Compassion et détermination

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Comment réagir face aux événements qui nous sidèrent ? Quelles peuvent être nos attitudes, nos pensées, nos actions ?

Rescapés des attentats de Paris pris en charge devant le Bataclan le 13 novembre 2015 (photo T. Camus / AP/SIPA)

Rescapés des attentats de Paris pris en charge devant le Bataclan le 13 novembre 2015 (photo T. Camus / AP/SIPA)

Compassion d’abord tant il est vrai que c’est l’essence même de l’humanité : l’homme n’est homme que parce qu’il sait faire preuve de compassion envers ceux qui soufrent, sont malades, pleurent. Toute l’histoire, les religions, les philosophes nous l’enseignent. Il s’agit donc d’aller vers les proches des disparus, des blessés et de leur témoigner de notre solidarité. Ce d’autant plus qu’à Paris, ce sont nos enfants, nos petits-enfants, nos frères et sœurs.

Blog251_PhCamusDétermination ensuite : Comment agir, réagir ? Une œuvre nous aide sans doute à y voir plus clair : « La Peste » d’Albert Camus. Pouvons-nous comparer les instants que nous vivons à la situation décrite dans ce roman ? Il peut en tout cas nous aider, nous guider dans notre réflexion. Que dit-il qu’il me semble devoir retenir aujourd’hui ? Dans ces moments-là, il faut faire son travail, tout simplement mais plus que jamais, avec cœur et ardeur. Et le héros, c’est bien Joseph Grand qui malgré les menaces, ses propres échecs, fait et refait toujours son ouvrage. C’est aussi le docteur Rieux qui rejette les arguties des uns et des autres, ceux-là même qui ne veulent rien faire, se voilent la face, fuient. Il choisit de se battre contre le virus, au péril de sa vie et malgré ces hommes restés inertes.

Comme le docteur Rieux, soyons déterminés à être citoyens. Croire à la démocratie, à la solidarité, est nécessaire mais pas suffisant. Il nous faut la vivre au quotidien, en témoignant, en respectant les paroles des autres, en accueillant celui qui soufre, en éduquant nos enfants. Bref, il nous faut faire notre travail, jour après jour, avec détermination.

Restons modestes : nos petits bras, musclés ou non, ne changeront pas le monde à eux tout seuls, mais y contribueront certainement avec tous les autres de bonne volonté. Et restons optimistes : « Ce que l’on apprend au milieu des fléaux, c’est qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser1 ».

Antoine Malafosse

18 novembre 2015

1 La Peste, Albert Camus, 1947

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