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La vérité enfin dévoilée!

18 juillet 2010

L'un des mystères de la science enfin résolu!

Des scientifiques britanniques pourraient avoir enfin résolu l’une des plus importantes énigmes qui hantait l’humanité depuis des siècles, soit la terrible question: « Qui était là en premier, la poule ou l’oeuf ? ». A l’aide d’un super-ordinateur, l’équipe constituée de scientifiques des universités de Sheffield et de Warwick a pu déterminer qu’il s’agissait… roulements de tambours… de la poule.

L’oeuf et son effet boeuf

« Notre découverte est un accident très heureux », explique ce mardi l’un des chercheurs de l’équipe dans les colonnes du tabloïd The Sun, parmi plusieurs médias qui rapportent la grande nouvelle. « Le but initial de la recherche était d’en savoir plus sur la façon dont les animaux produisent leurs oeufs. La société sous-estime les poules et nous ne nous rendons pas compte du procédé hallucinant qu’elles accomplissent à chaque fois qu’elles pondent. Quand vous entamez votre oeuf à la coque de grand matin, vous êtes face à l’une des choses les plus dingues de ce monde », s’est emballé le scientifique, dont le nom n’est pas précisé par le journal.

HECToR Vs. Chicken

« La coquille est incroyablement solide malgré sa légèreté. Les humains sont incapables de produire ce genre de choses. Un équivalent créé par l’homme révolutionnerait notre époque », prédit le scientifique. « Mais le problème est que nous ne savons même pas comment les poules créent leurs coquilles. Elles contrôlent le procédé dans d’exquis détails, nous ne savons même pas par où commencer », avoue-t-il. « Comprendre comment elles font leurs oeufs nous mettrait sur la voie pour en fabriquer nous-mêmes. Et c’est pour cela que nous nous sommes tournés vers le super-ordinateur du UK Science Research Council, basé à Edimbourg, en Ecosse. » L’ordinateur utilisé est baptisé HECToR, pour « High End Computing Terascale Resource », mais n’a évidemment rien à voir avec la chaîne de rôtisseries rapides « Hector Chicken », malgré le contexte.

Des semaines d’analyse

« Nous voulions comprendre comment les oeufs sont construits, en étudiant le processus dans le moindre détail microscopique », raconte le chercheur. « D’abord, nous avons programmé les « ingrédients » que les poules utilisent pour faire leurs oeufs. Ensuite, nous avons formulé la suite à peu près ainsi: ok, voilà ce que les poules utilisent. Vas-y et vois ce que tu peux faire. L’ordinateur a planché sur le problème pendant des semaines et des semaines », a développé le scientifique.

Un hasard

« Ce qui est marrant, c’est qu’à la base, nous ne pensions pas utiliser des oeufs de poules », s’amuse le chercheur. « Nous les avons choisis uniquement parce que la protéine était simple à étudier. C’est seulement lorsque nous avons eu les résultats que nous nous sommes rendu compte que nous avions résolu une énigme séculaire. Nous étions plutôt étonnés », admet-il.

CQFD

« Les résultats montrent qu’une protéine particulière chez les poules (l’OC-17) agit comme un ouvrier infatiguable, empilant les particules microscopiques de coquille l’une sur l’autre », détaille le scientifique. « Sans cette protéine, les oeufs n’existeraient pas. Et elle se trouve uniquement dans les ovaires d’une poule. Ce qui veut dire que la poule est donc arrivée la première », a-t-il conclu.

Potentiel très large

« Notre découverte a énormément de potentiel. Comme les coquilles sont faites de nombreux cristaux minuscules, nous pourrions utiliser ces informations pour comprendre comment concevoir ou comment détruire d’autres structures cristallines. Par exemple, comment se débarrasser pour de bon du calcaire incrusté », a extrapolé le chercheur.

Avancées médicales

« Etant donné que le corps humain utilise une méthode similaire pour fabriquer les dents et les os, il pourrait y avoir aussi des avancées médicales, nous pourrions en apprendre plus sur la façon de reconstruire les os. J’ai l’impression que cette étude pourrait avoir des implications dans plusieurs directions, auxquelles nous n’avons probablement même pas encore pensé », s’est enthousiasmé le scientifique.

Voilà une bonne chose de faite.


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