LA REFORME DE LA TAXE PROFESSIONNELLE POUR LES REGIONS

3 novembre 2009 par arebigunisex

On entend beaucoup la fronde des députés UMP contre la réforme de la taxe professionnelle, on entend moins  les régions qui dénoncent un “étranglement financier” NOUVELOBS.COM L’Association des régions de France affirme que “l’Assemblée Nationale, avec le rejet de l’amendement sur la taxe foncière proposé par des parlementaires élus régionaux, poursuit le processus d’étranglement financier des régions”.
Les régions s’estiment victimes d’un “étranglement financier” de la part des députés qui ont rejeté les amendements de la commission des Finances de l’Assemblée pour remplacer la taxe professionnelle.
Dans un communiqué publié vendredi 23 octobre, l’Association des régions de France (ARF) affirme que “l’Assemblée Nationale, avec le rejet de l’amendement sur la taxe foncière proposé par des parlementaires élus régionaux, poursuit le processus d’étranglement financier des régions”.
“Si le Sénat ne modifie pas le texte, désormais les régions ne voteront plus qu’à peine 10% de leurs recettes”, ajoute-t-elle.
La disparition de toute autonomie fiscale et financière

CrocDeBoucher

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“Sous la pression du gouvernement, le projet de loi de Finances 2010 fait disparaître de l’assiette fiscale régionale la taxe foncière bâtie, seul impôt régional en lien avec les ménages”, affirme l’ARF.
Avec cette perte, “c’est la disparition de toute autonomie fiscale et financière”, ajoute-t-elle.
“Dépendantes à 90% de la dotation de l’Etat, les régions n’auront plus de marge de manœuvre”, ce qui les empêchera, poursuit l’ARF, d’assurer leurs services publics régionaux de proximité: gratuité des manuels scolaires, modernisation des Trains Express Régionaux, formation professionnelle pour personnes en recherche d’emploi, construction et entretien des lycées.
Elles ne pourront plus soutenir le monde associatif, culturel ou sportif “qui assure la cohésion sociale”, ajoute le communiqué.

Lancement officiel du site « Mon.service-public.fr »

26 octobre 2009 par arebigunisex

Le gouvernement travaille depuis un an et demi à recenser les démarches administratives qu’il conviendrait en priorité de simplifier. Le résultat de cet inventaire, sous la forme de quinze nouvelles démarches en ligne “pour simplifier la vie des Français“, a été présenté le 19 octobre par Eric Woerth, ministre du Budget, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.

http://www.service-public.fr/monservicepublic/index.html

monservicepublic

A cette occasion, ils ont procédé au lancement officiel du site Mon.service-public.fr. Opérationnel depuis l’année dernière, ce portail permet aux internautes, via un compte personnel à créer, d’accéder de façon sécurisée à l’offre croissante de services en ligne proposés par l’administration, avec un seul identifiant. Est également proposé un espace de stockage sécurisé sur lequel ils peuvent conserver les documents administratifs et les justificatifs numérisés afin de faciliter leurs démarches ultérieures. Plus de 150 000 comptes auraient déjà été créés depuis l’ouverture du service.

Mon.service-public.fr repose sur un partenariat avec les organismes de la sphère publique qui raccordent leurs services en ligne au dispositif. À l’issue de la première année de fonctionnement, ce réseau comprendra une quinzaine de partenaires, appartenant principalement à la sphère sociale, ainsi que quelques collectivités territoriales.

Des services nationaux comme ceux de l’Urssaf (gestion des CESU), des allocations familiales et aides au logement (CNAF), de la Caisse des Dépôts (retraites de la fonction publique), de la Mutualité Sociale Agricole, ou encore de l’Assurance Retraite (CNAV).

D’ici la fin de l’année 2009, l’usager pourra également accéder aux services en ligne de l’assurance maladie (Ameli-CNAMTS) et à ceux de l’assurance chômage (Pôle emploi). Les 15 nouveaux services nationaux présentés le 19 octobre, qui seront soit expérimentés soit mis en ligne courant 2010, ciblent les particuliers, les entreprises, les collectivités et les associations. Citons en particulier la possibilité de déclarer la perte de ses papiers d’identité (carte d’identité, passeport, carte grise, permis de conduire, carte Vitale, carte famille nombreuse) et demander à terme leur renouvellement en une seule démarche, de déposer et suivre en ligne son dossier de demande initiale ou de demande de renouvellement de droits pour les personnes handicapées, de permettre la transmission en une seule fois des informations relatives au décès d’un proche à plusieurs administrations (CNAV, Cnamts, CNAF, Pôle emploi, Agirc-Arrco, conseil général…), mais aussi de fermer les droits du défunt et ouvrir ceux des ayants droit (demandes d’aides, pensions, etc.), de s’inscrire sur une liste électorale par Internet. Pour les entreprises, il est notamment prévu la simplification de la déclaration préalable à l’embauche et d’expérimenter la déclaration simplifiée par téléphone. Pour les collectivités, les demandes de copie ou d’extrait d’acte d’état civil seront supprimées à terme grâce à la mise en place d’un échange d’informations sécurisé entre communes et administrations.

MonServicePublic2Notons également que l’espace de dialogue sur Internet « ensemble simplifions », ouvert en 2007 pour que chacun puisse donner ses idées et son point de vue, vient d’être entièrement repensé. Il est dorénavant à la pointe des technologies du web 2.0. Les usagers peuvent commenter les propositions de simplification sur Internet, les noter et même retrouver ce service sur facebook !

Dossier de presse et Discours d’Eric Woerth

Les finances de l’Etat sont dans le rouge, pas celles des banques !

25 octobre 2009 par arebigunisex

Selon le gouvernement, l’Assemblée nationale a voté vendredi par erreur une taxe additionnelle de 10% à l’impôt sur les sociétés dû par les banques françaises. Ces ânes de députés sont donc sommés de revoter dès lundi. Quelle audace ! Vouloir taxer des banques qui regorgent de profits dans une société en crise profonde, alors que l’argent public les a sauvé de la faillite il y a seulement quelques mois. De dangereux gauchistes ces députés écervelés… Non,  il n’y aura ni retour d’ascenseur, ni solidarité (du moins dans ce sens).

bnp_paribas_passantsCette mesure aurait pu pourtant rapporter entre un et deux milliards d’euros aux finances publiques. Elle constituerait un retour d’ascenseur justifié après le soutien accordé par l’Etat aux établissements bancaires lors de la crise. Certains y voyaient un symbole d’équité important en temps de crise et alors que les finances publiques sont dans le rouge.

La Ministre Christine Lagarde, considérait au contraire, dans une interview au journal Les Echos le 19 octobre, qu’«il n’est pas question de plomber le système bancaire français qui s’est bien comporté pendant la crise» (sic !).

Pourtant, comme le révèle le journal Le Monde, les banques françaises se portent bien, très bien et “à Paris, les bonnes affaires continuent pour les traiders“. Les bonus devraient augmenter de plus de 40 % cette année.

“L’opinion publique n’acceptera pas, qu’après la crise que nous avons connue, le monde redevienne comme avant”, déclarait Nicolas Sarkozy le 29 Août 2009. On voit ce qu’il en est…

Photo : E24

Bras de fer à La Ciotat……!

20 octobre 2009 par arebigunisex

Depuis la rentrée se déroule dans notre bonne ville de La Ciotat un véritable bras de fer sur fond de maintien du service public d’Education.
A ma gauche : le tenant du titre : M. ROSSANO, IEN de la circonscription, plusieurs combats contre la fédération de parents d’élèves FCPE. Coaché par M. TREVE, Inspecteur d’Académie.
A ma droite : le challenger nouvellement engagé dans ce bras de fer, M. BORE, maire de la ville. Coaché par M. DEFLESSELLES, député de la circonscription.

LaCiotatSigleEnjeu du combat : éviter les fermetures de postes sur les écoles de la ville.


1er round :

Messieurs Boré et Deflesselles, tous deux membres éminents de l’UMP, parti du président, estimant scandaleux que l’Education Nationale ferme des classes sur la ville, manifestent aux cotés des parents devant les grilles de l’Inspection Académique des Bouches du Rhône face à la presse.
2ème round :
Messieurs Rossano et Trève prenant en compte les moyens que leur attribue le ministère de l’Education Nationale, dirigé par M. Chatel, ministre UMP, suite au non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite et non remplacé, affirment ne pas pouvoir faire autrement.
3ème round :
Entretien entre M. Trève et M. Boré pendant lequel le premier explique au second qu’un enseignant coûte cher (50.000 € à l’année ?) et que l’Education Nationale n’a pas de moyens à mettre sur La Ciotat.
4ème round :
M. Boré décide en représailles de retirer tous les moyens mis à disposition de l’Education Nationale et débarque avec policiers et huissiers chez M. Rossano pour le mettre à la porte de son école.
5ème round :
M. Boré annonce qu’il va retirer à compter du 1er janvier les AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) qui accompagnent 12 élèves handicapés sur les écoles de la ville puisque cette fonction est à la charge de l’Etat.
Fin du combat ?
Actuellement, M. Rossano est hébergé au collège des Matagots de La Ciotat avec son personnel et les parents d’enfants handicapés attendent de savoir ce qu’il adviendra de leurs enfants. Les postes sont toujours supprimés.
Tout ceci alors que messieurs Boré et Deflesselles sont tous deux porteurs de la politique menée par le gouvernement et le président…..je dis ce que je fais et je fais ce que je dis !
Une politique bonne pour les autres mais pas chez soi en somme ?
A parte :
Lorsque des employés d’une usine qui ferme prennent en otage leur directeur pour se faire entendre, les membres de l’UMP crient au scandale et à la voyoucratie mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit d’un élu local qui prend en otage un représentant de l’Etat, en l’occurrence l’inspecteur de circonscription ?
Et nous sommes en droit de nous interroger sur le but de tout ça lorsque l’on sait que les fermetures et ouvertures d’écoles font l’objet d’un plan de concertation sur plusieurs années entre les municipalités et l’Inspection Académique. Qui est gagnant au final ? M ? Boré qui a fait parler de lui ? En tut cas pas les élèves qui continuent à travailler dans des classes surchargées.

L.M.

C’est LA POSTE qui va être contente !!

12 octobre 2009 par arebigunisex

Chaque assuré social va être invité à se faire vacciner

Une lettre signée de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, invitera l’assuré à se faire vacciner s’il le souhaite  avec un double coupon (1ère injection et rappel) à présenter.

Les assurés vont recevoir une invitation à se faire vacciner contre la grippe A

Les assurés vont recevoir une invitation à se faire vacciner contre la grippe A

Le ministère de la Santé a indiqué mercredi 8 octobre que chaque assuré social recevra individuellement, au fur à mesure de la disponibilité des vaccins et selon l’ordre de priorité, une invitation à se faire vacciner contre la grippe A H1N1. Confirmant une information du site Rue89, le ministère précise qu’un “décret en Conseil d’Etat, après avis de la Cnil”, qui doit être publié prochainement, “encadre les modalités” de l’opération de prévention. Un “décret en Conseil d’Etat, après avis de la Cnil”, qui doit être publié prochainement, “encadre les modalités” de cette opération de prévention de grande ampleur “afin de respecter la loi informatique et libertés”, explique-t-on au ministère confirmant une information de Rue89.

Un double coupon
La loi informatique et liberté sera bien respectée bien que “l’opération repose sur l’utilisation de données nominatives et personnelles, comme par exemple d’être enceinte”. L’Assurance maladie (CNAMTS) se charge de l’envoi des courriers aux assurés et bénéficiaires, ajoute le ministère. Une lettre signée de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, invitera l’assuré à se faire vacciner s’il le souhaite dans un centre de vaccination. “Au verso de cette lettre, le destinataire trouvera un double coupon (1ère injection et rappel à quelques semaines d’intervalle) à présenter au centre de vaccination”, selon un document de la CNAMTS du 6 octobre, que s’est procuré par rue89.

1.080 centres de vaccination
“La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu un avis favorable le 1er octobre sur le projet de décret”, indique ce document. Mardi, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé que 1.080 centres de vaccination contre la grippe H1N1 “sont recensés sur l’ensemble du territoire”. “L’ouverture des centres s’adaptera à la livraison des vaccins, qui montera en puissance d’ici la fin de l’année”, a-t-il précisé. “Le premier million de doses devrait nous être livré aux alentours du 15 octobre“, a estimé le ministre, ajoutant que cela permettait “d’envisager le lancement de la campagne vaccinale dans les centres prévus à la fin du mois d’octobre”.

(Nouvelobs.com)

Humour commerçant….!

11 octobre 2009 par arebigunisex
Bien vu....!

Bien vu....!

Malheur à ceux qui moquent l’art (suite)..

6 octobre 2009 par arebigunisex
http://www.comitedesoutienrichardmartin.org/

http://www.comitedesoutienrichardmartin.org/

Signer la pétition. “Sauver le théâtre Toursky”

Site du comité de soutien : www.comitedesoutienrichardmartin.org
Site du théâtre Toursky : www.toursky.org

La votation citoyenne… C’est NON.

4 octobre 2009 par arebigunisex

VotationLaPoste01

Les résultats dans la région.

Les résultats dans la région.

En France, l’ouverture européenne à la concurrence n’oblige en rien l’Etat à modifier le statut de l’entreprise publique. Regardons donc les effets de la privatisation des postes dans les autres pays européens.

En Suède
La Poste a été transformée en Sarl en 1994. Elle conserve 90% de parts de marché (c’est donc ça la concurrence ?). Le prix du timbre bat tous les records (90% de hausse en 10 ans de 1993 à 2003). 1/3 des emplois ont été supprimés. Le nombre d’agences postales est passé de 2000 à 500…

Au Royaume Uni
La Poste a été privatisée en 1999 par Tony Blair (bravo les travaillistes !). L’échec est tel qu’elle doit être re-nationalisée en catastrophe avec une perte évaluée à 1,5 milliards de livres, payée par le contribuable. a réorganisation entamée en 2006 a conduit à la fermeture de 2500 bureaux et à une réduction massive de l’emploi.

Aux Pays Bas
La Poste a été transformée en 1989 en société anonyme. Elle a ensuite fusionné avec le groupe australien TNT en 1996. L’entreprise est connue pour faire travailler les enfants dans le portage et la publicité non adressée. TNT envisage de supprimer entre 11 000 et 13 000 emplois (sur 59 000) dans les prochaines années. 70% de la main-d’œuvre travaille à temps partiel. Il ne subsiste que 500 à 800 vrais bureaux contre 1300 points de vente.

D’une manière générale
Les postes européennes tentent de supprimer la distribution du courrier en zone rurale (c’est le cas de Correos, en Espagne). Elles réduisent la distribution du courrier de 6 à 5 jours. Elles augmentent le délai d’acheminement sans changer le prix du timbre. Elles ferment les bureaux, suppriment des milliers d’emplois, 300 000 dans l’union européenne, 10 000 par an en France (52 000 depuis 2002).

En France
La Poste a fait 650 millions de bénéfices en 2008, 1 milliard en 2007. N’est-ce pas là la principale raison de la privatisation : une affaire juteuse. Et encore plus juteuse si on diminue encore les services au public pour payer les actionnaires…

Malheur à ceux qui moquent l’art.

3 octobre 2009 par arebigunisex

Richard Martin, fondateur du théâtre Toursky, l’un des théâtres les plus connus de Marseille, va entamer aujourd’hui samedi 3 octobre 2009 une grève de la faim. Son théâtre, soutenu par l’Etat depuis 1991, voit sa subvention supprimée !

Toursky

Voir aussi le billet de Jacques BOULESTEIX ici au sujet de Marseille 2013…..

Ce n’est pas une vanne…. La suite….

1 octobre 2009 par arebigunisex

Après les révélations de “La Provence” sur des produits dangereux dans la pétrochimie

Revoilà le maillon faible en matière de sécurité. Après nos révélations sur les vannes chinoises défectueuses sur les sites pétrochimiques de toute la France, c’est le gigantesque chantier d’extension de l’hôpital Nord qui a été touché par des “vices cachés”. Cela alors que la troisième tranche de cette unité flambant neuve est livrée aujourd’hui.
Selon nos sources, confirmées par l’ingénieur en chef à la direction des grands chantiers à l’Assistance publique, Vincent Gagnaire, ce sont quelque 2000 vannes importées et placées sur les réseaux d’eau froide et d’eau chaude des nouvelles ailes -oncologie, urgences et centre de traumatologie- qui ont dû être remplacées. Ces “robinets quart de tour” de 15 mm de diamètre intérieur sont des produits courants, semblables à ceux placés sur la tuyauterie des particuliers.

Rien à voir avec les énormes vannes des raffineries de l’étang de Berre soumises aux directives Seveso et aux contrôles de la Direction régionale de l’environnement, de l’Aménagement et du logement. Mais ces produits défaillants placés sur les tuyauteries de climatisation et de chauffage posent encore une fois un problème de sécurité publique. On est dans un hôpital où des malades et des salariés pouvaient être exposés à des échappements d’eau chaude, se retrouver dans des inondations.

C’est d’ailleurs par là que le problème au printemps dernier. Plusieurs vannes ont cédé, au fil des mois, car elles ne résistent pas à l’eau glacée et à l’eau très chaude. Par exemple, ces robinets en laiton cassaient à 7º quand ils devaient résister à -10º. Comme le confirme l’Assistance publique, le 22 août dernier, la moitié d’un service du rez-de-chaussée C a été inondée. Et des fuites ont été relevées au rez-de-jardin. Axima, filiale de Suez pour l’installation de chauffage, ventilation et plomberie, qui a le marché du nouvel hôpital Nord a donc demandé que les vannes chinoises utilisées soient changées.

Une course contre la montre et pour la sécurité s’est engagée pour changer dans les réseaux, les faux plafonds, les 2000 robinets de même série. “Ces robinets cassent, ils sont forgés et assemblés dans trois usines différentes, sans traçabilité”, assure un syndicaliste, dénonçant des “fournitures qui n’étaient pas au niveau”.

La société GMR, un grossiste distributeur du Rhône qui s’est elle-même fournie auprès d’un importateur en région parisienne, RMT Setar, a remplacé les vannes par du matériel italien mais évoque des “problèmes normaux sur ce type de gros chantier”. Mais au-delà du conflit entre entreprises, c’est encore une fois le contrôle qualité et la certification qui sont en cause.

Source Philippe Larue (La Provence)

Le 3 octobre 2009…

29 septembre 2009 par arebigunisex

Vous avez votre mot à dire..!

Non.

Non.

Ne vous laissez pas voler vos services publics.

Impunément, travailler tue

27 septembre 2009 par arebigunisex

Sinistres mais révélateurs, les suicides à France Telecom ne doivent pas devenir l’arbre qui cache la forêt. Car, depuis des dizaines d’années, des salariés meurent deux fois. Physiquement, puis symboliquement. Ils meurent car ils travaillent. Ensuite, ils meurent du silence et du mépris ; de l’absence de reconnaissance pénale, médicale et publique, des causes professionnelles de leurs décès.

Cela s’étudie, cela se tait : plus de deux personnes chaque jour décèdent en France d’accidents du travail. En 2006, près de 50 000 ont subi une incapacité permanente suite à accident du travail. Depuis 1995, les maladies professionnelles reconnues ont doublé. Les troubles musculo-squelettiques liés au travail augmentent. Le nombre des cancers professionnels explose. Liés à la multiplication des postes intenables, les dommages psychologiques ruinent toujours plus de vies (et de familles). D’ici 2020, 80 000 à 100 000 salariés exposés à l’amiante disparaîtront. Nous n’évoquons ici que les maladies professionnelles reconnues : en 2002, un rapport officiel les jugeaient sous-évaluées de 70%. Selon le rapport Diricq de 2008, une telle sous-évaluation coûte près d’un million d’euros à la Sécurité Sociale.

Des chiffres ? C’était la vie de Jérôme Bianco, qui meurt à 32 ans en lavant des vitres, qui tombe d’une nacelle parce que L’Oréal fait des « économies » sur les rambardes de sécurité et utilise un sous-traitant, Galderma… Lequel sous-traite à TNF, qui économise sur la formation et les équipements de protection.
Des chiffres ? C’est un salarié qui se jette du 5ème étage, devant ses collègues, au Technocentre Renault-Guyancourt, victime d’impératifs de productivité intenables et des harcèlements qui vont avec… Quelques mois après, la direction installe un piano dans le hall du technocentre qui joue de la musique d’ambiance pour la relaxation des personnels ! Kafka new look version DRH « trop cool ».

Des chiffres ? C’est le 31 mars dernier, Vincent, un cariste de 30 ans, retrouvé mort, une plaie à la tête, seul dans l’entrepôt PSA de Saint-Ouen, où depuis dix ans il déplace des caisses. La direction, arguant d’une baisse d’activité, venait de mettre en place des postes solitaires. Avant les agents étaient deux. La veille de son décès, Vincent signalait à son syndicat que le volume de travail n’était pas supportable. Enfin, vient l’été meurtrier à France Télécom : 23 suicides depuis février 2008; cet été, 6 suicides et 4 tentatives de suicide. Dans la nuit du 13 juillet, Michel D. se donne la mort et laisse une lettre qui identifie de manière incontestable son travail à France Télécom comme seule et unique cause de son acte. Victime de la mode ? Ce mot « malheureux » du PDG de l’entreprise exprime l’immense coupure entre la direction et les agents. Se poignarder devant ses collègues, sauter par la fenêtre de son bureau et mourir à 32 ans, serait donc le dernier chic ? Quelle obscénité ! Et quelle infamie que ce numéro vert mis en place par la direction, comme si ces morts relevaient de « problèmes personnels », alors que, d’évidence, c’est l’organisation du travail, à France Telecom comme ailleurs, qui est en cause.

Partout, la mise en concurrence accrue des salariés, les mobilités forcées, l’intensification du travail, cassent la qualité, la sécurité et le sens même de l’activité. Parallèlement, toujours plus de grandes entreprises recourent à des sous-traitants, eux-mêmes mis en concurrence, dans le cadre d’appels d’offre sans cesse renouvelés. On sélectionne les moins coûteux qui économisent sur les à-côtés (non rentables) du travail : prévention des risques, équipements de sécurité, formation des personnels, le plus souvent embauchés en CDD ou en Intérim ; les directions s’appuient sur les derniers venus pour essorer davantage leurs propres salariés.

Partout, les parcours professionnels sont plus discontinus. En conséquence, les salariés exposés à des substances cancérigènes peinent à faire établir la cause professionnelle de leur cancer. Dans certains cas, les politiques d’entreprises ou de branches jouent d’ailleurs sur cette traçabilité rendue compliquée. Dans l’industrie nucléaire, il s’agit d’une règle : Depuis la fin des années 1980, plus de 80% de la dose collective d’irradiation reçue par les travailleurs du parc nucléaire est supportée par des salariés d’entreprises intervenant comme sous-traitants ou intérimaires. Environ 25 000 salariés de plus de 1000 entreprises différentes reçoivent des doses individuelles moyennes, par mois de présence sur les sites irradiés, 11 à 15 fois plus élevées que celle des agents EDF. Cachez ces cancers, qui nuisent à l’image de marque !

Et puis, lorsqu’en bout de course, résistant aux pressions, les salariés demandent qualification de leur cancer en maladie professionnelle devant les tribunaux, les entreprises affirment que les causes sont à chercher du côté du salarié lui-même. Pour les suicides, ce sont « ses amours, ses amis, ses emmerdes ». Pour les cancers, c’est connu, « fumer nuit gravement à la santé ».

Ainsi, chaque année, l’intensification du travail, la pénibilité accrue, la concurrence à tous les étages, l’incertitude sur son statut, les cancers professionnels, l’amiante, tuent en toute impunité. Jusqu’à quand ces tués à la tâche resteront-ils invisibles, sous-évalués, sous-indemnisés ? Tant qu’ils ne coûteront rien.

Un vol de sac à main est condamné à 6 mois de prison ferme devant tout tribunal correctionnel, en comparution immédiate. Pour un accident du travail, l’employeur est, au mieux, coupable d’homicide dit involontaire, lorsque sont reconnues les causes professionnelles de la maladie du salarié, ou la responsabilité de l’entreprise dans l’accident. Après des années d’instruction qui semblent des siècles, l’employeur n’encoure que quelques mois de prison avec sursis. Dans les faits, seuls les lampistes paient : sous-traitants de sous-traitants ou chefs de chantier…Les procédures relatives aux accidents mortels du travail sont fréquemment classées sans suite. Les indemnisations sont dérisoires (45 000 euros, au plus, pour une vie détruite)…Une telle impunité conduit à juger négligeable le coût des impératifs de prévention des risques. Une convocation au pénal des entreprises reconnues fautives (assortie de réparations financières dissuasives) inciterait peut-être à plus de prudence. Puisque seul intéresse le porte-monnaie !

Eric Beynel, porte-parole national de l’union syndicale Solidaires
Charles Hoareau, CGT Marseille
Pierre Laurent, coordinateur national du PCF
Noël Mamère, député Les Verts
Willy Pelletier, sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic
Christiane Taubira, députée Parti Radical de Gauche

Ce n’est pas une vanne (hélas)…!

26 septembre 2009 par arebigunisex

Après les canapés, voici des robinets industriels dangereux fabriqués en Asie pour une entreprise : 6500 vannes chinoises pourraient exploser.

christopheIl y a un maillon faible dans toute l’industrie pétrochimique française et il peut mettre en péril la vie des salariés des usines et des riverains des sites. Selon les informations exclusives de La Provence confirmées par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), ce sont des vannes fabriquées en Chine.
Réparties sur presque toutes les unités, souvent sur des circuits sensibles, depuis Gonfreville, où le “vice caché” a été détecté sur un site Total Pétrochemicals en Normandie, à Arkema La Millière, à Marseille, elles ont été fabriquées et livrées pour la société lilloise Rigau, sous la responsabilité de sa maison-mère marseillaise, Sud Robinetterie.
Selon une filière étonnante pour le non-initié, ces “vannes à coin”, “robinets à soupape” et “clapets à battants” en acier à carbone ont été certifiés conformes par un organisme allemand, le TUV avant leur entrée en France. Un organisme réputé – la Rina qui avait inspecté le pétrolier poubelle l’Erika l’était aussi – qui a failli. Car ces vannes n’ont pas reçu le traitement thermique nécessaire pour assurer leur résistance lorsqu’elles sont traversées par un gaz ou autre produit froid.

Censées résister à -10º, elles ne tiendraient que jusqu’à 5º. Il y a donc un vrai danger de fuites dans les usines où elles ont été posées. L’affaire a éclaté sans être révélée publiquement dès avril en Normandie par la détection de six vannes “fuyardes”. Sud-Robinetterie, en accord avec la Dreal, a considéré que toutes les vannes produites en Chine présentaient le même défaut. Sage principe de précaution dans une industrie où l’insécurité n’est pas admissible.

Avec une alerte générale lancée au printemps par la Dreal avec obligation de retirer ces “robinets” qui peuvent fuir ou fermer les entreprises. Voilà un gigantesque chantier pour la société provençale et les industriels. “Mais mes vannes ne sont pas les plus fragiles dans une unité de production”, plaide le patron de Sud-Robinetterie, Jean-François Deprat.

Cette affaire tombe très mal après les accidents graves qui ont mis notamment en cause Total sur des problèmes de sécurité, avec hier encore une explosion à Gonfreville dans une unité de chimie. Aujourd’hui, il apparaît que les vannes chinoises ne sont que le sommet de l’iceberg dans l’industrie à risques française.

Grippe A : quelques précisions.

25 septembre 2009 par arebigunisex

Les assureurs prennent en charge la grippe A, sous conditions

Si vous contractez le virus H1N1, les assureurs ont prévu de vous indemniser de votre mise en quarantaine sous certaines conditions. Entre les garanties acquises ou les options à souscrire, faites le tri.

Absence au travail, déplacements annulés, garde d’un enfant malade… La grippe A, comme toute autre maladie virale, provoque des désagréments, notamment financiers. Du fait qu’il s’agisse d’une pandémie, les assurances n’apportent pas le même niveau de prise en charge. D’ailleurs, elles annoncent régulièrement des nouveautés pour prendre en compte les aléas provoqués par ce type de situation. En tout premier lieu : les annulations de voyage. Les tour opérateurs commencent à prendre les devants et proposent des garanties permettant le remboursement du voyage voire le rapatriement dans le cas où vous contracteriez le virus. Une disposition utile dans la mesure où les contrats des sociétés d’assistance telles qu’Europ assistance ou Mondial assistance excluent toute prise en charge en cas de pandémie. Et le syndicat national des sociétés d’assistance ne prévoit pour le moment aucune extension particulière de garantie pour les contrats existants.
H1N12
Pour les billets d’avion ou de train secs, aucune mesure de remboursement n’a pour l’instant été annoncée par Air France et la SNCF. Selon si vous avez bénéficié d’un tarif promotionnel, regardez bien les modalités d’échanges pour une date ultérieure. Les billets Prem’s, par exemple, sont ni échangeables ni remboursables à moins d’utiliser un site d’échange. Par chance, si votre achat a été réalisé avec votre carte bancaire, les garanties assurances associées peuvent rembourser tout ou partie le prix du billet.

Le remboursement des frais médicaux
Quoiqu’il en soit, si vous êtes contaminé par le virus H1N1, vous n’avez pas d’inquiétude concernant le remboursement des frais médicaux. Les traitements antiviraux tel que le Tamiflu sont pris en charge par l’Assurance maladie aux conditions habituelles s’il y a eu une prescription de votre médecin. Concernant la vaccination préventive, dont la campagne est attendue au mieux pour la mi-octobre, elle est intégralement prise en charge. Vous n’aurez même pas à avancer les frais. Il y a toutefois un bémol : le test de dépistage du virus. Il n’est remboursé ni par la Sécurité sociale ni par les mutuelles. Pour savoir si vous avez contracté la grippe A, il vous en coûtera environ 100 €.
Si vous êtes malade, vous serez mis en arrêt de travail. En ce cas, la procédure est la même que pour une autre maladie : adressez votre avis d’arrêt dans les 48 heures à votre caisse d’assurance maladie. En revanche, si votre enfant tombe malade et qu’il ne peut se rendre à l’école, le gouvernement n’a pas prévu de moyen de garde de substitution.

LA POSTE NE DOIT PAS ETRE PRIVATISEE

22 septembre 2009 par arebigunisex

AppelPourLaPoste

Sarkozy cible de la presse tabloïd allemande.

20 septembre 2009 par arebigunisex

Un article de presse paru dans le quotidien Bild Zeitung  la semaine dernière. La traduction est en dessous. Le titre est inspiré de la phrase de Goethe qui aimait tellement le style de vie de la noblesse française qu’il avait déclaré : “Glücklich wie Gott im Frankreich” (heureux comme Dieu en France)…

Sarko le Roi....

Sarko le Roi....

Traduction :
8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.
(grand titre) Sarkozy vit comme Dieu en France de  A. V. Schönburg
Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président français Nicolas Sarkozy (54 ans).
Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.

- Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an
- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d’urgence.
- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier  avion en date (60 millions d’euros) a été baptisé “Carla” du prénom de madame Sarkozy numéro 3
- Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d’euros
- Il a presque 1000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.
- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l’Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.
- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.
Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d’honneur que le Chef de l’Etat incarne la “Gloire de la nation”. Il est le successeur du Roi Soleil. Et c’est exactement comme tel qu’il vit.

C.T.

Conférence du Cercle Progressiste

15 septembre 2009 par arebigunisex
Conférence 21 septembre 2009

Conférence 21 septembre 2009

Violence policière ordinaire

15 septembre 2009 par arebigunisex

Mardi 8 septembre 2009, réunion de la Commission départementale des risques naturels majeurs en Préfecture de Beauvais sous la présidence du directeur de cabinet du Préfet : une trentaine de participants, élus et fonctionnaires de la République, ambiance sereine et studieuse dans le décor cossu et un peu suranné d’une calme préfecture de province. Je présente les résultats d’une étude départementale sur la prévention du risque sécheresse et m’éclipse un peu avant la fin de la réunion pour prendre le train de retour sur Marseille.

Changement à Creil où je monte dans un train Corail venant d’Amiens et se dirigeant vers Paris, départ 17h54. Le second compartiment est vide à l’exception d’un homme, endormi sur une banquette. Je m’installe dans le compartiment voisin où trois jeunes beurs me rejoignent. Deux femmes entrent dans le compartiment d’à côté et s’installent en face du dormeur. Le reste des passagers s’écoule et le train s’ébranle. Arrivent alors trois agents de la police ferroviaire, un gradé, la cinquantaine débonnaire, et deux plus jeunes dont l’un ganté, et la matraque au côté. Ils secouent l’homme endormi dans le compartiment voisin en lui indiquant qu’il est en infraction du fait qu’il occupe une banquette entière à lui seul. Aucun autre passager ne s’est plaint de la situation et d’ailleurs il reste une place dans le compartiment. Les deux contrôleurs, occupés dans une autre voiture, ne sont pas présents.

Réveillé en sursaut, l’homme rechigne à montrer ses papiers. Les policiers le prennent de haut, le menottent illico et le traînent dans le couloir jusqu’à la plate-forme en bout de voiture dont ils claquent la porte derrière eux. On entend des cris de détresse. Une jeune femme, accoudé à la fenêtre au bout du couloir entrouve la portière et se met à hurler à son tour, accusant les policiers d’étrangler l’homme menotté. Plusieurs voyageurs se précipitent. Le ton monte. Je reste un moment assis dans le compartiment. Les contrôleurs finissent par arriver sur les lieux mais n’interviennent pas. Un jeune homme et une femme qui se dit journaliste tentent de parlementer avec les policiers, accompagnés des trois beurs qui étaient dans mon compartiment et de trois autres femmes qui ont été témoins de toute la scène, dont celle qui était postée dans le couloir et qui a donné l’alerte.

Je finis par les rejoindre pour m’enquérir plus précisément de la situation. L’homme menotté est solidement maintenu à l’abri des regards par un des policiers. Le gradé parlemente au téléphone, totalement indifférent à l’émoi des passagers. Quant au policier ganté, qui bloque le passage vers la plate-forme, il tente vaguement de justifier cette intervention pour le moins musclée : l’homme était en infraction pour s’être allongé sur une banquette, même si cela ne gênait personne, et il devait de ce fait justifier de son identité. Ne l’ayant pas fait de manière suffisamment coopérative, il devenait de ce fait coupable de rébellion et devait être déféré au commissariat, y compris par la force si besoin. L’étranglement avait été maîtrisé puisque l’homme semblait respirer encore et maintenant circulez, il n’y a rien à voir : si vous avez des reproches à adresser, envoyer un courrier au procureur de la République qui, lui, sait bien que les policiers ne font que leur métier.

Peu convaincus par les arguments péremptoires du jeune policier et son air arrogant, plusieurs voyageurs tentent de parlementer en faisant valoir que les méthodes employées pour cette interpellation étaient quelque peu disproportionnées eu égard au délit commis. Mais le policier, sûr de son bon droit, perd très vite patience, particulièrement lorsque quelqu’un suggère que l’arrestation était surtout motivée par le souci de faire du chiffre pour les statistiques officielles.

blog10_Photo1PoliceDans l’intervalle, le train arrive à la gare du Nord. Le groupe de voyageurs est toujours présent et certains proposent d’accompagner les policiers au commissariat pour témoigner. Mais un comité d’accueil attend sur le quai. Une vingtaine de policiers sont là qui se ruent sur le groupe, matraque à la main et l’air particulièrement agressif. Deux des jeunes beurs qui se trouvaient dans mon compartiment sont frappés sauvagement aux jambes par un jeune policier déchaîné qui roule des yeux féroces. Un de ceux qui avait parlementé avec les policiers dès le début de l’incartade est menotté et embarqué sans ménagement avec le contrevenant. Devant tant de violence, les autres voyageurs s’éclipsent et, lâchement, je les suis pour ne pas rater ma correspondance pour Marseille à la gare de Lyon.

Je garde néanmoins en mémoire l’image terrible de ces fonctionnaires de la République se déchaînant à coups de matraques, comme une meute de chiens enragés, contre de simples citoyens qui avaient eu le tort de vouloir discuter de leur comportement inutilement violent et provocateur. La police n’est-elle pas en train de creuser elle-même un fossé d’incompréhension et de rancœur en usant ainsi de sa force pour faire régner la terreur, plutôt que de se mettre au service des citoyens en vue d’assurer leur sécurité comme c’est normalement sa mission première ? Les policiers ont–t-ils bien la même notion du service public que leurs collègues fonctionnaires de Beauvais qui s’efforcent de renforcer la prévention contre les risques naturels en privilégiant la concertation plutôt que l’arbitraire ?

L.V.LutinVert1Small

Orthographe

7 septembre 2009 par arebigunisex

On ne sora jamè si la relanse du déba sur la réforme de l’ortografe vient du ministre de l’éducation Luc Chatel lui-même.

Toujours est-il que son ministère accumule les fautes d’orthographe dans les dossiers de presse (voir le fac-similé ci-dessous) et qu’au même moment, François de Closets publie un livre, “Zéro faute” pour prôner une réforme.

Le moment de la rentrée est sans doute le plus mal choisi. Il donne d’avance raison aux cancres et incite les enseignants à accélérer la suppression des dictées. Aller vers une langue écrite style SMS ou espéranto est une toute autre proposition que de corriger les quelques absurdités orthographiques héritées de notre histoire linguistique.

Corriger les absurdités linguistiques est justifié. Tranquille, tranquilité, l’un s’écrit avec deux “l”, l’autre pas.  Ruisseler et harceler ont la même terminaison mais lorsqu’on les conjugue, cela donne ruisselle et harcèle. Il faut simplifier tout ceci. Il y a tant d’incohérences qu’on pourrait y perdre son latin. Justement, c’est le latin qu’il ne faut pas perdre, ou plutôt toute l’évolution de notre langue écrite qui s’exprime dans la complexite de notre écriture. Simplifier, lisser, “espérantiser” notre écriture comme le propose de Closet en replaçant tous les “au” et “eau”par la lettre “o”, serait perdre notre histoire.

Car la langue française n’a cessé d’évoluer (voir ici ). En voici un exemple concret : trois versions d’un même texte, le début de l’une des Fables de La Fontaine.

Édition originale (dix-septième siècle)
Une Grenoüille vid un Bœuf,
Qui luy sembla de belle taille.
Elle qui n’estoit pas grosse en tout
comme un œuf […]

Édition de 1802
Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n’étoit pas grosse en tout
comme un œuf […]

Orthographe d’aujourd’hui
Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n’était pas grosse en tout
comme un œuf […]

Alors, au moment où justement l’écrit passe largement par le clavier d’un ordinateur ou d’un appareil mobile, et que ceux-ci disposent tous de correcteurs orthographiques capables de corriger à la volée chaque mot, il ne faut pas abandonner les fondamentaux. Une faute d’usage, passe encore. Mais une faute de grammaire est souvent significative d’une difficulté à appréhender, à comprendre un texte. Et sans maîtrise de l’orthographe, le résumé d’un texte est beaucoup plus difficile. En soi, ce n’est pas l’orthographe qui est importante, c’est la liaison entre l’écrit et l’intelligence du cerveau.

Les petits, reprenez vos cahiers pour la dictée… Et faites mieux que Luc Chatel (ci-dessous) ! AC dfot.

les fots...

les fots...

Un bon moyen de payer ses impôts……!

31 août 2009 par arebigunisex

Vous avez peut être reçu vos avis d’imposition pour les taxes foncières…? Sinon, cela ne saurait tarder….! Je vous propose donc de les payer comme l’a fait ce contribuable :

Monsieur l’agent du Trésor Public,
Mon colis a pu vous étonner au départ. Alors voilà quelques explications. Je vous joins à cette lettre une photocopie de l’article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l’état » vous noterez que dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l’Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 francs, des escabeaux 2300 francs et des marteaux 550 francs pièce. Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 2750 francs pièces. Vous devant la somme exacte de 13216 francs pour l’année fiscale qui s’achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 13750 francs.
Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes oeuvres ou bien d’utiliser les 434 francs restant pour acheter un tournevis supplémentaire à notre Président de la République (voir article “Les vraies dépenses de l’état“).
Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n’hésitez pas, à l’avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l’état.
J.0., un contribuable heureux.