Convention d’élimination des armes nucléaires

10 décembre 2009 par arebigunisex

Depuis l’entrée en vigueur du Traité de Non-Prolifération nucléaire en 1970, le désarmement nucléaire est une obligation internationale. Les puissances nucléaires – dont la France –s’y sont engagées à œuvrer de bonne foi, à des mesures de désarmement, à une date rapprochée.

la sécurité à l’échelle du monde

Depuis 10 ans les ONG ont travaillé à un modèle de convention d’élimination des armes nucléaires permettant de compléter les insuffisances du TNP en termes de date et de mesures concrètes. Cette convention déposée comme document officiel de l’ONU par la Malaisie et le Costa Rica est soutenue aujourd’hui par 127 pays, mais pas par la France.

La Conférence d’examen du TNP de mai 2010 pourrait relancer un processus de désarmement. Nous vous invitons à écrire au Président de la République, aux ministres des Affaires Etrangères et de la Défense pour que la France s’engage dans un processus de désarmement et soutienne à l’ONU le modèle de Convention d’élimination des armes nucléaires.

Une centaine de citoyens de France se rendront à l’ONU en mai 2010, porteurs de cette exigence.

Pour plus d’informations : http://www.icanfrance.org

Pour envoyer la pétition : http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=462

Langue française : état d’urgence

9 décembre 2009 par arebigunisex

Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France.
“Langue de la République” (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre-ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des
principaux piliers de l’”identité nationale”. Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps
que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel
Serres, observant qu’” il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation”, le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

Appel à la résistance linguistique

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain ; nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : “Time to move !” est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le “mood” – chez AREVA… Dans la distribution, Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, La Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil national de la Résistance, la devise du Medef n’est-elle pas “ready for the future” ? Sommet du “dialogue social” : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les
fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour ” défendre le droit de travailler en français en France “.

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils ne sont souvent plus pensés et écrits par nos chercheurs qu’en anglo-américain, même pas toujours traduits en français. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les  enfants… Que fait le CSA ?

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette “élite” et ces privilégiés qui, pas seulement à droite, n’hésitent pas à  désintégrer leur langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à leurs maîtres ! Les “gens de peu”, pour leur part, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le “Wall Street English” promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement
supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la
loi Toubon. Ainsi le chef de l’Etat annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés “en langues étrangères” (traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi. C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.

L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Parlons ici seulement de ce qu’il faut pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes, aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée, aux immigrés qui veulent continuer à parler notre langue sans oublier celle de leur pays d’origine, à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité les écrivains, penseurs, traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie, partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la “défense et [l']illustration” du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l’argent roi.

Signataires :

Alliance Champlain,
Association francophonie avenir
(Afrav),
Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf),
Avenir de la langue française (ALF),
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC),
CO.U.R.R.I.E.L.,
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France (DLF Paris-IDF),
Forum francophone international France (FFI France),
Le droit de comprendre (DDC),
Le français en partage,
Gerflint.

Politiquement incorrect….

8 décembre 2009 par arebigunisex

No comment.....!

Petit rappel…!

5 décembre 2009 par arebigunisex

Eva Joly : Comment la France pille l’Afrique

2 décembre 2009 par arebigunisex

Eva JOLY

Eva Joly est conseillère pour la lutte contre la corruption et le blanchiment en Norvège. Ses deux livres précédents, Notre affaire à tous et Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, chez le même éditeur, ont été vendus à plus de 450 000 exemplaires en France et à l’étranger.

Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.

Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.

Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.

Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo

Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent.. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et  des médias.

A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.

Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur.  De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.

La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?

L’indépendance en Afrique : une mascarade

Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces  maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations.. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…

La France de 1789, incompatible avec la françafrique

La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.

Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.

Eva Joly. Editions des Arènes (Paris), 2007
Extrait de La force qui nous manque
ISBN : 9782352040354

Prix Pinocchio du développement durable 2009

30 novembre 2009 par arebigunisex

And the winner is....

Les Amis de la Terre ont décerné mardi 24 novembre 2009 à Paris les prix Pinocchio du développement durable 2009, sur la base des votes des internautes. Cette année, les lauréats sont Bolloré dans la catégorie « droits humains », Total dans la catégorie « environnement » et EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Dans la catégorie « droits humains », c’est le groupe Bolloré qui a reçu le prix avec 35 % des votes pour les conditions de travail déplorables des travailleurs dans les plantations d’huile de palme de sa filiale Socapalm (Cameroun), dont elle est actionnaire majoritaire.

Le groupe Total a quant à lui reçu le prix Pinocchio dans la catégorie « environnement » avec 29 % des votes de cette même catégorie. Les internautes condamnent la multinationale française pour son implication dans le méga-projet pétrolier Kashagan (Kazakhstan), qui s’annonce comme une catastrophe environnementale et sanitaire. Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image moderne et éthique qu’il cherche désespérément à se donner, continue à investir massivement dans des projets fossiles polluants et archaïques.

Pour le « greenwashing » enfin, c’est EDF qui remporte le prix avec 42 % des votes de cette catégorie pour sa récente campagne de communication « Changer d’énergie ensemble » qui a coûté plus cher que les dépenses du groupe en recherche et développement dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne représentent elles-mêmes qu’une part infime du chiffre d’affaires du groupe par rapport au nucléaire.

Les Amis de la Terre organisent chaque année les Prix Pinocchio du développement durable pour dénoncer le bilan désastreux de grandes multinationales, en termes économiques, environnementaux ou sociaux. Les multinationales, toujours aussi peu encadrées, ont de plus bénéficié de financements publics sans précédent pour éviter de pâtir de la crise et ce sont les contribuables et les salariés qui doivent assumer les coûts.

Pour Gwenael Wasse, chargé de campagne pour la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, « malgré les beaux discours, les multinationales continuent à faire ce qu’elles veulent sans être inquiétées, en s’en tenant à des accords volontaires dont l’inefficacité est flagrante. Dans la crise systémique actuelle, il est plus que jamais temps que les décideurs prennent leurs responsabilités et mettent enfin en place des lois contraignantes. Il n’est plus admissible que les intérêts privés des multinationales continuent à primer sur l’intérêt général, l’avenir de la planète et le bien-être de ses habitants ».

Nombre total de votant : 7 494. Les résultats des votes détaillés par catégorie sont accessibles sur le site www.prix-pinocchio.org

Les images de la cérémonie sont disponibles en ligne ici

Les brèves déjantées d’Hercule Grincheux

29 novembre 2009 par arebigunisex

Dynamiser, donner une âme à notre centre-ville (suite)

Aujourd’hui, le programme des festivités.

Elles seront nombreuses, variées et surtout gratuites. Chaque semaine, les carnussiens auront un vaste choix pour se divertir :
-    Courses cyclistes en relai sur les nouvelles pistes cyclables de 21 h à 2 h du matin.
-    Eglise Notre-Dame d’Afrique, concert d’orgues (fraichement inaugurées et largement subventionnées par nos deniers citoyens), les mardis et vendredi de 22 h à 3 h du matin.
-    Exposition philatélique et bourse d’échange devant la Poste, avenue du Mont Fleuri de 20 h à 23 h, tous les jours, sauf : mardi, mercredi, jeudi et le week-end.
-    Devant la mairie, de 20 h à 2 h du matin, barbecue géant avec soirées, sandwiches, grillades et merguez. Animation assurée par les élus avec, notamment, les séances du Conseil municipal autour d’un feu de bois (chaque élu fournissant sa bûche).
-    Feu d’artifice chaque premier samedi du mois et fête foraine.

Enfin, les nombreuses associations carnussiennes seront sollicitées pour dynamiser notre centre ville, de 18 h à minuit, avec tenue de stands (pêche à la ligne, jeu de massacre, tir à la carabine, démonstrations sportives.

Sur inscription (groupe de 10 personnes maxi), visite des services municipaux ,(toutes les nuits), services administratifs, archives, toilettes, bureau de M. le Maire, avec possibilité de rédiger son courrier et passer gratuitement quelques coups de fil.
Afin de garantir la sécurité des nombreux carnussiens en soif d’énergie et de vitalité, la circulation automobile sera totalement interdite en centre ville de 20 h à 6 h du matin en semaine et de 20 h à 11 h les samedis et dimanches afin que chaque riverain puisse se reposer des effets « dynamisants »  du centre ville.
Ah oui, ça va bouger à Carnoux !

Question : Une seule chose reste à savoir et elle intéresse tous les carnussiens : la nouvelle âme du centre ville, de combien va-t-elle « dynamiser » nos impôts ?

Hercule Grincheux

Comité de soutien de Richard Martin : Lundi 30 novembre

28 novembre 2009 par arebigunisex

diffuser l'information

Les brèves déjantées d’Hercule Grincheux

27 novembre 2009 par arebigunisex

Centre Ville

Enfin, ils vont dynamiser, donner une âme à notre centre ville ! Un centre-ville plein de vie, d’énergie, de vitalité. Mais alors, le centre ville, il était mort, sans activités ?

Le nouveau Carnoux....

Voici ce que vous ne trouverez pas dans la revue municipale et ce, en avant première : le programme des activités et festivités pour dynamiser notre futur centre ville, ainsi que les nouveaux horaires de nos services publics.
-    Changement d’horaires à notre nouvelle Poste, avenue du Mont Fleuri. Après le mercredi, fermeture tous les après-midi et une ouverture de 18 h à 22 h.
-    Hôtel de Ville plus spacieux et nocturne jusqu’à 21 h. M. le Maire recevra les carnussiens sur rendez-vous jusqu’à 1 h du matin, autour d’une bonne tisane.
-    Concours de boules toutes les nuits dans le parc Tony Garnier fraichement requalifié.
-    Ouverture de l’Eglise Notre-Dame d’Afrique 24 h sur 24, chauffée l’hiver et climatisée l’été.
-    Marché forain de 18 h à 24 h, deux fois par semaine.
-    Police municipale : ouverture non stop avec distributeur de boissons chaudes l’hiver, rafraichissantes l’été et cours de révision du code de la route (gratuit).
-    Enfin, à côté des WC publics (non situés sur le projet et les plans municipaux), derrière la mairie, un espace clos de 200 m2, en partie gazonné et sablé sera mis à la disposition de nos toutous carnussiens pour la pipisse du soir. L’espace restera ouvert toute la nuit en cas d’urgence.
Ah oui, ça va bouger en soirée et la nuit à Carnoux !
A suivre… le programme des festivités.

Hercule Grincheux

Etouffer ou vivre ?

26 novembre 2009 par arebigunisex

La question.....

Magnifique dessin trouvé ici

On ne négocie pas avec le climat, on agit !

21 novembre 2009 par arebigunisex

Le changement climatique, tout le monde en parle. Ce qu’on dit moins, c’est que ses conséquences sont d’ores et déjà dévastatrices : écosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… Plus de 250 millions de personnes en sont dès à présent victimes dans les pays les plus pauvres : inondations, sècheresses ravageant les récoltes, propagation des maladies tropicales, pénuries d’eau, migrations forcées…
Il est urgent d’agir. Sans action forte et rapide de la communauté internationale, et de la France en particulier, lors de la conférence de l’Onu sur le climat qui se tiendra à Copenhague, en décembre prochain, nous allons droit dans le mur…

Plus de 300 000 citoyens ont déjà signé l'Appel

J’ai décidé de ne pas rester inactif et vous propose d’agir maintenant ! Rejoignez les centaines de milliers de citoyens réunis autour de l’Ultimatum climatique par une coalition de 11 ONG françaises, pour demander au président de la République Nicolas Sarkozy de s’engager en faveur d’un accord historique à Copenhague, qui soit contraignant et juste pour sauver l’avenir de la planète.

Signez l’appel sur www.copenhague-2009.com et faites passer le message autour de vous !

yaourt et les probiotiques : obésités !

20 novembre 2009 par arebigunisex

Article concernant les yaourts aux probiotiques paru dans le Canard Enchainé le 12 Août 2009 :

L'article en question

En fait, en début d’année, des chercheurs ont eu l’idée de comparer la flore intestinale des obèses et des non obèses. Et, surprise ! les premiers étaient bourrés de probiotiques – ceux qu’on trouve justement dans les yaourts Santé Plus. Didier Raoult commente : « On a autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants. » Du coup, celui-ci réclame maintenant des études pour connaître le rôle précis de la totalité des produits lactés dans l’épidémie d’obésité infantile.

Depuis le temps qu’on dit que les produits laitiers c’est de la m… pour la santé et que leur seule utilisation logique prévue par la nature, c’est de faire pousser les veaux des vaches. ….!

Air Sarko One

19 novembre 2009 par arebigunisex

Un palace flottant à 20.000 euros l’heure de vol. Coût : 185 millions d’euros.

C’est passé assez inaperçu la semaine dernière. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, l’Assemblée nationale a voté des crédits à hauteur de 185 millions d’euros pour l’achat et l’aménagement d’un avion A330 réservé aux voyages présidentiels.

Air Sarko One

Le ministère de la défense devra supporter ces dépenses même si, et les députés de la majorité y ont pris soin, l’avion sera exclusivement utilisé par le président de la République.

Philippe Leymarie dans son blog Défense en ligne hébergé par le Monde diplomatique est assez époustouflé par le petit Elysée volant que l’on prépare pour Nicolas Sarkozy : “ l’Air Force One français comprendra un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc. L’avion présidentiel ne sera cependant pas disponible avant la fin de l’année prochaine.”

“ Problème, selon Philippe Leymarie, : cet appareil… sera unique, c’est-à-dire forcément indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions Charles de Gaulle !). Et l’heure de vol passera à 20.000 euros en moyenne (contre 12.000 sur A319).”

source blog

Réforme de la taxe professionnelle :

16 novembre 2009 par arebigunisex

Un mauvais coup pour les collectivités ?

Annoncée à grands coups de trompette par Nicolas Sarkozy en février 2009, la suppression de la taxe professionnelle  ne fait certainement pas partie des débats qui passionnent les français. En dehors de quelques fiscalistes pointus et des technocrates de Bercy, qui est capable de saisir tous les tenants et aboutissants d’une réforme aussi technique et en apparence bien éloignée des préoccupations quotidiennes du citoyen lambda ? Et pourtant, les observateurs les plus attentifs du microcosme politique n’auront pas manqué de remarquer que trois anciens premiers ministres de la cinquième république, dont l’action au gouvernement n’est pas restée dans la mémoire collective comme particulièrement teintée de valeurs de gauche, Alain Juppé, Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin, se sont livrés à une critique extrêmement virulente de cette réforme. Déjà voté à l’Assemblée Nationale, le texte va être bientôt discuté au Sénat et d’intenses tractations sont en cours pour en rendre les dispositions plus acceptables car de nombreux élus locaux sont vent debout contre cette mesure.

Blog11_TP

Z.I. des Paluds

Pourquoi une telle fronde, y compris dans les rangs de la majorité, habituellement plus docile à suivre les initiatives du chef de l’État ? Tout simplement parce que cette suppression de la taxe professionnelle (qui a déjà connu de nombreux allègements ces dernières années) touche directement aux recettes des collectivités territoriales. L’essentiel des ressources des collectivités (région, départements, communes et intercommunalité) provient en effet d’une part de la taxe professionnelle, payée par les entreprises là où elles sont implantées, et d’autre part des impôts directs locaux payés par les ménages, c’est à dire vous et moi, à savoir la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, et la taxe d’habitation. Par exemple la taxe professionnelle représente 71 % des recettes de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et 28 % pour la ville d’Aubagne. Quant on sait que les collectivités territoriales assurent désormais en France plus de 70 % des investissements publics, on ne peut qu’être inquiet de la suppression annoncée de cette taxe professionnelle prévue dès le budget 2010…

Bien sûr, des compensations seront mises en place pour que l’État reverse aux collectivités l’équivalent de ce manque à gagner, même si jusqu’à présent on ne sait pas encore très précisément d’où proviendra cet argent (la fameuse taxe carbone pourrait y contribuer…). En revanche, ce que savent d’ores et déjà les collectivités au vu de leur expérience passée, c’est que ces compensations seront difficiles à percevoir et très probablement dégressives alors que la taxe professionnelle était une source de revenu dynamique permettant bon an mal an une croissance des budgets d’investissement. Le gouvernement ne cache d’ailleurs pas sa volonté de remettre au pas les collectivités locales en contrôlant davantage leurs dépenses. Certaines dispositions de la réforme des collectivités territoriales, dont la suppression annoncée des financements croisés, également en cours de discussion, vont dans le même sens.

C’est d’ailleurs cette crainte des élus locaux de se retrouver davantage tributaire des dotations de l’État qui explique que leur réaction soit aussi négative, toutes tendances politiques confondues, car ceci est vécu comme une tentative de recentralisation de la part du gouvernement, alors même que de très nombreuses compétences ont été dévolues aux collectivités, sans toujours leur transférer les ressources nécessaires. Faute de ressources suffisantes, c’est la qualité de nombreux services publics désormais assurés par les collectivités qui risquerait d’en pâtir, sauf à renforcer encore la pression fiscale sur les ménages. C’est aussi le lien entre développement économique et territoire qui pourrait s’affaiblir : jusqu’à présent, de nombreux élus locaux se démènent pour attirer des entreprises afin de développer l’emploi localement. Mais après la suppression de la taxe professionnelle, quel intérêt auront les collectivités à accepter l’installation d’activités industrielles, potentiellement porteuses de nuisances, si toutes leurs ressources budgétaires ne proviennent plus que des particuliers ?

Cette réforme, portant en apparence sur un domaine fiscal très technique, ne manque donc pas de portée politique et il n’est que de voir la colère de nombreux élus locaux pour s’en convaincre. Le prochain congrès des maires, prévu du 17 au 19 novembre prochain à Paris, s’annonce particulièrement houleux, à tel point que le président de la République a d’ores et déjà fait savoir qu’il n’y sera pas présent…

L. V.LutinVert1Small

Dictée…

15 novembre 2009 par arebigunisex

Ce petit texte, que je vous laisse savourer, a été trouvé dans un vieil almanach :

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.

De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.

Le père, quoique père, est resté Lamère,  mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il  est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.

Aucun des deux n’est maire.
N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc  pas d’impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur  Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du  bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y  perd !

Fin

CARNOUX et le Parc National des Calanques

14 novembre 2009 par arebigunisex

AfficheGIP

L’HÉRITAGE DE DARWIN ET SES DÉVOIEMENTS IDÉOLOGIQUES

13 novembre 2009 par arebigunisex

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Le bicentenaire de la naissance de Charles DARWIN a été abondamment marqué par les médias : articles, numéros spéciaux et documentaires télévisés se sont succédés tout au long de l’année. Mais la plupart des auteurs ont mis l’accent essentiellement sur l’aspect scientifique. Les grands débats de société suscités par la publication de « L’Origine des Espèces » ont été peu évoqués, c’est le cas en particulier des dévoiements qui ont abouti à l’eugénisme et à l’idéologie du «darwinisme social».

Cet exposé se veut complémentaire de celui fait par Monsieur Jacques BLONDEL, en début d’année. Nous reviendront rapidement sur la démarche qui a conduit DARWIN à sa théorie en essayant d’expliquer pourquoi elle a soulevé une opposition aussi violente, alors que le transformisme avait déjà été défendu par d’autres un demi-siècle plus tôt, notamment LAMARCK. Nous verrons aussi comment certains contemporains de DARWIN ont détourné le concept de sélection naturelle à des fins idéologiques. C’est le cas en particulier d’Herbert SPENCER,  considéré à  son époque comme un grand philosophe. Sa vision de l’homme et des sociétés humaines a largement inspiré les économistes ulra-libéraux de l’actuelle «Ecole de Chicago» dont les théories sont mises en pratique depuis une trentaine d’années dans l’économie mondiale

Monsieur Jean-Claude BREGLIANO

Lamentable réunion du Conseil Municipal

10 novembre 2009 par arebigunisex

Lamentable réunion du Conseil Municipal de Carnoux, jeudi 5 Novembre 2009

Quatre questions à l’ordre du jour (c’est peu) ! Une salle comble (c’est rare) ! Une atmosphère agressive (c’est fréquent) ! Un Maire sur la défensive (ça arrive) !

Tous les éléments sont réunis pour que cette réunion qui devrait être de travail et d’échanges tourne à l’agressivité, au dénigrement et aux attaques personnelles.

Trois questions de l’ordre du jour sont rapidement balayées. Seule la question concernant la construction de 27 logements sociaux, allée Gabriel Fauré, anime les débats et ce, devant de nombreux riverains venus exprimer leur mécontentement et surtout, le manque de concertation avec la municipalité.

Réunir, informer, dialoguer sur un sujet touchant une population, un quartier, les élus de la majorité ne savent pas faire. Aujourd’hui, les riverains de l’allée Fauré, hier ceux d’Arthur Rimbaud et de Plein Soleil au sujet de l’implantation de la médiathèque… Mêmes causes, mêmes effets. Pas de concertation préliminaire aboutit au mécontentement, à l’inquiétude et aux supputations.

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Source : La Provence

L’affluence des grands jours dans la salle du Conseil semble rendre les élus de la majorité mal à l’aise et agressifs. Les premières salves viennent du Maire lui-même qui tente de restreindre au maximum le temps de parole de l’opposition. Il réaffirme même que le Conseil Municipal n’est pas un lieu de débat !
Malgré la volonté du Maire de ne pas laisser s’exprimer normalement les élus d’opposition, ceux-ci font ressortir tous les points négatifs de ce projet et dénoncent le manque de concertation. La palme de l’agressivité revient au Conseiller communautaire Christian Mayadoux, laissant bassement sous-entendre qu’il avait des informations et un dossier sur M. Garcia, Conseiller municipal et sa famille. Mais dans son élan, M. Mayadoux oublie que M. Garcia, ou d’autres conseillers pourraient eux aussi avoir un dossier sur lui et sa famille ?

La construction de ces 27 logements auxquels viendront s’ajouter 25 autres construits au centre ville portera le parc carnussien à 427 logements sociaux. Pour atteindre les 20 % prévus par la loi, il faudra encore en construire 114.

Relevé aussi, durant les débats, le cadeau offert à la société immobilière SOGIMA qui se voit attribuer 1900 m2 de terrain constructible pour la somme de 300.000 euros. Cette même parcelle avait été vendue 500.000 euros à un promoteur, en février 2006, qui s’était rétracté par la suite.

Une bonne nouvelle tout de même : la commune, par l’intermédiaire de son Centre Communal d’Action Sociale aura la gestion et le pouvoir d’attribution de 70 % de ces futurs logements.

Les débats houleux entre élus se sont ensuite poursuivis avec les riverains mécontents.

Pour ma part, après avoir exposé mes différentes craintes (manque de concertation, stationnement, sécurité dont il faudra impérativement tenir compte), j’ai fait valoir que Carnoux souffrait cruellement d’un manque de logements sociaux, notamment pour notre jeunesse à faibles ressources. J’ai donc voté en faveur de ce projet. Les élus de la liste Garcia ont voté contre.

Guy HELIN, Conseiller Municipal

La dette publique…….

8 novembre 2009 par arebigunisex

Certains d’entre vous connaissent la fameuse horloge de la dette publique américaine qui, à Time Square, en plein centre de Manhattan,donne en instantané le montant de la dette des Etats Unis :

DetteUS01

En plein Manhattan, le compteur....

Mais, il existe des sites internet qui donnent en temps réel les mêmes informations…. Je vous popose pour commencer une page sur la dette publique des Etats Unis (lien direct) :

DetteUS02

La dette des USA en temps réel...!

A noter le deuxième compteur en haut à gauche “debt per citizen” donnant la dette par habitant… Voyons maintenant ce que nous propose la France sur ce lien . En ce moment, le compteur affiche (et ne cesse de s’incrémenter) :

DetteFrance01

La dette française qui monte, qui monte...

Sur la même page, on trouve aussi le compteur de la dette publique par habitant :

DetteFrance02

Ce que chacun d'entre nous doit.....?

Une note indique aussi notre classement international :

  • La France est le 19e pays le plus endetté au monde, par rapport à son PIB, parmi les 126 entités (sur 195 Etats) sur lesquelles la CIA publie des données (classement CIA au 31 mars 2008). Elle se situe entre l’Uruguay et le Portugal. Pour être plus précis, la France est 19e mondiale par le poids de sa dette publique par rapport à son PIB.
  • Dit autrement, il y a 107 pays moins endettés que la France : elle est 107e parmi les 126 entités sur lesquelles la CIA publie des données, classées en fonction du ratio dette publique / PIB par ordre croissant.

Et pour finir, on trouve aussi des liens vers d’autres compteurs d’autres pays :

DetteJapon01

...........!

  • etc….

N’hésitez pas à nous signaler les liens vers les autres compteurs…..

RETRAITES DOREES

7 novembre 2009 par arebigunisex

RetraitesEurope01Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs…
Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la “Rolls” des  régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent…  C’est dire !

Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de “contrôleur adjoint de la  protection des données”, aura acquis après seulement 1 an et 11 mois  de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois.  L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du  secteur privé après une carrière complète (40 ans). Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 € de  retraite / mois.

C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont  bien décidé d’en profiter. C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.
En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège :
1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher  12 500 € de retraite par mois;
2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € par  mois;
3. Damaso Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 € par mois.
4. Etc.
Consultez la liste

Pour eux, c’est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.
Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 41 ans.
Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c’est 15,5 ans… De qui se moque-t-on ?
A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable…
Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc.
Aucune pitié. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver !

Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés “contrôler si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées… “, profitent du système et ne paient pas de cotisations.
Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les “gendarmes de Bruxelles” et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains, jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?

A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique,  les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € par mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser… C’est une pure  provocation !
Il faut d’alerter tous les citoyens des Etats membres de l’Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous  allons leur remettre les pieds sur terre.

Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par “A+B” l’ampleur du scandale. Elle a déjà été reprise par les médias : lepoint