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Croisière autour du monde : 12ème escale

23 février 2017

blog399_phplage1Partis pour un demi-tour du monde à bord du Queen Elisabeth, nos deux voyageurs sont désormais en Nouvelle-Zélande où ils ont d’abord fait escale à Auckland.

 

 

Mercredi 22 février :

On appelle « Bay of islands » la région située tout au nord de l’île du nord, c’est à dire à environ 150 km d’Auckland. Tout va bien, il fait beau et chaud. Normal nous sommes à l’extrême nord…mais de l’hémisphère sud !

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C’est un endroit fabuleux avec environ 160 îles, dont certaines minuscules, protégeant des baies et de multiples passages… C’est ici que les Britanniques se sont implantés au début, malgré l’hostilité des Maoris.

Nous avons jeté l’ancré au large de Paihia, une des villes les plus animées du coin et qui est un peu la Côte d’Azur de la Nouvelle Zélande. Comme la ville n’a pas de port nous avons dû gagner la terre par des chaloupes appelées « tenders ».

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La petite ville est charmante et propose beaucoup d’activités diverses : nager avec les dauphins, gagner une ile voisine en ferry, faire du parachute ascensionnel, découvrir le pays en hélicoptère… De belles plages de sable et des bars sur pilotis en bord de mer ajoutent à son charme.

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Nous y avons passé la journée et dès 17 h sommes repartis en direction de Sydney que nous atteindrons le 25. Nous y resterons le 26 puis prendrons la route du nord vers Brisbane et Cairns.

Annie

Croisière autour du monde : 11ème escale

21 février 2017

En croisière à bord du Queen Elisabeth, nos deux voyageurs parcourent l’Océan Pacifique : après les îles Samoa, une escale manquée dans les Tonga….

Dimanche 19 février :

Les îles Tonga c’est cela: des assiettes vertes posées sur la table de la mer ! Malheureusement nous n’en avons pas vu davantage…. Le temps est devenu mauvais avec un vent à 32 noeuds et la passe pour entrer dans le port est étroite et bordée de récifs. Très sagement, le capitaine a décidé de renoncer à l’escale et a repris la mer en direction d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

Nous devions y arriver mardi mais il a pu obtenir une place à quai pour lundi soir. C’est donc ce soir que nous retrouverons cette ville où modernisme et reliques de l’ère victorienne cohabitent harmonieusement.

La mer est de nouveau forte. Il a plu cette nuit mais le soleil chasse peu à peu les nuages. Comme chaque matin je reviens de faire ma demi-heure de gym, vélo, tapis roulant, haltères… Il faut se forcer un peu pour sortir du lit avant 7 heures mais en définitive ça fait du bien avec une bonne douche en prime !

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blog398_phsallereposVoici quelques photos des installations de la salle de « fitness » comme on l’appelle, avec ses douches, ses salles de repos et son sauna. blog398_phsauna

Il y a aussi les coiffeurs, pédicures et manucure, salles de massages et traitements de beauté. C’est un endroit bien agréable que je fréquente tous les jours.

 

Lundi 20 février :

Auckland, avec ses 1 400 000 habitants est la plus grande ville de tout le Pacifique. Elle a été la capitale de la Nouvelle-Zélande de 1840 à 1865. Aujourd’hui, c’est Wellington.

La colonisation britannique n’y a pas été facile. Les Maoris se sont défendus longtemps à partir de leurs villages fortifiés, les « pa ». En 1840, le capitaine Hobson signe, au nom de la couronne, le traité de Waitangi. Très contesté, encore aujourd’hui, il donne lieu à 40 années de guerres, les  land wars. En fait les aborigènes n’avaient pas pleinement compris ce à quoi ils s’engageaient en signant le traité.

Auckland a été surnommée la ville des voiliers. Le vent toujours présent, permet de nombreuses compétitions. En entrant dans le port, on est accueilli par le cône volcanique de Rangitoto qui a surgi de la mer il y a seulement 600 ans.

C’est Cook qui a, le premier, fait le tour des deux îles et en a dressé la carte. Auckland possède 3 belles plages et de nombreux musées dont le plus grand concerne la civilisation maori et se trouve au milieu d’un parc verdoyant magnifique « the domain ».

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A notre arrivée, le temps est beau mais un peu frais. Nous attendons pour débarquer que les autorités nous donnent le feu vert…

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blog398_phraieEn balade en bus nous visitons un aquarium, puis nous promenons à travers la ville de nuit… Quand vous traiterez quelqu’un de « gueule de raie », sachez de quoi vous parlez ! Et ne restez pas médusés devant ces bestioles élégantes !blog398_phmeduses

Annie

Prochaine conférence : école et société, comment lever le malentendu ?

19 février 2017

L’école et l’éducation constituent à la fois un enjeu politique et un terrain de conflits qu’il faut aborder clairement sans s’abriter derrière des faux fuyants ou des présupposés non explicites. On peut y retrouver tous les choix qui dépendent de convictions philosophiques ou religieuses, d’idéologies (surtout lorsqu’elles prétendent ne pas en être), d’intérêts personnels ou de groupes, de situations sociales. Transformer des usagers en clients, par exemple, n’est pas anodin : pouvons-nous être sereinement des consommateurs d’école ?

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Nous sommes bien au cœur de la politique, entendue dans son sens de choix de vie sociale et de rapports entre individus et collectivités (ou de communautés ?). Choix pour lesquels, aujourd’hui, on ne peut plus se contenter d’une démocratie représentative (soumise aux aléas médiatiques et politiciens) influencée par des experts sans contrôle et des sondages sans lisibilité laissant cours à toute démagogie et à un « clanisme » constituant d’écuries présidentielles… Repenser l’École ne peut être le privilège d’aucun spécialiste !

dessinchatLe Cercle Progressiste Carnussien cherche à faire vivre les valeurs citoyennes et toutes les idées progressistes dans leur diversité et leur richesse. Pour cela les conférences du CPC sont devenues, au fil des ans, un lieu de rencontre permettant l’information et la participation au débat entre citoyens sur l’évolution des institutions qui permettent la vie en société. L’École, à travers ses différentes composantes (maternelle, primaire, secondaire, université) a été et demeure un enjeu majeur pour l’apprentissage de la vie collective, pour la transmission des savoirs, pour l’étude les grandes questions d’aujourd’hui et de celles qui sont devant nous…

Les dernières évaluations PISA montrent, pour la France, que l’Éducation nationale ne parvient pas à améliorer la réussite des élèves les plus faibles, cela même si les critères généraux retenus ne sont pas pleinement pertinents. En effet, comment comparer la performance des élèves français à leurs condisciples coréens ou chinois quand on sait que ces derniers suivent aussi des cours  supplémentaires organisés après l’école !dessinfayot

Plusieurs sujets peuvent être mis en débat : L’école est-elle sélective ? Comment donner à tous l’envie d’apprendre ? Comment concevoir un enseignement qui favorise le fait d’apprendre et de réussir ensemble ? Comment avoir confiance dans l’école et dans sa capacité à faire réussir ? Pourquoi enregistre-t-on une augmentation sensible des demandes d’inscription dans l’enseignement privé ? Fait-on le choix d’une école pour les bons élèves ou d’une école pour tous ? Comment motiver les élèves pour l’école ? Comment construire une société d’avenir  pour tous les élèves ? Et la liste n’est pas exhaustive...

Cependant des voies d’avenir, des projets se dessinent pour améliorer l’efficacité de l’École. Certes les défis sont énormes, mais il y a des raisons d’espérer. Le thème retenu est ce point crucial autour duquel s’orienteront les échanges : École et Société, comment lever le malentendu ?

La conférence débutera sous forme d’une table ronde alimentée par quatre courtes interventions mettant en lumière des solutions ponctuelles qui surgissent dans l’école. Ces initiatives parfois ignorées ou marginalisées contredisent le fatalisme ambiant. Leur dévoilement permettra d’échapper aux lieux communs qui polluent le débat et fourniront des pistes à explorer pour l’avenir.

afficheconfecoleLes quatre intervenants, Laurent Mauneau (professeur des écoles spécialisé, enseignant référent pour la scolarisation des élèves handicapés), Michel Motré (instituteur puis professeur en zone d’éducation prioritaire et enfin inspecteur pédagogique régional en arts plastiques, ex-directeur de la délégation académique à la formation et à l’innovation pédagogique), Michel Neumayer (ex professeur en collège, puis formateur d’adultes, animateur du GFEN en Provence, le Groupe français pour l’éducation nouvelle, et membre du Lien international d’éducation nouvelle) et Jacques Tonnelle (ex professeur de mathématiques, formateur à l’IUFM et au DEA Didactique des mathématiques) exposeront des initiatives (expérimentations, innovations ou pratiques pédagogiques) probantes visant à éclairer le public avant que s’engage l’échange avec la salle.

L’École pourrait peut-être participer, par ses pratiques, (conseils, coopératives, élaboration des projets, productions d’élèves, apprentissage du débat…) de l’émergence d’une démocratie délibérative et participative? À condition que des zones de pouvoir (que peut-on décider dans la classe, dans l’école…?) soient instaurées et de ne pas sombrer dans la réunionnite aiguë. Resterait aussi à évaluer les réformes qui ont avorté ou ont été abandonnées. Peut être, aussi, à condition que se constitue une nouvelle association de chasseurs, défenseurs d’une écologie de la pensée : les chasseurs d’idées reçues…

dessinreformeNe pas oublier : vous êtes donc invités cordialement à cet échange ouvert à tous qui se tiendra jeudi 16 mars 2017 dans la salle du Clos Blancheton à Carnoux-en-Provence, à partir de 18h30.

J. Tonnelle

Croisière autour du monde : 10ème escale

18 février 2017

blog397_phstevenson3Nos deux croisiéristes à bord du Queen Elisabeth poursuivent leur demi-tour du monde et viennent de débarquer aux îles Samoa après plusieurs jours dans l’Océan Pacifique.

Jeudi 16 février :

La journée du 16 février à marqué notre premier contact avec l’île de Upolu et sa capitale Apia. Je ne sais pas si vous penserez comme moi, mais le mot Samoa m a toujours été très évocateur de végétation luxuriante, d’indigènes au corps peint et d’aventures de toutes sortes. Or, quand on a fantasmé longtemps sur une carte du Pacifique sud, on est parfois déçu quand la réalité se présente à vous….blog397_phulopu2

Cela n’a pas été le cas du tout cette fois et l’île nous a enchantés même si les « natifs » sont pudiquement vêtus de chemises à fleurs et de longs sarongs.

blog397_phcathedraleNous avons simplement loué un taxi pour la journée (nous étions quatre, avec un couple ami : ça n’a donc pas été ruineux !). Partis d’Apia, petite ville dont nous avons vu la belle cathédrale catholique (20 % de la population est en effet catholique) consacrée tout récemment en 2016.

Nous sommes ensuite montés vers le nord pour voir Vailima, la magnifique maison construite par Robert Louis Stevenson et où l’auteur a passé les quatre dernières années de sa vie.blog397_phstevenson2

La maison contient encore la plupart de ses meubles, ses livres, des photos… C’est très émouvant.Un jardin paradisiaque et tout fleuri l’entoure. La maison, construite en bois, est entourée de coursives ombragées et délicieusement fraîches en cette matinée déjà chaude, N’oublions pas que nous sommes à l’équateur !

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blog397_phulopuToujours vers le nord nous nous sommes arrêtés pour voir la cascade de Papapapaitai, dans un écrin de verdure tropicale, puis nous avons atteint un temple un peu inhabituel : sans prêtre et consacré à la méditation toutes religions confondues. Il n’y a que 8 temples de ce genre dans le monde et un seul en Europe, en Allemagne. Là encore, un jardin magnifique entoure la propriété.

Atteignant la côte nord enfin, nous avons découvert une plage de carte postale (voyez les photos !) où nous avons déjeuné au frais puis avons pris un des bains les plus mémorables de ma vie !

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Retrouvant Apia, nous avons flâné dans le petit marché installé, commodément pour nous, au pied de notre bateau !

De retour dans notre cabine, une bonne sieste réparatrice nous a remis en forme pour la soirée !

Annie

Algérie : Macron met les pieds dans le plat de couscous…

16 février 2017

A moins de trois mois de l’élection présidentielle française et alors que le candidat Emmanuel Macron est crédité de scores assez inattendus dans les sondages, voila qu’une nouvelle polémique vient de naître, comme les médias en raffolent. En visite en Algérie depuis la fin de la semaine dernière, l’ancien ministre de l’économie, le seul des candidats à la présidentielle qui ait jugé utile de se déplacer dans ce pays, a en effet tenu des propos sur la colonisation qui ont fait bondir la droite et encore plus l’extrême droite !

Emmanuel Macron interviewé par la chaîne algérienne Echorouk News

Emmanuel Macron interviewé par la chaîne algérienne Echorouk News

Tout heureux de faire oublier momentanément ses petits déboires avec la justice et surtout ses grands écarts avec la morale, François Fillon est aussitôt monté sur ses grands chevaux, jugeant indignes les propos tenus par Emmanuel Macron qui avait qualifié de crime contre l’humanité et de barbarie la colonisation française en Algérie. Sur ce plan, le clivage entre les deux candidats est flagrant, François Fillon ayant exprimé sa volonté en août dernier de réécrire l’Histoire de France sous forme d’un grand roman destiné à glorifier uniquement les grandeurs de la Nation et n’hésitant pas à affirmer que « la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique ».

Quant au Front National, il se déchaîne, accusant Macron de tirer dans le dos de la France depuis l’Algérie et le jugeant indigne de représenter la France à partir du moment où il ose dénigrer certains pans de son histoire.

Mais qu’a donc bien pu dire Emmanuel Macron pour déclencher de telles passions sur un sujet qui, jusqu’à preuve du contraire, n’est pas franchement au cœur de la campagne électorale ni au centre des préoccupations du Français moyen ? Il suffit pour s’en rendre compte de surfer sur le site d’information particulièrement bien fait de TSA (pour « Tout sur l’Algérie », tout simplement…). On peut y voir in extenso l’interview télévisée donnée par Emmanuel Macron et diffusée mardi 14 février 2017 à la chaîne algérienne Echorouk News.

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Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le candidat à la présidentielle fait preuve d’un ton éminemment mesuré et responsable, très éloigné de celui qu’emploient ses adversaires pour le dénigrer. L’essentiel de son discours porte d’ailleurs sur des aspects plus généraux liés au renforcement de la coopération entre la France et l’Algérie, qu’il appelle de ses vœux dans de nombreux domaines culturels, mais aussi économiques et diplomatiques voire sécuritaires mais aussi linguistiques.

Sur la colonisation française en Algérie, Emmanuel Macron commence par citer une phrase qu’il avait lui-même employée la veille lors d’une intervention précédente : « La France a apporté la déclaration des droits de l’Homme en Algérie, mais elle a oublié de la lire ». Le propos résume finalement assez bien la position de Macron qui ne nie pas les effets bénéfiques de la colonisation mais ne cherche pas non plus à en masquer les effets délétères et les excès auxquels elle a donné lieu : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il ainsi expliqué.

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On le voit, le propos n’est pas aussi caricatural que certains voudraient le faire croire. Il est d’ailleurs cocasse qu’on lui ait fait exactement le procès inverse, comme le lui rappelle le journaliste qui l’interroge, pour avoir déclaré en novembre dernier dans une interview au Point : « Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie ».

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Serait-on encore, plus de soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie, dans un tel climat passionnel qu’il ne serait pas possible d’envisager avec la sérénité et le recul de l’historien, les deux faces antagonistes de la colonisation comme s’efforce de l’exprimer Emmanuel Macron lorsqu’il déclare : « La colonisation est un acte de domination et de non reconnaissance de l’autonomie d’un peuple. Tout en reconnaissant ce crime, je ne veux pas qu’on tombe dans la culture de la culpabilisation sur laquelle, on ne construit rien. C’est ce chemin de crête que je veux que nous prenions ensemble » ?

Combien de temps faudra t-il encore pour que Français et Algériens puissent enfin regarder en face ce passé qui décidément a bien du mal à passer ? Il n’est finalement peut-être pas inutile que certains, de temps à autre, mettent un peu les pieds dans le plat pour rappeler des vérités que l’on aimerait tellement oublier après les avoir discrètement glissées sous le tapis. Ce n’est pas dénigrer son pays que de rappeler que ses responsables n’ont pas toujours été irréprochables ! Un regard lucide et objectif sur les erreurs du passé n’est jamais inutile et vaut sans doute mieux qu’une réécriture aveugle et orientée de notre histoire commune…

Ceci dit, Emmanuel Macron n’imaginait sans doute pas soulever un tel tollé en exprimant en Algérie ses réflexions sur la colonisation et il s’est du coup senti obligé, de retour sur le sol français et face à la polémique naissante, d’enregistrer un message vidéo spécifique pour expliquer et justifier sa position. C’est le problème quand on met les pieds dans le plat de couscous : un risque ensuite de pédaler quelque temps dans la semoule…

L.V. lutinvert1small

Croisière autour du monde : 9ème escale

14 février 2017

La croisière autour du monde à bord du Queen Elisabeth se poursuit. Après une escale à Hawaï, le navire se trouve désormais en plein Océan Pacifique, en direction des îles Samoa.

 Lundi 13 février :

Nous voici en route vers les îles Samoa dont l’histoire est pour le moins compliquée. Elles ont appartenu pour certaines d’entre elles à l’Allemagne jusqu’en 1918. D’autres, au sud-est, sont aujourd’hui américaines. Celles où nous ferons escale ont été placées sous le protectorat de la Nouvelle-Zélande avant de devenir indépendantes en 1962.

Upalu, où nous nous arrêterons, est une petite île (63 km sur 21) où se trouve la capitale Apia. La monnaie est le tala. La Perouse toucha ces iles en 1787 mais fut attaqué par des indigènes belliqueux et dut repartir en ayant perdu plusieurs de ses hommes.

Le plus intéressant à Apia sera sans doute la visite de la demeure de Robert Louis Stevenson, l’auteur, entre autres, de « l’île au trésor ». Rongé par la tuberculose, il était venu chercher un climat doux et a fini ses jours dans ce  coin perdu où, si l’on en croit ses écrits, il fut très heureux.

Mardi 14 février :

Aujourd’hui, nous fêtons un triple événement. D’abord, bien sûr, c’est la Saint-Valentin. Ensuite, il est prévu que nous franchissions la ligne mythique de l’équateur à midi. Et enfin, nous venons tout juste de franchir la ligne de changement de date. Hier, c’était dimanche 12 mars et ce matin, miracle, nous sommes mardi 14 ! Le lundi 13 s’est évaporé dans la nature… A côté, le passage à l’heure d’été, c’est de la petite bière…

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Chaque passager reçoit de la part de la compagnie Cunard son beau diplôme !

Et maintenant, le franchissement de la ligne équatoriale ! Neptune et sa femme vont faire passer une cérémonie d’initiation à tous ceux qui franchissent pour la première fois cette ligne virtuelle, ce qui n’était pas notre cas.

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La première épreuve consiste à embrasser un poisson… Beaucoup ont eu du mal ! Quant à la seconde épreuve, il s’agit de plonger dans la piscine, le corps enduit de spaghettis bolognaise ! Un peu degueu à mon goût et puis la piscine va être fermée pour nettoyage pendant un à deux jours !

 

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Comme vous le constatez, tout ce folklore avait attiré la grande foule sous un ciel magnifique…

Annie

Croisière autour du monde : 8ème escale

12 février 2017

Des nouvelles de nos deux croisiéristes en vadrouille autour du monde à bord du Queen Elisabeth, après leur dernière halte à San Francisco.

Mercredi 8 février :

Sur le bateau, quelque part dans l’Océan Pacifique entre San Francisco et Hawaï…

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A bord, la musique est partout et c’est toujours de la musique vivante et non un enregistrement. Ici vous avez le quatuor à cordes Tiffany, mais aussi un orchestre de jazz et un piano solo…

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Ici deux duos très performants : flûte traversière et guitare par 2 jeunes Allemands, piano et violon par deux Anglais.

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blog394_phhonolulu3Jeudi 9 février :

Quelques mots sur Hawaï que nous atteignons aujourd’hui. C’est un archipel de 6 îles appartenant aux USA qui les ont annexées en 1898. Hawaï est la plus grand île de l’archipel, Ohau la plus peuplée, les autres étant Honolulu et Pearl Harbour où nous feront escale demain, puis Mauï où nous ferons escale ensuite, mais aussi Lauai, Molokai et Kauaï.

Elles ont été découvertes par Cook, le grand homme de la région dont le nom revient à chaque fois ! Il y avait La Perouse aussi bien sûr mais il a été probablement tué et peut-être même mangé dans les Samoa… Des traces retrouvées récemment laissent à penser que les Espagnols avaient peut être trouvé ces îles 200 ans avant Cook mais qu’il ne s’y étaient pas intéressés…

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Les îles sont une grande destination pour le tourisme avec un climat très agréable toute l’année. On y pratique tous les sports nautiques et en particulier le surf. Deux vues de la plage de Waikiki à Honolulu…

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui !

blog394_phhawai3Vendredi 10 février :

Quelques mots sur Pearl Harbour où nous avons débarqué aujourd’hui. C’est un excellent mouillage à 11 km au nord ouest d’Honolulu et dont le nom vient du fait qu on y a élevé des huîtres perlières.

En décembre 1941, 150 avions japonais détruisent presque toute la flotte US et précipitent les USA dans la seconde guerre mondiale, faisant des milliers de morts.

Aujourd hui c’est un lieu de recueillement pour les Américains. On y évoque la mémoire de 3 bateaux en particulier, le SS Arizona, le SS Missouri et le SS Bowfin, un sous-marin.

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A Pearl Harbour, le sous marin Bowfin, la plaque d’accueil et des canons embarqués sur les sous marins.

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Une scène qui m’a évoqué irrésistiblement un plan du film culte de Fred Zinnemann, avec Burt Lancaster et Frank Sinatra, « Tant qu’il y aura des hommes »…

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blog394_phmaui2Samedi 11 février :

Hello, nous venons d’apprendre qu’il y a une modification par rapport à l’itinéraire prévu : avant d’aborder aux îles Tonga, nous nous arrêterons un jour (le 16 mars) à Apia, dans les îles Samoa, là où Robert Louis Stevenson a vécu les dernières années de sa vie et où il est enterré.

Par contre on est vraiment au bout du monde et je ne sais pas si les communications seront faciles ! Je ferai pour le mieux..…

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blog394_phmaui3Nous étions aujourd’hui sur l’île de Mauï. Dans le patio du Pioneer inn, le plus ancien hôtel de l’île. Une pirogue polynésienne et un bouquet de fleurs qui sont naturelles je vous le jure !

Pas grand chose à faire sur l’île de Mauï… Il faisait gris et donc prendre un bain n’était pas très tentant.  Des inondations avaient coupé la route menant aux volcans. Alors on s’est contenté de flâner dans le centre de la petite bourgade, sorte de super marché pour touriste proposant les inévitables tee shirts, magnets, colliers de fleurs en soie…

Sur la grand place nous avons admiré un banian géant, planté en 1870. Nous avons vu l’ancien tribunal et la maison du missionnaire Baldwin. Nous avons bu un verre dans le très charmant Pioneer Inn, premier hôtel construit à Mauï, et puis nos chaloupes nous ont ramenés au bateau.

En effet Mauï ne possède pas de port et on effectue le transport avec des canots appelés tenders. De retour à bord, une belle surprise nous attendait: des baleines s’ébattaient dans la baie et nous avons vu un festival de sauts, souffle projeté très haut, acrobaties de toute sorte effectuées par ces mastodontes qui sont en même temps si légers dans leurs déplacements dans l’eau…

Cinq jours de mer à présent pour rejoindre, en franchissant l’équateur, les îles Samoa. La mer est très calme et la température voisine de 25 degrés, fort agréable.

A bientôt !

Annie

Christian Estrosi slalome entre les irrégularités de gestion

10 février 2017

Décidément, les responsables politiques de droite sont de bien piètres gestionnaires de l’argent publique ! Chacun a bien entendu en tête l’image désastreuse du candidat à la Présidentielle et ancien Premier ministre, François Fillon, forcé de reconnaître qu’il a versé de l’ordre de 1 million d’euros depuis des années à sa femme et à ses enfants pour arrondir ses fins de mois en piochant allégrement dans son indemnité parlementaire.

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On se souvient naturellement de son ancienne ministre de l’économie, Christine Lagarde, récemment reconnue coupable de « négligence » par la Cour de Justice de la République pour avoir autorisé contre toute attente le processus d’arbitrage en faveur de Bernard Tapie qui a coûté la bagatelle de 403 millions d’euros au contribuable.

Le sénateur Serge Dassault, peu affecté par sa récente condamnation

Le sénateur Serge Dassault, peu affecté par sa récente condamnation

On ne s’attardera pas, par charité, sur les turpitudes de l’ancien chef de l’État, Nicolas Sarkozy, mis en examen pour corruption, trafic d’influence et financement illégal de sa campagne électorale, ni sur celle de son grand ami, le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, condamné, comme son épouse d’ailleurs, pour prise illégale d’intérêt et récemment mis en examen pour fraude fiscale aggravée. On pourrait citer aussi le sénateur Serge Dassault, condamné pour corruption et, dernièrement, pour fraude fiscale.

Bref, la liste est longue et bien peu glorieuse pour tous ces responsables politiques de premier plan qui fustigent à longueur de journée le laxisme de la Justice, votent des lois de plus en plus répressives, et hurlent au complot politique et à l’acharnement judiciaire chaque fois qu’ils sont pris la main dans le sac…

Sur cette liste des élus de droite capables d’une remarquable souplesse lorsqu’il s’agit de jongler avec les règles de la gestion publique, l’actuel président de la Région PACA, Christian Estrosi, semble tenir un rang plus qu’honorable. Il avait déjà été épinglé par la Cour des Comptes alors qu’il occupait le poste de Ministre de l’Outre-mer en 2011, pour avoir quelques peu négligé de régler certaines factures personnelles de blanchisserie, pour avoir utilisé un jet privé pour un déplacement à New York, pour avoir logé sa fille dans un logement de fonction parisien et pour avoir pris la détestable habitude de faire venir de Nice, en avion, son chauffeur attitré pour faciliter ses déplacement dans la capitale deux jours par semaine, plutôt que de prendre le taxi. Rien que de très banal pour un responsable politique ordinaire…

Devant le stade Allianz Riviera pendant la coupe de l’UEFA

Devant le stade Allianz Riviera pendant la coupe de l’UEFA

En mars 2015, c’est pour la gestion du stade Allianz Riviera, construit dans le cadre d’un partenariat public-privé très désavantageux pour la ville de Nice, que le Paquet national financier avait ouvert une enquête et ordonné des perquisitions dans les bureaux de la commune et de la métropole, toutes les deux dirigées par le même Christian Estrosi.

En septembre de la même année, c’est la gestion de la SEMIACS, une société d’économie mixte contrôlée par la ville de Nice et qui gère la quasi-totalité du stationnement public de la ville, qui est mise en cause par la Chambre régionale des Comptes dans un rapport peu amène. Les irrégularités relevées sont tellement graves et tellement nombreuses que les magistrats s’estiment dans l’incapacité de prononcer des recommandations pour redresser la barre, ne voyant d’autre solution qu’une reprise en main complète pour venir nettoyer ces écuries d’Augias où le népotisme le dispute au clientélisme et à la gabegie.

Christian Estrosi à la tête de la Métropole Nice Côte d’Azur

Christian Estrosi à la tête de la Métropole Nice Côte d’Azur

Début 2016, tout juste élu à la tête de la Région, c’est cette fois pour ses fonctions de maire de Nice qu’il a été de nouveau montré du doigt par la Chambre régionale des Comptes. Il faut dire que la dette de la ville était passée de 367 à 500 millions d’euros de 2007 à 2014, ce qui n’est pas a priori un signe flagrant de saine gestion financière ! Et le responsable n’est pas seulement l’État qui aurait baissé ses dotations, comme nos élus locaux de droite n’arrêtent pas de le répéter. En l’occurrence, les magistrats pointaient tout simplement de graves dérives liées à des dépenses injustifiées et illégales en faveur du personnel communal : paiement d’heures supplémentaires généreuses sans le moindre contrôle, primes à gogo et congés payés au-delà de ce que la loi autorise… Rien n’était trop beau pour acheter la paix sociale et nourrir le clientélisme parmi les employés municipaux !

Et voilà que l’histoire se répète comme vient de le dévoiler Médiapart en début d’année. Cette fois, ce sont les stations de ski du Mercantour qui sont sur la sellette. Les remontées mécanique des stations d’Isola 2000 et Auron sont de fait administrées par le Syndicat mixte des stations du Mercantour, dont le président n’est autre qu’un certain Christian Estrosi. Or les magistrats pointent dans leur rapport l’opacité de la gestion qui « ne respecte pas les obligations légales d’information des élus et des citoyens » mais surtout des « irrégularités dans la tenue des comptes », dont ils n’hésitent pas à écrire qu’elles « compromettent leur fiabilité et leur sincérité ».

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Car les magistrats, en épluchant les comptes présentés comme excédentaires, se sont rendus compte que cet excédent dépend en réalité totalement des subventions versées par la métropole Nice Côte d’Azur (pour 5,2 millions d’euros tout de même) et par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes (pour 4,8 millions), lesquelles constituent la moitié de ses ressources. « Contrairement à ce que laissent penser les comptes et les délibérations du syndicat, l’activité de gestion et d’exploitation des domaines skiables se montre ainsi fortement déficitaire », écrivent ainsi les magistrats. Pour le dire autrement, ce sont les contribuables de la Métropole qui viennent combler le déficit – pour le moins conséquent – des stations de ski de l’arrière-pays niçois où Christian Estrosi adore venir faire une petite descente à l’occasion.

Le prince Albert et Christian Estrosi (à dr.) à Auron, en janvier 2016 (photo © Jaguar Land Rover French Riviera)

Le prince Albert et Christian Estrosi (à dr.) à Auron, en janvier 2016 (photo © Jaguar Land Rover French Riviera)

Les contribuables de Nice ou de Cagnes-sur-Mer ont-ils pour vocation de financer les forfaits des skieurs et les canons à neige qui arrosent les pistes de neige artificielle ? Ce n’est pas l’avis des magistrats qui citent à l’appui leurs collègues de la Cour des comptes écrivant en 2015 : « Il est impératif que le soutien public soit réservé aux collectivités qui acceptent de restructurer et de repenser leur modèle économique. Le contribuable ne peut pas soutenir des stations de ski qui sont dans l’incapacité structurelle d’assurer leur équilibre d’exploitation. »

Curieusement, cette critique a mis hors de lui Christian Estrosi, qui a renvoyé à la Chambre régionale des Comptes pas moins de 132 pages d’observations, ce qui fait beaucoup pour un rapport qui n’en comportait que 80 ! Il y défend bec et ongles ses stations de sports d’hiver de la vallée de la Tinée, son fief électoral de toujours qui lui a offert son siège de député en 1997 et son fauteuil de président du Conseil général en 2001.

Christian Estrosi aux côtés de Colette Fabron, maire de St Etienne de Tinée

Christian Estrosi aux côtés de Colette Fabron, maire de St Etienne de Tinée

Le président de la Région est toujours propriétaire d’un vaste appartement à Auron où sa fille est monitrice de ski et il a pesé de tout son poids pour faire élire en 2014 Colette Fabron maire de Saint-Étienne-de-Tinée : une parfaite inconnue qui a surtout pour caractéristique d’être la directrice de la société d’économie mixte des cimes du Mercantour, l’exploitant des remontées mécaniques d’Auron, on reste en famille…

Comme par hasard, une des premières mesures prises par Christian Estrosi dès son arrivée à la tête de la région PACA en novembre 2016, a été de faire voter une aide de 50 millions d’euros aux stations de ski des Alpes du Sud : on n’est jamais mieux servi que par soi même !

L.V. lutinvert1small

SOS Méditerranée reconnue Grande cause nationale 2017

8 février 2017

blog391_phsauvetage2SOS Méditerranée, jeune association civile de sauvetage en haute mer spécialisée dans l’aide aux migrants en détresse en Méditerranée, vient tout juste de se voir décerner, aux côtés de la SNCM, le prestigieux label de Grande cause nationale 2017, dédié au sauvetage en mer. Une belle consécration pour cette ONG qui a été créée en 2015 seulement, dans un bel élan de la société civile européenne mobilisée face à l’urgence humanitaire en Méditerranée où au moins 46 000 personnes, hommes, femmes et enfants ont péri en mer depuis une quinzaine d’années en cherchant à rejoindre l’Eldorado européen…

blog391_phsauvetage3Déjà en décembre 2015, l’ONG s’était vue remettre le Prix de la Société Civile par le Comité économique et social européen (CESE), en remerciement de ses efforts pour améliorer la vie des migrants et favoriser leur insertion dans la société européenne. Selon le CESE, ce prix récompense des manifestations exemplaires de solidarité en Europe, qui se sont avérées extrêmement efficaces sur le terrain.blog391_phaquarius

Grâce à la solidarité de milliers d’Européens, SOS Méditerranée, dont les équipes se partagent entre Marseille, Berlin et maintenant Palerme, a ainsi pu affréter l’Aquarius, un navire de 77 mètres de long. Depuis février 2016, l’Aquarius assure sans discontinuer sa mission vitale de sauvetage sur l’axe migratoire le plus mortel au monde, entre la Libye et l’Italie.

En 11 mois de présence en mer et 79 opérations, 12 087 personnes ont ainsi été recueillies par SOS Méditerranée à bord de l’Aquarius : près de 8 000 vies sauvées par les équipes de sauvetage sur des embarcations en détresse et 4 000 personnes prises en charge après transbordement d’un autre navire. Outre les 11 membres d’équipage, l’Aquarius embarque également 6 sauveteurs volontaires qui sont des marins professionnels, ainsi qu’une équipe médicale de 7 à 8 personnes mobilisée par Médecins Sans Frontières. Il faut noter qu’une seule journée de mission sur L’Aquarius coûte 11 000 €.

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L’association se réjouit donc de cette reconnaissance comme Grande cause nationale 2017, qui va lui permettre de conforter son statut de réseau associatif agissant sur le plan national et européen, mais aussi de disposer d’une caution visible de l’État, de favoriser sa communication auprès d’un large public et de faciliter ainsi son appel à la générosité et aux dons.

Le site internet de l’association fourmille de témoignages au quotidien permettant de s’imprégner des actions de sauvetage en mer réalisés chaque jour par les équipes de l’Aquarius. Une magnifique leçon de courage et de dévouement au service de nos voisins du Sud.

J. Tonnelle

Croisière autour du monde : 7ème escale

7 février 2017

Samedi 4 février :

San Francisco est une ville qui ressemble peu aux autres cités américaines : les risques réels de tremblement de terre (le pire fut celui de 1906) font que l’on ne construit pas en hauteur et que les gratte-ciel sont rares. Cela donne à cette ville implantée au bord d’une baie magnifique un petit air européen…

Nous y sommes déjà allés plusieurs fois mais il reste toujours un musée, une église que l’on a envie de voir ou de revoir… Nous avons découvert avec bonheur le MOMA, le musée d’art moderne qui nous a réservé de belles surprises. Il faut dire que mon mari et moi sommes fanas de peinture…

Voici en illustration quelques-unes des dizaines de photos que nous avons prises dans le musée !

Une salle du MOMA de San Fransisco avec un tableau d’Andy Wahrol à gauche

Une salle du MOMA de San Francisco avec un tableau d’Andy Wahrol à gauche

Magritte – Les valeurs personnelles

Magritte – Les valeurs personnelles

Edward Hopper - l’entracte

Edward Hopper – l’entracte

Diego Rivera - Le porteur de fleurs

Diego Rivera – Le porteur de fleurs

Frida et Diego Rivera (tableau de Frida Khalo)

Frida et Diego Rivera (tableau de Frida Khalo)

La fin du voyage de Robert Colescott

La fin du voyage de Robert Colescott

 

blog392_phaquarium1Dimanche 5 février :

A San Francisco, nous avons pu voir aussi Grâce Cathedral. Construite au XIXe siècle sur le modèle de…Notre-Dame de Paris ! C’est assez cocasse dans un quartier plutôt chic dont les maisons sont, pour les plus anciennes, victoriennes.

Depuis longtemps je voulais voir Alcatraz la fameuse prison ou fut enfermé, entre autres Al Capone. La visite a été très intéressante ! Sur un bout de rocher battu des vents, des bâtiments sévères qui ne furent fermés qu’en 1963, des cellules minuscules avec le fameux mur donnant sur le couloir et qui est constitué d’une simple grille (on l’a vu dans bien des films !). Dans la boutique d’Alcatraz on a même eu la surprise de rencontrer un ancien taulard venu dédicacer le livre qu’il a consacré à son séjour dans cette prison d’où on pense que personne n’a jamais réussi à s’évader.

On est aussi allés faire coucou aux lions de mer qui donnent un spectacle gratuit aux touristes toujours nombreux. En somme deux jours de visite très variées dans une ville qui ne laisse pas indifférent.

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Et puis, il y a l’aquarium de la Baie de San Francisco : un aquarium petit mais magnifiquement coloré et très bien fait. Un vrai régal pour les yeux !

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Lundi 6 février:

Nous voici désormais en mer pour trois jours, en route pour Hawaï, après avoir passé deux jours fort agréables  à San Francisco.

J’en profite pour apporter quelques réponses aux interrogations de Nicole. Sur le bateau, tout d’abord : le Queen Elizabeth est un navire de croisière lancé en 2010, qui peut embarquer 2 081 passagers et 1 005 membres d’équipage. Il mesure 964 pieds de long (le pied vaut 30 cm, faites le calcul…) sur 106 pieds de large. Les cabines vont de la cabine intérieure sans fenêtre, à la cabine avec fenêtre carrée, puis la cabine avec balcon et enfin les suites plus grandes bien sûr. Il y a même des duplex, cabines sur deux niveaux avec deux chambres et deux salles de bain plus un grand salon et une terrasse !

Pour ce qui est de l’itinéraire, il est bien entendu imposé par la compagnie : on choisit une croisière en fonction de l’itinéraire proposé. Autrefois, quand on faisait un tour du monde, il fallait aller d’un bout à l’autre du trajet. Ce n’est plus ainsi aujourd’hui où on peut faire une fraction du tour du monde selon ses envies et ses possibilités. Nous, nous avons pris le navire à son départ d’Angleterre, à Southampton (c’est là que la compagnie Cunard à son port d’attache et ses bureaux), et le quitterons  à Singapour, soit environ 3 semaines avant son retour à Southampton.

Quant à nos motivations… La Terre n’est pas si vaste et il arrive maintenant fréquemment que nous disions « Oui mais ce port nous l’avons déjà vu plusieurs fois ! » Donc les choix de nos croisières s’avèrent parfois difficiles ! Cet itinéraire nous a séduit car il est assez branché Asie : il propose quatre escales au Japon, une en Corée du Sud, deux au Vietnam, et deux en Chine. Voilà pourquoi nous l’avons choisi cette fois-ci !

A bientôt !

Annie

En politique, il n’y a plus de mensonges, juste des vérités alternatives…

6 février 2017

blog390_phlivreC’est la bonne nouvelle du moment : depuis que Donald Trump a été officiellement investi 45e président des États-Unis, le vieux roman d’anticipation 1984, publié en 1949 par le Britannique Georges Orwell, est devenu un best-seller ! Il s’en est vendu 47 000 exemplaires depuis l’élection de Trump en novembre dernier et le roman est désormais en tête des ventes sur Amazon, au point que 75 000 nouveaux exemplaires ont été réimprimés fin janvier pour faire face à un tel afflux.

Le roman avait déjà connu une belle envolée de ses ventes en 2013, alors que le lanceur d’alerte Edouard Snowden, ancien informaticien employé à la National Security Agency (NSA) et aujourd’hui encore réfugié en Russie pour échapper à la prison, révélait au monde entier l’existence de plusieurs programmes de surveillance de masse, mis en œuvre par les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Dans les deux cas, on voit bien que la réalité a allégrement dépassé la fiction. Le roman d’anticipation d’Orwell décrivait une société fictive où le régime en place, repésenté par le fameux Big Brother, surveillait les faits et gestes de chacun, supprimant du même coup toute liberté d’expression et n’hésitant pas à réécrire sans cesse l’histoire sous l’égide pointilleuse du Ministère de la vérité.

En 2017, cette surveillance de tous les instants s’est effectivement généralisée, y compris en France à la faveur de l’état d’urgence qui se prolonge et sous l’effet des caméras de vidéosurveillance qui se multiplient. Mais on assiste surtout de plus en plus à une dérive de certains responsables politiques qui n’hésitent plus à se jouer de la vérité au gré de leurs intérêts.

La nouvelle administration Trump en train de prendre les rênes de la première puissance mondiale en est un bel exemple. Le 21 janvier, au lendemain de son investiture qui avait indubitablement provoqué une faible affluence par rapport à celle de Barak Obama en 2009, comme en attestent toutes les photos aériennes prises sur place, ce que n’avaient pas manqué de relever nombre de médias américains, Donald Trump s’est répandu dans les médias pour les accuser de cacher sciemment la vérité aux Américains.

Vue aérienne de l'esplanade devant le Capitole lors de l'investiture de Trump en 2017 (à gauche) et d'Obama en 2009 (à droite), photo L. Jackson / Reuters et S. Varias /TPX Images of the World

Vue aérienne de l’esplanade devant le Capitole lors de l’investiture de Trump en 2017 (à gauche) et d’Obama en 2009 (à droite), photo L. Jackson / Reuters et S. Varias /TPX Images of the World

La comparaison est « honteuse et fausse », a ainsi estimé, samedi 21 janvier 2017, son porte-parole, Sean Spicer, puisque la foule de vendredi « a été la plus importante à avoir jamais assisté à une prestation de serment, point final ». Une telle assertion aussi grotesque sur un point somme toute bien secondaire et qui ne présente pas le moindre enjeu, si ce n’est pour l’amour propre du président nouvellement élu, ne manque pas d’inquiéter, surtout quant ce même porte-parole, à qui CNN demande s’il entend bien dire toujours la vérité répond : « Notre intention est de ne jamais vous mentir», avant de préciser qu’il se sent néanmoins toujours en droit de donner d’abord le point de vue de l’administration !

Pas de mensonge donc, mais une version orientée de la réalité. C’est exactement ce qu’a expliqué aux journalistes Kellyanne Conway, conseillère du président Trump. Interrogée sur la chaîne NBC sur les raisons pour lesquelles le président avait poussé son porte-parole à prononcer « des mensonges » sur la participation à sa cérémonie d’investiture, elle a répondu que ce dernier avait simplement présenté des « faits alternatifs ».

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Au royaume des politiques vient donc d’apparaître une nouvelle notion : à côté de la notion de faits réel qui correspond à la réalité ordinaire que chacun peut voir et toucher du doigt dans sa vie quotidienne se déploie désormais un nouveau monde parallèle, celui des « faits alternatifs », dans lequel chaque responsable politique peut puiser la vérité du moment qui lui semble la plus propre à servir son intérêt bien compris. C’est de fait, chacun en conviendra, une vision bien commode pour tordre le cou aux réalités les plus désagréables et présenter les choses sous un angle nettement plus positif.

blog390_dessinsarkoD’ailleurs la ficelle n’est pas nouvelle et bien d’autres que Trump l’ont déjà largement usée. On se souvient des mensonges éhontés de Jérôme Cahuzac affirmant sans sourciller n’avoir jamais détenu de compte à l’étranger avant d’être obligé de reconnaître ses errements devant la France entière et devant les juges.

On se souvient de Nicolas Sarkozy matraquant avec assurance devant les caméras que l’affaire Bygmalion était le révélateur des turpitudes du prestataire en communication avec la complicité de Jean-François Copé et de son entourage avant que la justice ne démontre, preuves à l’appui, qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que d’un système de fausse facturation mise sur pied par l’équipe de campagne de l’ex chef de l’État afin d’imputer à son propre parti les dépenses de sa campagne présidentielle qui crevait allégrement tous les plafonds atorisés.

Et voila que c’est maintenant son ancien premier ministre et ex-collaborateur François Fillon, désormais en course pour l’élection présidentielle, qui vient de se faire prendre la main plongée jusqu’au fond du pot de confiture. Lui qui a fait toute sa (très longue) carrière politique en entretenant l’image d’un bon père de famille honnête et sérieux, vient de révéler à toute la France incrédule à quel point il avait pu bénéficier et faire bénéficier ses proches des largesses de la République.

François Fillon sur la sellette… (photo D. Meyer / AFP)

François Fillon sur la sellette… (photo D. Meyer / AFP)

N’hésitant pas à crier au complot et se disant victime d’un « coup d’état institutionnel du pouvoir et de la gauche », François Fillon s’empêtre depuis des semaines dans une défense totalement surréaliste et puérile, accumulant mensonges sur mensonges. Il maintient ainsi contre toute attente qu’il ne serait titulaire que d’un seul compte au Crédit Agricole de Sablé-sur-Sarthe alors qu’il en détient en réalité une quinzaine, du fait de ses différentes activités, comme parlementaire mais aussi comme dirigeant et seul salarié de sa société 2F conseil, créée en juin 2012, 11 jours seulement avant de redevenir député, et qui lui a rapporté en 3 ans la bagatelle de 750 000 € pour des prestations qui restent encore largement opaques.

L'édition du Canard Enchaîné du 1er février 2016 qui accable François Fillon (photo AFP)

L’édition du Canard Enchaîné du 1er février 2016 qui accable François Fillon (photo AFP)

Il jure que sa femme Pénélope n’a été son assistante parlementaire que depuis 1997 avant d’être obligé de reconnaître qu’elle l’était en fait dès 1988. Il remet en cause les montants perçus par son épouse comme assistante parlementaire mais aussi pour ses prestations vraisemblablement fictives auprès de la revue des Deux Mondes en prétendant qu’il y a confusion entre montants brut et net, comme si cele changeait fondamentalement les choses. Il prétend que deux de ses enfants, Marie et Charles, ont été recrutés pour des missions ponctuelles d’avocat alors que les enquêtes du Canard Enchaîné attestent qu’ils ont été employés et confortablement rémunérés comme assistants parlementaires pendant respectivement 15 et 6 mois, bien avant d’avoir pu achever leur formation de droit et d’avoir pu prêter serment comme avocats.

Bref, nous voici entrés dans l’ère des faits alternatifs où tout est relatif et où chacun modèle la vérité selon ses propres intérêts. Pas sûr cependant que tous les électeurs suivront avec enthousiasme et docilité de telles manipulations de la réalité : « les faits sont têtus » a t-on coutume de dire. Il serait peut-être grand temps de le rappeler à certains de nos responsables politiques…

L.V.  lutinvert1small

Croisière autour du monde : 6ème escale

4 février 2017
Des lions de mer se prélassent sur les pontons

Des lions de mer se prélassent sur les pontons

Le Queen Elisabeth à bord duquel ont pris place nos deux croisiéristes a désormais quitté la côte mexicaine pour aborder en Californie dans la baie de San Francisco.

Vendredi 3 février :

Nous voici près de San Francisco. Après un tour sur le bord de mer pour voir les phoques et les lions de mer, nous avons pris un ferry pour aller voir la célèbre prison de haute sécurité Alcatraz (qui signifie pingouin en espagnol).

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blog389_phalcatraz5Elle a abrité plus de 230 prisonniers dont le célèbre Al Capone qui en est sorti mentalement atteint (il faut dire qu’il était presque toujours à l’isolement dans une cellule sans lumière !)

La prison a été fermée par Robert Kennedy en 1963. Ce que l’on sait moins, c’est que l’île a été autrefois occupée par des indiens de différentes tribus. Leur porte parole, un mohawk, disait : « il me paraît juste que les bateaux du monde entier arrivant devant le golden Gate voient cette île indienne et se souviennent alors de la vraie histoire de cette nation ».

Les photos vous montrent quelques détails de la vie des prisonniers et des lieux qu’ils occupaient.

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L’entrée de la prison d’Alcatraz

Vue intérieure des coursives

Vue intérieure des coursives

Une cellule d'Alcatraz

Une cellule d’Alcatraz

Une visite très intéressante que je rêvais de faire depuis longtemps…

Annie

Croisière autour du monde : 5ème escale

2 février 2017

blog388_phtetereineNos deux croisiéristes poursuivent leur nouveau voyage autour du monde à bord du Queen Elisabeth. Après une escale à Carthagène, sur la côte colombienne, le bateau a passé le canal de Panama et remonte désormais sur la côte pacifique en direction de la Californie.

Vendredi 27 janvier :

Un buste de la Reine, un échiquier en plein air, une partie du casino : le Queen Elisabeth n’en finit pas de nous émerveiller et de nous faire découvrir toutes ses possibilités.

Partie d'échecs sur le pont du Queen Elisabeth

Partie d’échecs sur le pont du Queen Elisabeth

 

Le casino à bord du Queen Elisabeth

Le casino à bord du Queen Elisabeth

Samedi 28 janvier :

Aujourd’hui, nous sommes à Huatulco, à l’extrême sud du Mexique, à 500 km au sud d’Acapulco. Il fait un temps magnifique. Dans les années 1970, vu le succès de la ville d’Acapulco qui, créée à partir de rien devenait peu à peu une icône pour vacances de nantis, le gouvernement mexicain décide de fonder une nouvelle ville dans le district d’Oaxaca à 400 km au sud d’Acapulco. Ce sera Santa Cruz de Huatulco : 30 km de plages de sable réparties en 35 criques avec golf, équitation, plongée, marina etc…

Le district est connu pour ses belles ruines pré colombiennes et à été le lieu de naissance de deux héros du pays, Porfiro Diaz et Beniti Juarez. Aujourd’hui on n’y entend parler que de l’anglais et c’est l’une des destinations préférées des Américains et des Canadiens. On n’ose imaginer ce que cela deviendrait si Trump rompait toute relation avec le Mexique, décourageant par la même les Etats-Uniens d’aller y passer leurs vacances !

C’est un endroit charmant où nous avons pris un bain fabuleux dans une eau à 26 degrés au moins mais bien sûr ça a un petit côté préfabriqué, façon Dysneyland…. Située largement au sud du tropique du cancer la ville jouit d’un climat chaud toute l’année et il n’y a pas de basse saison pour le tourisme !

Mardi 31 janvier

Cabo San Lucas : une ville mexicaine située tout au bout de la péninsule qu’on appelle « Baja Californie », la Basse Californie, et qui appartient au Mexique. Cabo San Lucas était un minuscule village de pêcheurs. On y voit encore des barques de pêche sur lesquelles se prélassent les pélicans.

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Mais aujourd’hui, c’est devenu un piège à touristes, bruyant et assez décevant.

Nous avons donc peu flâné entre les boutiques à tee-shirts et les bars à bière, au pied des façades de beaux hôtels assez standardisés.

Une halte au restaurant nous a permis d’assister à la préparation du guacamole : un délice !

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Ensuite, nous avons fait un périple en mer à la recherche des baleines qui viennent frayer en eaux chaudes à cette période de l’année. Celles que nous avons vues (5 ou 6 je pense) étaient des « humpback », celles que nous appelons baleines à bosse.

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Rien de plus émouvant que la grâce de ces mastodontes qui lancent d’abord un jet de vapeur (on dit qu’elles soufflent) puis laissent apparaître leur dos luisant et noir et, enfin, si on a de la chance, la queue très large.

blog388_phbaleine1Nous les avons observées une bonne heure. C’était magique, d’autant plus que mon mari et moi étions seuls dans un petit bateau avec le pilote mexicain ! Une vraie balade privée, un régal ! Les baleines sont néanmoins difficiles à prendre en photo : soyez donc indulgents pour mon mari qui a fait son possible !

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Nous sommes à présent en mer pour deux jours et ensuite nous atteindrons San Francisco où nous resterons deux jours également. Le temps s’est un peu rafraîchi. A San Francisco, on nous parle de températures voisines de 13 ou 14 degrés ! On n’est plus sous les tropiques !

Annie

Google, fou de la petite reine et roi du bobard

30 janvier 2017

A l’heure où le Royaume du Danemark vient de nommer un ambassadeur auprès du géant américain Google, il n’est pas inutile de ressortir cette vidéo époustouflante mise en ligne par la multinationale montrant sa dernière invention en date : un vélo intelligent et autonome, qui tient debout sans l’aide de quiconque, se déplace tout seul dans la circulation et sur lequel on peut tranquillement se laisser porter tout en vaquant à ses occupations ordinaires.

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C’est bien évidemment l’antenne des Pays-Bas de la firme de Mountain View qui a conçu cet engin révolutionnaire, parfaitement adapté au Néerlandais qui parcours en moyenne pas moins de 900 km par an en vélo, au prix tout de même de 350 000 accidents chaque année !

blog387_phcameraLe Google self-driving bike, de son petit nom de baptême, sait se situer dans l’espace et détecter et cartographier son environnement afin de s’adapter à tout événement, tout ceci grâce à une caméra à 360° située à l’avant du vélo, à l’instar de ce qui est proposé sur les Google Car dont le projet s’inspire manifestement.

blog387_phsmartphoneLe vélo peut fonctionner comme un taxi Uber et venir vous chercher là où vous le demandez simplement depuis l’application dédiée. On peut même s’en servir de bureau mobile en installant confortablement son ordinateur sur le guidon évidemment adapté pour cela, et on peut aussi laisser le vélo promener tout seul les enfants bien installés dans leur siège.

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Une véritable merveille de la technologie dont Google s’est fait un malin plaisir d’annoncer la naissance le 1er avril 2016. Car bien évidemment, il ne s’agit que d’un poisson d’avril, issu du cerveau imaginatif des ingénieurs de la firme américaine ! Une vidéo explique même en détail, pour les plus crédules, comment ont été réalisés les trucages pour donner l’illusion d’un tel miracle.

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Pourtant, le vélo autonome qui avance tout seul existe bel et bien. Il a été inventé par 13 ingénieurs de l’université indienne de Kharagpur qui ont eu l’idée du projet i-Bike, visant à la base à venir en aide aux personnes souffrant d’un handicap moteur afin de leur permettre de se déplacer malgré tout en vélo.

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Certes, son look est quelque peu moins futuriste que celui de Google. Les esprits chagrins lui trouveront même un petit air de bricolage avec ses petites roues stabilisatrices à l’arrière et sa propulsion électrique rendue bien visible par une multitude de câbles qui pendouillent de tous les côtés : les propulsions électriques inventées par les tricheurs des courses cyclistes ont au moins le mérite d’être un peu plus discrètes ! Le guidage se ferait par GPS évidemment et pourrait permettre d’envisager que le vélo se rende tout seul à une direction pré-indiquée.

Le concept en tout cas ne manque pas d’intérêt, soit pour permettre à des malvoyants ou des handicapés moteurs de se déplacer à bicyclette, soit dans l’optique d’un système de location de vélos autonomes à direction assistée. Les Allemands plancheraient eux aussi sur un tel vélo du futur dont on peut penser qu’il ressemblera probablement davantage au prototype surréaliste de Google plutôt qu’au bricolage bout-de-ficelle des universitaires indiens…

L.V. lutinvert1small

Croisière autour du monde : 4ème escale

26 janvier 2017

blog386_phbateauNos deux croisiéristes poursuivent leur nouveau voyage autour du monde à bord du Queen Elisabeth. Après une escale à New York, ils viennent de nous envoyer des nouvelles depuis les Caraïbes…

 

Dimanche 22 janvier

Curaçao : une véritable bizarrerie !

L’île appartient à la Hollande mais le commerce se fait essentiellement avec le Venezuela voisin.

C’est l’île de la fameuse liqueur et aux maisons colorées. Il fait chaud et humide.

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Lundi 23 janvier

Curaçao toujours : on n’a pas résisté au selfie !

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Mambo beach : merveilleuse plage de sable, la mer plus une belle piscine, des cocotiers jusqu’au rivage… la carte postale parfaite !

 

blog386_phperroquetMardi 24 janvier

Dès l’arrivée à Carthagène, sur la côte nord de la Colombie, c’est le ravissement : les perroquets sautillent dans la verdure dense, les bougainvillées sont en pleine floraison. blog386_phflamands

Dans la ville nouvelle de Bocagrande, les gratte-ciels poussent comme des champignons et les plages sont bondées …

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La porte de l’horloge « Puerta del relog » nous ouvre la vieille ville encore entourée de ses 12 km de remparts construits pour parer aux incursions du corsaire anglais Francis Drake qui a plusieurs fois failli prendre la ville.

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Les petites rues ombragées abritent beaux hôtels, musées, boutiques, tandis que les vendeurs à la sauvette proposent colliers de pacotille, chapeaux ou lunettes de soleil. Leur insistance est un peu lourde et quand on n’est pas intéressé par leur marchandise ils s’éloignent en proférant ce qui n’est certainement pas des compliments à notre égard !

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blog386_phplaqueUn taxi très sympa nous promène un peu partout en se pliant gentiment à nos demandes.

Nous repartons à 15 h après cette escale un peu trop courte qui nous laisse enchantés comme chaque fois que nous nous arrêtons à Carthagène d’ailleurs.

Annie

Les Marseillais n’aiment pas pédaler pour aller au travail…

24 janvier 2017

Alors que l’on passe de plus en plus de temps pour les trajets domicile-travail, surtout dans une agglomération comme Marseille totalement saturée par la circulation automobile aux heures de pointe, voila une étude particulièrement instructive que vient de publier l’INSEE le 17 janvier 2017. Présentée de manière pédagogique et accessible au grand public, cette étude très fouillée explore notamment la part du vélo dans les trajets quotidiens pour aller travailler, et le résultat ne manque pas d’intérêt !

On y apprend ainsi, sans grande surprise, que les Français continuent à utiliser très majoritairement leur voiture pour aller travailler. Lorsque la distance entre le domicile et le lieu de travail dépasse 7 à 8 km, c’est à plus de 80 % la voiture qui est utilisée comme mode de transport, le reste des déplacements se faisant pour l’essentiel en transport en commun et, de manière marginale (2 % environ), en moto.

Part du mode de transport selon la distance domicile-travail effectuée par les actifs ayant un emploi (source INSEE)

Part du mode de transport selon la distance domicile-travail effectuée par les actifs ayant un emploi (source INSEE)

Plus surprenant : même lorsque le trajet domicile-travail est inférieur à 1 km, c’est encore la voiture qui est très majoritairement employée par près de 60 % des personnes ! Dans ce cas cependant, la marche devient un mode de déplacement nettement plus important puisqu’il concerne alors de l’ordre de 20 % des travailleurs, mais sa part dans les trajets quotidiens domicile-travail diminue fortement avec la distance pour disparaître quasi totalement au-delà de 4 à 5 km, au profit des transports en commun surtout : le goût de l’effort a ses limites…

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Et le vélo dans tout ça ? Sa part augmente légèrement avec la distance jusqu’à 4 km, représentant alors un pic de 4 % des travailleurs, puis elle chute de manière assez logique : au-delà de 15 km, seuls 0,5 % de sportifs invétérés continuent de se rendre chaque jour au travail en vélo… Mais de manière globale, seuls 1,9 % des actifs français se rendent quotidiennement à leur travail en vélo, soit à peu près la même proportion que ceux qui utilisent un deux-roues motorisé pour leurs trajets domicile-travail, loin derrière les transports en commun (utilisés par près de 15 % des Français pour aller travailler) et surtout la voiture qui concerne encore plus de 70 % de ces trajets, sans oublier la part de 5 % des actifs les plus heureux qui n’ont pas besoin de se déplacer pour aller travailler.

La bicyclette, bien que plus rapide que la marche à pied, plus souple que les transports en commun et plus économique que la voiture, a donc encore une large marge de progression pour convaincre les Français de son utilité. Une autre étude, réalisée par la Commission européenne et évoquée dans Le Monde, indique que pour les trajets quotidiens (au delà donc de ceux permettant de se rendre au travail), le vélo n’est utilisé que dans 2,8 % des cas en France alors que ce chiffre est de 7 % en moyenne dans l’Union européenne, dépasse 13 % en Allemagne et atteint même 31,2 % aux Pays-Bas…

La nouvelle image du jeune cadre dynamique ? (photo F. Dufour / AFP)

La nouvelle image du jeune cadre dynamique ? (photo F. Dufour / AFP)

Pour ce qui est des seuls trajets domicile-travail, les chiffres de l’INSEE montrent, sans surprise non plus, que le vélo est par excellence le mode de transport du cadre masculin travaillant en centre-ville dans une grosse agglomération urbaine. Ainsi, dans les villes de plus de 200 000 habitants, ce sont pas moins de 6 % des travailleurs qui utilisent la bicyclette pour aller travailler chaque jour, alors que ce pourcentage tombe à 1,2 % dans les communes isolées en dehors des agglomérations.

Même Paris ne fait pas exception à la règle, encore que la proportion de Parisiens allant travailler en vélo ne soit que de 4 %, nettement en deçà d’autres grandes villes comme Bordeaux, Toulouse ou bien sûr Strasbourg. Selon Le Parisien, cette proportion n’était que de 3 % en 2013, ce qui traduit malgré tout une belle progression.

Paris, la deuxième ville la plus embouteillée de France, derrière Marseille...

Paris, la deuxième ville la plus embouteillée de France, derrière Marseille…

En parallèle, le trafic routier a connu une chute spectaculaire de 30 % depuis 2001, grâce à une politique volontariste (et fortement critiquée par certains) de la Mairie de Paris. Désormais, un ménage sur deux à Paris ne possède plus de voiture individuelle. Il faut dire aussi que la vitesse moyenne effective de déplacement en voiture dans Paris ne cesse de diminuer, atteignant désormais tout juste les 15 km/h : un argument décisif qui réoriente massivement les Parisiens vers d’autres modes de déplacement parmi lesquels les transports en commun, la marche à pied et le vélo !

Mais l’étude de l’INSEE montre aussi de très grandes disparités régionales dans l’usage de la bicyclette pour aller travailler. Ainsi, dans le Bas-Rhin, ce sont plus de 6 % des habitants de l’ensemble du département qui vont travailler en vélo et cette proportion est surtout élevée dans les régions frontalières de l’Allemagne ou de la Belgique, ce qui montre l’importance du facteur culturel dans ces comportements individuels. Sans surprise, les Bouches-du-Rhône font partie des plus mauvais élèves avec seulement 1,2 % des déplacements domicile-travail qui se font en vélo…

L’INSEE pointe d’ailleurs l’agglomération Aix-Marseille comme la principale exception française puisque l’usage de la bicyclette pour aller travailler ne concerne que 1,5 % des actifs, comme se l’est fait confirmer Marsactu : on est très loin de la moyenne nationale de 6 % pour l’ensemble des grosses agglomérations urbaines ! Les études réalisées récemment sur les transports dans la métropole Aix-Marseille-Provence donnent même une image encore plus noire de la situation puisque, tous trajets confondus, la part du vélo dans les déplacements sur le territoire métropolitain tombe à 0,7 % ! Près de 40 % des déplacements les plus courts (moins de 3 km, soit moins de 15 minutes en vélo) se font en voiture, selon les observations figurant dans l’agenda métropolitain des transports.

Alors, le Marseillais serait-il incapable de pédaler ? On pourrait en douter au vu du nombre de cyclistes qui se déploient chaque week-end en rangs serrés le long de nos routes de campagne ! Le retard colossal pris par les communes en matière d’aménagement de pistes cyclables est sans doute un des facteurs expliquant ce moindre usage du vélo en ville, de même sans doute que le comportement belliqueux de nombre d’automobilistes locaux, peu désireux de partager l’espace urbain avec d’autres usagers plus vulnérables.

Vélos en libre service sur le Vieux Port à Marseille

Vélos en libre service sur le Vieux Port à Marseille

L’élu à la métropole en charge de la mobilité, Jean-Pierre Serrus, reconnaît bien volontiers le retard colossal accumulé en la matière. Le dernier agenda de la mobilité, voté par la Métropole en décembre 2016, est d’ailleurs très timide sur le sujet, se contentant pour l’essentiel de proposer que soit prolongé le système d’aides à l’achat de vélos à assistance électrique. Le Plan de déplacement urbain conçu par la Communauté urbaine de Marseille pour la période 2013-2023 prévoit la réalisation de 10 km de pistes cyclables, mais la Cour régionale des Comptes émet de forts doutes quant à la capacité de la collectivité à libérer effectivement le foncier nécessaire à leur aménagement.

On se souvient que la ville de Marseille avait reçu en 2013 le trophée peu glorieux du Clou rouillé décerné par la Fédération des usagers de la bicyclette. Depuis, la carte des pistes cyclables s’est un peu étoffée, mais il reste un long chemin à parcourir pour inciter davantage les habitants de la métropole à pédaler pour leurs trajets quotidiens…

L.V.  lutinvert1small

Croisière autour du monde : 3ème escale

23 janvier 2017

Jeudi 19 janvier :

Nous ne sommes pas seuls à Fort Lauderdale ! Pas moins de 6 bateaux géants sont amarrés ce matin. Face à notre pont vous voyez un navire de la « Royal Carribean ».

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Ensuite on nous embarque vers un Mall, nom donné à ces centres commerciaux géants : celui-ci vous a un air de « déjà vu », non ? Son seul avantage à été de nous donner une bonne connexion wifi !

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Nous allons donc le quitter et essayer plutôt un musée ou un jardin tropical……

Samedi 21 janvier :

Nous voilà de nouveau en mer depuis le départ de Fort Lauderdale, en direction de l’île de Curaçao qui fait partie des Antilles néerlandaises, dans la Mer des Caraïbes.

blog384_moquette2En attendant la prochaine escale, c’est le moment de se promener sur la navire pour mieux le connaître. Au passage, les moquettes sont superbes : toutes différentes, moelleuses, elles font beaucoup pour le charme désuet des salons dont l’ameublement évoque les années 1910. Les tons les plus utilisés sont les bleus, verts et beige. En voici quelques spécimens.

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A bord, faut-il le rappeler, il est bien entendu interdit de fumer la moquette, mais rien n’empêche de l’admirer…

A plus tard !

Annie

Que va devenir la Villa Méditerranée ?

21 janvier 2017

La Villa Méditerranée, c’est ce bâtiment bizarre, pourvu d’un immense porte-à-faux surmontant de 19 m un bassin en eau de 2000 m³, et qui trône sur l’esplanade du J4, juste à côté du MUCEM, sur le port de la Joliette à Marseille. C’est Michel Vauzelle, l’ancien président du Conseil régional PACA, qui a initié ce projet architectural destiné à abriter des conférences, des réunions et des expositions afin de « donner à tous des clés de compréhension sur la Méditerranée contemporaine ».blog383_phvillamediterranee

Le concours de maîtrise d’œuvre pour l’édification de ce bâtiment hors-norme a été remporté par l’architecte milanais Stefano Boeri et le chantier a débuté en 2010, pour un coût total évalué à 70 millions d’euros, financé par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le bâtiment, inauguré en juin 2013, ne manque ni d’audace ni d’originalité avec une partie en sous-sol située à plus de 2 m sous le niveau de la mer, qui contient une vaste agora destinée aux expositions, un amphithéâtre de 400 places et deux salles de réunion, Le rez-de-chaussée propose quant à lui un atrium de 350 m2 où peuvent être projetées des images sur un mur de 25 mètres de long, ainsi qu’un café. Enfin, le niveau supérieur, qui avance en porte-à-faux au dessus du bassin et qui serait le plus long porte-à-faux (40 m) habité au monde, contient un plateau d’expositions de 760 m2 ainsi qu’un belvédère.

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Reste que ce bâtiment exceptionnel de par sa conception, n’a jamais vraiment prouvé son utilité en dehors de l’accueil d’événements ponctuels tels que conférences, débats, spectacles vivant, cinéma, assortis de rencontres avec des artistes et des experts de l’espace méditerranéen. Or l’entretien d’un tel paquebot, même ancré à terre, coûte cher à la collectivité : pas moins de 4,4 M€ par an, en comptant la rémunération des 40 salariés qui lui sont affectés de manière permanente.

Ce point a d’ailleurs été largement exploité lors de la dernière campagne électorale pour les régionales fin 2015 au cours de laquelle le nouveau président élu, Christian Estrosi, s’est engagé à se débarraser au plus vite de cet encombrant héritage. Las, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui avait imaginé un temps transformer le bâtiment en casino, a finalement renoncé et refuse de reprendre la patate chaude.

Le majestueux escalier intérieur de la Villa Méditerranée

Le majestueux escalier intérieur de la Villa Méditerranée

Michel Vauzelle, de son côté, ne se résout pas à ce que ce fleuron architectural érigé en symbole de la coopération méditerranéenne, se transforme en vulgaire temple de la consommation et du jeu. Il se trouve que l’ancien chef de l’exécutif régional est toujours président de la délégation française auprès du Parlement de la Méditerranée et il a donc proposé tout naturellement à ce dernier de venir y installer son siège, basé pour l’instant sur l’île de Malte.

Il faut vraiment être initié pour connaître l’existence de cet obscure Assemblée parlementaire de la Méditerranée, une organisation interétatique régionale, bénéficiant du statut d’observateur auprès de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Créée en 2005 à l’occasion de la 4ème Conférence sur la sécurité et la coopération en Méditerranée et réunie pour la première fois en 2006 à Amman, en Jordanie, cette assemblée qui se réunit une fois par an rassemble des représentants des parlements de 25 pays riverains ou proches de la Méditerranée, dans le but de favoriser le dialogue et d’assurer la stabilité politique entre états méditerranéens. C’est l’un des uniques lieux où l’on débat régulièrement de la situation humanitaire en Syrie, du conflit isarélo-palestinien et du sort des migrants transméditerranéens, avec le succès que chacun peut constater…

blog383_logopamInterrogé récemment par Marsactu, son secrétaire général, Sergio Piazzi, a effectivement confirmé que la France avait proposé en décembre dernier que la Villa Méditerranée puisse accueillir le siège de cette institution. Cette proposition a été acceptée à l’unanimité par le bureau de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée, mais doit maintenant être précisée dans le cadre d’un accord de siège, en cours de préparation par le ministère français des affaires étrangères, afin de préciser les conditions de mise à disposition du bâtiment.

Le deal est en effet très clair : ce sera à l’État français de prendre totalement à sa charge les coûts d’entretien du bâtiment, sans compter bien entendu ceux qui s’y ajouteront pour assurer la sécurité des diplomates. Bon prince, le Parlement de la Méditerranée accepte de prendre à sa charge les frais de chauffage et l’abonnement internet… Ceci dit, c’est le 23 février seulement que l’assemblée générale de l’institution se prononcera sur cette proposition.

Christian Estrosi, manifestement peu intéressé par cette solution à laquelle il affirme ne pas croire, a néanmoins accepté de laisser jusqu’à cette date à Michel Vauzelle pour tenter de faire aboutir cette piste qui permettrait à Marseille de s’affirmer comme un site majeur de la coopération avec les autres pays méditerranéens. Il faut dire qu’il a en tête un tout autre usage pour tenter de valoriser ce bâtiment, ainsi qu’il l’a annoncé début décembre. Après avoir imaginé successivement de le transformer non seulement en casino, mais aussi en cité du vin, en musée des séries voire en centre commercial (un de plus !), le président de la Région souhaite maintenant y implanter une réplique grandeur nature de la Grotte Cosquer !

Henri Cosquer dans la grotte du même nom

Henri Cosquer dans la grotte du même nom

Découverte en 1985 près du cap Morgiou par le plongeur professionnel cassidain Henry Cosquer, mais déclarée en 1991 seulement, cette grotte dont l’entrée se situe désormais à 37 m sous le niveau de la mer, contient plus de 200 peintures rupestres datées de 27 000 ans pour les plus anciennes d’entre elles (des empreintes de main pour l’essentiel) et d’environ 19 000 ans pour les autres qui représentent un fabuleux bestiaire de chevaux, bouquetins, cervidés, bisons et aurochs, mais aussi pingouins, poissons et phoques.

Classée monument historique depuis 1992, cette grotte est bien entendu interdite d’accès et la tentation est grande d’en faire une reproduction pour en montrer la richesse aux visiteurs, comme cela a été fait pour la grotte de Lascaux en Dordogne ou la grotte Chauvet en Ardèche. C’est semble t-il l’architecte marseillais André Stern qui travaille depuis quelques années déjà à ce projet d’une réplique de la grotte Cosquer et qui a convaincu le président de la Région PACA d’utiliser le sous-sol de la Villa Méditerranée comme écrin à une telle réplique, tandis que le belvédère en porte-à-faux servirait d’espace muséal.

Réplique de la grotte Chauvet (photo S. Gayet / SYCPA)

Réplique de la grotte Chauvet (photo S. Gayet / SYCPA)

Il faut dire que la réplique de la grotte Chauvet, ouverte au public en avril 2015 près de Vallon Pont d’Arc, connaît un beau succès avec 590 000 visiteurs dès la première année, là où ses concepteurs en attendaient 300 000 seulement. « Si on arrive à attirer autant de monde au fin fond de l’Ardèche, on ne devrait pas faire moins dans une grande métropole touristique comme la ville phocéenne » affirme Christian Estrosi et pour une fois il paraît difficile de lui donner tort ! Reste que le projet coûterait quand même la bagatelle de 20 millions d’euros, pris en charge à parts égales par la Région et par un partenaire privé chargé de l’exploitation commerciale de l’équipement.

Alors, quid de l’avenir de la Villa Méditerranée : futur siège d’une organisation diplomatique oeuvrant au rapprochement politique entre pays riverains de la Méditerranée ou futur réplique d’une grotte ornée par nos lointains ancêtres du Paléolithique ? Réponse probablement d’ici fin février. Les deux projets ne manquent pas de panache ni d’intérêt et au moins l’édifice devrait-il ainsi échapper à sa transformation en abri pour bandits manchots et autres machines à sous…

L.V.  lutinvert1small

Croisière autour du monde : 2ème escale

17 janvier 2017

Ca y est : nous avons retrouvé la trace de nos deux croisiéristes qui ont donc achevé sans encombre leur périlleuse traversée de l’Atlantique nord…

 

Dimanche 15 janvier

Après une longue semaine sans voir la terre ni aucun navire d’ailleurs, nous arrivons ce matin à New York ! Le temps s’est mis au beau avec un soleil radieux mais une température à peine supérieure à zéro.

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Le navire passe sous le grand pont « Verrazzano bridge » dont je vous envoie une photo, puis, entrant dans la rivière Hudson, nous voyons ce que tout le monde attend : la Statue de la Liberté,  œuvre du sculpteur français Bartholdi……les caméras crépitent et tout le monde est impatient de fouler le sol du nouveau monde.

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Ce devrait être fait vers 14 heures.

 

Lundi 16 janvier

Les deux tours du World Trade Center n’existent plus depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Cette nouvelle tour les remplace, très élancée avec son triangle pointe en bas.

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Le quartier est encore et toujours en travaux, c’est émouvant ! Un musée des attentats a vu le jour. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de nous y rendre et je regrette donc de ne pouvoir vous en dire plus…..

Le Queen Elisabeth amarré dans le port de New York

Le Queen Elisabeth amarré dans le port de New York

Nous venons de quitter New York et nous dirigeons vers le sud. Prochaine escale : Fort Lauderdale en Floride.

 

Mardi 17 janvier

Ces deux jours à New York nous ont laissé un sentiment mitigé. D’abord il faisait un froid de gueux et marcher dans la rue était très pénible. Ensuite comme d’habitude, c’est choquant de voir des quartiers superbes qui voisinent avec des zones misérables…

Nous avions eu l’idée saugrenue de louer sur les « hop on  hop off », c’est à dire des bus à deux étages qui font le tour de la ville avec des arrêts devant les musées, les demeures, les commerces de luxe….. On monte et on descend quand on veut et on prend le bus suivant dès qu’on a fini la visite choisie… Ces bus, nous les avons expérimentés un peu partout, à Barcelone, Cork en Irlande, Washington, Paris… C’est toujours magnifique. Pas à New York !!! Bus non chauffé, commentaires sans aucun intérêt, périodicité des passages beaucoup trop rare (par exemple pour  Brooklyn : un bus toutes les 2 heures !). À déconseiller donc.

Nous avons donc fait deux visites intéressantes tout de même durant cette longue escale. Le premier soir une balade de nuit vers Harlem nous a permis de voir les illuminations de Noël qui sont encore en place, puis nous a menés à l’Apollo Theatre où dans les années 30 des radio crochets ont révélé de grands musiciens et chanteurs de jazz dons les noms sont visibles sur le trottoir.

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Enfin nous avons terminé la soirée au Cotton Club, un des « speakeasy » du temps de la prohibition. Un orchestre de 7 musiciens, une chanteuse, de l’ambiance, une bonne soirée !

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Le lendemain nous tentons d’aller voir le musée d’art de Brooklyn… Hélas, il est fermé le lundi ! Nous avons dons opté pour le MoMa, musée d’art moderne situe en plein Manhattan et qui présente des œuvres à partir de 1880. Nous y avons vu une exposition Picabia, un peintre que nous connaissions mal.

Peinture de Picabia (MoMA)

Tableau de Picabia (MoMA)

Mais au détour d’une salle, nous sommes tombés en arrêt devant un merveilleux Chagall, ainsi qu’un tableau du Douanier Rousseau….

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Le navire file donc à présent plein sud. La température s’est adoucie déjà et demain on pourra je pense commencer à songer à la piscine…..

Annie

Région PACA : Estrosi relance la Formule 1 !

15 janvier 2017

Élu fin 2015 à la tête de la Région PACA, grâce au bienveillant retrait de son opposition de gauche, Christian Estrosi avait profité de ses vœux à la Presse, début 2016, pour rappeler ses priorités : douze chantiers, comme un certain Hercule avant lui, parmi lesquels la lutte pour l’emploi et la renégociation du Contrat de Plan avec l’État, ainsi qu’une remise à plat de la convention avec la SNCF en vue d’une réorganisation complète des transports ferroviaires régionaux. Ayant fait toute sa campagne sur le thème de la prétendue gabegie de l’équipe précédente en matière de gestion de affaires publiques, il assurait crânement : « je veux être le président qui fait des économies ».

Christian Estrosi présentant ses vœux à la Presse le 5 janvier 2017 (photo NG / La Provence)

Christian Estrosi présentant ses vœux à la Presse le 5 janvier 2017 (photo NG / La Provence)

Un an plus tard, le même Christian Estrosi, sans doute vexé par le jugement peu amène de son ami Sarkozy, vient de renouveler l’exercice de ses vœux à la Presse, le 5 janvier dernier, assurant d’un ton triomphaliste : « en un an, nous avons profondément changé la région. 80 % de nos engagements ont été tenus ou sont en cours de l’être ». Les habitants de la région PACA, où le taux de chômage dépasse encore 11,1 % au deuxième semestre 2016, l’un des plus élevés du pays après les Hauts-de-France, et tout particulièrement ceux qui empruntent chaque jour les TER de la région, dont le taux de retard et d’annulation bat tous les records, apprécieront sans doute cette embellie aussi exceptionnelle que soudaine et se demanderont peut-être avec angoisse à quoi va bien pouvoir s’occuper la majorité régionale au pouvoir, maintenant que l’essentiel de son programme a été déjà mis en œuvre.

Une des plus grandes réussites dont se targue le nouveau président de la Région, et qui marque effectivement une rupture évidente avec l’ancienne majorité, concerne les 14 millions qu’il se vante d’avoir investi pour permettre au circuit automobile du Castellet d’accueillir de nouveau le Grand Prix de Formule 1. Pour un responsable politique qui se gargarise de vouloir faire des économies en se recentrant sur les compétences obligatoires de la Région, voila une décision qui pourrait surprendre de prime abord…

Christian Estrosi alors pilote de moto

Christian Estrosi alors pilote de moto

Mais ce serait oublier que le parcours professionnel de Christian Estrosi, comme il le rappelle lui-même sur son site avec fierté, se résume en dehors de ses mandats électoraux, à la course motocycliste, se vantant même d’avoir été quatre fois champion de France de moto entre 1974 et 1979. Cette occupation en tout cas ne lui a pas permis de poursuivre ses études jusqu’au baccalauréat, d’où le surnom de « motodidacte » qui lui colle à la peau depuis qu’il s’est lancé en politique grâce à son mariage avec sa première femme, Dominique Sassone, fille d’un adjoint au maire de Nice et actuellement sénatrice. C’est ce mariage qui lui a permis de devenir lui-même adjoint aux sports en 1983 alors qu’il végétait dans sa concession Kawasaki, et ceci sous la houlette du regretté Jacques Médecin, malencontreusement condamné à 3 ans et demi de prison ferme pour de méchantes affaires de corruption et qui a préféré s’enfuir en Uruguay pour éviter de purger sa peine.

On conçoit aisément que le nouveau président du Conseil Régional PACA soit très attaché à ce circuit du Castellet où il a disputé sa première course en 1972 mais a été disqualifié en 1973 pour avoir bricolé son moteur très au-delà de ce qu’autorisait le règlement : déjà la tentation de forcer un peu le destin, une tendance naturelle qui le conduisit en 1993 à être déclaré inéligible pour avoir trafiqué ses comptes de campagne…

Vue aérienne du circuit Paul Ricard au Castellet

Vue aérienne du circuit Paul Ricard au Castellet

Ce mythique circuit du Castellet, auquel l’ancien motocycliste est si attaché, avait été créé en 1970 par Paul Ricard, un temps maire de la commune varoise de Signes et qui avait commencé par édifier un aéroport privé sur le vaste plateau calcaire s’étendant sur les territoires de Signes et du Castellet, entre Aubagne et Toulon. Le Grand Prix de Formule 1 y a été organisé de 1971 à 1990, avant d’être transféré sur le circuit de Magny-Cours, plus moderne, construit dans la Nièvre. Le Bol d’Or s’est également déroulé sur ce circuit de 1978 à 2000.

En 1999, c’est l’homme d’affaire britannique à la réputation sulfureuse, Bernard Ecclestone, qui rachète le circuit et le transforme en une piste ultra moderne réservée aux essais et courses privées. Il a fallu attendre 2008 pour que le circuit s’ouvre de nouveau au public et, en septembre 2015, le Bol d’Or y a été organisé, attirant près de 75 000 spectateurs. L’objectif affiché par Christian Estrosi est désormais que le circuit accueille également un nouveau Grand Prix de Formule 1 en 2018, cette étape française ayant disparu du championnat du monde depuis 2008.

Il faut dire qu’il peut compter pour cela sur l’aide du candidat à la présidentielle, François Fillon, ancien pilote automobile lui-même qui, lorsqu’il était Premier ministre en 2011, avait mis en place un processus destiné à faire revenir au Castellet une étape française du championnat du monde de Formule 1, en alternance avec le Grand Prix de Belgique qui se déroule sur le circuit de Spa-Francorchamp. C’est d’ailleurs le propre frère de François Fillon, Pierre, pharmacien de son état et président de l’Automobile Club de l’Ouest, malicieusement épinglé par le Canard enchaîné en 2014 pour rémunération irrégulière de fonctions bénévoles, qui organise les 24 heures du Mans : une affaire de famille en quelque sorte !

Christian Estrosi lors de la conférence de presse organisée le 5 décembre 2016 dans les locaux de l'Automobile Club de France (photo R. Burgan)

Christian Estrosi lors de la conférence de presse organisée le 5 décembre 2016 dans les locaux de l’Automobile Club de France (photo R. Burgan)

C’est en tout cas Christian Estrosi en personne qui est venu annoncer officiellement la bonne nouvelle lors d’une conférence de presse organisée le 5 décembre 2016 au siège de l’Automobile Club de France : le Grand Prix de France de Formule 1 aura bien lieu au Castellet à partir de 2018 et pour au moins 5 ans. Son organisation coûte la bagatelle de 30 millions d’euros, une misère, qui pourrait apporter, en contrepartie, de juteuses retombées touristiques pour les hôteliers et restaurateurs du coin. Cette modeste participation sera pour l’essentiel prise en charge par les collectivités territoriales, dont la Région qui s’engage donc à verser 14 millions au minimum : quand on aime, on ne compte pas…

Christian Estrosi au musée du sport à Nice, le 26 juin 2014 (photo © Maxppp)

Christian Estrosi au musée du sport à Nice, le 26 juin 2014 (photo © Maxppp)

Voilà en tout cas un signal politique fort de la part du Président de la Région PACA, en cette période où la plupart des responsables politiques s’inquiètent des conséquences du changement climatique et de la manière de convaincre chacun de modifier ses modes de vie et de déplacement pour limiter les émissions de gaz à effet de serre avant qu’il ne soit trop tard. A l’instar d’un Donald Trump, Christian Estrosi confirme ainsi qu’il est bien éloigné de telles préoccupations et qu’il serait quand même dommage de se priver pour autant d’un beau spectacle de Formule 1. C’est d’ailleurs à ce genre de détail qu’on reconnaît un homme politique de talent qui n’hésite pas à accélérer le pas lorsqu’il se trouve au bord du gouffre…

L.V.  lutinvert1small