstacle, il faut anticiper et détecter les obstacles éventuels à plus d’1 km en amont, de jour comme de nuit. Il existe d’ailleurs déjà des trains qui circulent en conduite autonome, pour le compte de la compagnie minière Rio Tinto en Australie, mais dans une région semi désertique où les obstacles ne sont pas légion…

Le train autonome AutoHaul piloté à distance par la société Rio Tinto en Australie (source © Détours Canal +)

Et l’innovation ferroviaire ne se limite pas aux seuls trains à grande vitesse puisque le bureau d’innovation breton Exid Concept & Développement travaille de son côté à développer son concept de Taxirail dont un premier démonstrateur est envisagé dès 2020.

Maquette du Taxirail qui pourrait redonner vie aux petites lignes abandonnées de la SNCF (source © Exid C&D / L’Usine nouvelle)

Il s’agirait d’une navette autonome de 40 places seulement destinée à circuler sur les voies SNCF existantes, y compris celles disposant d’ouvrages d’art anciens trop fragiles pour supporter les 50 à 80 tonnes des autorails classiques. Ces navettes circuleraient à la demande, appelées via une application sur smartphones ou via des bornes en gare, et seraient propulsées par un moteur électrique alimenté sur batterie accompagnée d’une réserve de biogaz pour prolonger la charge, leur donnant une autonomie de 600 km, suffisante pour la journée.

On le voit, le domaine du transport ferroviaire est en pleine innovation et pourrait bien connaître dans les années qui viennent de véritables révolutions technologiques que même Jules Verne n’avait pas osé imaginer !

L. V.

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Astucieux : des filets attrape-déchets

21 septembre 2019

C’est un rapport du WWF, publié le 7 juin 2019 et déjà évoqué ici, qui l’affirme : 600 000 tonnes de déchets plastiques sont déversées chaque année dans la Mer Méditerranée, dont une bonne partie directement depuis les côtes françaises. Il suffit de se promener sur les plages marseillaises après une période de précipitations pour le constater : les accumulations de déchets de toute sorte s’amoncellent sur nos côtes et finissent inéluctablement dans la mer, dégradant non seulement la qualité esthétique de nos paysages mais surtout provoquant des atteintes irréversibles à la biodiversité.

Déchets sur la plage du Prado (photo © archives Bruno Souillard / La Provence)

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les incivilités ne sont pas seules à l’origine de cet état de fait : tous ces déchets qui jonchent nos côtes et dérivent parfois très loin au large n’ont pas été jetés volontairement par des individus dénués de tout scrupule, même si ce genre de comportement existe aussi. Bien souvent, il s’agit de déchets soigneusement jetés dans les poubelles.

Ramassage des poubelles dans les rues de Marseille (photo © G. Bernardi / 20 Minutes)

Sauf que les poubelles souvent débordent et parfois se renversent. Il suffit alors d’un coup de mistral pour que ces déchets s’envolent et entament une course vagabonde qui les emmène sur la chaussée. Dès qu’il pleut, tous ces déchets sont emportés par le ruissellement et se retrouvent dans les bouches d’égout du réseau pluvial qui les charrie dans les cours d’eau ou directement en mer. Et c’est pourquoi on retrouve sur les berges de nos rivières et au droit des exutoires en mer autant d’accumulation de déchets de toute sorte : sacs en plastique, mégots, canettes, couches usagées, déchets de polystyrène ou emballages de fastfood…

Pour tenter de limiter un tel fléau, les Australiens ont eu une idée toute simple mise en œuvre en 2018 à Kwinana, une ville de 40 000 habitants dans la banlieue de Perth : elle consiste tout simplement à poser des filets à la sortie des canalisations du réseau pluvial. Quand il pleut, tous les déchets qui sont charriés dans le réseau se retrouvent piégés dans les filets qu’il suffit donc de vider régulièrement. Pour cela, il faut mobiliser un camion muni d’une grue afin de relever les filets et de les vider avant de trier les déchets ainsi récoltés, tandis qu’on remet en place le filet jusqu’à l’épisode pluvieux suivant.

Filet à déchets installé à la sortie d’une canalisation de Kwinana (source : site Facebook de la ville / Creapills)

Et le dispositif est particulièrement efficace à en juger par les images diffusées par la municipalité de Kwinana : ce sont plusieurs centaines de kg de déchets flottants de toutes sortes qui sont ainsi recueillis régulièrement, évitant qu’ils ne se dispersent ensuite directement dans le milieu naturel.

Filets à déchets installés sur un exutoire pluvial de Kwinana (source : site Facebook de la ville / Creapills)

Un système aussi astucieux et qui recourt à une technicité somme toute assez modeste, ne pouvait qu’attirer l’attention. Avec les nouveaux moyens d’information, les idées circulent vite et un an plus tard, la méthode a déjà fait de nombreux émules. Même la ville de Marseille s’y est intéressée, elle qui est confrontée depuis des années à ce problème des déchets qui finissent en mer. Cet été, le 13 août 2019, comme l’ont noté GoMet ou encore Made in Marseille, le SERAMM (Service d’assainissement Marseille Métropole, une société du groupe Suez, concessionnaire du marché de gestion des eaux usées sur plusieurs communes de la métropole Aix-Marseille-Provence, dont Marseille et Carnoux-en-Provence) a donc installé lui-aussi des filets anti-déchets à la sortie de certaines canalisations sur le littoral.

Il a pour cela fait appel à la société Pollustock, basée à Mandelieu – La Napoule, dans les Alpes-Maritimes, une entreprise spécialisée depuis plus de 10 ans dans la conception de barrages flottants anti-pollution. Pollustock commercialise ses filets HR 1000 en matière imputrescible à larges mailles, développés dans le cadre d’un partenariat avec Vinci Autoroutes et qui présentent une grande résistance leur permettant de retenir d’importants volumes de macro-déchets tout en étant réutilisables de manière durable.

Pose d’un filet Pollustock pour le SERAMM sur le littoral marseillais en août 2019 (source © Pollustock)

Installés au droit d’exutoires en mer sur le littoral marseillais, dans des secteurs parfois difficiles d’accès, ces filets devraient bientôt entrer en action suite aux orages d’automne attendus dès ce week-end. Nul doute qu’ils permettront d’arrêter au moins une partie des canettes, bouteilles en plastique et autres déchets qui sinon finissent directement leur course en mer. Une initiative qui demanderait certainement à être rapidement généralisée sur tout le territoire de la métropole et, au-delà, sur tout le pourtour de la Méditerranée. Pour une fois que Marseille s’empare aussi vite d’une innovation à visée écologique, cela méritait d’être salué !

L. V.

Et pendant ce temps-là, il neige en Australie…

17 août 2019

La semaine du 15 août est traditionnellement en France celle où l’on se bouscule le plus sur les plages. Après les deux épisodes de canicule qui se sont succédé fin juin puis à nouveau fin juillet, les températures de cette deuxième semaine d’août étaient certes à un niveau plus raisonnable, mais suffisamment élevées pour attirer de nombreux vacanciers dans les stations balnéaires, notamment sur le pourtour méditerranéen où il faut parfois jouer du coude pour arriver à étaler sa serviette sur un coin de sable chaud.

Plages de Manly à Palm Beach au nord de Sydney (source © Australia-Australie)

Et pendant ce temps-là, de l’autre côté du globe, c’est l’hiver austral. En Australie justement, pourtant réputée pour son climat semi-aride voire carrément désertique sur une large portion centrale du pays, et alors que le continent avait subi jusqu’en février 2019 une canicule sans précédent, enregistrant fin janvier des records de température jusqu’à 49,5 °C et des feux de forêts dévastateurs, c’est une vague de froid inédite qui s’est abattue sur le pays entre le 9 et le 12 août…

C’est la partie sud-est du continent australien qui a subi de plein fouet cette vague de froid polaire venue de l’Antarctique. Il a neigé dans l’État de Nouvelle Galles du Sud et surtout dans celui de Victoria, encore plus au sud, ainsi qu’en Tasmanie. Melbourne et la capitale Canberra se sont retrouvées sous la neige, de même qu’Hobart, la ville principale de Tasmanie, qui n’avait pas vu la neige depuis une bonne vingtaine d’années. A Melbourne, il faut remonter au 25 juin 1986 pour retrouver la trace du dernier flocon tombé et les dernières grosses chutes de neige sur la ville datent de 1951, ce qui donne une idée de la rareté de l’événement.

Des kangourous aux sports d’hiver, à Lyonville (Victoria’s central highlands) (photo © Nicholas Dunand / The Conversation)

Des milliers de foyers se sont retrouvés sans électricité du fait de ces chutes de neiges particulièrement abondantes, non seulement dans les parties les plus montagneuses (où l’on a relevé jusqu’à plus de 2 m de neige dans certaines stations de ski) mais aussi en plaine à moins de 300 m d’altitude. Plusieurs vols ont dû être annulés à cause de ces conditions atmosphériques déplorables, et les images des pauvres kangourous bondissant au milieu de champs de neige pour se réchauffer les pattes ont fait le tour du monde.

Des kangourous peu à l’aise sous la neige (photo © capture Twitter/@stephengrenfel1)

Dans les zones les plus montagneuses du sud-est de l’Australie, les chutes de neige se produisent quasiment chaque année. Mais en plaine, le phénomène est beaucoup plus rare, ce qui explique qu’il ait eu un tel retentissement. Selon le site australien The conversation, les chutes de neige les plus importantes connues localement, dans un pays où, il est vrai, la mémoire écrite des événements météorologiques est relativement récente, datent de l’année 1900 au cours de laquelle il avait été enregistré 60 cm de neige dans la ville de Bathurst, située à 200 km à l’ouest de Sydney et à 650 m d’altitude. En 1965, la neige était remontée au nord-est de l’Australie jusqu’à la ville de Mackay située pourtant à 900 km au nord de Brisbane.

Kangourous sautant dans la neige près de Goulburn, au Sud-Ouest de Sydney, en août 2019 (photo © capture Twitter/@stephengrenfel1)

Au cours des 20 dernières années, c’est en mai 2000 que la neige était déjà tombée de manière abondante dans l’État de Victoria et c’est la dernière fois qu’on a vu la neige tenir au sol dans le centre de Canberra. Ce n’est donc pas tous les ans, loin de là, que les kangourous australiens ont le loisir de gambader dans la poudreuse, ce qui semble d’ailleurs n’avoir rien d’une partie de plaisir pour ces animaux habitués à une météo nettement plus clémente.

Comme à l’accoutumée, cet épisode de froid polaire et de chutes de neige intenses qui s’est abattu sur le sud-est australien n’a pas manqué de déclencher une nouvelle fois les sarcasmes de tous les climato-sceptiques. De fait, les climatologues australiens observent bel et bien une augmentation moyenne très sensible des températures et une baisse significative du nombre de jours de précipitations neigeuses depuis le début des années 1990.

Ce qui n’empêche pas que se produisent épisodiquement des chutes de neige exceptionnelles accompagnées d’un froid polaire pendant quelques jours, comme le pays en a connu cette semaine : un phénomène climatique intense reste aléatoire et peut très bien se produire lorsque les conditions météorologiques sont réunies, sans pour autant que cela ne vienne contredire une évolution climatique moyenne qui traduit un réchauffement global du climat de plus en plus notable, quoi qu’en disent certains !

L. V.

Hommage à Ratatouille, victime du changement climatique

4 mars 2019

C’est un communiqué officiel du ministère de l’environnement australien qui a annoncé la nouvelle à la planète entière le 18 février 2019 : le rat Melomys rubicola, une espèce de rongeur endémique découvert en 1845 sur l’île de Bramble Cay a disparu à jamais, première espèce de mammifère désormais officiellement rayée de la planète, victime directe du réchauffement climatique

Feu Melomys rubicola dans son milieu naturel (photo ©️ Ian Bell / EHP / Futura Science)

Il faut dire que ce petit rat brun qui a de faux airs de Ratatouille, avec sa fourrure brune rougeâtre au-dessus et grisâtre au-dessous, avec des poils noirs sur le dos, n’avait pas forcément été très perspicace dans le choix de son habitat, en l’occurrence une bande de sable minuscule de 250 m de long située à l’extrémité nord de la Grande Barrière de corail, pas très loin des côtes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Culminant à seulement 3 m au-dessus du niveau de la mer et s’étendant initialement sur 5 ha, l’îlot avait été peu à peu grignoté au gré des tempêtes successives et de la lente mais inexorable montée du niveau de la mer sous l’effet du réchauffement climatique.

Vue aérienne de Bramble Cay en 2008 (source Queensland EPA)

Résultat : la surface émergée de l’île a été réduite de moitié et le petit rat Melomys rubicola a disparu corps et âme. La dernière fois qu’il a été observé remonte à 2009. Une nouvelle expédition scientifique menée en 2014 l’a cherché partout mais peine perdue : le petit rongeur qui avait l’habitude de se nourrir d’œufs de tortue et de plantes succulentes n’existe plus.

En réalité, l’information date de 2016, lorsque les scientifiques ont publié le résultat de leur expédition sur l’île de Bramble Cay. Mais il a fallu plus de 2 ans pour que le gouvernement australien se décide à publier l’avis officiel de décès, une information d’ailleurs confirmée peu après par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : Melomys rubicola est ainsi passé directement du statut d’espèce en danger et celui d’espèce éteinte.

L’îlot d’East Island avant le passage de l’ouragan Walaka (photo ©️ Chip Fletcher / Youtube / Traveller)

Paix à son âme, en attendant les suivants qui ne devraient pas tarder à le rejoindre sur cette liste, car bien d’autres îles à travers le monde sont menacées de disparition à très court terme, à l’exemple de l’îlot East Island, situé au nord-ouest de l’archipel hawaïen dans le Pacifique et qui a été à son tour rayé de la carte à l’issue du passage de l’ouragan Walaka en octobre 2018, mettant gravement en danger de nombreuses espèces qui viennent s’y réfugier.

Un caricaturiste du Guardian, Andrew Malton qui signe ses œuvres sous le pseudonyme First Dog in the Moon, s’est ému de la disparition du petit rat de Bramble Cay et en a tiré une bande dessinée en hommage au rongeur qui nous a quitté définitivement, rappelant au passage qu’un plan avait bel et bien été élaboré pour le sauver pendant qu’il était encore temps, mais que l’inertie coutumière n’avait pas permis de le mettre en œuvre dans les délais.

Dessin d’Andrew Marlton, signé First Dog on the Moon, publié dans The Guardian le 20 février 2019

Le caricaturiste feint d’imaginer qu’une minute de silence va être organisée dans chacune des écoles du pays en hommage à cette première victime du réchauffement climatique et que désormais, tous les 18 février, une journée du souvenir sera organisée pour que chacun se remémore à jamais la disparition de ce petit rongeur et se rappelle que chaque espèce qui s’éteint est une part de nous-même qui disparaît à jamais.

Mais bien sûr, le dessinateur conclut que tout cela ne se produira pas et que chacun a déjà depuis longtemps oublié cette petite bestiole sans la moindre utilité, que bien peu d’ailleurs pouvaient se vanter d’avoir vue et qui aurait sans doute été qualifiée de nuisible et pourchassée en d’autres circonstances. Il n’en reste pas moins que l’affaire mérite réflexion. On sait que les rats ont l’habitude de quitter le navire quand il y a du grabuge à bord, mais quand c’est leur habitat terrestre qui sombre dans l’indifférence générale, ils n’ont d’autre solution que de disparaître : adieu Ratatouille !

L. V.

Pas d’allocation familiale sans vaccination ?

1 septembre 2018

Le choix des familles de ne pas faire vacciner leurs enfants, au risque d’aggraver certains risques sanitaires pour la collectivité, doit-il être soutenu par les contribuables ?

Depuis plusieurs années la vaccination est devenue un sujet polémique. Les vaccins sont accusés de multiples méfaits. On a pu croire (à tort) qu’ils favoriseraient l’autisme ou la maladie de Crohn. On les soupçonne, sans preuve, de liens avec les affections démyélinisantes. On les suspecte à cause de leurs adjuvants…

Un dessin signé Beltramo

Selon Le Figaro, deux études d’opinion menées par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) en témoignent : entre 2005 et 2010, le pourcentage de Français favorables à la vaccination est passé de 90 à… 61,5 % ! Une chute de confiance survenue toutefois après l’échec de la campagne de vaccination contre la grippe A, et qui semble partiellement oubliée puisque 81 % des personnes interrogées par l’INPES en avril 2011 étaient globalement favorables à la vaccination.

Une conférence sur cette question avait d’ailleurs été organisée à Carnoux par le CPC en 2016…

Cette méfiance a pu grandir et se maintenir à un niveau tel que de nouveaux risques sanitaires pourraient survenir. Elle inquiète les autorités, notamment le Haut conseil de la santé publique qui, s’il s’est récemment interrogé sur la pertinence de l’obligation vaccinale, s’est ému d’« une baisse assez inquiétante de la vaccination, en particulier (contre) des pathologies qui risquent d’être graves ». Et on l’on assiste à la résurgence de maladies qui avaient quasiment disparu, comme les récentes épidémies de rougeole en Allemagne ou aux États-Unis.

Des trous, des p’tits trous… Dessin de Lasserpe

La vaccination, qui a fait disparaître de nos contrées un certain nombre de maladies infectieuses, est d’ailleurs considérée comme la plus efficace et la plus rentable des mesures de santé publique. Se faire vacciner permet, non seulement de se protéger soi-même, mais aussi de protéger les membres de son entourage (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou malades chroniques) ne pouvant pas se faire vacciner ou rendus plus fragiles par leur âge ou leurs pathologies.

Alors que de plus en plus de personnes se détournent de la vaccination dans les pays occidentaux, le gouvernement australien a annoncé en 2015 que les parents refusant de faire vacciner leurs enfants se verraient privés d’une partie des allocations familiales. « Ce choix fait par les familles de ne pas immuniser leurs enfants n’a aucun fondement médical ni de santé publique, et ne devrait pas être soutenu par les contribuables », a expliqué le Premier ministre conservateur australien Tony Abbott.

Un dessin de Mutio publié par Urtikan

Le taux de vaccination des enfants âgés de un à cinq ans est d’environ 97 % en Australie, mais plus de 39.000 enfants de moins de sept ans ne sont pas immunisés selon le Registre australien de la vaccination infantile, un chiffre en hausse depuis les dix dernières années avec 24.000 cas supplémentaires. Seules deux exceptions pourraient permettre aux parents d’enfants non vaccinés de recevoir l’ensemble des allocations familiales : des raisons médicales, ou l’affiliation à un groupe religieux dont les instances dirigeantes présenteraient contre les vaccins une objection formellement reconnue par les autorités. En revanche, les parents inscrits sur le registre des « objecteurs de conscience » cesseraient de recevoir une série d’allocations qui peuvent représenter jusqu’à 15.000 dollars australiens (10.800 euros) par an et par enfant

La vaccination, une mesure efficace de santé publique (photo © Istock)

Selon l’hebdomadaire Courrier International, le pro­gramme australien No Jab, No Pay (« Pas de piqûre, pas d’argent ») est entré en vigueur depuis le 3 juil­let 2018. Les parents qui ne font pas vacciner leurs enfants perdront une partie de leurs prestations sociales, rapporte le site News.com.au.

Chaque famille qui envoie son enfant à l’école sans que ses vaccins soient à jour perdra ainsi la somme de 28 dollars austra­liens (17 euros) tous les quinze jours. D’après le ministre des Services sociaux, Dan Tehan, « les parents qui n’immunisent pas leurs enfants les mettent en danger, ainsi que les enfants, d’autres personnes ».

Voilà une parade efficace qui pourrait inspirer nos politiques face à l’individualisme et l’égoïsme. Il faut néanmoins pour l’adopter un certain courage…

S. J.

Croisière autour du monde : 15ème escale

4 mars 2017

La croisière autour du monde à bord du Quenn Elisabeth se poursuit, avec des nouvelles de la Grande barrière de corail où nos deux correspondant viennent de jeter l’ancre après une escale à Brisbane, en Australie.

Plage artificielle en ville : un mur la sépare de la haute mer en protection contre les crocodiles d'eau salée

Plage artificielle en ville : un mur la sépare de la haute mer en protection contre les crocodiles d’eau salée

Jeudi 2 mars :

Cairns est une ville moyenne de 160 000 habitants située au bord de la mer sur une plaine basse et marécageuse. C’est le domaine du « crocodile d’eau salée » un animal beaucoup plus dangereux que les crocodiles d’eau douce. Une bonne partie des rives de Cairns sont d ailleurs souvent interdites à la baignade.

Cairns est à 2 200 km au nord de Sydney. La ville exporte des minerais et du sucre, avec des plantations de canne dans toute la région. Mais sa plus grande richesse reste le tourisme. La ville jouit d’un climat tropical chaud qui permet de profiter de la nature 12 mois par an.

Arrivée des touristes dans cette banlieue de Cairns

Arrivée des touristes dans cette banlieue de Cairns

Enfin, il y a la grande barrière de corail ! Elle s étend sur 2 600 km au large de Cairns et remonte jusqu’à la pointe la plus au nord de l’Australie. Elle couvre une superficie totale de 350 000 km2, soit presque autant que l’étendue d’un pays comme l’Allemagne, par exemple, qui couvre 357 000 km2!

La barrière est constituée de coraux de centaines d’espèces différentes. Certains sont juste sous la surface de l’eau, d’autres sont beaucoup plus profonds. La barrière abrite de tès nombreuses espèces vivantes : algues, fruits de mer, étoiles de mer, méduses…

Demain vendredi, je vais aller retrouver ce milieu marin exceptionnel que j’ai déjà vu il y a une dizaine d’années et qui m’a laissé un souvenir ébloui…

Embarquement sur le catamaran vers la barrière de corail

Embarquement sur le catamaran vers la barrière de corail

Vendredi 3 mars :

Il a plu toute la journée à Cairns ! Le déluge ! De ces pluies tropicales d’eau chaude, caractéristiques de cette région. C’est que la saison des pluies n’est pas terminée…

Robert, qui n’aime pas beaucoup l’eau, est allé se balader à Cairns pendant que j’allais revoir les récifs coralliens que j’avais déjà vus il y a une dizaine d’années. J’avais un peu peur de ce que j’allais trouver : on parle tellement de destruction de ces coraux par l’homme, du fait de la surexploitation touristique et en raison du réchauffement climatique…

Eh bien, bonne nouvelle ! Les coraux sont apparemment en bonne santé, colorés, variés en formes et en couleurs.… Par contre, alors qu’il y a 10 ans les poissons pullulaient tot autour, aujourd’hui il y en a, bien sûr, mais beaucoup moins nombreux. Est-ce dû à la saison ? Je ne sais pas !

En tous cas, ce fut une journée superbe. Arrivés sur le récif vers 11 h, on a pris pied sur un ponton flottant de 55 m de long où on a pu se mettre en maillot et récupérer notre équipement, palmes, masque et tuba. Pour ceux qui le voulaient, il y avait des combinaisons de plongée mais je m’en suis passée !

Les coraux sont au maximum à 2,30 m de la surface. Il suffit donc de nager le masque dans l’eau pour admirer des jardins sous marins dignes de « la petite sirène » d’Andersen !

Un bateau à fond de verre nous a transportés un peu plus au large et nous avons pu voir un coquillage géant, de ceux qu’on appelle benitiers, et même une belle tortue à la carapace presque dorée qui nous a croisés sans aucune crainte.

On nous a ensuite servi un bon déjeuner avec de délicieuses crevettes et nous n’avons regagné « notre Queen » qu’à 5 heures de l’après midi.

Samedi 4 mars :

Aujourd’hui il fait très beau, la mer est d’huile…

Demain nous allons voir les cannibales de PNG (Papouasie Nouvelle-Guinée). Vous pensez que je plaisante mais la guide nous a dit très sérieusement que cette coutume était encore pratiquée dans les zones reculées !

C’est promis, nous ne quitterons pas le bord de mer… et puis on n’a pas trop peur, on se dit qu’on est un peu trop vieux pour leur faire envie ! De plus ils n’aiment pas la viande blanche paraît-il…..!

Annie

Croisière autour du monde : 14ème escale

1 mars 2017

Nos deux croisiéristes à bord du Queen Elisabeth poursuivent leur périple autour de l’Australie : après une escale à Sydney, les voici désormais à Brisbane.

 Nos deux reporters sous un « arbre bouteille » qui aurait plu à Botero !

Nos deux reporters sous un « arbre bouteille » qui aurait plu à Botero !

Mardi 28 février :

Brisbane est une ville de 2 000 000 d’habitants, située au bord du fleuve Brisbane (du nom d’un gouverneur des Nouvelles Galles du Sud).

L’Australie est composée de 6 états : Western  Australia, Northern territory, Queensland, New South Wales, Victoria, South Australia, plus la Tasmanie au sud. A Sydney, nous étions dans les Nouvelles Galles du Sud. A Brisbane, nous voila dans le Queensland.

C’est un pays plat, où les colons s’installèrent dès 1842. La tribu des Turball, venue du détroit de Torres, nommait la ville Mian Jin.

Le plus grand hôtel de la ville dans un bâtiment victorien

Le plus grand hôtel de la ville dans un bâtiment victorien

Nous n’avons pas prévu d’excursions et allons nous balader au gré de nos envies. Il faudra être de retour pour 18 h, le départ étant prévu à 18 h 30.

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blog402_phgrattecielUne petite balade sur le fleuve nous a permis d’admirer l’architecture ultra moderne de la ville, avec des gratte-ciel tout en verre dignes des USA.blog402_phguerre

 

Le monument aux morts des deux guerres mondiales mérite le coup d’œil : c’est émouvant d’y lire comme lieux de bataille La Somme, Amiens…

 

 

 

Mercredi 1er mars :

Nous voici de nouveau au large : deux jours de mer nous attendent pour atteindre Cairns et la grande barrière de corail….

Je vais profiter de ces deux jours de mer pour vous parler un peu de la nourriture sur le bateau. Au 9ème il y a le Lido : il est ouvert presque 24 h sur 24. Le matin, il fait le petit déjeuner sous forme de buffet, plus copieux que je ne saurais dire ! A midi, il sert le déjeuner toujours en buffet et toujours très bon. A 4 h il sert le the à l’anglaise avec scones, crème fouettée et confitures, petits sandwiches au pain de mie fourrés au saumon, concombre (très british !). Le soir, dîner buffet et, avec supplément d’environ 18 dollars, repas typiques changeant tous les soirs : indien, mexicain, chinois…

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Un stand « pizza » existe aussi. Votre pizza est préparée devant vous et vous en choisissez les ingrédients. Ce n’est pas mauvais mais un peu fade car sans thym, ni romarin, ni huile d’olive ! A éviter si on aime la vraie pizza comme à Naples !

blog402_phbritanniaAu 2ème et 3ème (sur deux niveaux donc), le Britannia vous accueille pour un petit déjeuner servi à table (sympa mais un peu long) et un déjeuner idem. Le soir, nous y avons notre table réservée  depuis le début du voyage. Un repas de 3 plats, service grand style, sommelier, musique d’ambiance… Le grand chic, quoi !blog402_phannie

Maintenant si vous payez votre cabine plus chère ou si vous prenez une suite (ce qui n’est pas notre cas), vous aurez droit à des restaurants pour les « happy few » comme le Princess Grill, le Queen Grill, le Britannia club.

Enfin, la cuisine française se trouve à « la verandah », pont 2. On la dit très bonne, mais nous n’avons pas essayé ! Le supplément est de 25 dollars pour le lunch, et 35 pour le diner.

J’ajoute qu’à tout moment de la journée et de la nuit, the, café, boissons fraîches, biscuits sont disponibles.
En somme, il est difficile de ne pas prendre du poids sur un bateau comme celui-ci !

Annie

Croisière autour du monde : 13ème escale

27 février 2017

La croisière autour du monde de nos deux voyageurs à bord du Queen Elisabeth se poursuit. Après une escale en Nouvelle-Zélande, ils arrivent désormais en Australie, à Sydney.

Nos deux reporters devant Harbour bridge à Sydney

Nos deux reporters devant Harbour bridge à Sydney

Vendredi 24 février :

Nous arriverons demain à Sydney. Tout le monde est impatient !

En attendant, voici quelques généralités sur cette ville fascinante et dont nous sommes tombés amoureux dès notre premier voyage en 2007.

C’est la plus grande ville d’Australie avec 4 200 000 habitants mais ce n’en est pas la capitale qui est Canberra, une ville nouvelle à égale distance des deux mégapoles qui se disputaient l’honneur d’être capitale : Sydney et Melbourne.

La baie, tres découpée et offrant un mouillage idéal, a été découverte par Cook (encore lui !) en 1770, mais ce n’est qu’en 1788 qu’arrive le premier lot de bagnards (convicts) qui vont peupler ce véritable continent avec l’aide, si l’on peu dire, de prostituées et voleuses tirées des prisons londoniennes.

Après ce début peu reluisant, ce sera une « succes story » : des émigrants affluent de partout, surtout au moment de la découverte de métaux et pierres précieuses. A Sydney, on compte à peu près 100 nationalités d’origine différentes, dont 50 % d’Europe et 22 % d’Asie.

Durant nos deux jours d’escale nous espérons voir ou revoir le magnifique jardin botanique avec ses chauves souris et ibis blancs, mais aussi l’opéra construit en 1973 par le danois Joern Utzon qui est à Sydney ce que la Tour Eiffel est à Paris !

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Nous circulerons sur les mignons ferries qui se croisent sans cesse dans la baie. Nous flânerons dans le beau jardin chinois de l’amitié. Nous boirons un pot sur Circular quay avec ses bars et ses restaurants. Nous irons voir quelques musées. Nous ferons du shopping dans le quartier des Rocks, un ancien quartier de débauche et de bordels qui a été joliment rénové et qui est tres « tendance » aujourd’hui.

Vous aurez des photos de tout cela au fur et à mesure ! Amitiés.

blog401_phsydney1Samedi 25 février :

Ce matin il pleut dru sur la ville de Sydney ! Au fond Harbour bridge, puis le Queen Mary 2 que nous croisons pour la première fois. Au premier plan, un des nombreux ferries qui parcourent la ville par la mer.

Ce n’est vraiment pas le temps idéal pour visiter ! Souhaitons qu’il fasse meilleur demain !

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Dimanche 26 février :

blog401_phhyattAprès cette première journée si pluvieuse, Sydney, en ce dimanche matin, nous a offert son visage le plus beau sous un ciel d’une pureté magnifique. Nous avons flâné de Circular  quay au marché artisanal, avons bu un café dans un hôtel du quartier des Rocks et avons même craqué pour une lithographie par un peintre local qui, par ses couleurs, nous évoque Dufy ou les impressionnistes.

Quelques photos de notre deuxième journée à Sydney : un ferry jaune et vert passe devant l’opéra, un selfie devant Harbour bridge…

Depuis le Hyatt plaza, nous avons une vue superbe de notre bateau amarré en plein centre…

Annie

Le tour du Monde en 114 jours : 18ème escale

23 mars 2015

Nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde contournent l’Australie : après Sydney puis Melbourne, les voici désormais à Perth, sur la côte Ouest…

Dimanche 22 mars, Perth

L’escale de Perth, sur la côte ouest de l’Australie a été un peu spéciale pour nous puisqu’elle nous a permis de revoir un couple de Mandurah (un peu plus au sud sur la côte) avec lequel nous avons fait plusieurs échanges de maisons et qui sont devenus des amis. Nous les retrouvons à la descente du bateau et allons prendre un bain sur la belle plage de sable blanc de Cottesloe.

Plage de Cottesloe (près de Fremantle)

Plage de Cottesloe (près de Fremantle)

La plage est noire de monde. C’est dimanche et, de plus, une exposition internationale de sculptures, intitulée « sculptures on the beach », présente 70 œuvres toutes très originales, en acier, plastique, bois, bronze… ; des œuvres parfois dérangeantes, surprenantes ou amusantes que les touristes ne se lassent pas de photographier !

Les restaurants en plein air sont bondés en ce dimanche d'automne !

Les restaurants en plein air sont bondés en ce dimanche d’automne !

Un repas de fruits de mer et de poisson sur la terrasse d’un petit port de pêche un peu plus loin nous permet de gouter les délicieuses huitres de Tasmanie, petites, creuses, charnues et fortement iodées. Dans la rue centrale de Fremantle (c’est le port de Perth où le bateau s’est amarré), nous faisons une pause café en regardant la foule qui entre et sort des magasins et des cafés. Tout est bien entendu ouvert et les commerces font de bonnes affaires. Une fois encore nous sommes frappes par la vitalité, l’allant, la gaité de ce peuple jeune où les Asiatiques sont nombreux…

Petit décalage de saison par rapport à la France...

Petit décalage de saison par rapport à la France…

Soirée tranquille sur le bateau qui appareille vers 22h15. Il y a eu de nombreux appels de passagers qui, certainement, n’avaient pas rejoint le bord à temps !

Nous sommes maintenant partis pour 7 jours de mer sans escale, qui nous mèneront jusqu’à l’île Maurice le 30 mars… J’en profiterai pour répondre à certaines questions qui nous ont été posées sur la vie à bord…

Annie Monville

Le tour du Monde en 114 jours : 17ème escale

18 mars 2015

La croisière autour du Monde de nos deux globe-trotters se poursuit : après Sydney, sur la côté orientale de l’Australie, voici maintenant Melbourne, sur la côte sud.

Mercredi 18 mars, Melbourne

Melbourne, qui porte le nom d’un premier ministre de la reine Victoria, est une grosse ville de 4 300 000 habitants, située à l’embouchure du fleuve Yarra où se trouve le grand port de commerce. C’est une agglomération assez verte, parsemée de nombreux parcs avec de très beaux arbres, mais sans beaucoup de grâce surtout quand on y arrive après la magie de Sydney !

Sur les rives du fleuve Yarra

Sur les rives du fleuve Yarra

Nous y avons fait une balade sur le fleuve, un tour de ville et une visite éclair au grand musée. On y trouve des pirogues polynésiennes, une mini forêt pour découvrir les diverses espèces d’eucalyptus ou de fougères arborescentes, des peintures naïves, des souvenirs de Phar Lan un cheval exceptionnel qui, dans les années 30, a eu une carrière courte mais riche en succès de toutes sortes. Un grand et beau musée que nous n’avons pu que survoler, comme trop souvent dans ces excursions organisées !

Les armes de l'Australie

Les armes de l’Australie

A 17 heures nous reprenons notre circumnavigation de l’Australie, vers Perth sur la côte ouest, que nous atteindrons dimanche matin. Nous sommes dans la queue du cyclone Pam qui vient de dévaster le Vanuatou, ce qui nous donne des ciels plombés et des températures plutôt fraîches.

Annie Monville

PS : nous aimerions bien des questions sur cette world cruise afin de satisfaire la curiosité de ceux qui nous lisent…

Le tour du Monde en 114 jours : 16ème escale

16 mars 2015

Après la Nouvelle-Zélande, nos deux globe-trotters en croisière autour du Monde sont arrivés en Australie

Lundi 16 mars, Sydney

Sydney est une ville que mon mari et moi adorons. On ne peut pas, je pense, rester indifférent devant cette baie magnifique, devant ces immeubles ultra modernes qui se dressent sur fond de ciel bleu, tous différents mais dégageant une harmonie dont on ne se lasse pas. C’est à Sydney que l’on sent que l’Australie est un pays jeune et, comme tout être jeune, plein de fougue et d’allant !

Blog169_PhSydneyOpera

Nous venons d’y passer trois jours pleins, denses, entre Circular quay, Darling harbour, le Royal botanic garden, ses ibis à tête noire et ses roussettes suspendues tête en bas, au sommet des arbres centenaires. L’opéra bien entendu et son architecture novatrice en forme d’éventails a moitié ouverts, œuvre d’un architecte danois et qui a su, en quelques décennies, devenir l’emblème même de la cité.

Blog169_PhSydneyPort

Notre bateau, amarré juste en face du centre ville, nous a permis de longues contemplations du ballet des bateaux dans le port, petits et grands voiliers, bateaux-bus verts et jaunes qui joignent les différents quartiers de la ville, tels des vaporetti vénitiens, et que nous empruntons sans mesure durant ces trois journées. Il me semble qu’ici on peut peut-être se passer de voiture car les transports publics sont très performants, mais on ne saurait se passer de bateau, pour le loisir, la pêche ou la baignade…Blog169_PhSydneyVoilier

Évoquons enfin cette soirée à l’opéra ou la musique française se taille la part du lion avec de larges extraits de Carmen, et les pêcheurs de perles ou encore Lakme, mais où nous avons pu entendre aussi la Bohème de Puccini interprétée magistralement par de jeunes chanteurs australiens. Une acoustique sans faille, un entracte pour siroter une flûte de Champagne sur la terrasse face à la baie et enfin, le retour vers le bateau dans les chaloupes du Costa.

Le soleil descend vers l’ouest. Dans quelques minutes nous quitterons ce séjour enchanteur pour, après une journée de mer, rejoindre Melbourne sur la côte sud de l’Australie.

Annie Monville