Rappel : Conférence du Cercle.
18 mai 2013Y a plus de saisons…..!
17 mai 2013Cannes: pas de gâchis pour un tapis!
16 mai 2013Le fameux tapis rouge du Festival de Cannes est changé jusqu’à 3 fois par jour, chacun des 10 jours que durent l’événement. Depuis des années, le Palais des Festivals consomme des kilomètres de moquette à peine utilisée. Agissons pour que le symbole du cinéma ne soit plus celui du gâchis!
À Cannes, les plus grands noms du cinéma s’apprêtent à fouler le tapis rouge, symbole de la célèbre montée des marches du Festival du cinéma. Mais au passage de chaque équipe de film, le tapis sera changé, sans raison et sans étonner personne. Un responsable du Palais des Festivals expliquait l’an dernier dans la presse que le tapis était remplacé alors qu’il n’était même pas abîmé. A la question “Pourquoi changer le tapis?” il répondait “je ne sais pas”…
Peu après la lecture de cet article, nous avons vu en avant-première le film Super Trash de Martin Esposito qui parle de la décharge de la Glacière à Villeneuve-Loubet (près de Cannes). Ce film soulève de nombreuses questions, notamment celles du gaspillage et de la surconsommation liés à l’organisation d’événements comme le Festival de Cannes. Le réalisateur, natif de la région, a passé près de deux ans dans cette décharge pour filmer les montagnes de déchets qui polluent aujourd’hui les cours d’eau et la nature environnante. Choquant ! (voir extrait vidéo ci-dessus).
Le Festival de Cannes, c’est le rêve, les projecteurs, le glamour, le chic… Mais après dix jours, de fêtes et de paillettes, tout s’éteint. Alors, plus personne ne se préoccupe de ces matériaux éphémères, pour beaucoup non-biodégradables, dont le tapis rouge est le symbole. Le tapis rouge entretient et banalise encore un peu plus la consommation abusive et encourage la production de déchets toujours plus importante.
A l’occasion de la 66ème édition du Festival de Cannes, demandons aux responsables du Palais des Festivals de montrer l’exemple en réduisant leur consommation. Proposons-leur une idée un peu folle et tellement positive : un seul tapis par jour pendant tout le festival.
Si cet article et ce film ont autant résonné en nous, si nous appelons le plus grand nombre à signer cette pétition pour demander au Palas des Festivals de limiter le gaspillage, c’est parce que les déchets sont aujourd’hui un véritable problème de santé publique. Entassés dans des milliers de décharges, ils se transforment en liquide toxique, le lixiviat ou ”jus de décharge”. Ce produit s’infiltre dans nos terres agricoles, nappes phréatiques, rivières, dans la mer. Notre environnement est infecté de substances nocives (Bisphénol A, phtalates, métaux lourds…) qui nous intoxiquent et peuvent changer notre vie à jamais.
Les pathologies environnementales augmentent très rapidement et guettent chacun d’entre nous. La solution est simple : limiter les déchets, c’est préserver notre environnement, et avoir un impact positif sur l’environnement, c’est préserver notre santé.
Le Festival de Cannes dit recycler l’ensemble de ses déchets, dont le tapis. Mais pour protéger la nature, le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne crée pas. Incitons les responsables du Palais des Festival à monter la première marche vers un événement créatif et éco-responsable, qui deviendra un modèle pour le public du monde entier.
Signez notre pétition (ici) adressée aux responsables du Palais des Festivals, aux organisateurs du Festival de Cannes et aux artistes participant à l’événement, afin que tous soutiennent notre appel : “Oui au cinéma, non au gâchis !"
Association Greenpride
Développer des transports publics de proximité en région PACA .
14 mai 2013La mobilité à l’intérieur d’une région est un facteur essentiel de la vie et de la qualité de vie de cette région.
Or, les habitants de la région PACA souffrent, depuis plus de 50 ans d’une indigence catastrophique en matière de transports en commun.
Qu’il s’agisse de ceux du littoral, confrontés à des transports publics de proximité vétustes, insuffisants, mal entretenus, peu fiables, peu sûrs et mal adaptés à leurs besoins,
Ou bien de ceux de l’intérieur des terres, eux, complètement enclavés,
Tous se trouvent contraints d’utiliser, chaque jour, leur véhicule pour se rendre à leur travail, effectuer leurs démarches administratives, gérer les activités de leurs enfants ….
La voiture représente maintenant un lourd coût financier, grevant, chaque jour d’avantage, leur budget.
Et, que dire de ceux qui sont dépourvus de tout moyen de locomotion :
Les jeunes (et moins jeunes) qui ne peuvent se rendre à leurs entretiens d’embauche, faute de transports en commun ;
Les personnes âgées qui, gênées d’avoir à demander le concours de leurs voisins ou de leur famille, finissent par préférer rester cloîtrées chez elles ?
Parmi les transports en commun, service public essentiel à l’égalité des territoires ; le réseau régional ferroviaire a été réduit à la portion congrue : délaissement des lignes secondaires, fermetures des gares …., ce réseau ferroviaire bien maillé a été remplacé par des transports de substitution qui ne remplissent pas leur rôle.
On veut maintenant imposer aux habitants de la région PACA une nouvelle ligne littorale doublant la ligne actuelle et dont l’objectif est de relier Nice à Marseille en 1 heure, détruisant au passage, activités économiques et agricoles, sites remarquables et ressources en eau, shuntant également au passage, Cannes, Fréjus et Saint‐Raphaël, mais peut‐être aussi Toulon. Ce n’est rien d’autre que l’ancienne LGV PACA qui a simplement changé de nom à la suite de la forte opposition enregistrée dans la région et qui a été jugée inutile par 75% des lecteurs de Var‐Matin.
On leur promet aussi une amélioration des TER en oubliant de leur dire que ce sera, au mieux, pour 2040.
On omet également de dire à ces habitants qu’ils auront à payer 60% de la facture exorbitante de cette nouvelle ligne (estimée en 2009 à 20 milliards d’euros), la région PACA ayant par ailleurs des taux de pauvreté et de chômage excédant la moyenne nationale.
On omet enfin de leur dire qu’à l’instar de ce qui se passe ailleurs, pour rentabiliser cette ligne nouvelle, les voyageurs locaux auront moins de TER et qu’ils devront, par car, par exemple, accéder à une gare TGV et s’acquitter d’un billet TGV fort cher.
Depuis trois ans tous les rapports remis au(x) gouvernement(s) sont unanimes dans leurs conclusions :
La rénovation et la modernisation des lignes ferroviaires existantes sont plus rentables et moins coûteuses que la création de lignes nouvelles.
Ces rapports sont ceux de la Cour des Comptes en 2010, 2011 et 2012, de Mariton (2010) des Assises du ferroviaire (2012) du Sénat (2012) de Auxiette et Bianco (2013).
Les décideurs en PACA semblent en avoir ignoré la lecture, et savamment drivés par des intérêts bien différents de ceux de leurs administrés, ils font preuve d’un autisme stupéfiant à l’égard de ceux‐ci.
Il est grand temps que les habitants puissent enfin s’exprimer et être entendus. Cette pétition leur en donne la possibilité.
Pétition de Collectif Est-Var pour des transports régionaux de proximité
Jusqu’au 15 juin…sinon 135 euros…!
9 mai 2013La loi fait obligation aux collectivités et aux particuliers d’entretenir leurs terrains sous peine d’amende.
Il fait beau, mais avant de sortir les maillots de bain, place au sécateur et à la débroussailleuse. Les propriétaires de terrains ont l’obligation de défricher, sous peine d’une amende de 135 euros. Ce geste peut limiter la propagation et l’intensité des incendies et ainsi, préserver la nature.
Débroussailler et entretenir les jardins, c’est LA solution pour lutter contre les incendies en évitant leur propagation.
Le débroussaillement est obligatoire pour tous les propriétaires sur 50 mètres autour de la maison et la loi est très précise :
- pas d’arbres à moins de 3m des constructions
- pas d’arbustes sous ces arbres
- et 3m d’éloignement entre les gros végétaux
En cas de manquement, le propriétaire risque une amende de 135 euros.
Particuliers et collectivités ont jusqu’au 15 juin pour réaliser ces travaux, avant l’été et ses risques d’incendies.
Nouveau billet de 5 euros : pourquoi peut-on vous le refuser ?
8 mai 2013A peine mis en circulation, le nouveau billet de 5 euros fait parler de lui.
Refusé par des commerçants mal informés, ce nouveau billet est également rejeté par certains détecteurs de faux billets.
Pourquoi ce rejet ?
Le billet de 5 euros est l’un des moins contrôlés par les commerçants, puisqu’il fait partie de ces billets les moins contrefaits. Cependant, la nouvelle série "Europe", ne rencontre pas le consentement des détecteurs de billets automatiques.
En effet, les détecteurs « à décision humaine », permettant de contrôler à vue d’oeil les signes de sécurité, ne causent pas de problème.
Lorsque le revendeur dispose d’un détecteur automatique, celui doit forcément être mis à jour pour reconnaitre le nouveau billet de 5 euros en circulation depuis le 2 mai.
Si la machine n’accepte pas la mise à jour, elle doit être remplacée, selon les explications de Christophe Dolbeau, directeur général de CTMS, publiées par Lexpress.fr.
Que faire en cas de refus ?
La nouvelle coupure de 5 euros, ne doit normalement pas vous être refusée, étant donné la grande campagne réalisée par la BCE depuis le début de l’année, afin d’informer les utilisateurs. La Banque de France a également informé les acteurs qui manipulent le plus les petites coupures.
Au cas où le dialogue se révèle infructueux avec votre commerçant, vous pouvez faire valoir l’article R642-3 du Code pénal. Cet article punit jusqu’à 750 € d’amende, tout refus de pièces de monnaie et de billets de banque en circulation légale en France.
Photovoltaïque : Les avis de l’ADEME…
7 mai 2013Dans l’avis de février 2010 (ici),
On pouvait lire :
Dans l’avis de avril 2013 (ici),
On peut maintenant lire :
Comparaison des avis 2010 et 2013 :
2010 (en gras) : "l’ADEME insiste sur l’utilisation de terres qui ne soient ni agricoles ni forestières et plus généralement sur l’implantation dans des zones déjà artificialisées ne présentant pas de conflit d’usage des sols."
2013 : "Même s’il semble prioritaire d’équiper les grandes toitures (entrepôts, bâtiments commerciaux), l’ADEME envisage également le déploiement des centrales au sol, sous réserve qu’il respecte des critères environnementaux stricts, en particulier concernant la concurrence avec d’autres usages des sols."
C’est un point de vue radicalement différent que celui de 2013. L’adverbe "même" indique que les installations au sol sont une nécessité. Quels sont donc les "critères environnementaux" ? Ce qui était dit précisément en 2010 a disparu : nos terres "agricoles" et "forestières" se sont évaporées.
En gros, il faut des installations au sol, et on recommande qu’elles respectent des règles. Avec des avis comme ça, on va loin. On plutôt si : ils sont édifiants sur la censure qui s’exerce sur ces organismes publics.
Ce qui était en gras en 2010, précisément donc ce que l’on considérait comme important, a cédé la place au respect des "critères environnementaux stricts".
Reste le paragraphe de la page 4 qui laisse l’impression qu’un soumis aux ordres a voulu laisser un message se fondant dans l’ensemble du texte…
Autre grosse différence entre les deux avis : la glorification de l’effet sur l’emploi du photovoltaïque, ce qui n’apparaissait pas du tout dans le texte de 2010.
Il s’ensuit qu’il se dégage de cet avis des forts relents de discours politique destiné à convaincre. On ne dit plus les choses telles qu’elles sont, ce qui est le rôle de la science, on les présente sous un jour plus que favorable. En quelques mots : c’est de la propagande habilement dissimulée.
Ne nous leurrons pas : derrière l’industrie "verte" se profilent quelques menues sociétés comme ALTAWEST (dont dépend INOVA), ALSTOM, TOTAL, EDF, AREVA…
Les enjeux financiers sont énormes : rien que pour l’éolien en PACA, on peut faire une estimation s’approchant ou dépassant le milliard d’euros.
Dans ce contexte, il est plus qu’évident qu’un lobbying exerce une pression proportionnelle, et l’on fera tout son possible afin d’accommoder la sauce selon les objectifs commerciaux. On agitera l’épouvantail du réchauffement climatique, le paradis des emplois créés, la prospérité économique et énergétique.
L’industrie "verte" fait partie de l’étalement urbain comme les lotissements, et les effets des différentes composantes vont se conjuguer.
Il en restera une constante : la "fonte" des espaces naturels (ou non artificialisés), comme fondent les glaces polaires. La Provence en est un bon indicateur, comme le Pôle nord est un bon indicateur du réchauffement climatique.
Mais l’habitat urbain faisant écran, la prise de conscience collective va être difficile. Pendant ce temps c’est un monde qui, petit à petit,disparaît,englouti par l’artificialisation.
Rappel :
Ayant à relancer en 1999 une politique durable de soutien au développement des énergies renouvelables, la France a poursuivi ses efforts avec le Grenelle de l’environnement en 2007.
Inscrit dans la loi du 3 août 2009, l’objectif national est d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans notre consommation d’énergie en 2020, en parallèle des objectifs de maîtrise de la demande en énergie (progression de 20 % de l’efficacité énergétique) et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (moins 20 % par rapport à leur niveau de 1990).
La programmation pluriannuelle des investissements, « feuille de route » du développement des moyens de production d’énergie, détaille les objectifs à atteindre pour chaque filière. Cette programmation reprend la proposition du comité opérationnel n°10 du Grenelle de l’environnement.
L’objectif national est d’atteindre une puissance installée de 5 400 MW en 2020, soit une production estimée à 5 TWh (environ 1 % de la consommation d’électricité).
Provence immergée : étonnantes plongées près de Marseille…
5 mai 2013Jacques Collina-Girard plonge à Marseille et en Provence depuis plus de trente ans aux Club du Vieux Plongeur puis de Marseille côté Mer. Universitaire et scientifique, il enseigne la géologie et la préhistoire à l’Université de Provence. Dans le cadre de plongées professionnelles, il a pu participer, entre autres, en 1982 et 1994, aux missions d’étude de la célèbre grotte Cosquer, grotte préhistorique à peintures, à moitié immergée, dont l’entrée est située entre Marseille et Cassis, à 37 m sous le niveau actuel de la mer.
Captivé par sa discipline et amoureux des espaces sous-marins méditerranéens, il viendra faire partager sa passion lors d’une conférence-débat organisée par le Cercle Progressiste Carnussien lundi 3 juin 2013.
Il évoquera en particulier ces paysages littoraux et sous-marins exceptionnellement attractifs qui constituent une des justifications ayant permis la création récente du Parc national des calanques. Pour analyser les raisons du caractère spectaculaire de ces paysages immergés qui justifient la mise en place d’un tel un cadre juridique protecteur, il faut majoritairement évoquer la spécificité géologique et climatique de ce karst littoral, noyé à la fin de la dernière glaciation. Les reliefs sous-marins typiques de ce paysage résultent d’un croisement exceptionnel entre nature des roches, fracturation intense du massif, façonnement karstique et variations du niveau marin. Voir article dans Futura-Sciences.
En dehors de ces facteurs géologiques le paysage sous-marin baigne dans une lumière changeante liée à l’instabilité du régime des vents et des courants. L’occupation biologique parachève un paysage sous-marin très spécifique à la région marseillaise. L’exemple marseillais démontre que ces paysages sont le résultat de raisons emboîtées depuis une structuration géologique fondamentale et déterminante, jusqu’aux modalités d’un peuplement biologique et humain qui ne fait que s’y ajuster depuis les artistes préhistoriques de la grotte Cosquer, partiellement submergée, jusqu’aux épaves de la dernière guerre, en passant par les épaves antiques fouillées par les archéologues.
Les passionnés de plongée et les autres pourront découvrir ces fabuleux paysages sous-marins de notre proche littoral lors de cette conférence accessible gratuitement à tous le 3 juin prochain à Carnoux-en-Provence…
Valérie coûte moins cher que Carla…
4 mai 2013Le coût mensuel pour l’Etat des collaborateurs de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est moins élevé que le dispositif qui entourait en janvier 2012 Carla Bruni-Sarkozy, affirme Matignon, interrogé par un député UMP.

Carla Bruni-Sarkozy et Valérie Trierweiler, le 15 mai 2012 lors de la passation de pouvoirs à l’Élysée entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé, a adressé le 12 mars une question écrite aux services de Jean-Marc Ayrault "sur le coût, pour les finances de l’Etat, des collaborateurs affectés au service de Mme Valérie Trierweiler". Le député relevait notamment que la journaliste disposait d’un site internet.
19.742 euros
Dans sa réponse (ici), révélée vendredi par Europe 1 et accessible sur le site de l’Assemblée, Matignon affirme que "cinq collaborateurs sont affectés au service" de la compagne du chef de l’Etat. Ces cinq personnes sont "deux agents contractuels et trois fonctionnaires mis à disposition de la Présidence de la République". Selon Matignon, "le total des rémunérations mensuelles nettes de ces cinq personnes est de 19.742 euros".
Le tiers de Carla Bruni-Sarkozy
Les services du Premier ministre complètent cette réponse d’une comparaison avec le dispositif dont bénéficiait Carla Bruni-Sarkozy, qui n’est pas nommément citée. "A titre de comparaison, huit collaborateurs étaient affectés au service de la Première dame en janvier 2012 pour une rémunération mensuelle nette globale de 36.448 euros", détaille ainsi Matignon. "A celle-ci s’ajoutaient tous les mois les facturations de deux prestataires externes assurant pour la Première dame la gestion d’un site internet pour un montant de 25.714 euros, soit une dépense mensuelle totale de plus de 60.000 euros", ajoute Matignon.
Enorme victoire pour les abeilles!!!
3 mai 2013Communiqué de l’équipe d’Avaaz.
Nous avons gagné! L’Europe vient d’interdire les pesticides tueurs d’abeilles! Les grandes firmes telles que Bayer ont joué tous leurs atouts, mais le pouvoir citoyen, la science et l’éthique politique ont pris le dessus!
Vanessa Amaral-Rogers, de l’association pour la préservation des insectes Buglife, a déclaré:
“Le vote a été serré, mais grâce à l’immense mobilisation des membres d’Avaaz, des apiculteurs et d’autres défenseurs des abeilles, nous avons gagné. Je suis certaine que nos milliers d’appels, nos e-mails aux ministres, nos actions à Londres, à Bruxelles ou à Cologne et l’immense pétition ayant rassemblé plus de 2,6 millions de signatures ont été décisifs. Merci à Avaaz et merci à toutes celles et ceux qui ont travaillé dur pour sauver les abeilles!”
Les abeilles pollinisent deux tiers de nos aliments. Quand les scientifiques ont averti que ces petits insectes étaient sur le point de disparaître en silence, Avaaz s’est mobilisée et nous n’avons pas cessé de nous battre jusqu’à la victoire finale. Notre victoire cette semaine est le résultat de deux ans de travail: nous avons envoyé des milliers de messages aux ministres, organisé des actions médiatiques avec les apiculteurs, financé des sondages et bien plus encore. Voici comment nous avons remporté cette victoire:
- Pression sur la France. En janvier 2011, 1 million de personnes signent notre appel à la France afin qu’elle maintienne son interdiction des pesticides néonicotinoïdes. Les membres d’Avaaz et les apiculteurs rencontrent le ministre de l’Agriculture et envahissent les ondes pour l’obliger à tenir tête au lobbying des grandes multinationales en maintenant l’interdiction des néonicotinoïdes — envoyant ainsi un message fort aux autres pays européens.
- Résister contre les multinationales toutes puissantes. Bayer a affronté Avaaz et ses alliés, qui ont manifesté lors de ses 3 dernières réunions annuelles. Les cadres dirigeants et les actionnaires du géant des pesticides ont été accueillis dans leurs locaux par des apiculteurs, un bourdonnement sonore et d’immenses banderoles avec notre appel, signé par plus d’1 million de personnes les invitant à suspendre l’utilisation des néonicotinoides tant que les scientifiques n’auront pas évalué leur effet sur les abeilles. Avaaz parvient même faire une présentation durant cette réunion, mais Bayer dit “non”.
- La science avant tout. En janvier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que trois pesticides posent des risques inacceptables pour les abeilles. Nous saisissons cette occasion pour amener les responsables politiques européens à écouter les experts. Notre pétition rassemble rapidement 2 millions de signatures. Après de nombreux entretiens avec les décisionnaires européens, Avaaz remet cet appel au QG de l’UE à Bruxelles. Ce même jour, la Commission propose une interdiction d’une durée de 2 ans!
- Saisir les opportunités. En février et mars, la bataille pour les abeilles s’intensifie. Dans toute l’UE, les membres d’Avaaz sont sur les starting-blocks tandis que les 27 décident du sort de la proposition. Lorsque les poids-lourds que sont le Royaume-Uni et l’Allemagne annoncent qu’ils s’y opposeront, Avaaz publie des sondages d’opinion montrant que l’immense majorité des Britanniques et des Allemands sont en faveur de l’interdiction. Les membres d’Avaaz envoient alors près d’un demi-million d’e-mails aux ministres de l’Agriculture européens. Apparemment plus effrayé par la voix de ses propres citoyens que par les pressions des lobbyistes de l’industrie chimique, le ministre britannique Owen Paterson dénonce une “cyberattaque”; mais les journalistes ne sont pas dupes et soutiennent notre campagne! Entre alors en scène Bernie, notre abeille gonflable de 6 mètres de haut, qui remet notre pétition à Bruxelles lors d’ une mise en scène médiatique avant la dernière phase de négociations. Cette mobilisation aurait suscité l’intérêt du ministre espagnol, qui regarde de plus près les rapports d’experts et revient sur sa position. Las, nous n’obtenons pas encore la majorité nécessaire pour obtenir une interdiction des pesticides.
- Enfin le feu vert! En avril, la proposition de loi est renvoyée en comité d’appel. Pour nous, il s’agit d’une vraie lueur d’espoir. Dans cette dernière ligne droite, Avaaz s’associe à différents groupes tels que la Environmental Justice Foundation, les Amis de la Terre ou le Pesticides Action Network, des apiculteurs et de célèbres stylistes amoureux des abeilles pour organiser une action devant le Parlement britannique. En Allemagne, des apiculteurs lancent leur propre pétition Avaaz adressée à leurs ministres. En à peine 2 jours, elle rassemble plus de 150 000 signatures. Elle est remise à Cologne quelques jours plus tard. Les appels téléphoniques continuent de submerger les ministères européens et Avaaz contrecarre un amendement délétère proposé par la Hongrie en renvoyant Bernie à Bruxelles. Les fabricants de pesticides achètent des espaces publicitaires dans l’aéroport par lequel arrivent les responsables politiques et env ahissent les ondes pour proposer des solutions telles que le recours aux plantes sauvages. Mais leur plan de communication tombe à l’eau: d’abord la Bulgarie, puis le pays décisif, l’Allemagne changent de position. Cette semaine, nous remportons enfin notre grande victoire: plus de la moitié des pays européens votent pour l’interdiction!
Cette victoire est le fruit d’une longue bataille, qui n’aurait pas été remportée sans les scientifiques, les experts, les responsables politiques à notre écoute, les apiculteurs et nos partenaires de campagne. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli ensemble.
L’un des grands défenseurs des abeilles, Paul de Zylva, responsable de la section pesticides et pollinisateurs des Amis de la Terre, a déclaré:
"Merci aux millions de membres d’Avaaz qui se sont mobilisés en ligne et dans la rue. La pétition d’Avaaz et ses campagnes créatives ont sans aucun doute fait pencher la balance avec notre concours et celui d’autres ONG."
Il est temps de célébrer cette victoire en faveur de l’une des créatures les plus précieuses de la Terre. Mais l’interdiction de l’UE est pour l’instant limitée à 2 ans, en attendant d’autres évaluations. Et dans le monde entier, la survie des abeilles reste menacée par les pesticides qui les affaiblissent et les désorientent, ainsi que par la disparition de leur habitat naturel, détruit par l’industrialisation des espaces agricoles. En Europe et sur toute la planète, il nous reste encore beaucoup de travail pour que seule la science guide nos politiques agricoles et environnementales. Et c’est notre communauté qui parviendra à relever ce défi.
PS: Continuons le combat! Faites un petit don pour soutenir nos campagnes réactives et créatives sur les questions qui nous touchent tous: https://secure.avaaz.org/fr/bees_victory/?rba13
P.PS: Comme la pétition des apiculteurs allemands, nombreuses sont les campagnes lancées par des membres, seuls ou en groupe. Cliquez ici pour découvrir à quel point il est simple de lancer la vôtre dès maintenant : http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?rba13
POUR ALLER PLUS LOIN
La bataille des abeilles et le rôle joué par Avaaz ont fait l’objet de centaines d’articles. En voici une sélection:
Les pesticides interdits pour mettre fin au massacre des abeilles (Presseurop)
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/3735871-les-pesticides-interdits-pour-mettre-fin-au-massacre-des-abeilles
UE : trois tueurs d’abeilles sur la sellette (Arte)
http://www.arte.tv/fr/ue-trois-tueurs-d-abeilles-sur-la-sellette/7482928.html
Pesticides tueurs : la victoire des abeilles (Europe 1)
http://www.europe1.fr/Environnement/Pesticides-tueurs-la-victoire-des-abeilles-1500057/
Bruxelles va suspendre pour deux ans trois insecticides tueurs d’abeilles (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/30/bruxelles-va-suspendre-pour-deux-ans-trois-insecticides-tueurs-d-abeilles_3168737_3244.html
L’EFSA identifie les risques associés aux néonicotinoïdes pour les abeilles (EFSA)
http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm?utm_source=homepage&utm_medium=infocus&utm_campaign=beehealth
Une pétition pour sauver les abeilles (en 2011, Le Journal de l’Environnement)
http://www.journaldelenvironnement.net/article/une-petition-pour-sauver-les-abeilles,21682
Le nouveau billet de 5 euros.
2 mai 2013Le nouveau billet de cinq euros, première coupure d’une nouvelle série de billets baptisée "Europe", sera mis en circulation ce jeudi, a rappelé mardi la Banque centrale européenne.
Le billet sera disponible "à travers les canaux habituels", c’est-à-dire aux guichets des banques et aux distributeurs automatiques, a ajouté l’institution monétaire de Francfort.
Les anciens billets, de la première série, sont toujours valables, mais seront progressivement retirés de la circulation. La date de leur retrait définitif sera annoncée "bien en avance". Mais même après cette date, ces anciens billets continueront de conserver leur valeur et pourront être échangés auprès des banques centrales de la zone euro.
La différence majeure entre la deuxième série et la première est l’apparition sur les billets d’un portrait, celui d’Europe, une princesse de la mythologie grecque séduite et enlevée par Zeus métamorphosé en taureau, qui a donné son nom au continent.
Le visage d’Europe choisi provient d’un vase antique en céramique du IVe siècle avant notre ère qui fait partie de la collection du musée du Louvre à Paris.
Nouveaux signes de sécurité
L’ajout du portrait permet d’inclure de nouveaux signes de sécurité, destinés à rendre la contrefaçon des billets plus difficile : l’hologramme portrait, perceptible en inclinant le billet, et le filigrane portrait, visible par transparence. Un nombre couleur émeraude, avec effet lumineux et changement de couleur, complète les deux autres nouveaux signes de sécurité.
La série Europe "sera plus intelligente et plus sûre que la première série", avait estimé en janvier le président de la BCE Mario Draghi.
Apparaissent également sur les nouveaux billets le cyrillique, troisième alphabet officiel de l’Union européenne avec le latin et le grec depuis l’arrivée de la Bulgarie dans l’Union en 2007, et Chypre et Malte sur la carte du continent sur les billets. Les deux pays sont entrés en 2004 dans l’UE et ont rejoint la zone euro au 1er janvier 2008.
Le moustique tigre…. la suite…
1 mai 2013La surveillance du moustique tigre, transmetteur notamment de la dengue et du chikungunya, va démarrer le 1er mai dans 17 départements du sud de la France.
La surveillance estivale du moustique tigre, Aedes albopictus, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue et le chikungunya, concernera, dès mercredi, 17 départements français situés principalement dans le sud du pays, a annoncé mardi le ministère de la santé.
Huit nouveaux départements, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-orientales, l’Aude, la Haute-Garonne, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et le Rhône sont venus s’ajouter l’an dernier à la liste des départements où le moustique est désormais définitivement implanté.
Mais le moustique tigre a également été détecté de manière ponctuelle en Gironde, Pyrénées-Atlantique, Aveyron, Saône-et-Loire, Ain, Savoie et Haute-Savoie, précise la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué.
Originaire d’Asie et implanté depuis de nombreuses années dans certains départements d’Outre-mer, il est apparu en métropole en 2004, dans les Alpes Maritimes, avant d’être aperçu en Corse et dans le Var en 2007, puis dans les Alpes de Haute-Provence et certains quartiers de Marseille en 2010. En 2011, il s’est également installé dans l’Hérault, le Gard et le Vaucluse.
"Il n’y a pas, à l’heure actuelle, d’épidémie de dengue ou de chikungunya dans ces départements" précise le communiqué de la GDS qui rappelle qu’un dispositif de lutte contre le moustique existe depuis 2006.
Il est actualisé chaque année et renforcé à partir du 1er mai et jusqu’à la fin de la période estivale. Il inclut une surveillance des populations de moustiques et des cas humains ainsi qu’une sensibilisation des personnes résidant dans les zones ou la présence du moustique est avérée.
Dans ses recommandations, la DGS relève qu’il est "important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique à l’intérieur et surtout autour de son domicile" (soucoupes de pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés…).
Par ailleurs, les personnes se rendant dans des pays où circulent les virus du chikungunya et de la dengue doivent se protéger des piqûres de moustiques, dans ces pays mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté.
Pour la première fois en 2010, des cas autochtones de dengue (2 cas) et de chikungunya (2 cas) avaient été identifiés pendant l’été dans les Alpes-Maritimes et le Var.
Un dossier complet sur la dengue et le chikungunya est disponible sur le site www.sante.gouv.fr
Ndlr : 17 départements français : Il s’agit des Alpes-Maritimes, de la Haute-Corse, de la Corse du Sud, du Var, des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône, du Gard, de l’Hérault, du Vaucluse, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées orientales, de l’Aude, de la Haute-Garonne, de la Drôme, de l’Ardèche, de l’Isère et du Rhône.
Il faut agir rapidement…..
1 mai 2013…..pour réduire le nombre des débris spatiaux tournant autour de la Terre, qui risquent de polluer certaines orbites dans quelques décennies, ont estimé jeudi des experts internationaux à l’issue d’une réunion en Allemagne.
Morceaux de fusées, satellites en fin de vie, outils perdus par des astronautes… Ces objets sont les résidus des quelque 4.900 lancements effectués depuis le début de l’ère spatiale qui, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, "le syndrome de Kessler", n’ont cessé de se multiplier.
Depuis 1978, "leur nombre a triplé" avec "un risque de collision démultiplié", avertit le directeur du département des débris spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA), lors d’une retransmission par internet.
"Il suffirait de quelques décennies pour qu’un tel environnement devienne instable", a-t-il souligné durant la 6e Conférence européenne sur les débris spatiaux, qui s’est tenue durant quatre jours à Darmstadt (Allemagne). Plus de 23.000 débris de plus de 10 cm sont actuellement recensés par la Nasa ou l’ESA.
Pour traiter le problème, il est nécessaire d’une part de placer systématiquement les satellites désactivés sur des voies de garage, où ils ne gêneront pas et finiront par se désintégrer dans la haute atmosphère terrestre. Mais il faut aussi débarrasser l’espace des plus gros débris, au rythme de 5 à 10 objets chaque année si on veut stabiliser la situation.
"Il y a un consensus fort sur la nécessité urgente d’agir dès à présent pour commencer à enlever ces débris", a assuré M. Klinkrad à l’issue de la conférence de Darmstadt, qui a rassemblé quelque 350 acteurs de l’industrie spatiale.
658.000 arbres rasés…….!
30 avril 2013658.000 arbres rasés pour le nouvel aéroport d’Istanbul
Istanbul envisage de construire un troisième aéroport dans le nord de la ville, à proximité du lac Terkos près de la mer Noire. Celui-ci comportera six pistes et une capacité annuelle de 150 millions de passagers, selon Binali Yildirim, ministre des Transports. Un désastre écologique puisqu’il engendrera la destruction d’une forêt vierge ancienne et l’abattage de pas moins de 658.000 arbres.
Cet aéroport sera capable de dépasser le débit des passagers des plus grands aéroports existants, il deviendra donc un lieu de passage majeur. Seulement, un rapport du ministère de l’Environnement critique ce projet dont l’impact environnemental engendrera la mort d’un demi-million d’arbres, couvrant dix espèces différentes.
Le site comprend une végétation dense qui agit comme un puits de carbone naturel pour la ville d’Istanbul. Le développement de l’aéroport et la déforestation qui y sera associée vont interrompre ce cycle naturel et va augmenter considérablement la pollution atmosphérique régionale. C’est que les forêts tirent du CO2 de l’atmosphère dans le cadre de la photosynthèse et permettent donc de nettoyer une partie de la pollution atmosphérique.
La déforestation à grande échelle détruit ce stockage naturel du carbone et libère des quantités anormales de CO2 dans l’atmosphère. Le rapport ajoute que la construction de cet aéroport causera des dommages irréversibles sur la forêt et les écosystèmes aquatiques de la région.
"La zone prévue pour le projet compte 7.650 hectares alors que la superficie forestière est de 6.172 hectares. 1.180 hectares y sont utilisés pour l’exploitation minière, 660 hectares constituent un lac, 236 hectares sont consacrés au pâturage et 60 hectares sont réservés à des activités agricoles. Il y a 2.513.341 arbres dans la région: des pins maritimes, des pins parasol, des pins noirs, des pins de Calabre, des chênes, des charmes, des frênes, des tilleuls, des érables et de cèdres".
Le rapport indique qu’il existe 70 espèces animales vivant dans la forêt, et avertit que l’aménagement proposé va détruire la végétation et les caractéristiques naturelles de la région. Sans oublier l’augmentation de la circulation et l’urbanisation autour de l’aéroport qui vont engendrer pollution et perte d’habitat.
Istanbul dispose déjà de deux aéroports internationaux: Ataturk sur la rive européenne (37 millions de passagers annuels) et Sabiha Gokcen à l’Est (13 millions de passagers annuels).
A l’assaut du "7e continent"…..
29 avril 2013Un an après une tentative avortée, une expédition va repartir fin mai à l’assaut du "7e continent", une gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l’océan Pacifique, grande comme six fois la France mais encore largement méconnue. A l’origine de l’expédition "7e continent", l’explorateur guyanais Patrick Deixonne, 48 ans, avait découvert en 2009 le phénomène lors de sa participation à la course en solitaire à l’aviron Rames-Guyane.
"Je voyais tous ces déchets plastiques qui dérivaient autour de moi. Ca m’étonnait et je me suis demandé: mais ça va où tout ça?", explique à l’AFP M. Deixonne à l’occasion d’un passage à Paris pour préparer son aventure.
Revenu à terre, l’ancien sapeur-pompier au Centre spatial de Kourou se documente et trouve la réponse: ces déchets plastiques s’amalgament au point de rencontre de courants marins qui s’enroulent sous l’effet de la rotation de la Terre et forment un immense vortex appelé "gyre".
Difficile à détecter
Au total, des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves flottent dans les cinq principaux gyres répartis dans tous les océans, la force centripète aspirant lentement les détritus vers le centre.
Problème pour les scientifiques, cette "soupe" est essentiellement composée de microdéchets de plastique décomposé en suspension sous la surface de l’eau, parfois sur 30 mètres de profondeur. Très difficilement détectable par les observations satellites, elle est seulement visible depuis des bateaux.
Selon le CNES, l’agence spatiale française qui parraine la mission "7e continent", le vortex du Pacifique nord, entre la Californie et Hawaï, est l’un des plus importants de la planète, avec une surface d’environ 3,4 millions de km2. Mais la plaque de déchets qui y flotte est "située dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n’intéresse que les écologistes et les scientifiques", déplore Patrick Deixonne.
Cartographier les zones polluées
Depuis sa découverte fortuite par l’océanographe américain Charles Moore en 1997, cette nappe de débris plastiques n’a fait l’objet que de quelques études visant à étudier l’impact de la pollution sur les océans et leur faune.
Membre de la Société des explorateurs français Patrick Deixonne souhaite donc médiatiser cette "catastrophe écologique" en se rendant sur place pour en rapporter observations scientifiques et images. L’expédition doit partir le 20 mai d’Oceanside (sud de laCalifornie) pour mettre le cap sur le gyre "en effectuant tout le long du parcours des mesures pour comparer la concentration et la nature des déchets", explique-t-il.
Grâce au guidage satellitaire fourni par ses partenaires, il compte rallier en six à sept jours la zone ayant la plus forte concentration de déchets, à environ un millier de milles nautiques des côtes.
Un capteur réalisé par des élèves ingénieurs de l’ICAM (Toulouse) avec le CNES sera également testé dans une bouée dérivante. Il doit permettre de distinguer dans l’eau les plastiques des planctons et autres particules vivantes, puis à terme de cartographier les zones polluées grâce à l’imagerie satellite, ce qui serait une première mondiale.
Ironie du sort, l’expédition programmée en mai 2012 avait capoté en raison d’incidents en série impliquant notamment des déchets plastiques. Avant même le départ de Californie, un sac plastique avait bloqué la pompe à eau de la goélette de 1938 affrétée par Patrick Deixonne. Puis des débris d’un filet de pêche en nylon avaient brisé son gouvernail dans le Golfe du Mexique. "Des problèmes de plus en plus courants dans cette partie du monde, et qui touchent de façon récurrente les plaisanciers californiens", assure le Guyanais.
Sensibles à cette pollution plastique et aux déboires de Patrick Deixonne en 2012, le Yacht Club d’Oceanside a décidé cette année de s’associer à l’expédition en mettant gracieusement à sa disposition un puissant bateau à moteur et trois membres d’équipage.
Notre responsabilité à l’autre bout de la terre…..
19 avril 2013La courte vidéo que vous allez voir (3:55) est filmée sur une île qui se trouve en plein océan Pacifique, à 3000 km de toute autre terre !
Sur cette île, personne n’y habite, il n’y a que des oiseaux : des fous de Bassan pour la plupart, et pourtant……
Regardez ce qui se passe !!!!!!!!!!!!!!!
Ouvrez ce lien : http://www.midwayfilm.com/
Un petit film que tout le monde devrait voir et en tirer des conclusions … !!!
KATULU
13 avril 2013Voici le résumé des derniers ouvrages abordés par les adhérents dans le numéro 31 :
Katulu? N°31 -avril.2013-
Musique absolue
Bruno Le Maire
(une répétition avec Carlos Kleiber)
Il ne s’agit pas d’une véritable œuvre littéraire mais en fait d’une interview d’un violoniste proche du chef d’orchestre Carlos Kleiber.
Le journaliste se trouvait dans sa voiture près de Marseille quand il a entendu, sous la pluie, à sa radio de bord, un enregistrement de la septième symphonie de Beethoven. Il est tellement impressionné qu’il cherche à en savoir plus, il lit des biographies et finalement rencontre un des proches de Carlos Kleiber qui consent à lui parler.
Celui-ci lui fait alors revivre des répétitions avec ce chef terriblement atypique, habité par la musique, ne se souciant ni des honneurs, ni des jugements sur sa façon d’être, uniquement soucieux de faire interpréter la musique selon sa propre opinion.
« Quand le roulement des percussions annonce le début de la tempête, je me trouvais au péage. Cinq minutes entières, je demeurai à la barrière de péage, stupéfait, incapable du moindre geste, comme médusé par la musique. Carlos ne jouait pas la tempête, il était la tempête. Son orchestre était pris dans la tempête et il se battait contre elle ».
J’ai grande envie d’entendre cet enregistrement…
Maggy Portefaix
NOTRE-DAME DU NIL
SCHOLASTIQUE MUKASONGA
Prix RENAUDOT 2012
Publication Continents Noirs chez GALLIMARD
Le titre du roman nous transporte déjà à la source du NIL au RWANDA
Il nous raconte l’histoire d’un lycée perché à 2500 m d’altitude réservé aux jeunes filles de bonne famille. Le lycée est sous la protection de la statue « Notre Dame du Nil » érigée en 1953. Cette statue et son destin mouvementé symbolise le destin tourmenté du Rwanda : on cassera son nez –trop court – pour le remplacer par un nez « majoritaire »
La lecture est donc un voyage au cœur d’un pays –peut-être méconnu ou confondu. Plus petit pays d’Afrique Centrale, pays enclavé à 1000 km des côtes mais le plus densément peuplé. Ancien protectorat ALLEMAND, puis en 1916 placé sous mission Belge. Ensuite sous l’égide de la Société des Nations, la mission Belge détient un mandat officiel.
La romancière note cette présence coloniale avec des personnages tels que M de FONTENAILLE, M de DECKER, M LE GRAND
On découvre, par ailleurs, à travers les péripéties du roman une géographie assez précise, pays aux mille collines, pays de lacs, à l’économie essentiellement agricole, un climat très sec où la pluie est « la Souveraine » du Rwanda, celle qui décidera de la disette ou de l’abondance (p55) ; des coutumes, comme la place importante de la sorcellerie avec les personnages de KAGOBO RUGAMBA ; un mode de vie ex : recettes de cuisine, les épinards se nomment viengaranga, on évoque des poissons séchés ndagala, on cite la canne à sucre ibiskeke, le lait battu ikivuguto, isoghi le sorgho bière locale ; un artisanat : on décrit un modèle particulier de vannerie, hutte en forme de ruche avec un toit pointu ; la singularité touristique: le pays des gorilles…
Enfin et surtout l’auteur parle de la population, Ses peuples :90% Hutus peuple de la Houe, 10% Tutsi très grands, au nez court, au front dégagé et Bantu/Hamite (p.88), à propos de Modesta moitié Hutu, moitié Tutsi « tu es une traître, une espionne, des cafards, une Inienzi ».
L’auteur MUKASONGA a choisi la forme d’un huis-clos et des jeunes filles GODELIVE, FRIDA, MODESTA : chacune d’elle symbolise l’âme de ce pays, sa Tragédie.
GLORIOSA, révolutionnaire sanglante, représente le pouvoir militaire, celle qui incite à la haine, à la vengeance, au crime : « Notre lycée est encore rempli de parasites, d’immondices ( ) il faut tout nettoyer ».
« Il faut répéter sans cesse qu’il y a des Inienzis, qu’ils sont toujours prêts à s’infiltrer ( ) on ne doit jamais oublier de faire peur au peuple »
VERONICA réincarnation d’Isis, héroïne des légendes des blancs, représentante des pharaons noirs descendants des Égyptiens Méroe mais qui sera la martyre de ce roman exterminée cruellement…
IMMACULEE, dite MUGATARE celle qui aime les gorilles et qui refuse le rôle de faire valoir réservé aux femmes, le rôle de marchandise. Elle sauvera Virginia la Tutsi.
VIRGINIA celle qui choisit de fuir le pays parce que les Tutsis ici « sont des cafards des animaux nuisibles », « celle qui se nomme aussi, MUTAMURIZA -NE LA FAITES PAS PLEURER- » et qui porte peut-être l’espoir fragile de réunification du peuple RWANDAIS.
De ce roman qui démarre sur un ton tranquille, exotique, on passe à une révolution sans pitié, à la chasse aux Tutsis dans la plus parfaite indifférence des coopérants présents et où la politique n’est que mensonges…
On retient un accent sombre douloureux, une expression d’une intensité violente révoltée implorante « La mort a établi son règne sur notre pauvre RWANDA. Je reviendrai quand le soleil brillera… »
GORETTI une vraie Hutu « de ceux qui avaient résisté à toutes les colonisations, celles des Tutsis, des allemands, des belges » et qui va vaincre la sanglante Gloriosa symbolise la tragédie qui a frappé le Rwanda.
Elle dénonce la règle des quotas dans la scolarité, seul 10% de Tutsis sont admis au lycée. Elle décrit la souffrance des peuples pour se hisser dans la hiérarchie sociale
Elle évoque sans détour le rôle nocif de ceux qui les colonisent, ce MYTHE des BLANCS coupables à ses yeux de désacralisation de la monarchie locale, du renforcement puis de la destruction du pouvoir TUTSI, de l’installation d’une bureaucratie puis d’un pouvoir militaire qui ne défend pas les luttes inter-ethniques mais entretient une violence politique.
Peut être que certains « se cachent pour pleurer ; leurs larmes ne nous sauveront pas. »
Le génocide de 1963 a vu entre 10 000 et 15 000 Tutsis massacrés.
En 1994, 1 million seront encore exterminés.
Nicole Bonardo
Le bonheur côté pile
Sere Prince Halverson
L’auteur vit en Californie, mariée , mère de quatre enfants.
Enfant elle a eu une belle-mère, devenue adulte, elle a été mère puis belle-mère.
Ella est mariée à Joé, déjà père de deux enfants. A la mort accidentelle de son mari, elle a deux mauvaises surprises : la trattoria familiale est en faillite et la mère biologique des enfants resurgit.
Entre son combat pour sauver son unique source de revenus, cette épicerie familiale italienne, et la lutte pour garder les enfants qui sont devenus les siens, elle devra affronter la famille de son mari dans son désir d’honnêteté vis-à-vis de la mère des enfants.
Ce livre qui aurait pu traiter le sujet somme toute banal, avec mièvrerie, expose des sentiments qui pourraient induire une conduite négative. Il n’en est rien et, si une partie de la fin est assez prévisible, l’auteur démontre qu’avec du bon sens, du courage et un amour vrai pour les enfants Ella saura prendre les bonnes décisions.
J’ai lu ce livre avec plaisir. L’écriture est agréable. C’est un bon ouvrage à lire en voyage, en vacances, ou au coin de la cheminée.
Josette Monforti
Quatre bouts de pain
Magda Hollander-Lafon
Ce livre est une méditation et un chant d’espoir et d’optimisme : on pourrait s’attendre à la désespérance pour l’héroïne incarcérée à Auschwitz en 1944 avec sa famille .
Mais non c’est une leçon de vie magnifique, un geste tout simple en apparence : le don de quatre bouts de pain par une mourante à l’héroïne ; la joie et l’optimisme inébranlable !
Elle dit selon l’éditeur « qu’un regard et un sourire peuvent suffire à rendre la vie » et elle dit vrai…
Elle veut éblouir le futur en montrant que quelques étincelles d’espoir lui ont donné la vie « Je perce, émue, le mur épais de ma mémoire pour que tant de regards quémandeurs et d’espérance ne s’évanouissent pas en poussière ».
Des petits chapitres autonomes constituent le livre : le pain, les pieds, la faim, la soif : « j’ai vu des camarades agoniser de déshydratation »
On découvre avec horreur la haine dont l’homme peut être capable quand il se perd : « dépêchez-vous de crever, vous volez le pain des jeunes, qu’attendez-vous pour crever ! », par contre au milieu de cette horreur de bons gardiens existent : « j’ai vu dans ses yeux un visage humain ».
Superbe hymne à la vie et à l’espoir, ce livre est extrêmement émouvant, parfois difficile à lire mais il est riche d’enseignements sur la solidarité, sur la bonté des hommes parfois, sur la résilience peut être…
A lire absolument !
Josette Jegouzo
L’année de la pensée magique
et
Le bleu de la nuit
Joan Didion
L’auteur est une américaine, très connue aux États Unis, née en 1934 en Californie. Elle vit toujours à New-York malgré « la solitude qui l’assiège et le chagrin qui l’assaille. »
La France l’a découverte en 2007 avec la parution de son deuxième roman traduit en français, un journal intime né de la disparition brutale de son mari, John Gregory Dune, emporté par une crise cardiaque. Elle perdra quelques mois plus tard sa fille Quintana décédée d’une embolie pulmonaire à l’âge de 39 ans.
L’absence de son mari lui fait perdre ses repères et pour faire face à ce désastre, elle écrira ce travail de deuil mais sans s’apitoyer et en faisant de terribles efforts pour ne pas sombrer. « Il est mort mais il revient ».
Lorsque John s’écroule, elle pense qu’il lui fait une blague…
« John parlait puis ne parla plus ».
Elle raconte l’année qui suit cette perte brutale, cet homme avec qui elle était mariée depuis 40 ans, écrivain comme elle, « dont les journées étaient rythmées par le son de sa voix », le moment où tout bascule « la vie change vite, la vie change dans l’instant », « on s’apprêtait à dîner et la vie telle qu’on la connaît s’arrête. »
« J’avais besoin d’être seule pour qu’il puisse revenir ». Ainsi commence « L’année de la pensée magique ». Son chagrin la fait vaciller « le faire revenir avait été tout au long de ces mois mon seul objectif ». Elle égrène ses souvenirs au gré des pages, sans ordre, tels qu’ils arrivent : son mariage, les problèmes de santé de John, sa période de déprime (étaient-ils les prémices de sa disparition?) ; elle évoque ses amies, des deuils, ses lectures (elle est très érudite) et surtout sa fille. Ils avaient adoptés Quintana à sa naissance, petite fille privilégiée ou sacrifiée se demande-t-elle ? Sa plume balance entre le bonheur d’avoir eu cette enfant et le remord de n’avoir pas su lui dire qu’elle était tout pour elle. Elle ressent la fragilité de Quintana car elle l’éprouve avec le vieillissement. « Garder le cap. ».
Les dernières pages sur la peur de perdre ce qui lui reste sont déchirantes.
« Le bleu de la nuit », deuxième livre, fait référence à ces heures de la fin du printemps qui annoncent les jours qui raccourcissent et la fin des promesses.
Joan Didion est endurante et tellement humaine – je sens son cœur brisé – mais comme elle le dit « ne te plains pas ».
Suzanne Bastit
Histoire du pied et autres fantaisies
J.M.G Le Clézio
Ce livre est constituée de dix nouvelles, essentiellement des portraits de femmes qui refusent le cynisme et la brutalité du monde…
« Histoire du pied », la première nouvelle donne son titre au livre …mais on trouvera aussi « Nos vies d’araignées »…et la dernière en forme d’apologue. Ces courts récits, écrit avec le style et le brio que l’on connaît à Le Clézio, se situent entre le réel et le rêve, dans des continents divers et des siècles différents. Récits âpres et sombres… même si certains se terminent par la victoire sur la violence ou le désespoir.
Mais la lecture est « pesante » au sens où ces histoires créent le malaise, engendrent le pessimisme face à la vie quelque soit les pays et les siècles…
Je ferai une exception pour la dernière nouvelle « A peu près apologue ».
L’auteur se livre à une réflexion sur l’écriture, sur l’écrivain … tout au long d’un voyage en métro… une écriture comme je l’aime, une réflexion sur la vie, le temps qui passe…une réflexion que l’on s’approprie, que l’on ressent pour sienne…
Voici quelques lignes qui m’ont enchantée et que je vous livre :
« Écrire, c’est comme le métro. Vous savez où vous allez, vous n’avez pas un choix infini de destinations, il y a des horaires à respecter, des zones obscures et de plus, ça n’est pas toujours agréable. Mais il y a tout ce que vous ne pouvez pas prévoir, ce qui vous transporte, vous expose, vous atteint momentanément ou durablement. »
« L’auteur se lance à l’aventure et risque, comme un chasseur inexpérimenté, de revenir bredouille…ma sympathie va au chasseur aventureux. Ne sachant pas exactement ce qu’il cherche, il se laisse entraîner par le hasard et il lui arrive de trouver une surprise inappréciable…C’est ce que j’aimerais trouver dans la lecture, dans l’écriture. L’aventure. »
« Combien de temps dure ce voyage ? Quatre, cinq minutes, parfois davantage. Mais si longues, si riches en événements et en sensations, pleines d’idées, de mots qui volettent, d’images, de vies. Jusqu’où irons- nous ? Jusqu’à quand serons-nous vivants ? Quelles raisons donnerons- nous à notre histoire ? Parce qu’il faudra bien un jour trouver une raison, donner une raison, nous ne pourrons pas accréditer notre innocence Où que nous soyons, quelle que soit notre destination finale (si une telle chose existe), il nous faudra rendre compte, rendre des comptes.
J’ai été, j’ai fait, j’ai possédé. Et un jour je ne serai plus rien. figé immobile… ll était évident que le voyage aurait une fin. Tout se referme…La fin annonce sans doute un soulagement…
A chacun sa vie. »
Marie-Antoinette Ricard
Lettres à Colette
SIDO
éditions Phébus 2012
On savait que, toute leur vie, Sido et Colette, sa fille, s’étaient écrit deux à trois fois par semaine jusqu’à la mort de Sido en 1912
Ces lettres, égarées, détruites, voici qu’elles resurgissent par les soins des éditions Phébus en 2012 .Mais, et c’est bien dommage, nous n’entendrons qu’une voix : celle de Adèle Eugénie Sidonie Landoy, dite Sido, mariée en premières noces avec Jean Jacques Robineau Duclos dont elle eut deux enfants, Juliette, « la sœur aux longs cheveux » et Achille, médecin auprès duquel elle vivra jusqu’à son décès. Elle se remarie prestement avec Jules Joseph Colette qui était déjà son amant et, peut être même, le père d’Achille. Jules, l’amour de sa vie, n’est pas un gestionnaire : il dilapidera son bien et les laissera dans la gêne. Elle aura, là encore, deux enfants, Léo et Sidonie Gabrielle, celle que nous connaissons sous le nom de Colette.
Entre 1903 et 1912, soit durant 9 années, la mère et la fille qui étaient unies par un amour très profond, s’écriront quotidiennement mais, et c’est là le drame, Achille profondément blessé par l’absence de Colette aux obsèques de leur mère, brûlera toutes les lettres de l’écrivain sous les yeux de sa jeune fille qui écrira plus tard « L’autodafé est consommé ».
L’édition que Phébus publie aujourd’hui rend à Sido toute son humanité : 400 lettres écrites au fil de la plume, certaines courtes, d’autres longues qui rendent compte d’une relation qui n’est pas sans difficultés mais d’où l’amour n’est jamais absent.
En guise de post face, 23 lettres à la fille aînée ,Juliette qui, suite à une sordide question d’argent, se sépare presque totalement de sa famille et se suicide à 48 ans, victime d’un mari médecin qui a, sans doute, des relations incestueuses avec leur fille unique Yvonne.
Tout ce drame, Sido l’évoque en des termes feutrés mais on sent bien que, avec son esprit fin, elle a très bien compris ce qui se passe dans le ménage de son aînée.
A travers ces lettres c’est toute l’ambiance de ce petit village bourguignon (Chatillon Coligny dans le Loiret) qui est évoquée : adultères, morts plus ou moins suspectes, ennuis d’argent, (Sido reçoit chaque mois cent francs de chacun de ses enfants ; comme on la sent gênée quand elle doit rappeler à Colette cette subvention mensuelle qu’elle n’a toujours pas reçue !), maladies des enfants, des voisins, les premières voitures qu’Achille achète pour faire ses visites et qui sont régulièrement en panne !
A travers ces missives nous découvrons une femme énergique, à l’esprit libre, qui se défie du mariage et porte aux bêtes un amour qui ne faiblira jamais.
Mais Sido est, avant tout, une mère ; entre Achille « son cher grand » et Léo qu’elle plaint car il ne semble pas être bon à grand-chose, il y a Gabrielle, celle qu’elle appelle de lettre en lettre, « Minet chéri, Mon toutou blanc, amour chéri, chéri toutou ou cher trésor…. »
Et puis Juliette, qu’elle ne voit que de loin en loin puisqu’elle est brouillée avec son gendre, et pour laquelle elle redoute une fin tragique. Elle ne se trompait pas, nous l’avons vu.
Cet amour un peu fou pour ses enfants on le retrouve dans des phrases comme : « Et je suis loin de toi. Je ne te vois jamais. Est ce que ma vie s’éteindra sans que je te voie davantage ? Voila, j’ai quatre enfants et je ne les vois presque jamais. Si je n’avais pas mon cher grand, combien je me trouverais malheureuse ! »
Ce sont de lettres sans prétention, écrites au jour le jour, sur un coin de table, en repoussant la chatte blanche, la Minne, qui s’obstine à s’allonger sur la feuille de papier !
On y trouve, en vrac, bulletins de santé « Tu vois comme j’écris mal, eh bien j’ai une sciatique :il ne manquait plus que ça ! »
bulletins météorologiques : « Il fait un temps superbe et…Il faut qu’on mette des chapeaux de paille aux petites (les deux filles d’Achille° pour qu’elles puissent jouer devant la maison »
Chroniques villageoises : « Le père Becquet s’est pendu. C’est sa femme Adélaïde qui l’a trouvé en rentrant des champs. Elle va être bien tranquille maintenant car ses enfants sont très affectueux avec elle et on ne l’appellera plus, la pauvre Adélaïde »
Sido suit jour après jour, la carrière de sa fille. Elle craint toujours qu’elle ne prenne froid dans des théâtres mal chauffés. « Te voila enrhumée mon pauvre chaton ? » Elle pense que Colette gaspille son talent en faisant du music hall et qu’elle devrait se consacrer davantage à l’écriture. Elle avait sans doute raison, oui, Colette perdait son temps sur des scènes de music hall, y trouvant des succès de scandale (elle joue à moitié nue, suggère des amours saphiques….). Au début, elle apprécie son gendre Willy (Henry Gauthier Villard premier époux de Colette) mais quand les relations se tendent entre les deux partenaires, elle prend résolument le parti de sa fille, « Et Willy ? Méfie toi de lui ! », couvre ses frasques et accepte même sans mot dire le « ménage » Missy/ Colette, terminant toujours ses lettres par des formules affectueuses : « Je t’embrasse comme je t’aime et amitiés à Missy », « tendresses mon chéri et beaucoup d’amitiés à Missy »
NB Missy était le surnom de Mathilde de Morny dernière fille du duc de Morny frère utérin de Napoléon III et apparenté à Talleyrand et au tsar de Russie
Sur la fin de sa vie Sido souffre de la solitude, Colette, empêtrée dans un divorce, une relation homosexuelle et la rencontre du beau Henry de Jouvenel qui sera son second mari, lui rend visite de plus en plus rarement. Elle se dédouane en envoyant des chocolats, des dattes, des photos que la mère conserve comme des trésors.
Sido, c’est vrai, est avant tout une mère possessive, ses gendres et ses belles filles sont des ennemis puisqu’ils lui ont « volé » ses enfants : « Mes gendres sont des cochons et ma « gendresse » une grosse bête ».
Cette correspondance à une seule voix est un peu frustrante puisque nous n’avons pas les réponses de Colette, mais elles sont en filigrane, parfois cachées, parfois en pleine lumière. A nous, lecteurs, de les trouver.
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Annie MONVILLE
Un rapport parlementaire hors-normes…
10 avril 2013Voilà un bien curieux rapport parlementaire que celui qui a été remis le 27 mars 2013 au Premier ministre par Messieurs Alain Lambert, président du Conseil Général de l’Orne, et Jean-Claude Boulard, maire du Mans ! Illustré en couverture par un dessin de Plantu et placé sous le patronage de Pierre Dac (et de Montesquieu), le document est rédigé dans un style très décoiffant et son ton est plus proche de l’ironie mordante du Canard enchaîné que de la rigueur austère qui sied habituellement à ce genre de rapport.
A première vue, le sujet n’est pas particulièrement sexy puisqu’il traite de la « lutte contre l’inflation normative ». En clair, comment se dépêtrer de l’amas de lois, décrets, arrêtés et règlements en tous genre, qui se sont accumulés depuis des décennies, se superposant les uns aux autres et formant un maquis inextricable et incohérent dans lequel se perdent les citoyens les mieux intentionnés et les juristes les plus aguerris… La situation n’est pas nouvelle puisque Montaigne en faisait déjà le constat : « nous avons en France plus de lois que tout le reste du monde ». Mais elle s’est sérieusement aggravée depuis, et l’intention des deux auteurs d’y mettre un sérieux coup de balai paraît en effet bien louable.
Et pourtant, on est rapidement pris d’un sentiment de malaise à la lecture de ce document qui frise bien souvent la démagogie la plus décomplexée. Sous couvert d’une volonté de simplification et de recherche d’efficacité, à laquelle chaque citoyen, confronté un jour ou l’autre à la complexité de notre administration, ne peut qu’adhérer, le rapport prône en réalité une vision très sélective du droit. On sent derrière les auteurs l’expérience des élus locaux dont le souci principal est de s’affranchir de l’Etat et de ses services techniques chargés de veiller à la légalité de leurs actes, en particulier en matière de défense de l’environnement ou de respect de la solidarité nationale.
Car les exemples ne sont pas pris au hasard. Ce dont se gaussent nos deux rapporteurs très en verve, ce n’est pas seulement de l’incohérence de certaines règles administratives, mais c’est surtout de tout ce qui peut être perçu comme un frein à leur soif de développement local. Bloquer la construction d’une autoroute au prétexte qu’il y aurait des espèces ou des milieux naturels menacés leur est intolérable. Freiner le développement de l’urbanisation parce que cela pourrait détruire la continuité écologique entre des espaces naturels remarquables est inacceptable pour eux. Retarder la construction d’un bâtiment parce qu’il faudrait faire des fouilles archéologiques préventives leur paraît un obstacle injustifiable. Renchérir le coût d’un aménagement public parce qu’il faut le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite ou parce qu’on est dans une zone à risque sismique potentiel, est une hérésie à leurs yeux.
La rengaine est bien connue. C’est celle qu’entonnent la plupart des élus locaux, qui pourtant votent bien souvent la loi, par la grâce du cumul des mandats (et nos deux auteurs, ex député ou sénateur, n’y font pas exception), mais rechignent à la respecter lorsqu’elle leur paraît un frein à leurs ambitions locales de bâtisseurs-aménageurs. Faut-il alors les suivre dans ce combat aux relents douteux qui voudrait affaiblir toute volonté nationale d’imposer des règles communes pour préserver ce qui reste de notre environnement menacé et protéger chaque citoyen contre les risques naturels ou la cupidité de certains ?
Voir le rapport ici.
Enquete publique PDU
7 avril 2013Enquête publique portant sur le projet arrêté de Plan de Déplacements Urbains (PDU)
Il sera procédé à une enquête publique sur le projet arrêté de Plan de Déplacements urbains (PDU), du mardi 2 avril 2013 au Vendredi 17 mai 2013 inclus.
Par arrêté n° 13/047/CC en date du 27 février 2013, le Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, a ordonné l’ouverture de l’enquête publique portant sur le projet arrêté du Plan de Déplacements Urbains de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
L’enquête se déroulera simultanément :
• Au siège institutionnel de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole ;
• Dans les dix-huit communes membres de la Communauté urbaine Marseille-Provence Métropole : Allauch, Carnoux-en-Provence, Carry-le-Rouet, Cassis, Ceyreste, Châteauneuf-les-Martigues, Ensuès-la-Redonne, Gémenos, Gignac-la-Nerthe, La Ciotat, Marignane, Marseille, Plan-de-Cuques, Roquefort-la-Bédoule, le Rove, Saint-Victoret, Sausset-les-Pins et Septèmes-les-Vallons.
KATULU
17 mars 2013Voici le résumé des derniers ouvrages abordés par les adhérents dans le numéro 30 :
Katulu? N°30 -mars.2013-
« Kafka sur le rivage » -Haruki Murakami-
Roman métaphorique, allégorique, fantastique. L’auteur mêle à foison réalités, souvenirs livresques, imagination, rêves…brouillage constant des codes, intrusion du merveilleux, du fantasme, dédoublement des personnages…Tout en étant une ode à l’imagination, à la poésie, l’auteur délivre une leçon de sagesse : la simplicité, l’innocence, la pureté protègent de l’ennui, du désir, de la jalousie, de la souffrance.
Le sujet reste haletant, il exprime une force profonde, il est un hymne permanent à l’énergie intérieure, à la concentration.
« Deux sœurs » -Dominique Bona-
La biographie de Yvonne et Christine Lerolle, modèles du tableau de Renoir, deux jeunes filles au piano. Filles d’une famille très aisée, elles évoluent toute leur enfance dans un milieu d’artistes : Renoir, Degas, Debussy, Claudel, Gide…C’est Degas qui a l’idée de les marier aux frères Rouart, Eugène et Louis. Tout au long de ce roman on assiste à la lente dégradation du bonheur
de ces jeunes femmes auprès de maris impétueux et égoïstes ; elles vont déchoir et n’existeront plus pour elle-même. Portrait de cette société raffinée de la fin du XIX° siècle où la femme n’a qu’un droit, celui de se taire…
« Aleph »-Paulo Coello-
Retrouver un sens à sa vie, lui redonner souffle et équilibre…L’auteur décrit sa nouvelle tentative de partir à la découverte de soi-même. Il trouve « son » Aleph, « le lieu où tous les mondes parallèles se rejoignent, le point où tout est au même endroit, au même temps », dans le transsibérien au côté d’une jeune femme connue et aimée dans une vie antérieure, sous l’Inquisition.
Le thème de la réincarnation est l’axe centrale du livre : l’action présente doit racheter le passé et modifier l’avenir…et de même que vous transformez votre vie, vous transformez la vie des autres…
« Némesis » -Philip Roth-
Le livre dont l’auteur annonce qu’il sera le dernier ; un roman comme un autre affirme-t-il et qui n’est pas un testament. C’est pourtant un message bien sombre qu’il laisse à ses lecteurs : une méditation tragique sur le sens du mal et l’absurdité de l’histoire à travers la vie d’un professeur de sport. Celui qui apparaissait à ses élèves comme « invincible » fut « mis à terre » par la poliomyélite et s’enferma toute sa vie dans la culpabilité.
Un livre d’une écriture intense, qui dégage une impression de pesanteur et qui laisse le lecteur face au néant de l’existence…
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