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Bygmalion : après Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy sur la sellette ?

7 juin 2014

Décidément les affaires ne s‘arrangent pas pour l’UMP ! Après la démission forcée de son président Jean-François Copé, c’est maintenant Nicolas Sarkozy qui est indirectement visé par les investigations de la Justice dans l’affaire Bygmalion et ses liens avec la campagne présidentielle de 2012…

Meeting de Nicolas Sarkozy, à Paris, le 22 avril 2012 (photo REUTERS/Philippe Wojazer)

Meeting de Nicolas Sarkozy, à Paris, le 22 avril 2012
(photo REUTERS/Philippe Wojazer)

Petit retour en arrière pour essayer de démêler l’écheveau compliqué de cette affaire au delà des mensonges et de l’enfumage avec lesquels les dirigeants de l’UMP ont tenté de masquer leurs errements. Quant l’affaire éclate en février 2014, les révélations de l’hebdomadaire Le Point désignent la société de communication Bygmalion qui aurait surfacturé ses prestations lors de son intervention dans l’organisation des meetings de campagne de Nicolas Sarkozy, avec des montants qui atteignent parfois le double des tarifs habituellement pratiqués. A l’époque, certains à droite n’hésitaient pas à accuser les dirigeants de cette société, très proches de Jean-François Copé, d’avoir abusé de leur situation pour faire les poches du parti et même « voler Sarkozy ».

Deux mois plus tard, les révélations du journal Libération mettant en évidence l’existence de pseudo conventions de l’UMP facturées très cher à l’UMP en pleine campagne électorale donnent une toute autre tournure à l’affaire. C’est l’avocat de Bygmalion, maître Maisonneuve, qui met alors les pieds dans le plat en expliquant tranquillement que « l’affaire Bygmalion, c’est plutôt l’affaire des comptes de campagne du candidat Sarkozy »…

Perquisition au siège de l'UMP le 26 mai 2014 (photo REUTERS / Charles Platiau)

Perquisition au siège de l’UMP le 26 mai 2014 (photo REUTERS / Charles Platiau)

Les perquisitions effectuées au siège de l’UMP et chez Bygmalion tendent de fait à confirmer ses affirmations. On se souvient que les comptes de campagne du candidat Sarkozy en 2012 avaient été invalidés par le Conseil constitutionnel en juillet 2013, les Sages n’ayant d’autre solution que de suivre les conclusions de la Commission des comptes de campagne dont le verdict avait été rendu fin 2012. Le montant présenté par le candidat avait dû en effet être rectifié pour intégrer des dépenses manifestement oubliées dont certaines liées au fameux meeting de Villepinte. Après correction, le plafond autorisé de 21,5 millions d’euros, pourtant très conséquent, était largement dépassé, ce qui avait donc conduit à cette invalidation, obligeant l’UMP à lancer son fameux Sarkothon pour faire payer par les militants le manque à gagner de 11 millions d’euros non remboursé par le contribuable.

Jérôme Lavrilleux à BFMTV le 26 mai 2014

Jérôme Lavrilleux à BFMTV le 26 mai 2014

Lors de ses aveux en direct sur BFMTV le 26 mai 2014, Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé et fraîchement élu au Parlement européen depuis la veille, reconnaît sans détour que des factures payées par l’UMP correspondaient en réalité à des dépenses effectuées au titre de la campagne présidentielle de 2012. A l’époque, Jérôme Lavrilleux n’était rien moins que co-directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy aux côtés de Guillaume Lambert, actuel préfet de la Lozère. Lorsqu’il lui a remis l’insigne de l’Ordre national du Mérite le 15 octobre 2012, Nicolas Sarkozy aurait d’ailleurs dressé son éloge par les mots suivants : « voici un homme qui a le talent de ne pas embêter les personnes avec qui il travaille avec des problèmes qu’elles n’ont pas à connaître ». On ne saurait être plus clair !

Dessin2_Blog77Que s’est-il donc passé pendant cette fameuse campagne présidentielle de 2012 ? A l’époque, Nicolas Sarkozy souhaitait profiter de sa position de Président de la République pour se déclarer le plus tard possible et lancer une campagne éclair. Curieusement, ce n’est pas la société Bygmalion qui a été chargée de gérer les meetings mais une de ses filiales, Event & Compagnie, laquelle n’a été contactée qu’en janvier 2012, initialement pour organiser 4 meetings. Au final, il y aura 42 meetings et la facture s’élève à 19 millions d’euros ! D’après les comptes de Bygmalion tels qu’ils ont pu être reconstitués après enquête, Event & Compagnie aurait elle-même payé 14,5 millions d’euros à ses différents prestataires, ce qui représente une marge brute de 23 % qui n’a finalement rien d’extravagant. Pour cette seule année 2012, l’UMP aurait versé au total 23 millions d’euros à Bygmalion… Là où le bât blesse, c’est qu’une partie de ces prestations n’a pas été payée au titre de la campagne présidentielle mais directement par l’UMP, pour des prestations fictives, les fameuses « conventions UMP », selon un système de double facturation qui a donc été reconnu par Jérôme Lavrilleux. L’ancien trésorier de l’UMP, Dominique Bord, avait d’ailleurs démissionné en novembre 2012, alors que François Fillon et Jean-François Copé s’écharpaient pour la présidence du parti, précisément au moment où il devait signer les chèques pour honorer ces factures douteuses, six mois après l’élection présidentielle…

On est donc loin du scénario initial qui laissait entendre qu’une société aux mains de copains de Copé, aurait servi de pompe à fric pour ce dernier, au détriment de l’UMP. L’affaire traduit plus prosaïquement les dérives d’une campagne présidentielle que Nicolas Sarkozy voulait gagner à tout prix sans regarder à la dépense, quitte à plomber les comptes de son parti déjà bien mal en point, persuadé qu’il était que jamais l’on oserait invalider ses comptes de campagne. L’UMP en sort complètement essorée : déjà grevée d’un emprunt de 55 millions d’euros, elle a vu sa subvention baisser de 10 millions d’euros suite à la perte de 120 députés lors des élections législatives de 2012 et les comptes du parti sont donc plus que jamais dans le rouge. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler qu’après l’élection présidentielle de 2007, la situation était assez similaire avec un déficit de 10 millions d’euros en fin d’année et des dépenses déjà colossales (7 millions d’euros) en congrès et autres manifestations, pour lesquels la Justice commence aussi à s’interroger…

Dessin_Blog77Quelle qu’en soit l’issue judiciaire, l’UMP ne sortira pas grandie de cette affaire qui traduit la désinvolture avec laquelle sont gérés les comptes du parti. Voilà en tout cas une bruyante casserole supplémentaire accrochée aux basques de Nicolas Sarkozy, même si, comme l’affirme lui-même Jérôme Avrilleux,  » Ça n’ira pas jusqu’à Sarkozy. Il n’y a jamais rien qui va jusqu’à Sarkozy. On est là pour ça, hein ? « . En son temps, Alain Juppé avait déjà accepté de payer pour Jacques Chirac en endossant la responsabilité dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris : une belle tradition d’abnégation dans ce parti où les dirigeants trouvent toujours un lampiste sur qui se défausser !

L.V.LutinVertPetit

 

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Sarkozy démissionne du Conseil constitutionnel: une première.

5 juillet 2013

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à l’AFP sa démission immédiate du Conseil constitutionnel pour « retrouver sa liberté de parole ».

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« Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil Constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole », indique le communiqué.

Le rejet du compte de campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy a été confirmé jeudi par le Conseil constitutionnel, une mesure sans précédent pour un ancien chef de l’État.

La « jurisprudence Chirac »
Les anciens chefs de l’État sont membres de droit du Conseil et ne peuvent donc pas démissionner formellement. Mais comme l’a souligné jeudi auprès de l’AFP, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, ils peuvent décider comme Jacques Chirac de ne pas venir siéger. Dans ce cas, a précisé M. Debré, c’est la « jurisprudence Chirac » qui s’applique, et il n’y a « plus de versement d’indemnités ».

Dès qu’il avait appris son renvoi en correctionnelle dans l’un des volets de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, pour lequel il a été ensuite condamné, M. Chirac avait informé M. Debré de sa décision de ne plus siéger au Conseil constitutionnel. Jeudi, M. Sarkozy a téléphoné à M. Debré pour l’informer de sa décision, a-t-on appris de sources concordantes.

Jean-François Copé à la rescousse
Dès la nouvelle publiée, le président de l’UMP Jean-François Copé est allé s’entretenir avec l’ancien président de la République, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil. M. Copé a annoncé qu’il réunirait « la semaine prochaine » un bureau politique statutaire de l’UMP « afin d’examiner toutes les conséquences de cette décision ». Mais, dès la fin de journée jeudi, M. Copé devait faire une déclaration depuis le siège du parti.

De son côté, François Fillon, ancien Premier ministre de M. Sarkozy pendant toute la durée de son quinquennat, a appelé sa « famille politique » à assumer les conséquences financières de la décision des neuf Sages.

« Grande souscription nationale »
Dans une déclaration au siège de l’UMP, le visage grave, M. Copé a appelé « les militants », « sympathisants » et tous les Français à répondre à cette campagne de dons « afin de barrer la route » à ceux qui rêvent de « voir l’espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes ».

« La voix de l’UMP ne s’éteindra pas », a-t-il promis. Selon le député-maire de Meaux, qui s’est entretenu avec M. Sarkozy jeudi, la décision du Conseil constitutionnel est « grave puisqu’elle a pour conséquence de priver le premier parti d’opposition républicaine des moyens d’exercer sa mission au service de la démocratie française ».

Il s’est insurgé du fait qu’un dépassement des comptes de campagne « de 400.000 euros sur un budget total de 22 millions (ait) pour effet de priver l’UMP de 11 millions de dotations publiques », soit le remboursement dont aurait bénéficié M. Sarkozy si ses comptes avaient été validés.

Avec M. Sarkozy, « nous sommes convenus ensemble que face au péril, il appartenait à notre famille politique de faire bloc, comme cela doit être le cas dans tous les moments d’épreuves », a dit M. Copé.

Le président de l’UMP a affirmé qu’il réunirait « en début de semaine prochaine le bureau politique et l’ensemble des parlementaires de l’UMP pour évoquer la situation ainsi que les conditions de mise en oeuvre de cette grande souscription nationale ».

UMPthon….!
Normalement, ils ne pouvaient pas tomber plus bas. Après le cirque de novembre, les querelles de chapelles et l’annonce d’un nouveau-vote-pour-savoir-s’il faut-revoter-à-la-rentrée, l’UMP avait quand même touché le fond, non ? Pas tout à fait visiblement…

Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé ce jeudi après-midi le rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, privant l’ex-candidat du remboursement par l’Etat de quelque onze millions d’euros, Jean-François Copé a eu une idée lumineuse. Lancer un UMPthon. Ce n’est pas une blague !

La mine défaite, comme si on lui avait annoncé la victoire assurée de François Fillon à la primaire de 2016, le président de l’UMP a invité les militants et les sympathisants à donner un peu de leur argent pour renflouer les caisses et éviter la faillite du parti. « La voix de l’UMP ne s’éteindra pas », a-t-il promis, assommé par la nouvelle.

Chirac avait raison, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ». Copé n’a pas tort non plus quand il répète qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. La preuve…

Le Carnussien Vigilant Masqué.... Clic...

Nicolas Sarkozy se retire de la politique.

8 mai 2012

D’après son entourage, Nicolas Sarkozy a confirmé au lendemain de sa défaite au second tour de l’élection présidentielle qu’il se retirait définitivement de la vie politique. Un départ qui divise l’UMP qui se retrouve sans leader à quelques semaines des législatives.

Quel sera l’avenir politique de Nicolas Sarkozy? Si l’on en croit le Figaro, il a bel et bien décidé de tourner la page. Si, au terme de son discours dimanche soir, un doute subsistait, il semble certain, aujourd’hui, qu’il  n’exercera plus d’activité politique 30 ans après ses débuts. Il l’aurait répété ce lundi lors d’une réunion à l’Elysée évoquant le « plaisir de vous revoir pour parler du bon vieux temps ».

Au lendemain de la défaite au second tour de l’élection présidentielle, Sarkozy a reçu son comité de campagne à l’Elysée, dont faisaient partie les Fillon, Coppé ainsi que des ministres et ses principaux collaborateurs. Une réunion d’une heure, où il est apparu fatigué, le teint gris, les traits marqués, mais calme et serein, et lors de laquelle il a affirmé qu’il arrêtait la politique.

« Une page se tourne pour moi. Je ne serai pas candidat aux législatives, ni aux élections à venir », a-t-il déclaré, avant de sourire. « Soyez rassurés, je renouvellerai ma carte de l’UMP et je payerai ma cotisation. Mais je quitte l’opérationnel ». Une déclaration ambigüe, mais qui semble bien claire. « Cela veut dire qu’il arrête définitivement, c’est ça » a questionné un ministre. « Oui, c’est très clair, tu n’avais pas compris? », a répondu un proche du président. « Il n’a pas voulu que ce soit brutal, comme Lionel Jospin, il l’a donc annoncé différemment dimanche soir aux militants ».

Se revoir et parler du bon vieux temps
Dans ce dernier raout aux faux airs de verre d’adieu, Sarkozy a admis que si ça ne tenait qu’à lui, il serait parti plus tôt. « Si j’avais pu, je serais parti dès demain, mais il y a des traditions à respecter. Je les respecterai et la passation des pouvoirs (le 15 mai, ndlr) aura lieu avec François Hollande, comme elle a eu lieu entre Jacques Chirac et moi ». Beau joueur, il a justifié l’invitation lancée à François Hollande de se tenir auprès de lui lors des cérémonies du 8 mai. « Quand on prend de la hauteur, on tire tout le monde vers le haut ».

Enfin, il aspire à une vie plus calme, loin des médias. « J’espère vivre un peu normalement. J’ai perdu les élections mais les journalistes continuent de m’empêcher de faire un pas. Impossible de déjeuner au restaurant en famille. Je suis épié. J’espère qu’on me laisser un peu tranquille », avant de conclure. « On ne se quitte pas tout à fait, j’aurai le plaisir de vous revoir, pour parler du bon vieux temps ».

Les pontes brouillent les pistes
S’il semble clair, le départ de Nicolas Sarkozy est désormais devenu un enjeu politique à quelques semaines des législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin prochain. Groggy par la défaite, l’UMP doit éviter d’apparaître affaiblie aux yeux d’un électorat qui pourrait être tenté par le Front National. D’ailleurs, certains pontes du parti, comme Rachida Dati, jouent sur les mots, histoire de brouiller les pistes. « Nicolas  Sarkozy ne se retire pas de la vie politique. Il a très clairement dit qu’il continuerait son engagement politique sous une autre forme », a déclaré ce lundi matin sur Europe 1 l’ancien garde des Sceaux. Mais nul n’est dupe. Et il se chuchotte en coulisse qu’il réside une fracture entre l’arrière-garde et la nouvelle-garde gaulliste; cette dernière préférant un départ de celui qui pourrait, à l’image d’un Giscard voire d’un Jospin dans le camp d’en face, occulter la nouvelle mouvance d’un parti qui doit se trouver rapidement un leader. Or, il semble que personne n’ait l’envie ou la stature pour assumer ce rôle.

Sarkozy a émis 10 tonnes de CO2 ….

15 janvier 2011

….pour une visite de moins de 3 heures

La gauche en Midi-Pyrénées s’est déchaînée jeudi contre la visite de Nicolas Sarkozy dans la région, qui aura servi selon elle à occulter le véritable bilan économique du président et aura produit un volume considérable de dioxyde de carbone pour un déplacement éclair.

« Le président-candidat Nicolas Sarkozy a moins délivré des voeux aux forces économiques qu’organisé un meeting électoral à sa gloire et aux frais des contribuables », s’est indigné le député et président du conseil général du Gers Philippe Martin (PS). « Cette visite n’aura pas non plus été une bonne chose pour l’environnement puisque l’aller-retour éclair de Nicolas Sarkozy et de sa suite à Toulouse dans le nouvel Airbus présidentiel se sera traduit par l’émission de plus de dix tonnes de CO2 pour un déplacement de moins de trois heures », a-t-il dit dans un communiqué.

M. Sarkozy avait choisi une usine d’Airbus à Blagnac (Haute-Garonne), près de Toulouse, pour présenter ses voeux au monde économique et exalter les raisons de « croire en la France » dans un contexte difficile; mais avec Midi-Pyrénées, c’est aussi dans une région très à gauche qu’il se rendait.

Banderoles confisquées
M. Sarkozy n’est pas sorti de l’enceinte d’Airbus. Sa venue, protégée par un dispositif de sécurité très visible, n’aura donné lieu qu’à un rassemblement d’une centaine de personnes, tenues à distance des usines par les forces de l’ordre. Les manifestants, en majorité de la CGT, ont été refoulés vers le parking d’une grande surface par les CRS qui, sous les huées et les insultes, leur ont enlevé leurs banderoles pour les salaires et l’emploi et contre la réforme des retraites.

Parterre acquis
« C’est une nouvelle fois en bâillonnant l’expression des salariés et de leurs représentants que le

président de la République a pu sans contradiction expliquer devant un parterre largement acquis au néolibéralisme que les droits sociaux dans notre pays étaient une entrave à la réussite économique », a protesté la CGT.

Dit et non-dit
Le président de la région, Martin Malvy (PS), s’est également insurgé contre ce qu’a dit M. Sarkozy, par exemple sur les 35 heures, mais aussi contre ce qu’il n’a pas dit. « Nicolas Sarkozy a l’art d’oublier son propre bilan et celui de la droite », dit M. Malvy dans un communiqué. Depuis que M. Sarkozy est président, « la France a perdu plusieurs centaines de milliers d’emplois dans l’industrie, les délocalisations qu’il critique se sont accrues. Alors qu’en Allemagne l’industrie représente 34% du PIB, elle n’en constitue plus aujourd’hui que 16% en France », dit M. Malvy. Dans le même temps, l’endettement du pays a augmenté d’environ 40% et le déficit a été multiplié par quatre, ajoute-t-il.

L’UMP de la Haute-Garonne a au contraire salué l’insistance de M. Sarkozy sur la nécessité de préserver le tissu industriel national, ainsi que sa défense de la réforme des retraites. « Ce discours tranchait avec le concert lancinant des lamentations entonné par les élus socialistes locaux avant la venue du chef de l’Etat »,a-t-elle dit dans un communiqué. (afp)